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lundi 29 août 2022

CTHULHU EN REPUBLIQUE DOMINICAINE, Les Tentacules de Rita Indiana


 

 

Malgré son titre, Les Tentacules de Rita Indiana (Rue de l’Échiquier, 2020) n’est pas un roman lovecraftien. C’est une fiction glauque, difficile à lire, dans l’univers violent de la société de Saint-Domingue. L’anti-héros, Alcide, est une jeune femme qui passe son temps à tailler des pipes à de vieux cochons dans les jardins publics. Elle a besoin d’argent en effet pour acheter une plante miraculeuse qui va la transformer en homme ! Mais si je cite ce bouquin, c’est parce qu’il nous offre un bel échantillon des créatures de la Santeria qui rythment les croyances locales. On y rencontre notamment Olokun « l’esprit de l’Océan » qui représente la mer dans son aspect le plus terrifiant. Propriétaire des profondeurs, responsable d’épouvantables tempêtes menaçant d’engloutir le monde, il est maintenu au fond de l’eau par Obatala, Divinité de la Création, qui le neutralise pour l’empêcher de nuire.


samedi 18 octobre 2014

LES CAHIERS DE TERRE DE RHEDAE no 8



TERRE DE RHEDAE
Le temps ne fait pas son œuvre et le numéro 8 des Cahiers de Terre de Rhedae (2014) s’affiche désormais clairement comme « le Bulletin des disciples de Pierre Plantard » puisque la moitié des pages est consacrée à la pensée ésotérique de ce personnage douteux. Passons, mais ne passons pas sur un éditorial polémique où le Président de Terre de Rhedae revient sur la critique que nous avions cosignée avec Paul Rouelle sur son ouvrage définitif, "Le Secret Dévoilé", nous accusant de diffamation et nous donnant des leçons de « liberté de pensée ». Ce que ce grand auteur oublie de dire, c’est que face à une critique purement intellectuelle, il a cru bon de répondre, non pas avec des arguments intellectuels, mais par des attaques en dessous de la ceinture et visant les personnes. La morale de l’affaire, c’est qu’il ne faut jamais critiquer la "Nouvelle Gloire du Razès".
Ce numéro sera à peine sauvé par deux articles, l’un du sympathique Aétius, qui localise le tombeau de Roland dans le Razès, l’autre de Thierry Espalion sur La Lumière du 17 Janvier.

dimanche 10 août 2014

LE CHRIST N'EST PAS PASSE A PERILLOS ?

Et un jour, plus personne au village : Périllos, la cité fantôme

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Aude

Le village abandonné de Périllos. - DR
Le village abandonné de Périllos.
À la lisière de l'Aude et des Pyrénées-Orientales était le village de Périllos. Qui se vida peu à peu de ses habitants jusqu'à devenir un village fantôme, perdu au bout de la route.
Qui se souvient des hommes ? écrivait Jean Raspail à propos d'un peuple disparu à la pointe de la Patagonie ! Qui se souvient des hommes et des femmes qui ont grandi à Périllos, qui y ont vécu, qui y ont connu leur lot de joies et de peines, les petits boûts d'ordinaires qui font qu'une vie est une vie. Qui se souvient de l'homme qui le dernier mit la clef sous la porte, chargea le peu d'affaires qui lui restait et s'en fut ? Quittant définitivement le village de Périllos, tournant le dos à son passé et à son histoire et à ses ancêtres pour aller s'installer à Opoul, un peu plus bas. Dix kilomètres d'un chemin de croix déchirant, sur une route étroite qui serpente dans la garrigue. Des pierres si sèches et si blanches qu'elles vous feront cligner les yeux pour ne pas que vous puissiez les regarder en face. A-t-il laissé les volets ouverts ? A-t-il pris la peine de fermer le verrou une dernière fois… Depuis 1971, Périllos n'a plus d'existence légale en tant que village. Il fait partie de la commune d'Opoul. Et a rejoint la liste des villages abandonnés.

Un long déclin

Selon les données historiques, on retrouve trace du village aux alentours de 1 215. Des documents attestent de la présence de l'église et de quelques habitants. Le château n'est pas loin et offre une vue incomparable sur la baie de Perpignan. Mais cette terre est hostile, éloignée des axes commerciaux. Est-elle pour autant maudite ? Les habitants s'accrochent vaille que vaille sur ce versant des Hautes Corbières qui connaîtra guerres, épidémies, famines et grandes sécheresses. La démographie du village ne sera jamais extraordinaire. Ne dépassera jamais d'ailleurs la centaine d'habitants. Des valeureux qui s'accrochent à leurs racines. Qui lutteront. Mais dans ce pays ou il peut geler à pierre fendre l'hiver, ou l'été transforme le paysage en sierra quasi désertique, la terre sera plus forte que les hommes. Et dévorera avec un appétit insatiable chacun de ses petits.
Un long déclin que les deux saignées laissées par les guerres mondiales n'arrangeront pas.

Terrain de jeu

Abandonné dans les années 1970 par le dernier habitant, le village va devenir dans les années 80 un décor de ciné grandeur nature pour les jeunes du pays. Qui viennent et jouent à se faire peur.
Eden se souvient : «on y venait souvent de Perpignan les nuits de pleine lune. On amenait de quoi faire des grillades, de quoi boire et un peu de quoi fumer. C'était incroyable. Les maisons étaient ouvertes. Comme si la vie s'était arrêtée. On y avait nos habitudes. Je me souviens de la grande maison a coté de l'église qui avait sa réserve d'eau sous une voûte. Je me souviens aussi du cimetière à la pleine lune… Et un jour en sortant du Syncro (une boîte à la mode d'Argelès-sur-Mer) je suis venu directement à Opoul pour voir si on pouvait acheter une maison. 10 000 francs à l'époque : je pense que le paysan qui me l'a vendue était ravi de faire une affaire «avec un timbré de la plaine». J'ai trouvé une Peugeot 203 sur cales et quelques affaires. Je l'ai revendue un an après 10 fois son prix».
Depuis quelques années, la courbe du destin s'est inversée sous l'impulsion de quelques courageux. L'été, avec de la chance, vous pourrez vous attabler à la buvette. Quelques tentes dans un jardin, un chantier au pied de l'église redonnent vie à cette terre qui un jour fut oubliée des hommes, de Dieu, de tous…

L'avion s'écrase

Le 11 janvier 1963 un Constellation de l'armée de l'Air, basé à Francazal percute la montagne. Une stèle rappelle cette journée tragique. Un épais brouillard enveloppait le massif. Le Constellation de l'E.A.R.S. (Escadron Aérien de Recherche et Sauvetage) dont la mission était de sauver des vies s'écrase. Il n'y aura aucun survivant. Les causes du crash restent toujours mystérieuses. A cette date, il n'y a plus que sept habitants à Périllos.
En 2009, un peu plus loin deux hommes de la DGSE trouvaient la mort dans au cours d'un entraînement.

Le chiffre : 10

Kilomètres >Plus bas. Se trouve le village d'Opoul qui porte désormais le nom d'Opoul-Périllos. Village viticole lové sur lui-même pour se protéger du vent. Il est surplombé par les ruines du château. Véritable vigie sur la Méditerranée, la forteresse portera le nom de Salvaterra, la terre qui sauve. À 400 mètres d'altitude, elle servait de poste de surveillance d'une frontière longtemps restée floue entre la France et le Royaume d'Aragon (le Roussillon y est rattaché en 1 172). Plus au nord, on trouve les forteresses de Quéribus, Peyrepertuse et Aguilar. Au fil du temps, la citadelle sera abandonnée elle aussi par ses habitants. Sa visite vaut le coup d'œil.
Sébastien Dubos

dimanche 9 mars 2014

SOUS LES VOILES DU SECRET





 Cette note est signée par Denis Andro ; elle a été publiée dans Les Cahiers de l'Ailleurs no 4 (mars 2014) ; merci à Dominique Dubois, responsable de la revue, de nous l'avoir communiquée.

Le Secret dévoilé. Enquête sur les mystères de Rennes-le-Château de Christian Doumergue, Ed. de l'Opportun, 2013.

Ce gros livre de 658 pages a reçu à sa sortie un certain accueil. L'auteur a même été invité sur « Europe n°1 » à l'émission de Franck Ferrand consacrée à l'histoire, et sur « RTL » à celle de Jacques Pradel sur les affaires criminelles. Il retrace le parcours d'un mordu de Rennes-le-Château depuis le lycée, sur une vingtaine d'années jalonnées de désillusions et de nouvelles hypothèses.  Il est intéressant par les avancées qu'il propose sur le plan des faits dans une première partie, et pour l'enthousiasme et la fascination (le terme est utilisé à plusieurs reprises) qui conduit l'auteur à des hypothèses très spéculatives – pour ne pas dire fantaisistes - dans le restant du livre, autour du personnage par ailleurs antipathique (un ancien collaborationniste) de Pierre Plantard qui, on s'en souvient, avait participé à la création du mythe par ses entretiens avec Gérard de Sède (L'Or de Rennes, 1967).

