Chez le Bibliothécaire

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samedi 13 janvier 2018

UN COMMUNIQUÉ DE THIERRY ROLLAT, SEIGNEUR DU PILAT



Bonjour, 

Je suis heureux de vous annoncer la sortie d’un nouveau livre, Notre nouveau livre : « Le Pilat Mystérieux ».

Onze chapitres, des années d’enquêtes, une somme de travail très importante permet de présenter un ouvrage riche et varié.

Des recherches poussées, des révélations en cascades. Avec Patrick Berlier et Michel Barbot, nous avons mis à la portée de tous, des mystères clefs du Pilat.

Les énigmatiques mégalithes, les rassemblements des druides, des fontaines sacrées, des chevaliers : nous ne sommes pas en Bretagne mais dans le Pilat. Et si des liens étonnants existaient entre les deux régions ?

Les dessous de la fondation de la Chartreuse de Sainte-Croix ; les liens qui existent entre l’écriture de l’Histoire de l’Eglise Johannite et le Pilat ... etc

Très tôt, des chrétiens fuyant les persécutions se réfugièrent dans le Pilat, y firent souche et y laissèrent des traces. Le Pèlerinage de Compostelle traversait le Pilat, de nombreuses haltes intimes étaient du cheminement. Autant de sujets travaillés en profondeur.

La présence majeure des Templiers dans le Pilat ; la fin de vie énigmatique de Guillaume de Roussillon ; la surprenante Vierge Noire du Pilat à Pélussin ... etc

En savoir plus avec le lien ci-dessous




vendredi 12 janvier 2018

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : RUDOLF STEINER, VISIONNAIRE AU COEUR DE L'HOMME, Colin Wilson





Etude -Rudolf Steiner, visionnaire au cœur de l’homme (1985 ; Le Rocher, 1987)

Tout comme Jung, Wilson se devait de rencontrer Steiner (1861-1925) sur le plan de sa recherche dans le domaine de la conscience[1]. Avant d’aborder la biographie proprement dite, il consacre du reste un premier chapitre aux « fondamentaux » de l’anthroposophe. Tout en reconnaissant que ses écrits sont d’un abord difficile, il cherche d’emblée à en tirer l’essentiel. Le point de départ de sa pensée est que derrière le monde matériel, il existe un univers suprasensible ou spirituel. Chacun, moyennant un simple entraînement, peut développer la faculté de voir cet autre domaine de l’être. Or l’homme est pris dans l’existence physique (le robot) et éprouve l’angoisse existentielle caricaturée par Sartre dans La Nausée. C’est la raison pour laquelle l’entrée dans « le monde de la pensée » est le premier pas essentiel du « voyage intérieur » qui peut nous conduire à la « connaissance des mondes supérieurs ».
Steiner a consacré sa vie à combattre le « réductionnisme » scientifique, telle l’idée que la conscience n’est qu’une activité du cerveau tout comme brûler est l’action du feu. Mais celui qui aurait se hisser au rang des grands philosophes du début de siècle va connaître une courbe en « cloche ». Il affute sa pensée en solitaire en se plongeant dans les œuvres de Goethe dont il tirera plusieurs études pertinentes, tout en exerçant les fonctions de précepteur dans la famille Eunike de Weimar dont il épousera la maîtresse de maison. Il se passionne pour Nietzche qu’il rencontrera à sa fin de la vie, une passion faite de fascination et de dénigrement[2]. Et il cherchera éperdument à briser sa coquille de reclus, poussé par le besoin impératif de faire connaître ses idées et de trouver un public pour partager. Il fera l’acquisition de l’hebdomadaire berlinois, Das Magazin für Litteratur et fréquentera d’obscures sociétés culturelles comme Die Kommenden (Ceux qui vont venir !).
 Sa rencontre avec Marie von Sivers, qui deviendra sa seconde épouse, marquera un tournant dans son cheminement à partir de 1901.Ensemble, en effet, ils s’orienteront vers la théosophie, alors dirigée par Annie Besant. Steiner deviendra rapidement secrétaire de la Société Théosophique pour l’Allemagne. Un étrange mariage, car s’il est loin de partager tout le credo de la ST, il trouve enfin un véhicule pour communiquer, et ce d’autant plus facilement que la société était devenue une véritable « auberge espagnole ». C’est à partir de ce moment que le philosophe brouille les cartes en se lançant, à l’instar de Blavatsky, dans une exploration des « archives akhasiques » dont il rapporte des visions pour le moins farfelues ; sans même parler de ses flashs sur l’Atlantide ou sur la Lémurie, sa description de l’univers arthurien vu au travers du château de Tintagel défie toutes les connaissances historiques sur le sujet.
Il se brouillera avec la ST, en désaccord avec la reconnaissance par cette dernière de Khrisnamurti comme nouveau messie. Steiner était resté profondément christique et pour lui Jésus ne pouvait revenir que dans un corps éthérique et non sous une enveloppe humaine. Il fondera son propre véhicule en 1913, la Société Anthroposophie, pour laquelle il fera édifier (et reconstruire après un incendie) un temple colossal à Dornach en Suisse, le Goethéanum. Travailleur infatigable, il développera ses propres approches en médecine, agriculture, éducation, théâtre (eurythmie)… Drainant des foules considérables et donnant des foultitudes de conférences, il disparaîtra à 64 ans, épuisé. Wilson résumera avec ironie son parcours : celui d’un grand philosophe qui avait voulu devenir gourou !


[1] On complètera avec intérêt cette étude par la lecture de Qui suis-je ? Rudolf Steiner de Christian Bouchet, Pardès, 2005.
[2] Il lui consacrera un ouvrage, Nietzsche, un homme en lutte contre son époque, 1895.

lundi 8 janvier 2018

UN COMMUNIQUÉ DE JEAN HAUTEPIERRE



Bonsoir,

Je vous présente mes meilleurs vœux de bonne année, de bonne santé et de créativité pour 2018. J’espère que 2018 vous apportera de nouveaux succès dans vos réalisations.
 
Un metteur en scène m’a fait l’honneur et le plaisir de s’intéresser à "Tristan et Yseult", dont il organisera une lecture le 8 février prochain, à 20h00, au centre Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan. Et j’organiserai personnellement la lecture en deux soirées du diptyque "Le Prince de Carcosa"/"Le Roi en Jaune" au théâtre du Nord-Ouest, à des dates et heures qui restent à préciser. Je vous tiendrai bien sûr informé de tout cela dès que j’aurai obtenu toutes les précisions.

Bien à vous,

Jean Hautepierre


LE CHÂTEAU DE MES RÊVES

Au-delà de la mer lointaine
Est ce château où je m’enfuis,
Quand le temps et la vie me lassent.
Lointain, il est pourtant si proche :
Car en l’espace d’un soupir
On atteint les murs hauts et durs
Du Château de mes Rêves.

Divinement beau, divinement grand,
Avec ses dômes et ses tours, et avec ses portes de nacre,
Il est debout, fort d’un Etat royal.
Là, l’Espace et le Temps avec leurs chaînes ne sont plus,
Et de la Vie tous les soucis sont oubliés.
De la mort sans répit aucun souffle ne monte
Au Château de mes Rêves.

Je marche dans les cours, les salles merveilleuses
Aux multiples trésors dont je peux disposer,
Car je suis céans le maître de tout.
Si l’or et les joyaux des flots et de la terre
S’offraient à moi, avec les plus vastes domaines,
Je les refuserais si le prix en était la clef
Du Château de mes Rêves.

Clark Ashton Smith

dimanche 7 janvier 2018

A LA MEMOIRE D'UNE COUPE PHILIPPE

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Le Nouvel Éon de l’ODS est toujours un grand moment de notre vie associative. André était arrivé la vieille de Nantes, et pour le mettre en forme nous l’avons amené à midi chez son restaurant ukrainien favori, Kalinka rue de Trèvise. Un petit coup de vodka à la cerise nous a permis de déguster paisiblement de délicieux hors d’œuvre locaux et des ravioles bien crémeuses.



Nous avions innové cette année en faisant précéder les agapes chinoises par une séance du Laboratoire où Gilles Durand nous présenté l’histoire de l’ufologie française et le travail de son association, le Sceau, destinée à préserver les archives des chercheurs disparus. Un grand coup de chapeau à ce travail de bénévoles au service de la mémoire des p’tits gris.


Nous nous sommes retrouvés 22 autour des tables du Guo Min. Il y avait foule et de nombreuses têtes sympathiques, auxquels se sont ajoutés certains copains des copains. 

Bernard Fontaine cherchait les Compagnons Secrets du Général de Gaule alors que Philippe Micalef faisait part de ses dernières trouvailles. 

 


Erick Russo partageait avec Sylvie Pinet d’indicibles secrets fraternels pendant que Fabienne Leloup dévorait son Etienne de mari qui lui dévorait des encyclopédies Planète. 


 Geneviève et Manu se tenaient tendrement par la main, Jean-François Gérault essayait d’hypnotiser la salle, Sabrina et André échangeaient sur les mystères de Xpress et Thierry Rocher prenait des notes pour le compte-rendu. 



Un grand moment de silence s’est fait dans la joyeuse assemblée à l’arrivée de trois énormes carpes d’amour concoctées par les chefs du restaurant.


La soirée se terminera par le traditionnel partage de la « coupe Philippe »

Bénis soit le fruit

Que le Seigneur l’ouvre.

(La Servante Écarlate)

Quelle soirée les zamis !

LES STATUES EXTRATERRESTRES à SCIENCES-PO

 
 
Merci de vous présenter devant le 56 rue Jacob, 10 mn avant le début du séminaire, munie(e) de papiers d'identité/carte de Sciences Po ainsi que du récépissé d'inscription


Statuaire technologique
sur sol extraterrestre 
 
SciencesPo
CENTRE D'HISTOIRE
56 rue Jacob
75006 Paris
Salle du Traité, 1er étage

 
Elsa de Smet

 
 


    
 
Dans l’illustration de vulgarisation astronomique des années 1920, le motif originel du paysage extraterrestre se pare d’éléments décoratifs. La science spéculative rédigée par les pionniers de l’astronautique et de la science-fiction que nourrissent les romanciers introduisent des natures mortes technologiques et des acteurs de scènes de genre. Nous nous attarderons sur l’un des motifs de prédilection de cette imagerie : la fusée hiératique, posée verticalement sur les autres mondes, signe d’une aventure qui se prépare.

  
 
Laurence Bertrand Dorléac

  
 
Elsa De Smet est docteur en histoire de l’art contemporain depuis 2016. Sa thèse, soutenue à la Sorbonne -Paris IV sous la direction d’Arnauld Pierre s’intéressait à l’exploration spatiale du XXe siècle sous l’angle d’une exploration visuelle. Elle est également commissaire d’exposition, collaboratrice au sein de l’Observatoire de l’Espace - Laboratoire arts-science du Cnes et A.T.E.R à l’Université de Reims.
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PARAPSY à DIJON


JESUS THAUMATURGE BIENTÔT à L'IMI

Conférence de Bertrand Méheust:
"Jésus thaumaturge :
enquête sur l'homme et ses miracles
"
Le vendredi 2 février 2018, de 19h30 à 21h30, au siège de l'IMI
 

 
     Bertrand MEHEUST présentera à nouveau le 2 février 2018 prochain, de 19h30 à 21h30, au siège de l’IMI, son approche parapsychologique des miracles de Jésus lors d'une conférence-signature.

     Cette conférence est une reprise de celle déjà donnée par l’auteur le 11 décembre 2015 au Forum 104 à Paris et destinée entre autres aux personnes qui n’avaient pu y assister alors.


 
Présentation 
Jésus Thaumaturge - Enquête sur l’homme et ses miracles
Parmi les très nombreuses figures de Jésus, la plus évidente et la plus frappante, celle du thaumaturge réticent et miséricordieux, celle du guérisseur aux miracles, n’est plus abordée aujourd’hui qu’avec gêne, sous l’effet conjugué des interdits rationalistes et des orientations fidéistes. Tout se passe comme si les historiens contemporains s’interdisaient ainsi d’utiliser la principale source d’information dont ils disposent, à savoir que, précisément, Jésus fut un thaumaturge. Bertrand Méheust, en s’appuyant sur le corpus des sciences psychiques, s’emploie méthodiquement à explorer toute cette dimension négligée, en mettant de côté les déterminations de la théologie et les a priori de la raison dogmatique. Ni catéchisme confessionnel, ni plaidoyer rationaliste, cette enquête minutieuse et envoûtante nous replonge au coeur d’un mystère qui continue d’interroger notre temps. Du nouveau sur le cas Jésus ? Assurément.


