Affichage des articles dont le libellé est Arduinna. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Arduinna. Afficher tous les articles

vendredi 17 juin 2022

LES CHRONIQUES D'EL BIB : LA MYTHOLOGIE DE LOVECRAFT

 


 

On peut trouver sur YouTube un document assez exceptionnel (et en français), signé Kevin MacLeod, La Mythologie de Lovecraft, Cosmogonie et Bestiaire (Mythoscopia, 2020). 

 

Mythologie HPL 

 

Présentation :

Howard Phillips LOVECRAFT, auteur de récits horrifiques, fantastiques et de science-fiction, est le créateur d'une riche mythologie nourrie par les textes d'Hésiode et les mythologies antiques. Ses entités extra-terrestres fictives sont considérées par les faibles humains de ses nouvelles comme des dieux qu'il faut vénérer et surtout craindre. Étudions la cosmogonie et le bestiaire constitutifs de cet univers cosmique et matérialiste. Que ce soit Azathoth, Yog Sothoth, Nyarlathotep, Shub Niggurat ou Cthulhu, ces créatures titanesques sont l'écho de concepts récurrents dans les mythologies et l'approche du monstre dans sa globalité. Subjectivité, pouvoir d'évocation et usage de la science sont les outils utilisés par Lovecraft pour ainsi bâtir ce que l'on nomme le Mythe de Cthulhu.

Ce type d’étude a été effectuée des centaines de fois, mais ces travaux sont en général pollués par le besoin de trouver une architecture cohérente et par la volonté de donner une explication manichéenne à la construction lovecraftienne. Ici, on revient aux écrits-sources, balayant d’un revers de manche toutes les interprétations derlethiennes (et post). L’auteur montre bien que la notion de Panthéon n’existe pas dans l’œuvre et que Lovecraft a suscité au gré de sa fantaisie toute une série de créatures sans chercher à l’origine de liaisons entre elles. Il met aussi en évidence une confusion facilement faite, celle qui reviendrait à assimiler systématiquement les créatures à des divinités. Il est amusant de noter, que par jeu avec l’un de ses correspondants (J.F. Norton), Lovecraft a essayé de dresser une typologie de ses créations. Ce document, qui date de 1933, montre bien la « confusion » qui régnait dans l’esprit du Prince Noir de Providence. Il y mélange joyeusement des créatures extra-terrestres et des Anciens Dieux, il y injecte des clins d’œil à ses amis (Hyppolite le Sorcier, ancêtre de C.A. Smith) et se réfère à l’Ein-Soph de la Kabbale (l’Obscurité, la Brume sans Nom).

L’auteur de la vidéo reprend l’exégèse en se basant sur ce dernier Néant Absolu dont toutes choses procèdent. Mais il n’est pas facile de garder un fil logique dans la démonstration. Les créatures de Lovecraft, connues sous le terme de Grands Anciens, sont d’origine extraterrestre (mais qui les a créées ?). Elles ont colonisé la terre et engendré les hommes, pour les nourrir ou les servir. Mais elles ont abusé de magie noire et ont été exilées, au fond de l’espace ou des océans (on suppose par Les Anciens Dieux ou Elder Ones[1]). Elles attendent qu’un poète, un rêveur, un sorcier tente de les réveiller. Le plus célèbre est bien évidemment Cthulhu qui réside dans sa cité marine de R’Lyeh. Il est adoré par les Profonds, créatures mi-humaines, mi-poissons.  On trouve également Dagon, monstre marin à l’origine des écrits lovecraftiens avant de devenir un Grand Ancien. Même si ce n’est pas un Dieu, il est adoré par la secte dite de l’Ordre Ésotérique de Dagon sis à Innsmouth. L’enquêteur, au sujet de la notion de Dieu, insiste sur le fait que ce sont les hommes qui leur ont conféré le statut divin, faute d’avoir une vraie compréhension de leur nature. Dagon est le père des Profonds et a pour compagne mère Hydra.

On passe ensuite aux Autres Dieux, créatures originelles. A l’origine de tout figure Azathoth, qui nous est présenté comme « non interventionniste et dépourvu de conscience ». C’est aussi le « chaos nucléaire », à l’origine du Big Bang. Il est accompagné par Yog Sothoth qui serait son fils, et qui, lui, est omniscient. On trouve également Nyarlathotep, serviteur et messager des deux premiers. Il est également l’intermédiaire avec les humains. Shub-Niggurath est le bouc des sorcières, une autre forme de Pan. Soulignons que le chercheur, et ce n’est pas le moins intéressant de son travail, essaie toujours de trouver un lien entre les créatures lovecraftiennes et les divinités de l’antiquité. On citera encore Nodens, le seigneur du grand abîme. Il est, à l’instar d’Hypnos, celui qui protège l’homme des Grands Anciens dont il est l’ennemi. Il est aussi le maître des maigres bêtes de la nuit. Il fait immanquablement penser à Zeus ou à Yavhé.

L’étude revient ensuite sur les Elder Ones ou Choses Très Anciennes, créatures hybrides animal/végétal en forme de tonneaux. Ce sont les premiers occupants de la terre arrivés il y a environ 1 milliard d’années.[2]. Ils ont créé les shoggoths, pour les nourrir et les servir, puis l’homme. Les shoggoths se sont rebellés contre eux. On rencontre aussi La Grande Race de de Yith, des extraterrestres qui se projettes dans l’esprit des créatures intelligentes pour prendre leurs connaissances, les étudier et les consigner. Ils sont rentrés en conflit avec les Polypes Volants, apparus sur Terre il y a 600 millions d’années. Ils on pris la place de leurs prédécesseurs.

Lovecraft évoque également les Dieux de la Terre, créatures faibles et délaissées par les hommes. Ils se sont exilés dans les montagnes et notamment près de Kaddath dans les Contrées du Rêne. On les entend parfois pleurer la nuit. On retiendra notamment les noms de Oukranos, Zo-Kalar et Tamash.

 

Terminons ici notre tour d’horizon, et admettons encore une fois qu’il est difficile de mettre un fil logique dans cet ensemble. Le déroulement de l’étude suscite en effet plus de questions qu’elle n’apporte de réponses. Mais c’est peut-être ça la force de notre écrivain fétiche : celle de laisser suffisamment de place au lecteur pour qu’il puisse continuer de rêver avec lui !

 

A titre anecdotique, on trouve dans la typologie de Lovecraft l’Obscurité. Cette entité redoutable est au cœur du roman de Mariana Henriquez, Notre part de nuit 2021, cf infra). Je n’ai pas trouvé dans la fiction lovecraftienne de référence à cette entité. Pas plus du reste qu’à la Brume sans nom.



[1] Ce que Lovecraft n’a jamais clairement dit.

[2] Si on reprend les « fondamentaux », le Big Bang remonterait à 15 M d’années, la création de la terre à 4,6 M et l’apparition des premiers organismes unicellulaires à 1,39.


samedi 19 mars 2022

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : JE SUIS LES TÉNÈBRES, Joseph Denize


 


 

La fiction néo-lovecraftienne nous réserve une belle surprise avec Je suis les ténèbres de Joseph Denize (Julliard, 2022). Nous allons partager l’aventure d’un jeune dilettante belge, Kurtz, envoyé en mission « familiale » au Congo, afin -officiellement- de rédiger un mémoire sur la dimension « philanthropique » de la colonisation, mais aussi pour participer au commerce lucratif de l’ivoire. Il est vrai que la première moitié de l’ouvrage, au demeurant fort bien écrit, se traîne en longueur. On se lasse un peu de descendre le fleuve ! Mais c’est en arrivant au camp de base que l’aventure va se mettre en branle, notamment avec la rencontre d’un étrange explorateur dynamique, Moreau, à la recherche d’une peuplade inconnue. Alors que Moreau s’enfonce dans la jungle, Kurtz sympathise avec les habitants d’un village qui le considèrent comme un « vombi » (divinité) et en font leur roi, ce qui nous donne quelques pages truculentes.  Puis sur les traces de Moreau, il découvre un nouveau village fort bien tenu, dont les habitants ne sont pas totalement humains, possédant en effet certaines caractéristiques « batraciennes ». De surcroît, le village est recouvert d’une sorte de toile d’araignée blanche, qui semble être une plante, la « virgo », laquelle unit tous les indigènes dans un curieux vortex. Kurtz succombe aux charmes de la beauté de la communauté, Akkâ, avant de retrouver Moreau qui occupe une grande case dans la jungle. Il a baptisé cette race non-humaine les « Profonds » et prépare une communication qui devrait révolutionner nos connaissances en matière d’évolution.