 Dans une première partie, la démonstration de Ch. Doumergue repose notamment sur l'idée de découpler découverte archéologique ou d'un éventuel « trésor » (des fouilles sont en tous cas avérées dans le cimetière du village) d'une part, origine de la fortune de l'abbé Saunière de l'autre. Autrement dit, la seconde n'est pas nécessairement liée à la première (si elle existe), ce qui conduit à examiner d'autres contextes. Comme l'a montré documents à l'appui Laurent Buchholtzer alias Octonovo [1], Bérenger Saunière doit sa fortune, à partir de 1898, à un trafic de messes. Mais le début des travaux de rénovation de l'église précède celui-ci : ils commencent en 1886. Alors ? Doumergue explore une piste autour d'Alfred, frère de l'abbé de Rennes: lui aussi prêtre, il était militant d'un Cercle catholique ultra-réactionnaire à Narbonne, dont des membres auraient pu faire des dons à l'abbé Bérenger un temps récalcitrant aux autorités civiles. Hypothèse étayée sur des indices: le nom de certains donateurs figurant sur la liste que Bérenger Saunière fournira à l'évêque pour justifier l'origine de ses fonds correspond à ceux de membres du Cercle de Narbonne; et la devise gravée au fronton de l'église, « In hoc signo vinces », est celle des Cercles catholiques.

 L'ouvrage aurait pu en rester là, correcte contribution à la compréhension (et démystification) des événements. Mais Ch. Doumergue a semble-t-il choisi de ne pas renoncer à une certaine quête historico-spirituelle. Le restant du livre  (400 pages) propose une étonnante relecture de l'affaire de Rennes-le-Château comme mythe instrumentalisé par Pierre Plantard à travers divers écrits et auteurs. Cela aurait pu être une enquête critique sur l'idéologie de ce dernier, influencé par divers ésotéristes, mais de chapitre en chapitre, l'auteur décelant chez Plantard « une dimension symbolique » (p. 225) et non une simple mythomanie, nous voici embarqués dans un manège au rythme endiablé où l'on croise tour à tour intertextualité, initiés, Rose+Croix, Paul Le Cour et sa revue Atlantis, le Hiéron du Val d'Or, Marie-Madeleine, l'Atlantide, Jésus issu d'extra-terrestres et bien d'autres thèmes, dans une suite d'hypothèses audacieuses sinon rapides et branlantes sur les desseins ou les idées de Plantard ou de ceux qui l'auraient lui-même manipulé. Il a ainsi été fait remarquer à l'auteur qu'il faisait une interprétation littéraliste de la Race fabuleuse de Sède [2], un ouvrage qui paraît être un pastiche de Plantard [3]. J'ai, je l'avoue, à un moment décroché: chacun est certes libre de faire les hypothèses qu'il souhaite, Rennes et sa région s'offrant à l'esprit qui le souhaite comme un immense rébus, mais d'une part le contexte ésotérique des XIX e et XX e siècle est ici évoqué sans toujours avec une vraie  profondeur (des chercheurs reconnus, Marie-France James ou Jean-Pierre Laurant, ne figurent pas dans la bibliographie); c'est regrettable car certains des occultistes rencontrés sont peu connus. Dans sa revue Magdala Doumergue a pu en évoquer quelques uns, le néo-cathare Déodat Roché ou le néo-gnostique Louis-Sophrone Fugairon. D'autre part on est en droit de s'interroger: un « chercheur » (de surcroît titulaire de diplômes universitaires, comme Doumergue) n'a-t-il pas, au regard de la vérité, des devoirs envers ses lecteurs et envers lui-même ? Mais croire, c'est peut-être vouloir croire. D'un autre côté, que celui qui n'a jamais cru aux mystères de Rennes-le-Château jette la première pierre...

 Denis Andro


[1] Rennes-le-Château. Une Affaire Paradoxale, Les Éditions de l'Oeil du Sphinx, 2008.

[2] La Race fabuleuse. Extraterrestres et mythologie mérovingienne, J'ai lu, « L'Aventure mystérieuse », 1973.

[3] Cf la précision de Paul Rouelle  sur le blog Le Bibliothécaire: http://lebibliothecaire.blogspot.fr/2013/08/lettre-ouverte-de-la-direction-de.html. Je n'entre pas dans les conflits entre sauniérologues qui ont suivi la parution  du livre de Doumergue.

jeudi 9 janvier 2014

ELEMENTS DE NEO-PLANTARDISATION

 

Rennes-le-Château. Le passé de Plantard fait polémique

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LA DEPECHE

rennes le château

«Le Secret dévoilé» la dernière publication de Christian Doumergue fait polémique un peu comme les premiers écrits de Pierre Plantard dans les années 60./ Photos DDM
«Le Secret dévoilé» la dernière publication de Christian Doumergue fait polémique un peu comme les premiers écrits de Pierre Plantard dans les années 60./ Photos DDM
Celui qui prétendait être le vrai roi de France, Pierre Plantard au passé politique sulfureux, auteur sur Rennes le Château, est l’objet d’une polémique entre le conférencier Yves Lignon et l’auteur Christian Doumergue sur fond de réhabilitation discrète.
Si la grande affaire philosophique de l’humanité est bien le mystère de ses origines ouvrant sur de nombreuses questions...à Rennes le château, certains spécialistes souvent auto-proclamés, ont trouvé là le lieu idéal pour cultiver des réponses sur un terreau ésotérique débridé plus ou moins sincère, souvent farfelu mais toujours à forte valeur marchande. Depuis l’histoire du petit curé instruit sur le pouvoir de l’argent, l’abbé Saunière et son hypothétique trésor, les passions, (celles-ci humaines et bien réelles) n’ont eu de cesse d’enfler et de se transformer au fil du temps. On peut passer du tombeau du christ situé à Rennes à l’Atlantide en quelques lignes. La dernière polémique en date au pied de la Tour Magdalena est née à la sortie d’un livre «Le secret dévoilé» de Christian Doumergue, documentaliste de son état au lycée de Quillan et Yves Lignon assistant en mathématiques et statistiques à l’université du Mirail à Toulouse et défenseur de la parapsychologie. Tous les deux membres d’associations sur Rennes le Château .Le second reprochant au premier de participer à une campagne de réhabilitation de Pierre Plantard dit Varran de Verestra, chef de divers groupuscules d’extrême droite dans les années quarante, pétainiste notoire, encore un passager improbable de Rennes le Chateau mort en 1920. L’universitaire Yves Lignon déclare à propos du livre qui lui est consacré, écrit par Christian Doumergue : «Que cet individu (Pierre Plantard) soit au centre de travaux de recherches, soit, puisqu’après tout le passage d’une affaire pour érudits locaux à un succès planétaire constitue un bel objet sociologique. Le problème se situe dans la campagne de réhabilitation de plus en plus publique de Plantard, qui, d’après ses zélateurs, ne serait pas un mythomane mais un brillant intellectuel.»Première salve suivie d’une deuxième , la réponse de Christian Doumergue : «Depuis plus de 20 ans je travaille sur l’énigme de Rennes le Château, à la compréhension de laquelle Yves Lignon n’a jamais apporté ni livre, ni article. Mon dernier ouvrage (celui qui a fait «tourner le sang» d’Yves Lignon), Le Secret dévoilé a été salué par de nombreux lecteurs et passionnés de l’affaire de Rennes le Château - dont les auteurs à succès Jacques Ravenne et Éric Giacometti, qui m’ont fait l’honneur de le préfacer. Mais aussi Jacques Pradel, qui m’a reçu en direct sur RTL ou encore Franck Ferrand sur Europe 1. L’ouvrage, à travers l’analyse qu’il formule de la mystification littéraire orchestrée autour de l’affaire de Rennes par Pierre Plantard, a été présenté comme une étape décisive dans la compréhension de cette histoire.» Et de continuer en expliquant : «S’interdire d’étudier son œuvre parce que Pierre Plantard a produit au sortir de l’adolescence des écrits colorés de pétainisme est profondément absurde. François Mitterrand a suivi les mêmes chemins à la même époque ce qui n’empêche pas notre Bibliothèque Nationale de porter son nom. Louis-Ferdinand Céline est étudié à la faculté.»Sauf qu’au demeurant les talents ne peuvent pas se comparer, n’est pas Céline qui veut, et que tous les écrits sur Rennes le Château, sauf les polars, sont présentés dans un tel nuage de mystères, parfois trop épais pour être transparents.

vendredi 27 décembre 2013

PLANTARD REVIENT ENCORE ET TOUJOURS SUR LA COLLINE







Rennes-le-Château. Un personnage bien encombrant





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polémique





La tour Magdala, symbole de la légende du trésor de l'abbé Saunières./Photo DDM archives
La tour Magdala, symbole de la légende du trésor de l'abbé Saunières./Photo DDM archives
La campagne de réhabilitation d’un personnage douteux et controversé dans l’histoire de Rennes-le-Château a mis le feu aux poudres dans ce village que l’on connaissait plus pour sa légende.
Un vent mauvais souffle sur Rennes-le-Château. Il ne s’agit pas cette fois des polémiques habituelles qui nourrissent régulièrement le débat sur le trésor supposé du fameux curé, sur fond de mystère et d’initiation ésotérique, mais de propagande ayant pour but la réhabilitation de personnes au passé douteux qui ont participé à faire de ce village posé comme un nid d’aigle sur les premiers contreforts pyrénéens, un sanctuaire de la pensée de l’extrême-droite. Dont l’incontournable Pierre Plantard, qui se présentait comme un descendant des Mérovingiens, «personnage fort antipathique, selon Yves Lignon, responsable du département de parapsychologie à l’université de Toulouse2, spécialiste de Rennes-le-Château, qui écrit «qu’il n’est pas nécessaire de passer des heures sur internet pour découvrir le passé pétainiste de cet homme allant de pair avec son antisémitisme».
Dans un livre, «Le secret dévoilé», paru en août dernier, l’auteur Christian Doumergue a allumé la mèche, selon Yves Lignon, de la campagne de blanchiment innocentant Plantard des accusations dont il est l’objet. «Que cet individu soit au centre de travaux de recherches, soit, puisqu’après tout le passage d’une affaire pour érudits locaux à un succès planétaire constitue un bel objet sociologique. Le problème se situe dans la campagne de réhabilitation de plus en plus publique de Plantard, qui, d’après ses zélateurs, ne serait pas un probable mythomane - les histoires concernant Marie-Madeleine, le sang du Christ, entre autres, sont de son cru - et un fascisant certain, mais un brillant intellectuel.»
Le sang du chercheur toulousain n’a fait qu’un tour, lorsqu’il a appris qu’une conférence était programmée à Rennes-le-Château le 18 janvier prochain, dans une salle communale demandée par l’association Terre de Redhae, avec la participation d’un orateur, Jean-Paul Bourre, «bien connu pour ses accointances avec l’extrême-droite». Un rendez-vous qui ne serait pas du goût également d’une association juive radicale qui aurait l’intention de se manifester. La dérive a pris le pas sur la légende, qu’Yvon Ligon résume ainsi : «Et ensuite quoi ? Au solstice d’été, une cérémonie wagnérienne au pied de la tour Magdala ?»

La Dépêche du Midi

A noter un incroyable déferlement de haine dans les commentaires à cet article sur le site de la Dépêche :

Déferlement de haine

Signé Le Bibliothècaire,

 Celui qui a appris sur internet qu'il était un banquier pourri, membre de l'Opus Dei, qui organisait des conférences bidon pour traînes-savates, qui manipulait le Maire de RLC.... et qui se demande s'il ne ferait pas mieux de consacrer son énergie à autre chose.  

Celui qui souhaite toujours que la Colline soit restituée à notre cher Bérenger Saunière, et à personne d'autre !


jeudi 24 octobre 2013

LES DEUX VIES DE BERENGER SAUNIERE



 

 

Découvrir les deux vies de Bérenger Saunière par Philippe Marlin, L’œil du Sphinx

  • Écrit par La Lettre du Crocodile
  • Catégorie : Livres
  • Affichages : 37
Une chronique sympa publiée sur le site de BAGLIS TV

Cette chronologie événementielle de la vie de Bérenger Saunière et notamment de son exceptionnel destin post-mortem sera utile à tous ceux qui approchent les mystères castelrennais.
Philippe Marlin nous fait remarquer que « L’affaire de l’or de Rennes-le-Château et de son curé aurait dû n’être qu’un simple fait divers local, aujourd’hui totalement effacé de la mémoire collective. ».
Mais, après le mystère du trésor supposé qui intéressera la presse locale en 1956, Pierre Plantard et Philippe de Chérisey vont donner une nouvelle dimension à l’affaire par de « vrais-faux documents » déposés à la BNF. « Ces documents, nous dit Philippe Marlin, développent une étrange thèse : la lignée mérovingienne ne s’est pas éteinte, elle aurait fait souche dans le Razès et le fils de Dagobert II serait enterré à Rennes-le-Château. Pierre Plantard serait le dernier descendant de cette lignée. » Se greffent encore sur l’affaire l’origine divine de la filiation mérovingienne, la descendance de Jésus et Marie-Madeleine, et autres thèmes devenus populaires grâce à Lincoln, Baigent et Lee, qui publient L’énigme sacrée en 1982, grâce aussi à Dan Brown et Da Vinci Code en 2003.
L’ouvrage propose un résumé synthétique et illustré de la vie de Saunière en distinguant les faits avérés de ce qui appartient à la légende. Tout en cherchant à répondre à la question : « d’où le curé a-t-il tiré les fonds nécessaires à ses nombreuses réalisations, mobilières et immobilières ? », Philippe Marlin démonte une part du mécanisme de la farce, devenue mythe, mise en œuvre par Pierre Plantard et Philippe de Chérisey.
Les Editions L’œil du Sphinx
www.oeildusphinx.com

lundi 2 septembre 2013

HAINE SUR RAZES


J'avais déjà réagi aux messages polluants émanant d'une certaine anonyme (pleine de courage)  dans 
Le Corbeau Castelrennais ; j'ai laissé jusqu'ici passer ses messages par souci de transparence. Mais vu la haine injurieuse qu'elle manifeste (une rafale d'ordures ce matin) alors qu'on a eu le malheur de toucher  à la littérature de son petit protégé, je la blackliste désormais.
Je lui suggère du reste de se calmer, car moi aussi je pourrais devenir un anonyme TRÈS méchant.

