Alors que Julien Jaume se
promène dans les ruines du château de Tautavel une nuit d’insomnie, il assiste
à un morbide rituel. Des sorcières dansent autour d’un feu entonnant des
incantations incompréhensibles avant de transpercer la poitrine d’un homme à
l’aide de ce qui semble être une lance rudimentaire.
Très vite les sorcières vont faire parler d’elles dans la région commettant
moult meurtres tous plus horribles les uns que les autres.
Mais qui peut bien se cacher sous ces accoutrements faisant ainsi renaître des
croyances régionales ancestrales ? Quels mobiles peuvent bien pousser un groupe
d’individus à tant de cruauté ? C’est à ces questions que va tenter de répondre
l’adjudante-cheffe Isabelle Martineau aidée par le lieutenant Marcillac. Dans Meurtres
à Tautavel, Les Sorcières de Tautavel de J.C. Cognet (Estelas, 2021).
L’ensemble est bien ficelé », et contrairement à de nombreux thrillers, on
flirte avec l’occulte pour ne pas toujours retomber dans le rationnel. Il y a
un puissant parfum de jalousie dans cette enquête au grand dam d’Isabelle dont
une collaboratrice collectionne bizarrement les manuscrits occultes et leurs indispensables
gris-gris. Et ce qui ne gâche rien,, c’est que nos personnages ont une vraie
personnalité, et on sera ravi d’apprendre qu’une chef gendarmette a souvent hâte
que sa journée se termine pour retrouver les bras de son mari !
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire