Chez le Bibliothécaire

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mercredi 14 février 2018

ANTOINE TECHENET ET LE CULTE DES GOULES DU COMTE D'ERLETTE


LE LABORATOIRE DE L'IMPOSSIBLE du 10 février 2018

 


Réunion samedi soir du Laboratoire où 11 odésiens ont bravé la neige et le verglas.


 Geneviève a fait preuve de son érudition habituelle sur « Poussin Alchimiste » et Antoine Téchenet, un ami de Claude Arz, nous a raconté comment il a conçu son « vrai-faux » Culte des Goules » du Comte d’Erlette, paru chez Mnémos. 


Un personnage attachant qui est aussi artiste de rue sous le nom de Codex Urbanus



La vidéo de son intervention est sur un prochain message.

GUY DELOEUVRE, CELUI QUI POMPAIT DANS LES TÉNÈBRES

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Je suis généralement bon public dans mes lectures, et même si l’avalanche actuelle d’études lovecraftiennes a tendance à m’épuiser – tous les contributeurs se répètent souvent à l’infini -, j’ai tendance à faire preuve d’indulgence. Après tout, si l’auteur n’apporte rien d’original, il a au moins le mérite de tenter de promouvoir notre écrivain préféré ! Mais avec Howard Phillips Lovecraft, plus sombre que la nuit de Guy Deloeuvre (autoédition, 2018), on touche au véritable « foutage de gueule » ! Ce livre aurait dû avoir pour titre Guy Deloeuvre, celui qui pompait dans les Ténèbres. On commence par une présentation rapide de Lovecraft et de son œuvre, avec des passages entiers « empruntés » sur internet, sans être sourcés, comme ici Pompage 1. Puis cerise sur le gâteau, l’auteur nous propose le compte- rendu d’un voyage à Providence que j’ai effectué avec mon fils et qui se trouve ici : Pompage 2. Dix pages de pompage intégral, sans être cité, et sans même avoir pris le soin de supprimer les détails personnels sans intérêt (je vais prendre un verre avec mon fils Nicolas, j’envoie une pensée amicale à Philippe Ward de Pamiers…). Le plus ridicule est que je cite dans mon reportage le guide de Requette qui m’a servi à préparer le voyage, sans que l’auteur ne cherche à préciser qu’il s’agit de I am Providence, de Jean-Christophe Requette aux Éditions Phénix.
La suite du livre est une série de fiches sur les principales œuvres de Lovecraft, parfois commentées, le plus souvent tout simplement recopiées. Le plus fort est la retranscription intégrale de La Quête Onirique de Kaddath l’Inconue, soit 134 pages sur un ouvrage qui en fait 208.
Le bouquin se termine par quelques réflexions (ultra connues) sur la qualité des traductions de Papy. Je n’ai pas eu le courage de chercher la source de ce chapitre.
Je vais enfouir ce livre au fond de la bibliothèque, mais auparavant, je le confierai à mon avocat avec un dépôt de plainte pour plagiat grossier. Il ne sera pas facile de trouver l’auteur, car le livre ne comporte aucune mention de dépôt légal. Mais mon Conseil a l’habitude de ce genre de pirates littéraires !

dimanche 11 février 2018

JACQUES BERGIER AU SALON DES LITTÉRATURES MAUDITES (septembre 2017)


NORMANDS, A VOS PLUMES !


PRIX LITTERAIRES ANNUELS DE LA SOCIETE DES ECRIVAINS NORMANDS

La Société des Ecrivains Normands décernera en 2018 les prix littéraires suivants, réservés aux écrivains nés ou résidant en Normandie:

Le Grand Prix des Ecrivains normands André Maurois, pour un une biographie, un essai, une étude historique.

Le Prix Pierre Corneille pour un recueil de poèmes publiés.

Le Prix Louis Bouilhet  pour un recueil inédit de poèmes .

. Ils sont ouverts du 1er mars au 31 mai 2018 :

Le règlement de ces prix est à demander à : Monsieur Claude LE ROY, 1 rue des Marettes, 14760 Bretteville-sur- Odon ; (Joindre une enveloppe timbrée) ou par courriel à : Claude.LR@orange.fr