Allez la courageuse, on t'a reconnue.  :-)))

Le TRH

Quelques exemples des saletés du jour :
Doumergue, jeune, beau, intelligent, vrai diplômé, brillant chercheur, honnête tout le contraire de l'oignon ça fait beaucoup pour des jaloux leur haine a éclaté, c'est normal sur PLANTARDISONS LA COLLINE
 et pourquoi tu ne fais pas pareil ? gros malin parce que tu en est incapable comme tous ceux qui critiquent les auteurs mais ne font jamais de livre c'est votre incompétence qui vous rend jaloux et un jaloux est toujours méchant sur POLEMIQUES CASTELRENNAISES DANS LA PRESSE (1)

vendredi 16 août 2013

LE CORBEAU CASTELRENNAIS


Si vous suivez les messages castelrennais, vous pourrez remarquer dans les commentaires de nombreux posts ANONYMES d'un certain ANONYME, particulièrement glauques pour ne pas dire injurieux. Je les publie, pour ne pas être taxé de censure, dès lors qu'il n'y a pas d'attaques à la vie privée, mais surtout parce que j'adore ce type de littérature : elle est un bel exemple de lâcheté, le produit typique d'un pauvre type mal dans ses santiagues, et qui doit être bien seul dans la vie pour opérer de la sorte. Il y a un excellent centre psychiatrique à Rennes-les-Bains où je peux lui réserver une gentille cellule.

El'Bib

dimanche 11 août 2013

LES CHRONIQUES DU TRH : LES CARNETS DE TERRE DE RHEDAE no 7 OU JE N'AI PAS MAL AUX CHEVILLES


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Après avoir transformé l’association Terre de Rhedae en une association à la gloire de son Président (au rabais), il était inévitable que Christian Doumergue utilise le bulletin de la structure comme  un outil de promotion personnelle. Tel est le cas du numéro 7 (juin 2023) dont il s’autodédie 25 % des pages. D’abord pour nous rappeler encore une fois la profondeur de la pensée ésotérique de Pierre Plantard. Ensuite, et c’est le plus drôle, pour s’interviewer lui-même à l’occasion de la sortie de son ouvrage contestable. Quel égo ! Mais soyons honnêtes. Il reste quelques belles pièces dans cette revue au look très people, notamment les chroniques de l’actualité castelrennaise et surtout l’interview du chercheur Michel Vallet. Ce dernier retrace le chemin qui l’a amené à la découverte de la cache du Pech d’En Couty et décrit de façon très lucide la dégradation des relations avec ses deux coéquipiers qui a conduit à l’explosion que l’on sait. Une mention sympathique également pour le travail du jeune chercheur Jérôme Choloux qui ouvre une nouvelle piste concernant la pierre de Coumesourde. Thierry Espalion enfin nous parle du Cap de l’Homme et des têtes sculptées de Rennes-les-Bains, mais là, je ne suis pas certain avoir tout compris.

Le TRH (Tartuffe au Regard Hypocrite)

lundi 5 août 2013

CHRISTIAN DOUMERGUE OU LA SAGA D'UN PRESIDENT AU RABAIS

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 Une lettre ouverte de Claire Corbu, Antoine Captier & Philippe Marlin


Je n’ai pas la pratique des attaques personnelles, en dessous de la ceinture. Les observations faites avec Paul Rouelle sur le livre de Christian Doumergue étaient de l’ordre de la critique intellectuelle, et ne visaient aucunement la personne. Mais puisque Christian Doumergue me met gravement en cause, je voudrais lui rafraîchir la mémoire et, en employant sa méthode, avec une jolie caricature. Je cite notre brillant auteur :

« Comme il a mis la main sur l’APARC (association fondée par Jean-Luc Robin, puis passée sous la présidence d’André Galaup, avant que ce dernier ne soit évincé par Philippe Marlin selon un “coup d’état par lui orchestré [ce sont ses propres mots lors d’une conversation privée]), Philippe Marlin voulait mettre la main sur la présidence de l’Association Terre de Rhedae (position que j’occupe encore actuellement), ce à quoi je me suis opposé pour différentes raisons. Cet épisode, qui ne fut certes pas le premier soubresaut entre nous, fut pour lui, à n’en pas douter, celui qui laissa le goût le plus amer quoiqu’en dise son hypocrite visage de façade ».

