Chez le Bibliothécaire

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vendredi 18 janvier 2019

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LA LITTERATURE NAZIE EN AMERIQUE, Roberto Bolano





La littérature nazie en Amérique  de l’argentin Roberto Bolaño (Christian Bourgois, 2003) fait partie des ouvrages jubilatoires, issus de la plume des fous littéraires que l’on aime. Qu’on en juge : le livre nous propose une trentaine de notes biographiques d’auteurs sud-américains de la seconde moitié du XXème siècle ayant tous une fascination – explicite ou larvée – pour le nazisme… Certes, me direz-vous ! Oui, mais quand on sait que tous ces auteurs sont imaginaires, la lecture prend une saveur toute particulière. On y rencontre un poète fou, qui écrit ses vers en suivant le plan des camps de concentration, un fondu de SF qui noircit des milliers de pages nous racontant l’histoire d’un IV ème Reich uchronique ; on y lit  la biographie d’une famille d’argentins admirateurs de Hitler ; mais surtout on se promène dans une belle galerie de pseudo-artistes déjantés flirtant entre la littérature et une forme lancinante du mal.
Car c’est finalement une critique sociale très acerbe de la bourgeoisie sud-américaine qui nous est présentée, celle d’une population relativement aisée qui a été séduite un instant par la peste brune, et qui en a transmis les gènes à sa descendance. C’est aussi une belle performance en matière de « livres imaginaires », qui n’est pas sans nous renvoyer à un autre argentin célèbre, J.L. Borgès.

mercredi 16 janvier 2019

L'AGENDA CONTRE-CULTUREL ODÉSIEN (janvier & février 2019)




Évènements Ponctuels


19 janvier 2019, Les Mystères de la Pyramide de Khéops, dîner aux chandelles au Cachot de Senlis.

Mardi 22 janvier 2019 u 18h, Université de Paris Diderot
Un moi c’est déjà un mouvement de foule
Débat avec Manuel Cervera-Marzal, chercheur en philosophie et sociologie & Marie Cuillerai, professeure en philosophie, LCSP.

31 janvier au Palais de la Découverte, Nuit des Idées :
A l’occasion de la Nuit des idées 2019, le Palais de la découverte propose une série de débats. Des mutations technologiques, sociales, environnementales, géopolitiques, que l’on pensait relever d’un avenir lointain, font désormais partie de notre quotidien et appellent de nouvelles adaptations. Quels en sont les enjeux et comment les tenir ? Venez en discuter avec des scientifiques et philosophes.

Du 3 au 9 février, London Lovecraft Festival au Royal Museum of Contempory Art, Londres.

3 février, Salon du livre de  Seremange-Erzange (57)

3 février, Après La conscience sans limites : une voie pour explorer l’univers (qui aura lieu le 24 novembre 2018 au CINÉMA GAUMONT-PATHE BELLECOUR-LYON), un nouveau colloque organisé par VERTICAL PROJECT MEDIA sera consacré à la conscience et réunira trois spécialistes qui aborderont cette réalité essentielle sous trois angles différents.

9 février 2019, La Comtesse (Bathory), dîner aux chandelles au Cachot de Senlis.

Les samedi 16 & dimanche 17 février 2019 à ARRAS (Pas-de-Calais), Atrebatia, escales imaginaires

Dimanche 13 février au théâtre Berthelot à Montreuil : spectacle documentaire sur Les Tables Tournantes.
D'après les textes et expériences des soeurs Fox, de Victor Hugo, Adèle Hugo, Auguste Vacquerie, Theodor Flournoy, Hélène Smith, Eusapia Paladino, Edouard Buguet, les surréalistes, Henri Michaux et Janet Harper.
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16 février. Pamiers, cycle III. 1) Des fantômes au laboratoire. 2) Phénomènes paranormaux chez les animaux, Yves Lignon.
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Séminaire Terra Incognita : explorez votre conscience augmentée
Prochain atelier : le 16-17 février 2019 (IMI)
Après le très apprécié Terra Incognita de 2018, nous sommes de retour : un weekend pour déchiffrer et développer votre conscience augmentée.
Au cours de cet atelier nous vous proposons de découvrir et de déchiffrer la conscience élargie, cette Terra Incognita qui est à la fois en nous et au-delà de nous ; d’apprendre à dialoguer avec elle, de lui demander conseil, de solliciter son soutien bienveillant.
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Mardi 19 février 2019 u 18h, Université Paris Diderot
Politiques et fantasmes des héros Noirs
Débat avec Malcom Ferdinand, docteur en philosophie politique, Pauline Vermeren, chercheure associée au LCSP & Axelle Ebodé, géographe, spécialiste des enjeux de santé publique en Afrique.
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23 février. Muret. Printemps Zen. Miracles et apparitions religieuses, Yves Lignon.
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24 février. Muret. Printemps Zen. Deux mystères historiques : le Masque de Fer et Louis XVII, Yves Lignon.
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24 février, Journée de l’Étrange au Cirque Imagine à Lyon.
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Du 24 février au 4 mars, Semaine des Magies 2019 à Marseille, Équitable Café, Vélodrome 2.


