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mercredi 12 août 2026

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE KITAB, Bernard Stabile

    


 

Ah le Kitab !  Mais dans le roman éponyme de Bernard Stabile (Art Palatium 2025), il ne s’agit pas du Necronomicon, mais du Kitab el-Quanoun el-Mukadess, le livre sacré de la Connaissance chez les Druzes. Un ouvrage convoité par une multitude d’acteurs dans les Terres d’Orient au XII ème siècle. On s’y perd entre Templiers, Francs, Chrétiens, Juifs, Mahométans, Druzes, Sarrasins, Ismaéliens, pour ne pas citer les Celtes qui survivent dans les forêts profondes des Terres du Nord. Le roman mettra en scène le Templier Roland et sa compagne, la belle Innana, chargés de protéger l’ouvrage sacré et de le mettre en pratique. On aura droit à une magnifique plongée initiatique, dans les arcanes de la Connaissance et de l’Amour Magique. Innana ne porte-t-elle pas le nom de la déesse des Druzes, figure légendaire qui se transformera en Marie et en incarnation sublime du Féminin Sacré. Le périple des deux amants est d’une grande richesse et nous conduit à goûter aux plaisirs du Jardin des Délices des Assassins, à l’ivresse qui se dégage des grandes bibliothèques et des scriptoriums cachés dans des abbayes, temples de l’érudition. On assistera au long cheminement qui conduit à la réalisation du grand œuvre alchimique, à la découverte des secrets du Sepher Yetsirah et à la naissance de la corporation des Compagnons Bâtisseurs, constructeurs des Cathédrales qui ne sont autres qu’un poème de Pierre à la gloire de la Femme Ultime.

Parallèlement, et de nos jours, le libanais Walid arrive à Chartres et se précipite dans la Cathédrale. Il est originaire de Jehline au Mont Liban, ville où avait jadis résidé Innana. Il a entendu parler d’un lourd secret, transmis par les Bâtisseurs. Mais je ne spoilerai pas la chute, magnifique. Le livre est bien écrit, avec une jolie couleur grâce au recours au vieux français et à la langue des oiseaux !

 

 


 

 

LES NOTES DU LABORATOIRE ODESIEN DE L’IMPOSSIBLE

 

KITĀB AL-QĀNŪN AL-MUQADDAS

(Le Livre de la Loi sacrée)

Statut : manuscrit apocryphe contemporain.

Origine supposée : Mont-Liban (tradition druze).

Première apparition connue : roman KITAB de Bernard Stabile.

Présentation

Le Kitāb al-Qānūn al-Muqaddas est présenté comme un manuscrit d'une antiquité exceptionnelle, jalousement conservé par certains initiés de la communauté druze. Selon le récit, il aurait été rédigé sur un support de peau humaine et renfermerait une doctrine capable de bouleverser les fondements des religions révélées.

Aucune source historique, archéologique ou philologique ne confirme cependant l'existence d'un tel ouvrage. Les recherches dans les catalogues de manuscrits arabes, les études sur la littérature druze et les grandes bibliographies orientalistes n'ont, à ce jour, livré aucune mention indépendante de cette dénomination.

Le Kitāb al-Qānūn al-Muqaddas doit donc être considéré, dans l'état actuel des connaissances, comme une création littéraire moderne.

Analyse linguistique

Le titre est composé de trois mots arabes parfaitement authentiques :

Kitāb (كتاب)
: livre.

al-Qānūn (القانون)
: la loi, la règle, le canon.

al-Muqaddas (المقدّس)
: sacré.

Une traduction littérale donne :

Le Livre de la Loi sacrée

ou

Le Livre du Canon sacré.

La translittération utilisée dans le roman (El-Quanoun-El-Mukadess) évoque davantage les usages orientalistes français du XIXᵉ siècle que les normes scientifiques actuelles (DIN 31635 ou ALA-LC). Ce choix contribue à donner au titre une coloration ancienne et exotique.

Les Druzes

L'attribution du manuscrit aux Druzes participe clairement de cette stratégie narrative.

Cette communauté religieuse, née au XIᵉ siècle, possède effectivement des textes ésotériques réservés aux initiés, les Rasāʾil al-Ḥikma (« Épîtres de la Sagesse »). Leur accès est traditionnellement limité aux ʿuqqāl (« les sages »), tandis que les fidèles ordinaires (juhhāl) n'en connaissent que les principes généraux.

Ce caractère confidentiel a souvent nourri, depuis les Croisades, les spéculations occidentales. Les Druzes ont ainsi été associés, sans fondement historique solide, aux Templiers, aux Assassins, aux Ismaéliens ou encore à diverses traditions hermétiques.