Je ne reviendrai pas sur ses propos concernant l’APARC. Nessie Rouelle, Présidente de cette association, s’est exprimée. Je voudrais en revanche revenir sur Terre de Rhedae que mon ambition démesurée bien connue m’a évidemment conduit à vouloir absorber… avec appétit.

Les choses se sont déroulées de la sorte :

Membre du Conseil d’Administration de TDR (12 postes), j’ai été convoqué au conseil de septembre dernier dont l’objet était de renouveler les mandats. Plusieurs membres du dit conseil m’ont demandé de me présenter pour mettre un terme à la gestion Doumergue qui avait transformé la doyenne des associations castelrennaises en « Christian Doumergue, ma vie, mon œuvre ». Ce que j’ai fait, pensant de surcroît fort naïvement qu’il pouvait être intéressant de rapprocher les associations œuvrant sur la colline, pour plus d’efficacité. Aujourd’hui, et en dehors des manifestations doumerguiennes à la gloire de Pierre Plantard, du Prieuré de Sion et de l’égo de l’auteur, les animations sont réalisées par ODS/ARTBS/APARC (un colloque en juin, deux conférences par semaine en été, une Journée annuelle du Livre et de l’Étrange, des dîners-débats hors-saison...). Bref, il y avait matière à unir nos forces.

Le résultat des urnes fut sans appel : 6 voix pour moi, 6 voix pour le Président sortant. Afin de ne pas bloquer la situation, j’ai retiré ma candidature. Christian Doumergue a donc été élu comme président « par défaut ».
Les choses auraient pu en rester là, paisiblement, si un membre du conseil, Gérard Thome, n’avait passé un mail à certains administrateurs, expliquant que si Claire Corbu, Antoine Captier, Jean-Alain Sipra avaient voté pour moi, c’est que je les avais achetés en publiant par le biais de ma maison d’édition (EODS) leurs ouvrages. Face à cette grave diffamation, une sérieuse polémique a secoué l’association, les victimes demandant au Président d’exclure la brebis galeuse.
Après maintes tergiversations et contorsions, force est de constater que le Président par défaut n’a pas eu le courage de trancher. Attitude pitoyable, notamment après un pot au « Jardin de Marie » où il nous avait promis (nous = Antoine Captier) de faire le ménage auprès de ses « groupies » sulfureux. Il en est résulté la démission des « anciens » directement attaqués, de votre serviteur injurié, et de nos trois sympathiques « routardes du Razès »  dégoûtées (Josy, Stéphanie et Laurence).
Au total, si j’ai voulu mettre le grappin sur TDR, je dois admettre que je m’y suis très mal pris. Par contre, Christian Doumergue a été particulièrement brillant pour créer une situation de laquelle il ne pouvait résulter que l’élimination de ceux qui pouvaient lui faire de l’ombre.
Bravo l’artiste !
Je salue au passage Henri Doumergue, père et membre du conseil, en le remerciant pour les propos fort sympathiques qu’il a tenus à mon égard lors de la dernière AG de TDR.

Philippe Marlin, Rennes-les-Bains le 5 août 2013

Cher Philippe,

  Devant les propos blessants tenus par Christian Doumergue qui portent gravement atteinte à ton intégrité morale, nous tenons, Claire et moi  à t’assurer de tout notre soutien. Nous sommes très déçus par le comportement agressif de Christian à qui nous avions accordé notre confiance et amitié par le passé et même encouragé à prendre la  présidence de l’association Terre de Rhedae avant d’entrer  en désaccord avec les choix qu’il faisait une fois élu.
Certes, cher Philippe, tu as été déjà été la cible sur Internet de personnes malveillantes, mais venant de quelqu’un que tu appréciais  et avec  qui tu travaillais,  nous devinons combien cette situation est difficile  à vivre pour toi alors que tu te dévoues, malgré tant d’ingratitude de la part de certains, pour maintenir de façon régulière des manifestations culturelles à Rennes le Château.
Nombreux sont ceux qui, comme nous, t’en sont reconnaissants et se félicitent de ta présence sur notre colline;
Avec toute notre amitié.