samedi 10 février 2018

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : OVNIS de Leslie Kean

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L’ouvrage de Leslie Kean, Ovnis, des généraux, des pilotes et des officiels parlent (Dervy, 2014) s’inscrit dans la lignée de l’excellent rapport Cometa avec une question lancinante que l’on retrouve au détour de pratiquement chaque page : mais pourquoi les USA, après le rapport Condon (1968) et avec le Livre Bleu (1970), ont-ils décidé « qu’il n’y avait rien à voir » et cessé toutes recherches sur le sujet ? Une politique contraire à celle de la France avec le Geipan, du Royaume Uni avec son unité spécialisée au Ministère de la Défense ou du Pérou et du Chili. Et pourtant ILS existent et les témoignages proposés par des personnalités de premier plan sur les cas les plus spectaculaires (Téhéran 1976, Portugal 1982, Alaska 1987, vague belge de 1990, vallée de l’Hudson 1990, aéroport de Chicago 2006 etc…) sont particulièrement éloquents : ce sont bien des engins physiques, aux capacités étonnantes et qui ne font preuve d’aucune agressivité. De surcroît, ils laissent parfois des traces (radar, radiations au sol…).  La journaliste donne la parole à plusieurs acteurs, et c’est certainement J.J. Velasco (ancien responsable du Geipan) qui se « déboutonnera » le plus, suggérant que ces engins surveillent nos installations sensibles (centrales nucléaires, bases de missiles etc…) comme pour nous éviter de faire de grosses bêtises.
L’auteur s’interroge longuement sur la notion de « secret » aux USA et en arrive à la conclusion qu’il n’y a certainement pas de « conspiration organisée », mais une sorte de tabou politique destinée à cacher le fait que les autorités ne savent rien. Elle montre, témoignages à l’appui, que les principaux acteurs (Hynek, Velasco, divers généraux) deviennent subitement bavards une fois partis à la retraite. Elle démontre enfin avec talent tous les arguments militant en faveur de l’impossibilité « physique » de ces engins, surtout dans le cas d’une hypothèse extraterrestre.

LE REALISME FANTASTIQUE A BRUXELLES


mardi 6 février 2018

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : SOME NOTES ON A NONENTITY (Gafford & Eckhardt)





L'essai biographique, Some Notes on a Nonentity avait été rédigé par Lovecraft en 1933, à la demande de de William L. Crawford pour Unusual Stories.Il ne sera publié en fait qu’après sa mort par August Derleth (Arkham House, 1963). Une version illustrée par Jason C. Eckhard a été réalisée par Sam Gafford (PS Publishing, 2017)
Un véritable régal que cette vie de Lovecraft, illustrée en noir et blanc par le talentueux J.C. Eckard. Le récit se présente comme celui d’une conférence donnée par l’auteur et fourmille d’une foultitude d’anecdotes montrant que le scénariste possède parfaitement le sujet. Il intègre de plus les principales créations du Maître sous forme d’une ou plusieurs vignettes donnant la trame de la nouvelle concernée. Les grands récits auront droit à des « pleines pages » magnifiquement exécutées. La trame d’ensemble est fidèle à la vie de Lovecraft, avec ses difficultés et ses doutes en matière littéraire. Son aspect « raciste » est brièvement évoqué et se dilue dans une œuvre qui redoutait « l’étranger ».
Mon coup de cœur 2017 !



lundi 29 janvier 2018

ROG PHILLIPS DANS LA LETTRE DU CROCODILE

Un rat dans le crâne de Rog Phillips. Editions L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France.

Rog Phillips est oublié. Il faut avec Vargo Statten le premier anglo-saxon traduit chez Fleuve Noir en « Anticipation ». C’était en 1954.
Rog Philipps, de son vrai nom Roger Phillips Graham (1909 – 1966) participa à l’aventure de l’équipe de Ray Palmer avec des publications comme Amazing Stories ou Fantastic Adventures qui firent le bonheur des amateurs du genre dans les années 1940. Il publia de nombreux textes sous différents noms. A la suite d’ennuis sérieux de santé, il réduit son activité littéraire avant de se consacrer au récit policier à partir de 1959. Il meurt prématurément à 56 ans. C’est finalement près de 200 nouvelles et courts romans qu’il proposa dans sa carrière.




Grâce à Richard D. Nolane, voici quatre nouvelles rassemblées pour les lecteurs : Un rat dans le crâne – Les anciens Martiens – La galerie – Les parias. La première fut finaliste du Prix Hugo en 1959. Richard D. Nolane note que l’originalité et l’imagination de l’auteur permettent à ces nouvelles de traverser le temps.

La première nouvelle évoque un rat incorporé dès la naissance dans un automate. L’idée peut sembler désuète mais elle sert des personnages singuliers qui eux ne le sont pas comme la critique des exactions faites aux animaux par les hommes.
Les Martiens de Rog Philipps sont parmi nous, depuis des siècles et, cela complique les choses. Aves La Galerie, nous faisons connaissance avec une artiste extra-terrestre dont les portraits sont davantage que des portraits. Enfin, Les Parias met en scène un couple de mutants en fuite. Là encore, l’important est moins le thème formel que la réflexion qu’il permet.