 
Le conférencier :
Professeur de philosophie et sociologue, Bertrand Meheust s’est spécialisé dans l’étude scientifique des phénomènes parapsychologiques. Il est l’auteur d’une dizaine d’ouvrages (La Découverte, Les empêcheurs de penser en rond ... J’ai lu), parmi lesquels :
« Somnambulisme et médiumnité »
« Les miracles de l’esprit »
« 100 mots pour comprendre la voyance »
«  
Alexis Didier, un voyant prodigieux »
« La politique de l’oxymore »


 
Informations pratiques :

IMI
51 rue de l'aqueduc
75010 PARIS
Métros : Saint Stalingrad ou Louis Blanc.
 
 
de 19H30 à 21h30
Accueil à partir de 19H
 
Tarif 15 euros et 12 euros pour les adhérents A-IMI à jour de leur cotisation.
 
Les places étant strictement limitées, il vous est conseillé de vous inscrire dès aujourd'hui.
Pour ceci et tous les détails , s'adresser au secrétariat de l'IMI au
00 33(0)1 46 07 23 85
(du lundi au vendredi 10H à 15H)
ou par mail:

metapsychique@gmail.com
 

 
 
 

mardi 2 janvier 2018

POLITICA HERMETICA DE JANVIER

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Rencontre

avec
Jean-Pierre Laurant
et
Emmanuel Kreis
autour de leurs livres
récemment publiés aux Belles Lettres
Le Cerf. Une symbolique chrétienne et musulmane.
et
Quis ut Deus ? Antijudéo-maçonnisme et occultisme en France sous la iiie République.


Le samedi 20 janvier 2018 à 19 heures

Au couvent de l'Annonciation, 222 rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008, Paris, métro Place des Ternes ou Charles de Gaulle-Étoile.

Participation aux frais : 15 € pour le buffet qui vous sera servi après la conférence ; 5€ pour ceux qui ne pourraient pas prendre part au buffet. Soyez assez aimables pour donner réponse afin de prévoir l'organisation.


Pour tout renseignement : politicahermetica@gmail.com
+33 6 85 73 36 98

dimanche 31 décembre 2017

ON SE LA SOUHAITE ?


Bonne année mes chers amis, moi je vais passer le réveillon paisiblement au chaud chez moi. Je vous attend samedi 6 janvier pour fêter le Nouvel Eon (il y a déjà beaucoup de monde, inscrivez-vous !)

Philippe


vendredi 29 décembre 2017

LE JOURNAL DE SAUNIERE DANS LA LETTRE DU CROCODILE



Une première chronique de notre dernier ouvrage. Rappelons que celui-ci est en vente en ligne (paiement sécurisé, net de port) sur

BOUTIQUE ODS


Le journal de l’abbé Saunière 1901 à 1905. Un trésor à Rennes-le-Château commenté par Patrick Mensior. Editions L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France.

Après de nombreuses péripéties, voici publié le journal personnel de l’abbé Saunière qu’il rédigea avec application chaque jour du 26 mai 1901 au 19 septembre 1905. Il rend compte de la vie quotidienne au village de Rennes-le-Château et dans ses environs : météo, états des travaux dans le domaine, commandes de matériaux, activités des ouvriers, relations familiales, relations avec l’évêché, petits et grands déplacements… Le premier intérêt du journal est de découvrir la vie des habitants du village, l’abbé en premier, jour après jour. C’est un témoignage sur la vie difficile dans un village isolé.

Pris isolément, le journal semblerait rébarbatif à de nombreux lecteurs éloignés d’un intérêt socio-historique mais, croisé avec d’autres documents comme les carnets de correspondance de Saunière, le journal apporte des précisions utiles. L’appareil de notes qui accompagne le journal présenté en fac-similé et en transcription, permet de rendre vie au journal et de situer le quotidien de l’abbé dans le contexte de ses activités religieuses mais aussi de tout ce qui alimente le mystère entourant la personnalité de Saunière et le site de Rennes-le-Château. De plus, Patrick Mensior identifie ou dresse le portrait quand cela est nécessaire des personnages cités dans le journal.

Patrick Mensior aborde également la question du trésor et pose l’hypothèse d’un trésor matériel retrouvé par Saunière, probablement caché ou enfoui pendant la période révolutionnaire. Divers documents attestent que les membres du clergé de la région ont cherché à préserver les biens de l’Eglise en les dissimulant. L’abbé Saunière a pu découvrir une cache. Il est question d’un souterrain qui se serait effondré en 1905 justement. Patrick Mensior met en perspective des documents municipaux de l’époque avec les extraits du journal, ce qui vient étayer son hypothèse.

On peut penser que d’autres documents sont encore à découvrir, d’autres témoignages, qui contribueront à clarifier le mystère ou plus simplement les questions sans réponse.
Cette belle édition intéressera tous ceux qui s’intéressent, de près ou de loin, au trésor de Rennes-le-Château.

dimanche 24 décembre 2017

lundi 18 décembre 2017

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : SUR LES TRACES DE LOVECRAFT, anthologie





Sur les traces de Lovecraft T1 (anthologie, Nestiveqnen, 2017).

Les anthologies néo-lovecraftiennes continuent de pleuvoir et, après celle de Bragelonne, c’est à Nestiveqnen de poursuivre le bal. Et il s’agit d’un premier tome.

Arkham

Hélène Duc nous propose, avec La Terreur dans ses Ténèbres une promenade dans les quartiers mal famés dArkham, en compagnie dun policier qui enquête sur les disparitions mystérieuses de 8 prostituées. Le coupable, qui ne cherche pas véritablement à se dissimuler, sera facilement arrêté et expliquera quil cherche « de la chair fraîche » pour nourrir un puissant dieu hyperboréen dont il est devenu lesclave Atlach-Nacha. La police, le considérant comme fou, le fera interner alors que le jeune inspecteur décidera daller au fond des choses. Son expédition dans les sous-sols de la ville lui révélera maintes horreurs et le mettra en contact avec le monstre, qui, usant de son charme hypnotique, le chargera de reprendre son approvisionnement.
On notera qu’Altach-Nacha, immense araignée, est le fils béni du grand Abhoth.

Azathoth

Pierre de Beauvillé sait manier l’humour et nous le prouve avec Le Loch. Tobias est hanté par une tache noire qui ne cesse de s’étendre sur le tapis de son appartement de Münich. Son chat l’évite soigneusement, les objets qu’il y plonge disparaissent sans ressortir en dessous et l’aberration ne cesse de s’étendre. Les investigations menées avec sa fiancée, un vieux savant russe et un prêtre ne donneront aucun résultat tangible, la seule évocation de ce phénomène étant un passage du Necronomicon où il est dit que « le trou est une manifestation du millénaire Azathoth, qui ne cessera de grandir pour engloutir la terre, car telle est la volonté du Chaos ». Tobias déménagera avec ses amis. Le quartier, la ville, la région, l’Allemagne etc disparaitront tour à tour. Le Conseil de Sécurité des Nations Unies décidera de lâcher quelques bombes atomiques, sans aucun effet. Une petite équipe sera envoyée dans l’espace pour tenter de préserver la race humaine avec de nombreuses archives-témoignages et le Nécronomicon, au cas où

L’ami Serge Rollet nous sert une petite pièce bien sympathique avec Azathoth où nous assistons à la mise au point d’un super accélérateur de particules, aux Etats-Unis, capable de fournir des résultats étonnants, et pourquoi pas de devenir le Maître du Monde. C’est la raison pour laquelle ce projet est soutenu par le Président. Il est mené par un savant fou, Thotep, génie de la physique des particules, mais aussi redoutable occultiste. Une petite équipe, pilotée par le Dr Armitage, avec  Kate, une savante qui a quitté le projet et son ex, Fred Marsh, journaliste à sensation, va chercher à déjouer les plans de Thotep. Kate conduira ses acolytes dans le laboratoire où l’expérience va être tentée, à Innsmouth, où ils tomberont entre les griffes de l’apprenti démiurge. Celui-ci officie avec un exemplaire du Codex DoSoto, du manuscrit Voynich et du Necronomicon, son but étant d’ouvrir la porte qui libérera Azathoth. Cela se terminera en carnage, Kate réussissant finalement au prix de sa vie à repousser Celui du Dehors en brandissant le Necronomicon.

Cthulhu

Les Démons d’Ynis Mon de Paul Marin Gal obéit à un schéma bien rôdé dans la fiction lovecraftienne. Deux jeunes archéologues d’Oxford mènent, pour le compte du musée Pitt River, une mission au Pays de Galles. Une mission prétexte puisque l’un des protagonistes est un cultiste à la recherche d’une pierre noire pour invoquer le Grand Ancien qui sommeille au fond de l’océan. L’expédition se terminera dans un bain de sang, le cultiste y laissant la vie alors que son coéquipier, poursuivi par les Créatures d’Innsmouth, rejoint Oxford en catastrophe pour se réfugier chez son Professeur. Et pourtant, ce texte est très original, l’auteur mettant sa grande culture gallo-celte au service du Mythe de Cthulhu pour lui donner une couleur tout à fait intéressante. Les prêtres du Culte de R’Lyeh savaient décidemment beaucoup de choses à l’ère pré-druidique !