Claire et Antoine Captier, Carcassonne le 5 août 2013

mardi 30 juillet 2013

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : RENNES-LE-CHATEAU, LE SECRET DEVOILE de Christian Doumergue

 



Franck Daffos nous avait donné Rennes-le-Château, le Secret Dérobé (EODS, 2005). Christian Doumergue franchit un pas supplémentaire et nous propose Rennes-le-Château, le Secret Dévoilé (Les Éditions de l’Opportun, juin 2013), un titre pour le moins alléchant, préfacé par nos deux « Maîtres du Mystère » que sont Giacometti et Ravenne. Passionné bien sûr par l’affaire, l’auteur est aussi un mordu de l’écriture puisque cet ouvrage est sa quatrième synthèse castelrennaise. On peut du reste se demander s’il y en aura une cinquième, puisqu’il a enfin percé le Grand Secret du Razès !
La première partie résume de façon synthétique, mais bien documentée, l’affaire Saunière : du trafic de messe (en s’appuyant notamment sur les travaux d’Octonovo, Une Affaire Paradoxale, EODS, 2008), des dons (en intégrant ses propres recherches sur « Le Cercle de Narbonne ») et des découvertes trésoraires (en s’appuyant notamment sur les révélations de la dernière version de L’Héritage de l'abbé Saunière, Corbu/Captier, EODS 2012).
Mais tout cela n’est qu’une très légère entrée en matière. Car le Grand Mystère se cache au plus profond de la pensée de Pierre Plantard, véritable créateur du Mythe. Un Plantard qui aux yeux de l’auteur était un grand ésotériste, très marqué par la pensée de Paul le Cour, fondateur de la revue Atlantis. Et quel était le but de cette mystification ? Éveiller les consciences à l’aube de l’entrée dans L’Ère du Verseau.
Mais il n’y a pas, chez Plantard, qu’une grandiose farce ésotérico-surréaliste. Il y a aussi la découverte d’un indicible secret. Christian Doumergue revient sur ses précédentes investigations, et notamment celles concernant Marie-Madeleine dont le tombeau devrait être dans la région. Une Marie-Madeleine réfugiée de Palestine, transportant avec elle le corps du supplicié. Il subodore la localisation du tombeau sacré à proximité de Rennes-les-Bains, au Rocco Negro sous lequel, selon certains écrits plantardiens, se trouverait un « temple circulaire ». Mais les révélations de Christian Doumergue ne s’arrêtent pas ici, et, rapidement, débouchent sur du « très lourd ». Suit en effet une lecture très contestable de La Race Fabuleuse de Gérard de Sède au cours de laquelle Christian Doumergue oublie deux choses, qui lui ont pourtant été signalées : premièrement, c’est que certaines personnes ayant activement participé à l’élaboration de La Race Fabuleuse sont toujours présentes et savent exactement ce que signifie cet ouvrage, c’est-à-dire un pamphlet à l’encontre des utopies de Pierre Plantard (voir la photo de couverture du livre) ; deuxièmement, c’est que Gérard de Sède et ses amis avaient un véritable sens de l’humour… Et l’auteur, prenant l’ouvrage au premier degré, de nous expliquer que Jésus était manifestement d’origine extraterrestre, les « Fils de Dieu » s’étant comme chacun sait unis aux "Filles des Hommes » qu’ils trouvèrent belles. Le chercheur, sans complexe du reste, nous avoue qu’« après avoir structuré toute ma quête autour de la raison, peut-être était-il temps de l’abandonner là et de continuer sans elle ». Il rejoint ce faisant l’école des grands investigateurs romantiques que furent Charroux, Von Däniken, Guieu et bien d’autres. Il s’appuie également sur les « visions » du célèbre médium Edgard Cayce qui voyait certaines possessions sacrées des Atlantes dans les Pyrénées.
En conclusion, sur des bases fortement discutables, Christian Doumergue apporte une contribution importante au Rêve du Razès. Discutables, mais aussi éminemment dangereuses, car il évacue totalement la vraie histoire de Bérenger Saunière, devenue accessoire, reconnaissant lui-même que cette grandiose construction mythologique aurait pu être édifiée à partir d’autres lieux que le village du curé. Non, décidément, il faut vraiment lutter pour « préserver l’âme de Rennes-le-Château ».

PM & PR

samedi 25 août 2012

LA MAQUETTE DU PERILLOS DE LA PENSEE

La Maquette à Dédé

Une bonne étude ci-dessus (on clique) de Patrick Mensior sur une des mystifications grossières qui émaillent hélas l'histoire de Rennes-le-Château


mercredi 15 août 2012

LES POUBELLES DU RAZES : LES EDITIONS BELISANE

Les Éditions BELISANE publient une feuille de choux intitulée "L'Echo du Plateau", qui se veut humoristique. Le second numéro (en fait le 1, le premier étant le zéro) est en vente dans l'excellente boutique de Farces et Attrapes appelée "La Porte de Rennes".

Je laisse à tous les passionnés de la Colline le soin de juger de la qualité du produit :



Je pense que l'on peut rire de tout, mais il y a des limites. Honte à Bélisane, Boumendil et Porte de Rennes. Dommage que l'APARC ait volé en éclats, car il y aurait certainement matière à un petit travail judiciaire.