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lundi 14 janvier 2019

LES GILETS ROUGES DE 1907, Charly Samson


 

 

09 juin 1907, plus de 600 000 personnes manifestent dans les rues de Montpellier alors que la ville ne compte pas plus de 80 000 habitants. Des vignerons et leurs familles, menés par Marcelin Albert et Ernest Ferroul, hurlent leur colère et défient la république. Le Midi viticole est en crise. Mais qui se souvient encore de ces événements qui engendreront les plus grandes manifestations jamais vues depuis la révolution ? Pourtant, par son ampleur et ses effets, la crise de 1907 marquera durablement l’histoire viticole française. Elle sera notamment à l’origine de la naissance du système coopératif viticole, de la création du service de répression des fraudes, et de la définition légale du « vin » naturel


Ainsi s’exprime Nicolas Bon de « vin-terre-net » qui a accepté de compléter, sur le plan documentaire, le travail de mémoire réalisé par Charly Samson sous forme de pièce de théâtre.

Afin que nul n’oublie.

vendredi 11 janvier 2019

HENRI VEYRIER DANS LA LETTRE DU CROCODILE

L'avant-dernier livre

Publié le 10 Janvier 2019, 16:36pm
L’avant-dernier livre de Jean-Christophe Pichon et Henri Veyrier. Editions L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France.

Cet ouvrage est un cadeau merveilleux qu’offre Jean-Christophe Pichon à tous les amoureux des livres. En rédigeant une biographie vivante d’Henri Veyrier c’est toute l’histoire du livre au siècle dernier qui se dessine, c’est donc notre histoire, une histoire complexe, tumultueuse et passionnante.

Henri Veyrier a consacré toute sa vie au livre, en toutes ses dimensions. Il fut libraire, éditeur, diffuseur, distributeur, soldeur, compagnon de route d’auteurs et d’artistes. Acteur exemplaire du monde du livre, il est également l’un des rares témoins présents à chacune des mutations qui le traversent. Il est l’interlocuteur idéal permettant à Jean-Christophe Pichon de poser cette  question brûlante :

« Si le support du livre devait disparaître, comment une œuvre pourrait-elle survivre au-delà de la disparition de son enveloppe physique, ou a contrario comment l’industrie qui régit la fabrication et la distribution de l’objet s’effacerait sans que l’œuvre ne disparaisse aussi ? Une âme peut-elle exister hors du corps qui la contient, et se réincarner dans n’importe quelle autre carapace sous quelque forme que ce soit.
Henri Veyrier sera-t-il la courroie de transmission jusqu’à L’avant-dernier Livre ? Y en aura-t-il un dernier gravé dans le bois du papier, juste avant une mutation annoncée ? »

L’ouvrage est rythmé par la vie d’Henri Veyrier. Sept parties sont distinguées de son enfance cévenole aux temps actuels, temps d’inventaire et aussi de prospective sur le futur. Nous le côtoyons libraire après la Deuxième Guerre mondiale. Nous partageons ses multiples rencontres, riches et contrastées avec les éditeurs qui ont jalonné sa vie professionnelle et personnelle. Nous découvrons sa vie d’éditeur, ses amitiés avec les auteurs avec comme seul fil conducteur l’amour du livre.
Sa démarche devient chevaleresque quand il révolutionne le monde du livre en développant les soldes, sauvant des milliers de volumes du pilon, offrant une nouvelle vie à tant d’ouvrages condamnés dont certains connurent grâce à lui un véritable succès. Il épaula beaucoup de petits éditeurs qui se consacrèrent à des auteurs aussi essentiels que peu vendables.