Avec L’Île Hallucinée de Barnett Chevin nous restons dans la néo-lovecrafterie dobédience classique ; on croirait lire du Derleth ! Un jeune homme amoureux de la mer décide de sembarquer en 1872 pour une traversée qui lui permettra de réunir un petit pécule afin d’épouser sa fiancée et de fonder une famille à son retour. Une cargaison mystérieuse, faite d’énormes fûts - officiellement de l’alcool de contrebande - est embarquée sur le navire, sous la surveillance d’un personnage bizarre qui va participer au voyage. Il s’appelle Wilbur Whateley ; son corps est dissimulé sous le lourds vêtements et son visage caché par un turban. Après quelques jours de traversée sans histoire, des gargouillis étranges émanent des cales et plusieurs marins, bravant l’interdiction de visiter ces lieux, sont retrouvés affreusement déchiquetés. Whateley ne sortant que la nuit, le jeune matelot profite d’une de ses absences pour visiter sa cabine. Il y découvre de piles de livres bizarres, dont un certain Necronomicon. Je n ‘y ai recensé qu’un fatras d’inepties à propos des choses de l’au-delà, de divinités cosmiques appelées les « Grands Anciens » qui régissent notre monde ou qui dorment loin de notre civilisation en attendant le moment opportun pour nous asservir. Un grand tableau représentant un paysage malsain est accroché au mur, ainsi qu’une gravure consacrée à « l’île sans nom ». Cette dernière est en fait le véritable but de l’expédition que nos aventuriers finiront par découvrir et explorer. Elle abrite une cité cyclopéenne dont les murs sont ornés d’odieuses gravures. Les tonneaux sont débarqués du navire, libérant des créatures putrescentes qui se répandront dans la cité. En son centre se dresse un Temple recouvrant un abîme dont on ne peut localiser le fond. Whateley, manifestement familier des lieux, se mettra à invoquer Yog-Sothoth, Shub-Niggurath, Nyarlathotep et Cthulhu. Sensible à l’appel, la créature tentaculaire surgira de sa grotte et le jeune matelot aura tout juste le temps de se sauver en se précipitant dans la chaloupe du navire.