Exemple :

« John retint Mary.
  • On ferait mieux d’attendre à l’écart, dit-il. Tu n’as sûrement pas envie de revoir ce type…
  • Ça ne me dérange pas… répondit tranquillement Mary. Maintenant c’est moi qui le plains. Je crois que c’était en fin de compte ce que je voulais découvrir. Et je l’ai trouvé. Je les plains tous, Harry le premier. Pour lui, j’étais belle et attirante…
Elle se tut un court instant avant de reprendre :
  • Cela dépasse notre simple apparence. C’est un modèle génétique qui s’est détraqué comme celui d’un tissu cancéreux. Et nous, on est la partie visible du cancer de l’espèce humaine, surgissant maintenant cent ans après la première bombe… Le modèle de l’espèce est infecté et eux sont l’espèce. Ils ne peuvent pas prévoir si  leurs enfants nous ressembleront… ou pire. C’est ce qui les fait réagir comme ça. Et ce qui me les fait autant plaindre. »
A l’heure où l’on s’interroge sur l’effet à moyen et long terme des neurodivergences nées de l’impact des environnements pollués sur les gènes, ce texte est hautement actuel.

mercredi 24 janvier 2018

LA SOCIETE INTERNATIONALE DE RECHERCHE SUR LES LEGENDES CONTEMPORAINES COMMUNIQUE :





Chers collègues, et amis (es) 

Je vous fait suivre l'appel à communications pour le 36 ème colloque de l'ISCLR (Société Internationale de recherche sur les légendes contemporaines) organisé à Bruxelles du mardi 5 au samedi 9 juin par notre collègue Aurore Van de Winkel. 
Celle-ci est Docteure en Information & Communication,  Collaboratrice scientifique de l'Institut Langage et Communication de l'Université catholique de Louvain. Chargée de cours au Certificat Interuniversitaire de médiation et à l'IUT de Troyes de l'Université de Reims. https://fr.linkedin.com/in/aurore-van-de-winkel-02641918. Voir aussi: https://famaossaconsulting.com/aurore-van-de-winkel/ 

Le président actuel de l'ISCLR est Theo Meder (voir https://www.rug.nl/staff/t.meder/cv?lang=en ). Les colloques sont annuels, une année sur deux en Europe.Je vous joins le CR  du colloque européen précédent, qui s'est tenu en juin 2016 à Tallinn (Estonie).
Si vous n'êtes pas directement intéressé, merci de faire circuler cette information dans votre entourage professionnel
Merci d'avance de votre contribution à la réussite de ces journées
Cordialement
Véronique Campion-Vincent


Dear ISCLR colleagues,

I am writing to you about three matters:  renewing your membership, submitting an abstract for the conference in Brussels, and submitting materials for three different awards.

Membership:  Here we are in a new year and it’s again time to renew your membership in ISCLR.  I’ve attached this year’s membership form with all the information on fees and methods of payment.  

Brussels:  Aurore Van de Winkel, our host, needs your proposals (250-300 words) by February 1, 2018.  That’s just over two weeks away.  Aurore is preparing a wonderful conference for us, but we have to do our part and offer papers.  I have attached the original Call for Papers to provide further information on our 2018 conference in Brussels, Belgium on June 5-9, but the most important step is for you to send your proposal to Aurore (aurore.vandewinkel@uclouvain.be).


Come join us again in the joys of legend scholarship and collegial sharing of ideas.  Renew your membership, attend the conference, and lets us know about all the fine work done in our field.

Sincerely,
   Elissa
your ISCLR Secretary

jeudi 18 janvier 2018

OUVERTURE D'UNE BOURSE DE RECHERCHES LOVECRAFTIENNES



Ouverture d’une bourse de recherche Lovecraftienne !
La bibliothèque John Hay de l’Université Brown, qui abrite la plus grande collection de documents de H. P. Lovecraft dans le monde, offre une bourse annuelle pour la recherche concernant H. P. Lovecraft, ses associés et héritiers littéraires.
La bourse S. T. Joshi est ouverte aux personnes engagées dans des recherches pré- et post-doctorales ou indépendantes, résidant ou non aux Etats-Unis.

C'est ici :

Bourse HPL 

samedi 13 janvier 2018

UN COMMUNIQUÉ DE THIERRY ROLLAT, SEIGNEUR DU PILAT



Bonjour, 

Je suis heureux de vous annoncer la sortie d’un nouveau livre, Notre nouveau livre : « Le Pilat Mystérieux ».