Les choses se termineront mal entre les deux amis, mais ne spolions pas une chute surprenante !


mardi 29 janvier 2019

LORENZO A SEDAN

Exposition de caricatures - Lorenzzo

Vernissage le 1er février à 18h30 - Entrée libre et gratuite

Exposition à venir découvrir du 02 Février au 02 Mars

Lorenzzo, aussi connu sous le nom de Laurent Repele, est un auteur autodidacte ardennais passionné depuis toujours par le dessin. Venez plonger dans un univers caricatural alliant le rock, le cinéma mais également la bande-dessinée. Il est également auteur de 3 albums sur les caricatures déjà parus avec un quatrième en cours de création. Pour finir, une bande-dessinée arrivera prochainement.


jeudi 28 septembre 2017

LA SOCIETE DES ECRIVAINS ARDENNAIS EN OCTOBRE

Quelques dates à noter dans votre agenda d'octobre :
 - Mercredi 4 octobre 2017 à 20h : Rencontre avec Sylvain PARIS artiste peintre, dessinateur de BD, auteur et performeur qui nous présentera son livre d'art conceptuel "ATLAS RROSE SEMOY" Ed. La 5e Couche, Bruxelles, 2017. Lien : http://www.5c.be/wa_files/atlas_rrose_semoy.pdf
Le projet d’Atlas Rrose Semoy est conçu par trois artistes: Sylvain Paris, peintre, Hélène Tyrtoff, poète, et Martial Verdier, photographe, réunis dans la création d’un livre hybride. 

À la frontière des trois disciplines, cet atlas permet une nouvelle interaction entre l’image et le texte, en utilisant l’écriture comme légende venant s’inscrire à l’intérieur de l’image plutôt que confinée dans des espaces réservés comme les bulles ou les notes de bas de page. La collision de ces trois univers joue des limites du visible et du lisible. Le projet se constitue à partir de séances de «painting» sur corps, photographiées dans le paysage de la vallée de la Semoy au cours de résidences qui ont réuni les trois artistes et des modèles. 
Lieu : Médiathèque Voyelles (Charleville). Rendez-vous à 19h55 rue de l'église devant le portillon de l'entrée latérale de la Médiathèque
Entrée Libre
nous vous signalons aussi :
- Vendredi 6 octobre à 18h : Vernissage de l'exposition de Jessica FLORENTIN (artiste peintre) et présentation du recueil de poèmes de Claire CARLUT "Comme une goutte d'eau le long de la voile" illustré par jessica FLORENTIN.
Lieu : Arch'Libris, Galerie Caractères 28 place d'arches à Charleville-Mézières.
Entrée Libre

vendredi 3 février 2017

LA PORTE DE BRANDEBOURG DE SEDAN, CHEF D'OEUVRE EN PERIL

On connaît tous la Porte de Brandebourg de Berlin ; il en existe une autre, au cimetière de Sedan (Ardennes), édifié en 1915 par l'Allemagne en hommage à ses soldats tombés au début de la guerre. Faute d'être entretenu (la France et l'Allemagne se rejetant la responsabilité), ce monument s'est fortement dégradé. La Fondation du Patrimoine vient de prendre l'initiative de lancer une souscription pour sauvegarder cet étonnant témoignage d'un passé récent.



lundi 14 avril 2014

LA PORTE DE BRANDEBOURG DE SEDAN SERA-T-ELLE SAUVEE ?

Champagne-Ardenne : débat autour du monument aux morts allemand

D.W. | Publié le 14.04.2014, 00h00LE PARISIEN
Cimetière Saint-Charles, Sedan (Ardennes). Erigée par les Allemands en 1915, cette arche de béton suscite le débat entre partisans de sa démolition et ceux de sa restauration en tant que symbole de la réconciliation franco-allemande.