Par-delà la mer sans sommeil de Yan Quero relève également de l’orthodoxie lovecraftienne la plus stricte. Un jeune étudiant en archéologie, James Flaherty, s’inscrit à l’Université de Miskatonic pour obtenir sa dernière UV. Il est le seul élève du professeur Gladstone, personnage fantasque qui possède, soigneusement enveloppée dans un coffret en bois une statue dotée d’étranges pouvoirs. Il ne fera que l’entrouvrir, plongeant l’étudiant dans une immense cité dans laquelle il rencontrera une jeune fille ravissante avant qu’elle ne se transforme en monstre. Le professeur lui explique qu’il a eu une vision de Kadath, la cité mythique des Grands Anciens, décrite notamment par Lovecraft dans son œuvre. Il lui parle des temples construits près de Damas à la gloire des Grands Anciens, informations qu’il a recueillies dans Le Necronomicon d’Abdul Alhazred. C’est le vestige d’une collection de mythes, de récits et de prières dédiées à des divinités archaïques dont les noms malgré de multiples variantes, correspondaient pour sa trinité principale à Cthulhu, Azathoth (dont il ne fallait jamais prononcer le nom à voix haute) et Yog-Sothoth.
Gladstone possède également un autre texte, Par-delà le mur sans sommeil, dont il na pu effectuer une traduction cohérente. L’étudiant se met à la tâche et y découvre d’histoire du poète dément avant la rédaction de son fameux ouvrage. Il sest rendu en Chine avec son père, commerçant, plus particulièrement dans la région de X’ian. Lempereur a été assassiné par sa femme, Wu Zetian, qui organise une expédition vers les îles de lEst, refuge des Grands Anciens, qui possè
 qui possèderaient le remède lui permettant de se transformer en homme et dasseoir son pouvoir. Cest Nyarlathotep lui-même qui apportera la précieuse potion avant, pour remerciement, d’être enfermé dans une pyramide scellée dans la cité aux soldats enterrés. Alhazred passera pour sa part plusieurs années en prison avant de repartir en Arabie dont il rapportera la mystérieuse statuette.
Gladstone confie ensuite à son disciple une liasse de feuillets anciens qu’il a trouvé dissimulés sous la couverture du Necronomicon. Il sagit du récit du père jésuite Alexandro de Cominado, parti en expédition pour découvrir la fabuleuse île de California et évangéliser la Reine des Amazones. Arrivé sur place après de nombreuses péripéties, le prêtre et ses compagnons découvrent une cité cyclopéenne dont ils franchissent les portes de bronze. Ils seront faits prisonniers par une équipe de cultistes et s’enfuieront péniblement, poursuivis par les tentacules du monstre marin.
Avec laide dun généreux sponsor, Glastone montera une expédition pour retrouver les ruines de la cité quil suppose être Kadath. Opération couronnée de succès, si ce n’est que les membre de l’équipe seront possédés par des « minions » dont ils pomperont l’esprit et possèderont le corps. James, le temps de la possession, saisira la problèmatique de ces êtres :
Les fragments du Necronomicon et des Manuscrits Pnachotiques prenaient sens, bien au-delà des laborieuses et pitoyables interprétations quen faisaient leurs lecteurs humains. Je me rappelais, où Cthulhu lavait rayé sur notre planète natale, autour de la première étoile créée après le big-bang. Je voyais Kadath, la rayonnante cité construite par l’oppression sans pitié de foules esclaves : Kadath laNoire ; Kadath que des millénaires de corruption spirituelle avait mué en temple de la cruauté, cernés de taudis infinis.
Je   me souvenais de notre soleil moribond quil avait fallu quitter lorsquaprès 10 milliards d’années d’ardeur, ses feux s’étaient éteints. Les Grands Anciens ne disposaient pas de vaisseaux pour traverser l’espace, mais ils étaient capables de léviter et de s’enkyster pour franchir le vide sidéral. Nous avions dérivé entre les amas de galaxies, jusqu’à finir sur cette planète bleue, voilà des dizaines de millions d’années. Des êtres aux dents acérées contestèrent notre venue et notre suprématie. Nous étions cependant plus forts et surtout plus puissants qu’eux. Cthulhu attira vers notre planète d’accueil un astéroïde qui les extermina. Son erreur ne lui apparut que dans un deuxième temps. En se fracassant au sol, le météore qui détruisit nos adversaires envoya une quantité phénoménale de poussière dans l’atmosphère, plongeant la planète dans un hiver semblant de ne jamais y devoir finir. Nous avions cru revivre. Le froid nous obligea à nous enkyster de nouveau, sans que nous ayons recouvré suffisamment de force pour repartir.
Seul James parviendra pourtant à s’échapper après avoir détruit les « enveloppes corporelles » de ses compagnons et rejoindra Arkham où il ira fouiller dans le bureau de Gladstone, exhibant la statuette soigneusement enveloppée. Il sera à nouveau projeté à Kadath et une nouvelle fois fait prisonnier par Cthulhu. Il ne devra son salut que grâce à une incantation magique prononcée par Abdul Alhazred.
Laborieux, tout cela…

Quelque chose en pierre de Jean Pascal Martin nous fait partager une expédition géologique en Sibérie où un trou noir vient de faire son apparition dans le permafrost. Igor, le chef de la mission, découvrira au fond du gouffre une pierre taillée recouverte d’étranges inscriptions qu’il emportera sans en parler à son équipe. De retour à Moscou, il étudiera l’objet et sera la proie de rêves terrifiants. Ses collègues et notamment son assistante Anna finiront par s’inquiéter de ne plus le voir au laboratoire et se rendra à son domicile. Un appartement totalement dévasté mais sans aucune trace d’Igor. Elle  trouvera cependant la pierre enveloppée d’un papier sur lequel il est écrit : NOUS L’AVONS RÉVÉILLÉ. Elle prendra l’objet et plongera à son tour dans un univers onirique dans lequel elle rejoindra Cthulhu.