Onze chapitres, des années d’enquêtes, une somme de travail très importante permet de présenter un ouvrage riche et varié.

Des recherches poussées, des révélations en cascades. Avec Patrick Berlier et Michel Barbot, nous avons mis à la portée de tous, des mystères clefs du Pilat.

Les énigmatiques mégalithes, les rassemblements des druides, des fontaines sacrées, des chevaliers : nous ne sommes pas en Bretagne mais dans le Pilat. Et si des liens étonnants existaient entre les deux régions ?

Les dessous de la fondation de la Chartreuse de Sainte-Croix ; les liens qui existent entre l’écriture de l’Histoire de l’Eglise Johannite et le Pilat ... etc

Très tôt, des chrétiens fuyant les persécutions se réfugièrent dans le Pilat, y firent souche et y laissèrent des traces. Le Pèlerinage de Compostelle traversait le Pilat, de nombreuses haltes intimes étaient du cheminement. Autant de sujets travaillés en profondeur.

La présence majeure des Templiers dans le Pilat ; la fin de vie énigmatique de Guillaume de Roussillon ; la surprenante Vierge Noire du Pilat à Pélussin ... etc

En savoir plus avec le lien ci-dessous




vendredi 12 janvier 2018

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : RUDOLF STEINER, VISIONNAIRE AU COEUR DE L'HOMME, Colin Wilson





Etude -Rudolf Steiner, visionnaire au cœur de l’homme (1985 ; Le Rocher, 1987)

Tout comme Jung, Wilson se devait de rencontrer Steiner (1861-1925) sur le plan de sa recherche dans le domaine de la conscience[1]. Avant d’aborder la biographie proprement dite, il consacre du reste un premier chapitre aux « fondamentaux » de l’anthroposophe. Tout en reconnaissant que ses écrits sont d’un abord difficile, il cherche d’emblée à en tirer l’essentiel. Le point de départ de sa pensée est que derrière le monde matériel, il existe un univers suprasensible ou spirituel. Chacun, moyennant un simple entraînement, peut développer la faculté de voir cet autre domaine de l’être. Or l’homme est pris dans l’existence physique (le robot) et éprouve l’angoisse existentielle caricaturée par Sartre dans La Nausée. C’est la raison pour laquelle l’entrée dans « le monde de la pensée » est le premier pas essentiel du « voyage intérieur » qui peut nous conduire à la « connaissance des mondes supérieurs ».
Steiner a consacré sa vie à combattre le « réductionnisme » scientifique, telle l’idée que la conscience n’est qu’une activité du cerveau tout comme brûler est l’action du feu. Mais celui qui aurait se hisser au rang des grands philosophes du début de siècle va connaître une courbe en « cloche ». Il affute sa pensée en solitaire en se plongeant dans les œuvres de Goethe dont il tirera plusieurs études pertinentes, tout en exerçant les fonctions de précepteur dans la famille Eunike de Weimar dont il épousera la maîtresse de maison. Il se passionne pour Nietzche qu’il rencontrera à sa fin de la vie, une passion faite de fascination et de dénigrement[2]. Et il cherchera éperdument à briser sa coquille de reclus, poussé par le besoin impératif de faire connaître ses idées et de trouver un public pour partager. Il fera l’acquisition de l’hebdomadaire berlinois, Das Magazin für Litteratur et fréquentera d’obscures sociétés culturelles comme Die Kommenden (Ceux qui vont venir !).
 Sa rencontre avec Marie von Sivers, qui deviendra sa seconde épouse, marquera un tournant dans son cheminement à partir de 1901.Ensemble, en effet, ils s’orienteront vers la théosophie, alors dirigée par Annie Besant. Steiner deviendra rapidement secrétaire de la Société Théosophique pour l’Allemagne. Un étrange mariage, car s’il est loin de partager tout le credo de la ST, il trouve enfin un véhicule pour communiquer, et ce d’autant plus facilement que la société était devenue une véritable « auberge espagnole ». C’est à partir de ce moment que le philosophe brouille les cartes en se lançant, à l’instar de Blavatsky, dans une exploration des « archives akhasiques » dont il rapporte des visions pour le moins farfelues ; sans même parler de ses flashs sur l’Atlantide ou sur la Lémurie, sa description de l’univers arthurien vu au travers du château de Tintagel défie toutes les connaissances historiques sur le sujet.
Il se brouillera avec la ST, en désaccord avec la reconnaissance par cette dernière de Khrisnamurti comme nouveau messie. Steiner était resté profondément christique et pour lui Jésus ne pouvait revenir que dans un corps éthérique et non sous une enveloppe humaine. Il fondera son propre véhicule en 1913, la Société Anthroposophie, pour laquelle il fera édifier (et reconstruire après un incendie) un temple colossal à Dornach en Suisse, le Goethéanum. Travailleur infatigable, il développera ses propres approches en médecine, agriculture, éducation, théâtre (eurythmie)… Drainant des foules considérables et donnant des foultitudes de conférences, il disparaîtra à 64 ans, épuisé. Wilson résumera avec ironie son parcours : celui d’un grand philosophe qui avait voulu devenir gourou !