Cimetière Saint-Charles, Sedan (Ardennes). Erigée par les Allemands en 1915, cette arche de béton suscite le débat entre partisans de sa démolition et ceux de sa restauration en tant que symbole de la réconciliation franco-allemande. | AFP / François Nascibeni

Zoom
Le Monument aux morts érigé par les Allemands en 1915 dans le cimetière Saint-Charles à Sedan (Ardennes) défraye de nouveau la chronique. Cette arche de béton construite pendant la Première Guerre mondiale a connu bien des péripéties. Considérée comme un symbole de l'occupation allemande, elle était menacée de destruction juste avant la Seconde Guerre mondiale, avant d'être sauvée par l'armée d'Hitler en 1940.


Mais depuis la Libération, le monument a été laissé à l'abandon. En 2012, la municipalité a pris la décision de le démolir. Considéré par certains comme un édifice de provocation, en mauvais état, il était devenu dangereux pour la population. Finalement, la destruction avait été évitée de justesse. A l'approche des commémorations du début de la Grande Guerre, des voix s'élèvent pour sauver ce que certains estiment être « un élément majeur du patrimoine de la Première Guerre mondiale ». Plusieurs personnes se sont émues en Allemagne de voir ce bâtiment promis à la ruine. D'autres, en , considèrent que sa restauration constituerait un symbole de la réconciliation franco-allemande. Mais il faudrait pour cela trouver plus de 50 000 euros pour réaliser une simple consolidation. Aucune décision n'a encore été arrêtée.
Le Parisien

lundi 14 octobre 2013

LA PAIX, Reims





51100 – La Paix (25 Place Drouet d’Erlon, 51100 Reims, tél 03 26 47 00 45). Reims, c’est bien sûr sa magnifique cathédrale et son merveilleux « Ange à la Fenêtre de l’Occident ». Mais c’est aussi sa brasserie « La Paix », vénérable institution de la place Drouet d’Erlon qui traverse les décades en gardant le sourire. Entièrement rénové, le restaurant a revêtu un habit résolument moderne qui lui sied à ravir. Service charmant pour une belle cuisine de brasserie : fruits de mer, choucroutes, jarrets en folie, grand choix de tartares, rognons de veau grillé, quiches lorraine bien entendu. Les sorbets « arrosés » se déclinent sous de nombreuses espèces et les « coupettes » (de champagne) défilent avec impertinence. Assurément un bel endroit.


jeudi 10 octobre 2013

DE SAINT PERPETE A CRUPET

 
-->
Un repérage pour une prochaine mission « Ardennes Mystérieuses ».

Départ de Sedan et escale à Dinant, en Belgique. Dinant, la perle de la Meuse, est en plein travaux. Beaucoup des boutiques et restaurants que je fréquentais durant ma jeunesse ont disparu. Il y avait notamment une librairie sur la rive gauche, où je me précipitais, lors des traditionnelles expéditions familiales du Dimanche, pour faire le plein des dernières parutions en « Marabout Junior », et en Bob Morane plus particulièrement. Quel plaisir, ensuite, de retour à Sedan, d’aller chez mon ami libraire, Monsieur Lecrique, et de lui montrer mes dernières acquisitions, en lui faisant remarquer hypocritement qu’il était dommage qu’il n’ait pas encore ces titres !



Petite visite à la Basilique, qui honore toujours Saint Perpète. Il n’y a que les Belges pour avoir de telles célébrités. Puis déjeuner réconfortant à « La Citadelle », restaurant toujours fidèle au poste.


LA CITADELLE, Dinant

-->



Et puis, c’est la découverte de Crupet, dans la série « les plus beaux villages de Wallonie ». C’est vrai que l’endroit est charmant avec son Donjon et ses maisons fleuries. Mais le plus curieux est sans conteste son église et sa fameuse grotte du diable :



L'histoire de la grotte et du célèbre Diable de Crupet est assez amusante, sauf pour ceux qui l'on construit... Au tout début du siècle, l'abbé Joseph GERARD, remarquant que le socialisme progressait et commençait à "contaminer" les ouvriers carriers de la contrée, décida de réagir. Quoi de mieux qu'un grand projet mobilisateur qui empêcherait ces pauvres gens d'assister à des réunions lors de leur seul jour de congé, le Dimanche. Ainsi naquit l'idée de la grotte. Projet titanesque qui mobilisa tous les jours de repos de ces pauvres ouvriers entre 1900 et 1910. Dès 4 heures du matin, ils se coltinaient d'énormes blocs (300 tonnes de pierre furent nécessaires pour la construction de la grotte). La petite histoire raconte que, pour maintenir le moral de ses troupes, le bon abbé n'était pas avare de fréquentes distributions de "goutte". Les statues, quand à elles, viennent de "l'Institut Catholique de Vaucouleurs" en France. (D’après http://www.escapades.be). 


On l’a compris, nous sommes dans un endroit de « résonnance » castelrennaise. Même époque (1866, 1926), même aversion contre le socialisme naissant et même goût pour les travaux « pharaoniques ». Le lieu fait penser à Rennes-le-Château (la grotte de Lourdes), au Monastère Dynamité en Ariège, mais avec un petit parfum kitch digne du Palais de Facteur Cheval. 



Et même s’il a fait trimer ses paroissiens pour réaliser son « œuvre », ceux-ci, reconnaissants, lui ont offert une statue le représentant, criante de vérité. 

Financièrement, c’est une dame de la noblesse, atteinte d’un cancer et guérie par les soins de l’abbé, qui aurait offert une somme de vingt mille francs pour construire une grotte en hommage à Saint-Antoine, son protecteur.  

Les lectures du curé, notamment sur la vie des saints l’on probablement impressionné et fasciné. Des sujets plus ésotériques, peut-être inspirés par des personnages comme Origène, Saint Augustin, (Antoine fut le disciple des chanoines réguliers de St. Augustin au monastère Saint Vincent de Fora à Lisbonne à l'âge de quinze ans), saint Grégoire de Nysse ou le curé d’Ars ont peut-être forgé sa vision divine de la tentation. 




Il fallu qu’il fut subjugué par des éléments bien particuliers, pour éprouver le besoin de baigner dans une atmosphère intense de scènes mystiques. A l’image de ses visions, son diable n’a pas les couleurs de l’enfer, il n’est pas si diabolique et la croix tracée par l’enfant de cœur, ne figurant pas dans les scènes  de saint Antoine de Padoue, reste énigmatique. Le diable est à l’arrière de la grotte, dans le jardin des morts, là ou repose l’abbé Gérard. La croix semble lui montrer la limite de son champs d’investigation et lui interdire de passer de l’autre côté, baigné par les scènes allégoriques et mystiques. L'abbé Gérard est décédé à l'âge de 92 ans. «(http://www.geneadeg.net)


mardi 8 octobre 2013

LA CITADELLE, Dinant (Belgique)


-->
5500 – Restaurant La Citadelle (Le Citadelle de Dinant, Place Reine Astrid 3-5, 55000 Dinant, tél 32 – (0) 494 52 89 28). Dinant, la perle de la Meuse et la Cité de Saint Perpète (Il n’y a que les Belges pour avoir de tels Saints !).  Le restaurant est situé juste en face de la Collégiale dédiée à cet homme remarquable. Table de classe, mais à des prix raisonnables. On commencera par une assiette ardennaise, colossale. 



Puis on hésitera entre le ris de veau sauce meunière, ou encore en matelote au vin rouge. Les végétariens opteront pour la truite de la Lesse (à la chair blanche, évidemment !) aux écrevisses. 




Et les carnivores prendront le pavé de bœuf, gros comme un pigeon, qui se coupe à la fourchette. Un petit plus pour le dessert, le baba au rhum à l’ancienne, servi avec un pichet de liquide ambré de la Jamaïque.
Les plaisirs les meilleurs sont de simples plaisirs !