Sur la mer des ténèbres de Sylwen Norden est une véritable petite perle qui développe une atmosphère glauque particulièrement prenante. Nous sommes dans un univers « post » où l’homme a détruit la planète par la pollution et le crime. Un navire de survivants accoste sur la côte d’une petite île de Nouvelle-Angleterre, repoussant difficilement à l’aide de petites étoiles à cinq branches une population de créatures marines repoussantes. Sur cette île -un ancien bagne- réside un vieil original, Markham, qui mène inlassablement la guerre contre les Profonds qui ne cessent de gagner du terrain. Avec l’aide de quelques rescapés et avec son hydravion, il se décide de frapper la source du mal, le Pic du Diable, îlot rocheux au large d’Innsmouth. Il s’agit de la partie émergée de R’Lyeh où le Grand Cthulhu se prépare à régner sur son nouvel empire du mal.

Horreur

Howard de Kéti Touche nous entraîne sur les pas de William, jeune photographe américain, venu faire ses armes dans un manoir anglais situé près d’une falaise et tenu par la charmante et mystérieuse Armelle Clogwyn. Une créature fantasque, toujours revêtue d’un châle, et qui a perdu son mari, Howard, lors d’une terrible tempête. William se gorge des paysages sublimes du domaine et se laisse chouchouter par la maîtresse de maison qui se révèle de surcroît être une excellente cuisinière. Howard découvre dans la bibliothèque de sa chambre-donjon les carnets de voyage de son mari et devine qu’il était sous l’empreinte maligne de son épouse. Lors d’une nuit d’orage, il aperçoit de sa fenêtre une femme nue dotée d’une flamboyante chevelure rousse qui semble psalmodier face aux éléments déchaînés. Une de ses dernières expéditions photos, à la recherche d’un œil flamboyant qui semble briller entre les rochers – se terminera de façon dramatique : il sera lui-même surpris par une tempête d’une violence inouïe. Il sera sauvé par la créature mystérieuse hurlant « Yorr’e ! Hai Fhtagn ! ». De retour aux USA, il enverra à Armelle Clogwyn la photo qui a été retenue pour le premier prix d’un concours : celle d’une femme minuscule qui déambulait sur la côte, nue !
Un texte très agréable à lire.

Le Sieur de Cauquemont que nous présente Franck Stevens est une curieuse momie, entreposée dans un musée improbable, sur laquelle il est demandé au narrateur d’effectuer des analyses afin d’en déterminer l’origine. Le chercheur opérera les batteries de test d’usage, dans aucun résultat. La momie semble défier les lois les plus élémentaires de la physique et se refuse à toute analyse.  Il sent de surcroît, à force de côtoyer le cadavre, d’étranges modifications corporelles se produire sur lui. Il se rendra dans la chapelle où a été découverte la créature et sera pris de visions terrifiantes dans la crypte où celle-ci reposait. Il la ramènera sur place et l’incendiera avec du pétrole.

Innsmouth

Etrange disparition que celle que nous relate Marie Thuillien dans La Disparition de James R. Nixon. Il s’agit d’un avocat de renom dont on perd la trace après qu’il ait acquis à prix d’or, lors d’une vente aux enchères, un coffret de documents ayant appartenu à un obscur écrivain du Rhode Island. Les témoignages de ses proches et son propre journal nous apprennent que l’avocat, hanté par des rêves atroces, plongeait progressivement dans la folie. Il finira par retourner chez les siens, sa mère et sa tante, à Innsmouth et disparaîtra définitivement. Les policiers, aux yeux globuleux et avec des traces de branchies sur le cou retrouveront son petit coffret rempli de feuillets couverts d’une écriture illisible !

Nazisme

Retour au Wewelburg de Cyril Durr fait figure d’originalité dans un ensemble plutôt convenu. L’étude du jeune Werner Hartmann, Ce qui se reflète dans les flasques molles a retenu l’attention du Reichsfüher Heinrich Himmler, dans la mesure où il évoque la survivance d’Ancien Dieux qui pourraient, pense le dignitaire nazi, être utilisés à des fins stratégiques. Il envoie le jeune chercheur à Providence prélever dans l’église de Federal Hill la pierre à laquelle Lovecraft et Robert Blake ont fait allusion dans leurs écrits. Un larcin qui le remplit de malaise, le polyèdre voir le laissant deviner une entité gigantesque et malfaisante dans un décor de ruines cyclopéennes. Il ramènera la pierre au Wewelsburg, mettant en garde Himmler contre son pouvoir néfaste. Sans tenir compte de son avis, Himmler ira la faire déposer sur le site sacré des Externsteine dans le cœur mystique de la Germanie. Mais au lieu de protéger le Reich, la gemme ne fera qu’accélérer sa chute !