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mercredi 22 juillet 2026

CLAUDE HERMIER, IN MEMORIAM

  


 

J’apprends, au détour d’une recherche sur Internet, le décès de mon ami Claude Hermier, survenu le 20/04/25, à l’âge de 89 ans. Claude était un archéo-odésien, natif de Pont-sur-Yonne près de notre maison de campagne. Il avait fait carrière comme professeur outre-mer et venait se ressourcer au pays durant les vacances. Nous nous retrouvions le dimanche au village et nous refaisions le monde au bistrot, sur la place du marché. C’était un fondu de littérature populaire et il écrivait des montagnes de notules sur ses lectures, à l’intention de revues spécialisées dans le genre. Nous en avons repris un grand nombre dans notre série fanique, « L’Archéologue du Merveilleux », supplément au légendaire « Dragon & Microchips ». Le site Noosphere a du reste recensé l’essentiel de son œuvre.

 

Noosphere 

 

 Il avait une jolie maison dans le village, mais elle était tellement bourrée de livres qu’il était obligé de s’installer chez son frère, résidant également Pont-sur-Yonne, le temps des vacances. Nous lui avons fait connaître Maurice Limat, et il était fou de joie de rencontrer l’écrivain « en vrai. ». Nous l’avons associé à la réalisation de notre livre sur cet auteur, Maurice Limat, l’entreprise du rêve.

 

(Claude, au centre, avec Maurice Limat à droite et votre serviteur)

 

Puis l’âge de la retraite a sonné et il attendait avec impatience ce moment pour se consacrer à ses collections. Mais son épouse, réunionnaise, supportait mal le climat icaunais et il lui fallut partir à la Réunion pour ses vieux jours, un retour sans conviction sur les terres de sa femme. Il avait mal supporté cet arrachement, et dans son dernier courrier, il m’avait dit tout abandonner et partir aux Indes avec sa canne et un dollar par jour en poche. Il pourrait ainsi vivre merveilleusement un rêve qu’il avait profondément enfoui au fond de lui-même. Il m’avait confié avant de partir son exemplaire du Culte des Sorcières de Margaret Murray, avec comme instruction de surtout lui restituer. Ce livre est toujours dans ma bibliothèque.

Bon vent Claude, je te sais heureux sur les chemins de Bouddha ! Toutes mes condoléances à ta femme et à tes charmantes filles.

 


 

mardi 21 juillet 2026

RIP GUY TARADE

 

(photo avec Jimmy Guieu à sa gauche)

 Guy vient de nous quitter à 96 ans pour rejoindre ses Anciens Astronautes. Toutes nos condoléances à sa famille et à Guette Maria, son épouse. Je garderai de lui le souvenir de balades extraordinaires dans le vieux Nice Ésotérique et à la découverte de la chapelle de Lucéram, dans l'arrière-pays, où flottait l'ombre de Saunière. Va en paix, vieux frère.

mardi 5 mai 2026

RIP JEAN-MARIE VILLETTE

    


 

J’apprends avec tristesse le décès récent de Jean-Marie Villette à 83 ans, un archéo-odésien. Sur son faire-part, il est indiqué : "quincailler, poète et musicien". Il vivait seul, était un fondu de RLC, sujet sur lequel il ne finissait pas d’écrire le « livre définitif ». Il venait régulièrement camper à Rennes-les-Bains et je n’oublierai jamais sa gentillesse et ses mots réconfortants lors de la mort brutale de la princesse Soraya.

 

Va en paix mon ami. 

samedi 13 septembre 2025

VOGUE EN PAIX, VIEIL OURS ; RIP PHILIPPE WARD

 


J’ai rencontré Philippe Laguerre à la fin des années 80.   

 

 


 

 

C’était la belle époque du fandom français et nous nous sommes immédiatement trouvé un point commun : Lovecraft. C’est à ce moment qu’il s’est mué en Philippe Ward, et fort de ses jeunes compétences en informatique, il a rapidement aboli les distances physiques qui nous séparaient – moi à Nantes, lui à Pamiers- en lançant un ancêtre du web, le fameux 36.15 Miska sur minitel. Nous sommes nombreux à y avoir fait flamber nos notes téléphoniques. 

 

 


 

Mais le support papier restait pour toi irremplaçable, et il nous a donné une première bibliographie de HPL et un recueil de nouvelles inspirées du maître qu’il avait puisées (et traduites) dans des revues américaines. L’écriture était sa passion, et je me souviens des heures passées dans le TGV à corriger son premier roman, Artahé, fasciné par ce dieu-ours pyrénéen sorti de son imaginaire. Écrivain dans l’âme, il ne lui restait plus qu’un pas à franchir  pour rentrer dans le milieu de l’édition. Et c’est de sa rencontre avec Jean-Marc Lofficier qu’est né ce projet fou, celui poursuivre la défunte collection « Fleuve Noir » sous le label clin-d ’œil de « Rivière Blanche ». Cela donnera une œuvre colossale, mettant en scène de jeunes plumes talentueuses ou ressortant de l’oubli des Grands Anciens » des années 50-60. J’avais souvent l’occasion de le rencontrer lors des salons organisés par le milieu. Il fréquentait aussi nos « Journées du Livre et de l’Étrange » que j’animais à Rennes-le-Château avec mon fils, tout en participant à certaines des légendaires « Mission Scientifiques » de l’ODS, lorsqu’elles se déroulaient dans le Sud de la France. 

 

 


 

 

Philippe était un homme chaleureux, toujours au service de l’autre, et faisant preuve d’une modestie qui mettait immédiatement à l’aise. Et si l’on ajoute qu’il était un bon vivant et gérait une cave somptueuse, on aura complété le portrait de celui qui possédait des chaussons en peau d’ours.

 

 


 

 

Philippe, tu nous manques déjà, mais je sais que tu vas retrouver tes frères cathares, les esprits du pays basque, la belle Marylin Monroe qui t’avait inspiré un superbe roman, et tous « tes copains » qui t’ont précédé sur le chemin des étoiles.

 

Toutes mes condoléances à ta sympathique épouse, à ton fils le photographe et à tous tes proches.

 

Ciao l’Ami !

dimanche 31 août 2025

LES BALADES DU BIBLIOTHÉCAIRE :CADERONNE

 

 


🏰 Guide occulte du Domaine de Caderonne

(Commune de Couiza – Aude, 11260)

Présentation générale

Aux abords de la petite ville de Couiza, sur les rives tranquilles de l’Aude, s’élève le Domaine de Caderonne. Aujourd’hui transformé en résidence paisible et moderne, cet ensemble conserve dans ses murs les traces d’un passé bien plus ancien : celui d’une propriété seigneuriale mentionnée dès le XIᵉ siècle, à l’époque où les collines de la Haute-Vallée bruissaient des croisades cathares et des légendes de trésors cachés.


Les lieux

·       Le parc
Deux hectares d’arbres anciens, de clairières ombragées et de recoins propices aux songes. La tradition locale affirme qu’à certaines nuits d’été, on entend le murmure d’une procession invisible longeant la rivière.

·       Les caves médiévales
Sous les fondations rénovées, des couloirs voûtés s’enfoncent dans la roche. On dit qu’ils communiquaient autrefois avec d’autres domaines du Razès, formant un réseau souterrain utilisé par les moines et, plus tard, par des sociétés secrètes.

·       La façade rénovée
Malgré son confort moderne, certains voyageurs prétendent que les pierres suintent parfois une humidité étrange, et que des ombres sans source se projettent sur les murs intérieurs.


Folklore et rumeurs

·       Le spectre de l’évêque rouge : un prélat du XIVᵉ siècle, inhumé dans la chapelle disparue du domaine, hanterait encore les abords, vêtu de pourpre, demandant aux passants « où sont ses clefs ».

·       Les nuits de l’Aude : pêcheurs et riverains racontent avoir vu des silhouettes vêtues de blanc traverser la rivière à gué, disparaissant dans le parc du domaine.

·       Le lien au trésor : certains auteurs ésotériques du XXᵉ siècle évoquent Caderonne dans le sillage de Rennes-le-Château, suggérant que le site aurait servi de dépôt ou de relais aux gardiens du secret.


Conseils au visiteur nocturne

·       Évitez de vous aventurer seul dans le parc après minuit.

·       Si vous séjournez au domaine, laissez une bougie allumée dans votre chambre : coutume qui, dit-on, éloigne l’évêque rouge.

·       Ne descendez pas dans les caves sans guide local : on rapporte que les passages se déplacent comme un labyrinthe mouvant.


✒️ Note marginale

« Caderonne est calme le jour, mais à la tombée de la nuit, la rivière elle-même semble chuchoter aux murs. »
— Annotation anonyme, carnet trouvé en 1932 dans une chambre du domaine.


 

 

vendredi 29 août 2025

LES BALADES DU BIBLIOTHÉCAIRE :VERNET-LES-BAINS

 

🏰 Guide occulte de Vernet-les-Bains (Pyrénées-Orientales)

Présentation générale

Nichée au pied du Canigou, montagne sacrée des Catalans, Vernet-les-Bains est une commune paisible aux ruelles fleuries, réputée pour ses eaux chaudes depuis l’Antiquité. Derrière son charme de village-jardin et ses hôtels Belle Époque, elle cache aussi un passé troublé, fait de légendes, d’ombres monastiques et de rumeurs surnaturelles.


À voir absolument

·       Le vieux village
Maisons de pierre, venelles étroites et passages voûtés. Les visiteurs nocturnes rapportent des échos étranges venant des collines voisines, surtout les soirs d’orage.

·       Les thermes
Édifiés au XIXᵉ siècle, ils ont accueilli de grands noms, dont Rudyard Kipling, qui évoquait Vernet comme un lieu de repos inspirant… mais qui nota aussi dans une lettre « l’étrange densité des nuits sous le Canigou ».

·       L’église Saint-Saturnin
Édifice roman aux fresques effacées, entouré d’un petit cimetière. C’est là qu’on signale une tombe particulière : une dalle scellée de fer forgé, surmontée d’une croix brisée. Les anciens du village l’appellent la Tombe de la Nonne rouge. On dit qu’elle fut enterrée à part, au XIXᵉ siècle, après avoir été accusée de sucer le sang des enfants malades.

·       L’abbaye Saint-Martin du Canigou
Accrochée à la montagne au-dessus de Vernet, fondée en 1009, elle reste l’un des joyaux romans d’Europe. Ses cloîtres silencieux et ses cryptes humides nourrissent depuis des siècles les récits de moines disparus et d’apparitions nocturnes.


Folklore local

·       Le Canigou est réputé abriter des esprits gardiens. Certains parlent d’un dragon endormi dans ses entrailles.

·       La Nonne rouge (assimilée à une figure vampirique) serait parfois aperçue dans les ruelles de Vernet, à l’heure où les lampes s’éteignent, voilée de brume.

·       Les thermes, dit-on, ne guérissent pas seulement le corps : l’eau chaude aurait des vertus d’exorcisme, capable de repousser les influences nocturnes.


Conseils au visiteur nocturne

·       Ne flânez pas seul au cimetière après minuit.

·       Évitez de prononcer le nom de la Nonne rouge à voix haute : la superstition locale veut que cela l’attire.

·       Si vous montez à l’abbaye Saint-Martin au lever du jour, laissez une pièce sur la première marche : offrande traditionnelle pour apaiser les esprits du Canigou.


✒️ Citation apocryphe

« Vernet est un jardin le jour, mais une vallée d’ombres la nuit. »
— Inscription anonyme relevée dans un cahier de curé du XIXᵉ siècle.



A lire pour en savoir plus :

 


 l est des livres au parfum entêtant. "L’Historienne et Drakula" de Elisabeth Kostova (XO éditions, 2006) sent bon la poussière ambrée des vieilles bibliothèques, l’odeur craquelante des manuscrits rarissimes, l’humidité acide des cryptes oubliées et le glucose écœurant de l’hémoglobine encore chaude. 1000 pages en deux volumes d’une érudition effrayante qui laisse penser que, lorsque l’auteur nous explique qu’il lui a fallu près de dix années de recherches historiques pour écrire ce roman, elle ne cherche pas à nous éblouir mais nous rend tout simplement compte de l’ampleur de sa démarche. Une démarche quasi-obsessionnelle : mais où est donc enterré Dracula, le vrai Dracula, celui que l’histoire a connu sous le nom de Vlad Tepes ? Car sa tombe officielle, sur la petite île de Snagov près de Bucarest, est vide, et nombreuses sont les légendes de mort-vivants qui se murmurent dans l’ombre de ses pérégrinations guerrières en Europe Orientale. Une enquête menée dans un contexte familial, puisqu’interviennent successivement un professeur d’université, son élève (qui a épousé la fille oubliée du premier), et la fille de ce dernier, qui n’a jamais connu sa mère……. Compliqué me direz-vous ? Pas vraiment quant on sait que les recherches de ce trio ont réveillé d’obscures forces du mal passées maîtres dans l’art d’une science maudite maîtrisant parfaitement les disciplines de l’oubli et de la disparition.
La technique du récit n’est pas sans rappeler celle de Bram Stocker, faite d’une succession de lettres, extraits de journaux intimes auxquels sont joints des passages de vieux livres d’histoire. Un récit qui nous entraînera à Istanbul, puis en Hongrie et en Bulgarie, à une époque où le rideau de fer était encore bien solide, transformant tout voyage et toute démarche en un véritable parcours du combattant.
Et si Dracula avait survécu ? A quoi occuperait-il son éternité ? Pour Bram Stoker, il n’avait d’autre ambition que de conquérir Londres, la future tête de pont d’un Empire Victorien, fait de sagesse, de lumière et de raffinement. Le Drakula d’Elisabeth Kostova, pour sanguinaire qu’il soit, est surtout un fin lettré, une sorte de bibliothécaire de l’Impossible, collectant au fil des siècles les ouvrages les plus rares sur l’histoire, les sciences occultes, les techniques de torture et….. sur sa propre légende.
La traque se terminera en un spectacle grandiose, digne des meilleurs films de la Hammer. Nous sommes alors dans notre belle France, plus précisément au monastère de Saint-Mathieu -des-Pyrénées-Orientales, près de la petite commune de Vernet-Les Bains.

Pyrénées Orientales ? Les Bains ? Tiens !!!!

vendredi 1 août 2025

LA BELLE HISTOIRE DE L'ODS (3-1996)

 

Une année très riche, dont le point d’orgue sera notre premier voyage odésien en Romanie, à la rencontre de nos amis Nicolae et Milhai, rencontrés dans les couloirs obscurs du fandom post-Ceausescu.  Notre reportage est ici :

 Roumanie 

 

Les réunions odésiennes battent leur plein, et Fred Thuriaf et Chloë Imbault pointent leur museau. Serge Papy vibre sous le charme asiatique de cette dernière, d’autant qu’il me laisse entendre qu’elle tournerait dans des vidéos… intéressantes. Notre détective des Pins Francs est sur une piste…. intéressante. Quoi qu’il en soit, Chloë est une illustratrice de talent à qui nous devons plusieurs couvertures de nos fanzines.

 

 


 

 

D&M en est déjà à son numéro 11. Les photocopieuses de la boutique d’infographie de Nantes tournent à plein régime.

 

 


 

 

 Un aperçu :

 

D&M 11 

jeudi 31 juillet 2025

LA BELLE HISTOIRE DE L'ODS (2 - 1995)

 

 

 

 

Les années 1990 sont une première grande cuvée de l’ODS, avec les premiers contacts, par courrier tout d’abord, « en vrai » par la suite. J’étais alors en poste à Nantes (1990-1998) et nouai de nombreuses premières relations par le biais de la revue « Écrire aujourd’hui » dans laquelle j’avais passé un appel à texte. Ma boîte aux lettres fut vite engorgée et me contactèrent deux fidèles lieutenants, André Savéant qui venait de quitter Nantes pour Rostronen et Emmanuel Thibault, le suisse asiate, l’inénarrable feu Serge Papy, Claire Panier qui vient de se marier, Jacky Ferjault le Sphinx, Gilles Dumay le concombre masqué, Philippe Heurtel et ses saucissons, le talentueux Jean-Jacques N’Guyen qui n’écrit plus, sans oublier la Louve et ses morsures poétiques. Nantes, c’était aussi Franck Brenner et ses tentatives avortées de créer une maison d’édition.

 

Rencontres du 3 ème type 

 

 


 

 

Et puis, ce furent les premières réunions, lors de mes passages à Paris. Vinrent s’ajouter Sylvain Ferrieu le sataniste, l’excellent feu Guy Bidel et le goûteux normand Jérémi Sauvage.

 

 


 

 

L’année 1995 sera marquée par une première Mission de l’ODS à Brocéliande qui était distante de 100 km exactement de mon domicile nantais. 

 


 


mercredi 30 juillet 2025

LA BELLE HISTOIRE DE L'ODS (I - 1994)


L’avantage d’être en clinique (il en faut bien) est de disposer de beaucoup de temps libre. (En photo, mon bureau de travail chez les hommes en blanc). J’en profite pour faire du ménage dans mon disque dur. Je me propose de vous faire profiter de mon classement avec quelques souvenirs de La Belle Histoire de l’ODS. L’ods a été créé en 1989 sous forme de club avant de devenir association. Je ne retrouve pas de photos antérieures à 1994, alors je commence à cette date. Une année qui sera marquée par un voyage mémorable à Providence, avec mon fils Nicolas, et dont on peut retrouver le compte-rendu sur ce blog.

 

 


 

 PROVIDENCE

 

 

 


 

 

 Ce sera l’un des articles de Dragon & Microchips, le fanzine sans gueule comme l’avait baptisé Gilles  Dumay.

A noter que cet article a fait l'objet d'un odieux pompage :

 Pompage 

 

 


 

 

jeudi 24 juillet 2025

A LA MEMOIRE DE MARIE-CHRISTINE LIGNON

 


Nous apprenons avec tristesse le décès de Marie-Christine Lignon, survenu il y a trois mois dans la maladie et la solitude. L’attention d’une amie de Toulouse avait été alertée par l’impossibilité qu’elle avait à la joindre. Le téléphone avait été coupé et elle avait constaté que la boîte aux lettres dégorgeait…. L’enquête menée avec l’assistance des voisins nous a hélas permis de découvrir le drame. Marie-Christine était l’épouse du regretté Professeur Yves Lignon. Ils formaient un couple de « béton » que nous appelions affectueusement « le Lignon’s Team ». Elle aimait le surréalisme et rendit hommage aux grandes figures de l’Occitanie sur un blog qu’elle leur avait dédié. C’était également une passionnée de l’affaire de Rennes-le-Château que nous avons labourée dans tous les sens, dans la joie et la bonne humeur de nombreuses rencontres amicales organisées par l’ODS dont, avec Yves, ils étaient de fidèles adhérents. Elle était aussi une fidèle collaboratrice de son mari et avait co-écrit avec lui en 2003 Dame Blanche et dames blanches. On la retrouvera encore dans notre « Gazette Fortéenne » avec une étude en 2005 sur Les phénomènes fortéens dans la Revue Métapsychique (1920-1940).

Repose en paix Marie-Christine. Tous tes amis n’oublieront jamais ta gentillesse et ta serviabilité.

 

Philippe Marlin, le 23 juillet 2025

 

 


 

dimanche 26 janvier 2025

SAMEDI 22 FEVRIER 2025, AG et NOUVEL EON DE L'ODS


 Aux adhérents de l'ODS

Chers amis, je vous rappelle notre réunion du 22 février à 18 heures. L’AG devrait être précédée d’une causerie de Fabienne sur « les Femmes et l’ésotérisme ». 

 

La convocation papier va suivre.

 

A bientôt

 

Philippe

samedi 18 janvier 2025

A LA MEMOIRE DE SERGE LEGUYADER

 


SERGE LE GUYADER vient de nous quitter à l'âge de 81 ans. C'était un ami fidèle, membre fondateur de l'ODS et auteur de deux ouvrages, l'un sur les NDE, l'autre sur les prophéties. Scientifique de formation, il manifestait un humour décapant et une chaleur humaine communicative. C'était par ailleurs un passionné du mystère de "la Fin des Temps" et avait animé un fanzine sur le sujet, "Apocalypse Now". Repose en paix, Serge, et toutes mes condoléances à Marie-Christine ton épouse.

 


 

vendredi 10 janvier 2025

A LA MEMOIRE DE JEAN ROBIN

 


A la mémoire de Jean Robin

 

(1946-2024)

 

J’ai rencontré Jean Robin à la fin des années 90 comme fidèle lecteur d’une petite publication philosophico-ésotérique que j’animais alors. Abonné dont la discrétion n’avait égale qu’une grande courtoisie, sauf le jour où j’ai commis une critique assez sévère sur l’un de ses derniers ouvrages concernant Rennes-le-Château. Il n’avait pas apprécié ! Car s’il se passionnait comme moi pour les mystères de la Colline Envoûtée, il utilisait pour explorer cette énigme des méthodes souvent douteuses pour tout bon esprit cartésien. N’a-t-il pas fait visiter la région du Haut-Razès à Barak Obama revêtu d’une cape d’invisibilité !

 


 

J’ai retrouvé Jean Robin ensuite, au hasard de mes pérégrinations castelrennaises. Bien qu’amoureux du site, il y venait de façon anonyme, souvent chez l’un de ses amis, sans chercher à faire parler de lui et à attirer les lumières des projecteurs des « conférences de l’été ». C’est en fait Christian, cette relation commune, qui m’informa que Jean, résidant près de Vendôme, désirait venir cet automne 2013 et cherchait un co-voiturage. Et connaissant mes vices cachés, il ne manqua pas de me révéler sous le sceau du plus grand secret que l’écrivain préparait un ouvrage sur H.P. Lovecraft, mon auteur américain préféré.

 


 

8 heures de covoiturage (et il y en aura d’autres) sont un bon moyen de casser la glace et d’apprendre à mieux se connaître. Affable et toujours souriant, Jean respirait la santé d’un jeune septuagénaire bon vivant. N’avait-il pas désormais installé ses quartiers au château-hôtel des Duc de Joyeuses à Couiza, où il aimera tenir table ouverte avec un petit groupe qui ne tardera pas à se former. Mais l’écrivain restait ferme sur l’essentiel : la philosophie de René Guénon avec une prochaine victoire des forces du Mal (dite contre-initiation) suivie d’une eschatologie rédemptrice. Et pour corser le tout, c’est à Rennes-le-Château que s’ouvrirait cette période de Fin des Temps.

C’est sur ce même schéma métaphysique que Robin, au fi de toute critique littéraire sérieuse, écrira une biographie sulfureuse sur Lovecraft. Pour lui, toute la mythologie créée par le Prince Noir de Providence ne relevait pas de la fiction. Lovecraft était un Grand Initié et ses créatures monstrueuses, les Grands Anciens, étaient de redoutables agents des Forces contre-initiatiques. Je refuserai de publier son ouvrage (qui trouvera éditeur par ailleurs) et Jean m’en voulut beaucoup de ne pas le croire. Car là était toute la difficulté des échanges avec notre ami ; arrivé à bout d’argument, il sortait son imparable joker : il faut me croire, j’ai des sources secrètes.

 


 

Mais mon cher Jean, l’amitié n’est pas faite que d’échanges intellectuels et je garderai de toi l’image d’une belle personne, souvent entourée de jeunes gens en recherche, - tes  irregulars comme le dirait Sherlock Holmes-ou de jeunes femmes égarées dans la vie. C’est aussi une immense bibliothèque qui disparaît avec toi ; elle t’aura préparée à contempler le Clef des Grands Mystères qui s’offre désormais à toi.