« Tous ces éditeurs indépendants, rappelle Jean-Christophe Pichon très justement, avec lesquels Henri Veyrier commerçait directement ou indirectement, les livres passant entre ses mains, représentaient la toile de fonds de sa vie de soldeur. Ils étaient aussi une toile imprimée par un siècle de successives évolutions littéraires. La plupart des innovations, des modifications, de nos comportements, des bouleversements, des révolutions, ont pris naissance dans le bouillon d’une impressionnante profusion de manifestes, textes, livres, essais ou témoignages fabriqués chez de petits éditeurs courageux, maltraités par la censure, par les apparatchiks de la pensée unique et poussés vers la sortie. Or ces indépendants, parfois également auteurs eux-mêmes, ou d’abord libraires, se sont partagés tous ces écrivains qui faisaient peur, bien avant qu’ils ne soient disséqués et critiqués par les institutions, puis récupérés. »
Nous le voyons, Jean-Christophe Pichon et Henri Veyrier nous parle du livre vivant et non du produit de marketing. Ils nous parlent de la pensée créatrice et libre qui se heurte aux ogres conditionnés de la finance. Ils évoquent un combat contre le cannibalisme du livre formaté.

« L’éditeur était un alchimiste qui changeait la plume en plomb, l’écriture en typographie, la cursive en caractère mobile. Le papier qu’il utilisait, de l’apparence, d’un grain de peau, offrait la douceur d’une caresse, velours, vélin ou vergé ; il exhalait un parfum et excitait nos sens. Japon, Chine, Hollande ou Madagascar, il invitait au voyage. »
Le livre est ici un écrin dans lequel la pensée fécondante et libératrice peut rayonner longuement.

« Avant-guerre, confie Henri Veyrier, on ne soldait pas les livres. Ce n’était pas nécessaire : les livres étaient faits pour durer, pour transmettre une pensée, une intention créative, une matière qui devait bouleverser les esprits. Le sang d’un livre venait de loi, d’une circulation vieille de plusieurs siècles et perdurait autant que son contenu le permettait. »

Au fil des pages, le lecteur croise, au gré des évocations, Gertrude Stein, Sylvia Beach, Georges Bataille, André Breton, Tristan Tzara, Sarane Alexandrian, Robert Denoël, Guy Debord, Jacques Mesrine, René Baudouin, Guy Schoeller, Jean-Jacques Pauvert, Jacques Paulhan, Dominique Aury, Boris Vian, André Gide et tous ceux, connus ou moins connus, qui comptent dans l’histoire du livre au siècle dernier. Les questions épineuses ne sont jamais évitées, par exemple celle de la censure :

«  La censure, nous dit Jean-Christophe Pichon, a sévi de tout temps : quand il fallait penser que la terre était plate, il ne fallait pas écrire qu’elle était sphérique ; quand on pensait que le soleil tournait autour de la terre, il ne fallait pas écrire le contraire ; quand on pensait qu’il n’y avait qu’une seule religion, on ne pouvait pas écrire qu’il y en avait plusieurs ; quand on pensait que l’âme était éternelle, on ne pouvait pas écrire qu’elle était mortelle ; et quand on passait outre, on risquait la torture et la mort. Qu’elle soit de mœurs, sociale, politique, historique, anticomplotiste ou antiterroriste, qu’elle se nomme tolérante ou autocensure, la censure quelle que soit sa robe, est engendrée par l’idée universelle que l’homme commun n’est pas capable de penser par lui-même, qu’il n’a pas le droit de lire ou de voir ce qu’on ne lui a pas permis de lire ou de voir. Qu’un homme qui lit qu’un autre homme est un assassin deviendra lui-même un meurtrier. Dans un monde connecté où les informations passent aussi vite que la lumière d’un endroit de la planète à l’autre, il est quasiment certain que les censures exercées par les états devront se multiplier, se consolider avec fermeté pour protéger aussi longtemps que faire se peut les fragiles barrières de notre subconscient. Sachant que lorsque ces dernières tombent, les fragiles fondements de nos sociétés s’effondrent. »

La censure morale et politique s’exerça avec force jusqu’aux années 1980. D’autres censures prirent le relais, plus insidieuses, plus financières aussi. Les monopoles de l’édition et de la distribution, les mutations technologiques favorisent les renoncements, les autocensures et les interdictions de fait sous des prétextes commerciaux.