L'ADRIATIQUE, Bastogne

-->



6600 – L’Adriatique (Place Mc Auliffe, 6600 Bastogne, tél 061/21 30 77). La Grand Place de Bastogne, c’est le souvenir du Général Patton, avec un char américain qui veille, et c’est le temple des restaurants. 




L’Adriatique, comme on le devine facilement, est un restaurant italien. Mais passons sur les pizzas et pastas pour découvrir les plus de cette adresse. D’abord une étonnante carte de viande de bison, en carpaccio, tartare, au poivre, à la bière… 


Et un magnifique choix de plats ardennais comme on les aime : l’œuf à la russe (l’œuf mayo que l’on connaît étant la version du pôvre de ce plat grandiose), les tomates farcies aux crevettes grises de la Mer du Nord, les croquettes de poisson (rien à voir avec Findus !), le plateau de jambon d’Ardennes et, mention particulière, les grenouilles à la crème d’ail. Voilà une Italie comme je l’aime !


dimanche 6 octobre 2013

samedi 5 octobre 2013

vendredi 20 septembre 2013

STENAY LUI DOIT BEAUCOUP

Pierre de Martin à la Galerie Soleil en octobre 2013.

 

La Gaume

marville 2 001.jpgPierre de Martin dessine depuis sa plus tendre enfance.  C’est à partir de 1947 qu’il en vint à travailler la gouache et la peinture à l’huile suivant les quelques conseils d’un ami de sa famille, Dante Montrésor, un artiste vénitien, peintre et maître décorateur des fameux vases de la faïcencerie de Sèvres.

Devenu par ailleurs professeur de géographie à la Sorbonne, il illustra à l’encre de Chine la totalité de ses travaux de thèses, cartes, schémas, courbes complexes, vues diverses.  Mais c’est surtout au moment de sa retraite qu’il se lança à fond dans sa passion.  Vénitien d’origine, il commença par réaliser une cinquantaine de vues de la Sérénissime puis traita ensuite nombre de sujets dont celui sur la mer qui fait l’objet de l’exposition présentée ici à Virton en ce mois d’octobre 2013.  Pierre de Martin est l’auteur de plusieurs centaines d’œuvres qui ont été présentées dans une vingtaine d’expositions personnelles et deux qui l’ont été avec son ami Pierre Chariot.  Il est par ailleurs l’auteur d’une  décoration par dix-neuf tableaux de la salle de réunion de la Communauté de Communes de Stenay. 

sprays 030.jpg
Par ailleurs, outre des œuvres religieuses généralement offertes, Pierre de Martin a réalisé trois logos officiels pour Stenay.  Il est aussi l’auteur d’enveloppes pour la Poste française qui a repris l’une de ses toiles de Marville, d’un cachet postal et des sous-bocks, dont certains philatéliques, commémorant le vingtième anniversaire du Musée Européen de la Bière de Stenay.  Il démontre sa polyvalence en matière de techniques, allant jusqu’à réaliser des space sprays dérivés des tags urbains, en fait des vues oniriques de corps célestes qui étonnent  le public.  On notera que l’artiste prépare la plupart de ses propres couleurs avec des pigments recherchés et qu’il tend ses toiles de lin belge lui-même.  Le vernissage se tiendra le vendredi 27 septembre à 18 heures 30 à la Galerie Soleil à Virton où l’exposition sera présentée par Pierre Chariot et visible jusqu’au 27 octobre 2013 chaque jour de 9h à 18h non stop.

Renseignements :
Syndicat d’initiative de Virton
rue des Grasses Oies 2b, B-6760 VIRTON
tél : 0032(0)63/57.89.04
fax : 0032(0)63/57.71.14
e-mail : mtg@soleildegaume.be
www.soleildegaume.be

lundi 12 août 2013

L'Art de la Compile : Belgique, Histoire Secrète de MaryAnge Tibot


Survol compilatoire des ouvrages fouillés et fort complets de Paul de Saint-Hilaire sur la « Belgique Mystérieuse », et de Paul Rouelle, « Court-Circuit » (1984, puis ODS, 2010), qui a eu le mérite d’être le premier à étudier les relations surprenantes entre la Belgique et « l’Affaire de Rennes ».