[1] On complètera avec intérêt cette étude par la lecture de Qui suis-je ? Rudolf Steiner de Christian Bouchet, Pardès, 2005.
[2] Il lui consacrera un ouvrage, Nietzsche, un homme en lutte contre son époque, 1895.

lundi 8 janvier 2018

UN COMMUNIQUÉ DE JEAN HAUTEPIERRE



Bonsoir,

Je vous présente mes meilleurs vœux de bonne année, de bonne santé et de créativité pour 2018. J’espère que 2018 vous apportera de nouveaux succès dans vos réalisations.
 
Un metteur en scène m’a fait l’honneur et le plaisir de s’intéresser à "Tristan et Yseult", dont il organisera une lecture le 8 février prochain, à 20h00, au centre Jean Dame, 17 rue Léopold Bellan. Et j’organiserai personnellement la lecture en deux soirées du diptyque "Le Prince de Carcosa"/"Le Roi en Jaune" au théâtre du Nord-Ouest, à des dates et heures qui restent à préciser. Je vous tiendrai bien sûr informé de tout cela dès que j’aurai obtenu toutes les précisions.

Bien à vous,

Jean Hautepierre


LE CHÂTEAU DE MES RÊVES

Au-delà de la mer lointaine
Est ce château où je m’enfuis,
Quand le temps et la vie me lassent.
Lointain, il est pourtant si proche :
Car en l’espace d’un soupir
On atteint les murs hauts et durs
Du Château de mes Rêves.

Divinement beau, divinement grand,
Avec ses dômes et ses tours, et avec ses portes de nacre,
Il est debout, fort d’un Etat royal.
Là, l’Espace et le Temps avec leurs chaînes ne sont plus,
Et de la Vie tous les soucis sont oubliés.
De la mort sans répit aucun souffle ne monte
Au Château de mes Rêves.

Je marche dans les cours, les salles merveilleuses
Aux multiples trésors dont je peux disposer,
Car je suis céans le maître de tout.
Si l’or et les joyaux des flots et de la terre
S’offraient à moi, avec les plus vastes domaines,
Je les refuserais si le prix en était la clef
Du Château de mes Rêves.

Clark Ashton Smith

dimanche 7 janvier 2018

A LA MEMOIRE D'UNE COUPE PHILIPPE

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Le Nouvel Éon de l’ODS est toujours un grand moment de notre vie associative. André était arrivé la vieille de Nantes, et pour le mettre en forme nous l’avons amené à midi chez son restaurant ukrainien favori, Kalinka rue de Trèvise. Un petit coup de vodka à la cerise nous a permis de déguster paisiblement de délicieux hors d’œuvre locaux et des ravioles bien crémeuses.



Nous avions innové cette année en faisant précéder les agapes chinoises par une séance du Laboratoire où Gilles Durand nous présenté l’histoire de l’ufologie française et le travail de son association, le Sceau, destinée à préserver les archives des chercheurs disparus. Un grand coup de chapeau à ce travail de bénévoles au service de la mémoire des p’tits gris.


Nous nous sommes retrouvés 22 autour des tables du Guo Min. Il y avait foule et de nombreuses têtes sympathiques, auxquels se sont ajoutés certains copains des copains. 

Bernard Fontaine cherchait les Compagnons Secrets du Général de Gaule alors que Philippe Micalef faisait part de ses dernières trouvailles. 

 


Erick Russo partageait avec Sylvie Pinet d’indicibles secrets fraternels pendant que Fabienne Leloup dévorait son Etienne de mari qui lui dévorait des encyclopédies Planète. 


 Geneviève et Manu se tenaient tendrement par la main, Jean-François Gérault essayait d’hypnotiser la salle, Sabrina et André échangeaient sur les mystères de Xpress et Thierry Rocher prenait des notes pour le compte-rendu. 



Un grand moment de silence s’est fait dans la joyeuse assemblée à l’arrivée de trois énormes carpes d’amour concoctées par les chefs du restaurant.


La soirée se terminera par le traditionnel partage de la « coupe Philippe »

Bénis soit le fruit

Que le Seigneur l’ouvre.

(La Servante Écarlate)

Quelle soirée les zamis !