La conclusion de Jean-Christophe Pichon, qui nous somme de nous extraire de notre torpeur, est terrible :
« Dans quelques milliers d’années, notre civilisation éteinte, nos livres réduits en poussières et nos « bibliothèques » informatiques enfouies sous terre détruites par un orage ou un déluge cosmique d’un niveau que nous ne pouvons pas encore imaginer, ne sera plus qu’un lointain souvenir dans le cerveau reptilien de notre descendance. Il ne restera que peu de choses si ce n’est quelques objets épars dans une montagne de déchets toxiques, un morceau de frontispice quelconque sur lequel seraient gravés quelques mots à demi effacés qui poseraient une question existentielle insoluble qu’il faudra traduire, mais pas suffisamment explicite pour que l’imaginaire d’un peuple différent du nôtre puisse concevoir ce que nous étions : « Pourquoi quelque chose plutôt que rien ? »

dimanche 30 décembre 2018

BERDER-SUR-SEINE REPROGRAMMÉ AU SAMEDI 26 JANVIER




LA CONVERSION DE GUILLAUME PORTAIL, UN ROMAN DE BERTRAND MÉHEUST



Et si l'homme le plus riche du monde décidait  de mettre son immense fortune au service de la décroissance et de la retourner contre le capitalisme?  C’est autour de ce paradoxe provocant qu’est construit  La conversion de Guillaume Portail, le  nouveau roman  de Bertrand Méheust. Le héros du récit - on retrouvera  si besoin le nom de son modèle américain en  s’aidant d’un dictionnaire -  voit s’effondrer soudain à la suite d’une crise mystique toutes les certitudes qui l’avaient motivé jusqu’alors :  ce qu’il prenait pour le progrès n’ était  que l’amorce de la descente aux enfers! Il décide alors  de choisir pour théâtre d’opération la France, la patrie de ses ancêtres,  et d'employer tous ses moyens pour développer à grande échelle les solutions alternatives prônées par les théoriciens de la décroissance. Pour réaliser son grand  projet, il n’hésite pas à piétiner allègrement les barrières qui paralysent habituellement l’action, les normes, les règles  et la législation.
Ainsi, avec lui,  l’agro-industrie est impitoyablement harcelée, l'agriculture biologique devient l'agriculture "normale", la publicité est ringardisée, le bétonnage cesse et même recule, les jeunes peuvent acquérir des terres pour faire du maraîchage "normal",  des armées de juristes et d’avocats s'emploient à paralyser la réaction des multinationales polluantes et  assignent les empoisonneurs en justice…

Une manière drôlatique ( et étrangement prémonitoire…) d’aborder les choses sérieuses , de remettre joyeusement le monde à l'endroit en moquant impitoyablement  faux-semblants de notre époque... Un objet littéraire improbable, inclassable, mais qui ouvre sans aucun doute une brèche psychologique dans le carcan idéologique qui nous écrase.


samedi 22 décembre 2018

HENRI VEYRIER ET JEAN-CHRISTOPHE PICHON EN SIGNATURE

C'était à la Librairie de l'Avenue à Saint-Ouen




RENNES-LE-CHÂTEAU DANS "LES MAGICIENS DU NOUVEAU SIECLE" (Pygmalion)


 

 

 

 

On trouve en effet page 602 l’information suivante qui ne peut que troubler les « saunièrologues avisés » :

…. Il existe une légende arabe[1] qui n’est pas sans intérêt puisqu’ils parlent dans leurs chroniques d’une cité d’Airain où Salomon avait fait construire un monument secret à sa gloire, situé aux limites du désert occidental, non loin de la ville d’Andalous[2] (à 20 journées de chemin au-delà) raconte la légende. La cité que bâtirent les Devs et les Péris sur ordre du roi devait devenir le dépôt de tous les trésors et les livres du roi Salomon. Certaines indications à mettre en corrélation avec des pistes similaires dévoilées par le soufi andalou Ibn’Arabi[3] nous orienteraient vers les mystères du Razès et du trésor de Salomon rattachés à la mythologie castelrennaise de l’Aude.