Ouvrage de +/- 160 pages à lire paresseusement durant les vacances pour ceux qui ne connaîtraient rien aux livres précédents.

mercredi 19 septembre 2012

SEDAN, VITRINE DU FANTASTIQUE

L'UNION

Sedan, vitrine du fantastique

Publié le mercredi 19 septembre 2012 à 11H00 - Vu 61 fois

1 › 2 › 3 › 4
Parmi les invités d'honneur, Frédéric Voisin, qui déploiera  sa fresque de 16 mètres de long sur l'Apocalypse,  dans la salle des Ducs de Bouillon au château fort.
Parmi les invités d'honneur, Frédéric Voisin, qui déploiera sa fresque de 16 mètres de long sur l'Apocalypse, dans la salle des Ducs de Bouillon au château fort.

SEDAN (Ardennes). Fastueux programme pour cette IXe édition qui accueillera, du 20 octobre au 4 novembre, quelque 85 participants, artistes ou scientifiques, de trente pays. ATTACHEZ vos ceintures : du 20 octobre au 4 novembre, Chiméria, le festival international des arts et sciences visionnaires, propulse Sedan vers les mondes infinis de l'espace et du rêve.
Le programme de cette 9e édition*, que l'on peut qualifier de fastueux, a été dévoilé, samedi soir, au château par les organisateurs, Marylène Leterrier, présidente du Cercle Artistique Sedanais, et Romuald Leterrier, auteur et chercheur en ethnobotanique, en présence des invités d'honneur, dont les peintres Lucas Kandle, fondateur du groupe Libellule, Gérard Di Maccio, Dominique Desorges, le graveur rémois Frédéric Voisin ou encore les éditions Armand Colin, d'Elisabeth Husson, adjointe à la culture, et Jean-Paul Bachy, président du conseil régional Champagne-Ardenne.
Festival unique en France par le dialogue, très marqué cette année, qu'il instaure entre l'art et les sciences, Chiméria accueillera quelque 85 participants, des artistes, des scientifiques, vidéastes, conférenciers, écrivains et cinéastes de 30 pays.
Le thème de cette 9e édition se prête particulièrement à cette confrontation : l'exploration du temps, la création et l'Apocalypse, en clin d'œil, notamment, au calendrier maya et à certaines prédictions boudhistes concernant décembre 2012.

Christophe Vacher comme parrain

Etendu sur quinze jours au lieu d'une semaine, Chiméria investira outre la salle Marcillet, l'amphithéâtre et la Galerie des Antiques, la salle des Ducs de Bouillon au château, où se déploiera la fresque de seize mètres de Frédéric Voisin, graveur rémois, justement baptisée « L'Apocalypse ».
Tandis que les artistes ouvriront les portes du rêve, de la mythologie ou de l'inconscient, une dizaine de conférences ouvriront le débat sur les origines du monde et les visions du cosmos qui hantent l'humanité depuis la nuit des temps.
Parmi ces intervenants, Benoît Reeves qui présentera une conférence de son père l'astrophysicien, Hubert Reeves, sur le Big Bang et les périls menaçant la planète, Alain Musset, auteur du « Syndrome de Babylone, géofictions de l'apocalypse », l'elficologue Pierre Dubois, le physicien français Philippe Guillemant, Romuald Leterrier qui abordera la question du temps dans le chamanisme.
Autre temps fort, la venue de Christophe Vacher, parrain du festival (après Jan Kounen), directeur des effets visuels de la série Transformers, qui lui ont valu deux Emmy Award, présentera le film « Number 9 », produit par Tim Burton, auquel il a collaboré. Tout au long du festival des élèves de l'EICAR (Ecole internationale de création audioviduelle et de réalisation) présenteront des vidéos et court-métrages. Enfin, l'association Accustica de Champagne-Ardenne accrochera deux expositions sur les climats en péril et les mouvements de la terre, dans le hall de la salle Marcillet et à la Maison de Quartier Claude-Georgin.
Pas de doute, pendant quinze jours, Sedan sera bien « la » vitrine du fantastique.
Dominique BERTHÉAS