…. Parti à la recherche des ruines de la cité, Mousâ Ibn Noçaïr ne trouva rien d’autre que ces versets gravés sur une muraille : J’ai fait couler, au milieu de ce château, cet airain coulant et ai fait apporter ici les pierres précieuses et les trésors de la Terre. J’ai fait construire ce château de façon qu’il puisse subsister jusqu’à l’époque où arrivera je jour du jugement.

Et de conclure …. Les concordances avec les légendes relatives à la région de Rennes-le-Château sont ici nombreuses et mériteraient que les chercheurs y accordent une certaine importance.



[1] Cette légende n’est pas sourcée. On la retrouve sur internet : http://rustyjames.canalblog.com/archives/2017/02/08/34848248.html
[2] Les Arabes et les musulmans du Moyen Âge ont appliqué le nom de al-Andalus à toutes les terres qui faisaient auparavant partie du royaume wisigoth : la péninsule Ibérique et la Septimanie, Eloy Benito Ruano (es), Tópicos y realidades de la Edad Media, Real Academia de la Historia, 2000, p. 79
[3] In Le Mahdi et ses conseillers : une sagesse pour la fin des Temps, Mille et une lumières, 2017.

jeudi 20 décembre 2018

LE NOUVEL ÉON ODÉSIEN, samedi 12 janvier







Le Nouvel Éon approche

Samedi 12 janvier à 19h30

Nous nous retrouverons comme à l’accoutumée le samedi 12 janvier à partir de 19h30 au restaurant de l’Ombre Jaune pour fêter la nouvelle année. Vous pouvez venir seul, accompagné par votre moitié (e), votre pâtre grec préféré, le berderien de votre cœur ou les filles de votre concierge.


On se manifeste pour réserver (philippe.marlin@gmail.com ou 06 11 72 38 06)

Que la Coupe Philippe soit avec vous


Guo Min
39 rue de Belleville
75019 Paris

vendredi 7 décembre 2018

BERDER sur SEINE DU 8 DÉCEMBRE EST REPORTÉ

Chers amis,

Compte tenu des évènements actuels, de la fermeture de métros et éventuellement du lieu de rencontre, 
nous sommes au regret de reporter notre réunion.
Je vous contacterai à nouveau début janvier pour convenir d'un nouveau rendez-vous.


Marie Chantal Narceau

mercredi 28 novembre 2018

ESOTERISME ET GÉOPOLITIQUE, Politica Hermetica



XXXIVe colloque international
POLITICA HERMETICA
Ésotérisme et Géopolitique
samedi 1er décembre 2018
École pratique des hautes Études,
Maison des sciences de l’homme
54 Boulevard Raspail, 75006 Paris, salle 1,
(Métro : Sèvres - Babylone)


Programme :
9 heures 15
Ali Amir-Moezzi : « Peut-on parler de dimensions géopolitique et ésotérique du Message de Mahomet? ».
Simon Deschamps : « Franc-maçonnerie, théosophie et contestation politique dans l’Inde britannique (1870-1920) ».
Mariano Villalba : « Mission de la race ibéro-américaine : Arnold Krumm-Heller et l’Empire allemand pendant la Révolution Mexicaine ».
14 heures 30
Reinhard Markner : « Dresser la carte du futur de l’Europe après la Première Guerre mondiale: Karl Heise, le disciple anti-maçon de Rudolf Steiner ».
Jean-Luc Le Bras : « Ésotérisme et géopolitique - Exemples contemporains en Afrique francophone ».
Sébastien Fath et Jean-Pierre Laurant : « La tradition selon Steve Bannon, déclinaison géopolitique d'un discours alternatif ».

UN NOUVEAU MATIN DES MAGICIENS ?

 



Voilà la fiche de présentation 
Il est plus que temps de faire le point sur notre savoir, nos ignorances, nos choix existentiels et les mythes qui attisent notre désir collectif. Louis Pauwels et Jacques Bergier avaient ressenti ce même besoin au début des années 1960, alors que tout semblait exalter le progrès. Cela s'appela le Matin des magiciens. La critique du « réalisme fantastique » est achevée mais le paysage s'est modifié. À notre tour, il nous faut aborder ce qui se lève, ombres et lumières mêlées, au risque d'en devenir aveugle ou d'être éblouis. Le XXIe siècle devait être spirituel ou pas, il donne au contraire naissance à un monde de faux-semblants. Les auteurs de cet ouvrage destiné à devenir le nouveau texte de référence du genre ont fait parvenir leur manuscrit de façon anonyme. Combien sont-ils, nul ne le sait, mais leurs propos sont incontournables pour qui veut comprendre notre société.

 Je trouve pour ma part que le coup des auteurs inconnus qui envoient leurs textes de façon anonyme fait partie d'un marketing douteux...

A suivre !

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : DRACULA, LES ORIGINES, Dacre Stoker & J.D. Barker





Dacre Stoker, arrière petit-neveu de Bram Stoker, continue d’exploiter la veine (l’artère ?) familiale avec Dracula, les Origines (en compagnie de J.D. Barker, Michel Lafon, 2018).  Il faut resituer cet ouvrage par rapport au précèdent, Dracula l’Immortel (avec Ian Holt, Michel Lafon, 2009) en revenant à l’ouvrage source de Bram Stoker (1897). On sait que le manuscrit original a été tronqué, et une première partie, supprimée par l’éditeur par « manque de place », a été remise dans le circuit par l’épouse de l’auteur sous le titre de L’Invité de Dracula (1914). On sait également que la conclusion a été amputée et a donné lieu à la « sequel » de 2009, Dacre Stoker se référant à des notes retrouvées de son ancêtre. Mais la saga du manuscrit original est loin d’être terminée. Ce document a en effet été acquis par un riche collectionneur[1] qui, sous le sceau de la plus grande confidentialité, a accepté que l’arrière petit-neveu puisse le consulter. Et la surprise était au rendez-vous, la primo-version débutant à la page 102. Toujours sur bases de notes retrouvées[2] dans la famille, Dacre Stoker et J.D. Barker ont imaginé une « prequel » assez décoiffante reconstituant cette première partie manquante.
Il s’agit du récit de la jeunesse de l’écrivain irlandais, petit garçon souffreteux, vivant quasi reclus sous la protection de nanny Ellen, une employée de maison particulièrement dévouée mais au comportement bizarre. Pourquoi ces absences répétées de la maison familiale pendant plusieurs jours ? Pourquoi dormait-elle dans un lit rempli de terre ? Alors que Bram était sur le point de trépasser, elle réussira à le sauver en échangeant son sang avec le petit garçon avant de disparaître. Mais ce n’est que le début d’une saga d’horreur romantique, particulièrement bien ficelée, dont je ne dévoilerai pas le fil, si ce n’est pour préciser que l’on y retrouvera bien sûr le Prince des Carpates, mais aussi l’attachante comtesse Dölingen de Gratz. La famille et l’entourage de Bram prennent une place importance dans cette « autobiographie », notamment sa sœur Matilda et son frère, le médecin William Thornley dont la charmante épouse dépérit à la suite à de bizarres morsures constatées dans son cou. Très présent également le savant Arminius Vambéy qui est un peu la charpente sur laquelle vont s’appuyer les Stoker dans leurs mésaventures. Petit clin d’œil enfin à la fin du roman où Bram reçoit la visite d’une certaine Mina Harker qui lui demande à l’aider à retrouver son mari disparu dans les Carpates.
Inutile de préciser que, selon Dacre Stoker, ce récit, certes romancé, est véridique, mais que l’éditeur avait demandé à l’écrivain irlandais de revoir sa préface, présentant l’ouvrage comme un témoignage vécu. Il lui aurait également conseillé de modifier certain noms pour ne pas choquer les lecteur londoniens encore sous le choc des méfaits de Jack l’Éventreur !


[1]  Paul Allen,, cofondateur de Microsoft
[2] Les quelques reproductions de notes de Bram Stoker figurant dans les deux ouvrages sont plus que maigrelettes.