Le Kitāb al-Qānūn al-Muqaddas exploite manifestement cette réputation de discrétion.

Construction d'un grimoire fictif

Le procédé employé rappelle plusieurs ouvrages célèbres.

Livre

Auteur

Nature

Necronomicon

Lovecraft

Faux livre médiéval

Livre de Dzyan

Helena Blavatsky

Source théosophique mythique

Liber Ivonis

Robert Bloch

Faux grimoire lovecraftien

De Vermis Mysteriis

Robert Bloch

Faux traité démonologique

Kitāb al-Qānūn al-Muqaddas

Bernard Stabile

Faux manuscrit oriental

On retrouve plusieurs constantes :

  • un titre dans une langue ancienne ;
  • une origine géographique difficilement vérifiable ;
  • une transmission initiatique ;
  • un contenu interdit ;
  • une disparition des exemplaires connus.

Ces éléments sont caractéristiques de la littérature ésotérique moderne.

Pourquoi ce titre est-il crédible ?

L'auteur semble avoir combiné plusieurs références culturelles.

Le mot Qānūn renvoie immédiatement, dans le monde islamique, au célèbre Canon de la médecine d'Avicenne (Kitāb al-Qānūn fī al-Ṭibb). Il évoque donc un texte faisant autorité.

Le terme Muqaddas appartient au vocabulaire religieux classique.

L'ensemble possède ainsi une vraisemblance linguistique suffisante pour convaincre un lecteur non arabisant.

Symbolique

Le livre devient moins un objet historique qu'un archétype.

Il représente :

  • la Tradition perdue ;
  • le savoir interdit ;
  • la révélation cachée ;
  • la mémoire des civilisations disparues.

Sous cet angle, il rejoint la famille des grands livres mythiques :

  • le Necronomicon ;
  • le Livre de Thot ;
  • les Tables d'Émeraude ;
  • le Livre de Dzyan ;
  • le Liber Mundi ;
  • le Livre d'Hénoch.

Appréciation critique

D'un point de vue philologique, rien ne permet aujourd'hui d'affirmer que le Kitāb al-Qānūn al-Muqaddas ait jamais existé.

D'un point de vue littéraire, en revanche, sa construction est particulièrement habile. Bernard Stabile mobilise des éléments réels (la langue arabe, les Druzes, le prestige du mot Qānūn) pour produire un objet fictif doté d'une forte crédibilité. Cette technique s'inscrit dans une tradition inaugurée par les grands auteurs de fantastique érudit, qui consiste à créer un manuscrit imaginaire si vraisemblable qu'il semble avoir traversé les siècles.

 

 


 

 

***

INNANA

 

Qui est Inanna ?

Inanna est une déesse aux multiples visages. Elle incarne simultanément :

  • l'amour et la sexualité ;
  • la fécondité (mais paradoxalement, elle n'est pas une déesse maternelle) ;
  • la guerre et la victoire ;
  • la royauté sacrée ;
  • l'étoile du matin et du soir, c'est-à-dire la planète Vénus.

Cette réunion des contraires est caractéristique de sa personnalité. Elle peut apporter la vie, l'amour et la prospérité, mais aussi la destruction, la folie ou la guerre.

Son nom

Le nom Inanna signifie probablement :

« Dame du Ciel »

(en sumérien NIN.AN.NA).

Chez les Akkadiens, Babyloniens et Assyriens, elle devient Ishtar, sans perdre ses attributs essentiels.

Les grands mythes

La Descente aux Enfers

C'est probablement son récit le plus célèbre.

Inanna décide de descendre dans le royaume des morts gouverné par sa sœur, Ereshkigal.

À chacune des sept portes des Enfers, elle doit abandonner un de ses emblèmes :

  • sa couronne,
  • son collier,
  • ses bijoux,
  • ses vêtements,
  • etc.

Elle arrive nue devant sa sœur.

Ereshkigal la fait tuer et suspendre à un crochet.

Pendant trois jours, la vie sur Terre semble s'arrêter.

Grâce à l'intervention du dieu de la sagesse Enki, Inanna est ressuscitée.

Mais une loi des Enfers exige qu'elle fournisse un remplaçant.

Elle choisit alors son époux, Dumuzi, qui devra passer une partie de l'année aux Enfers.

On retrouve ici un thème qui annonce de nombreux mythes ultérieurs : mort, résurrection et alternance saisonnière.

Le mariage sacré

Inanna s'unit rituellement à Dumuzi.

Ce mariage symbolise :

  • la fertilité de la terre ;
  • la prospérité du royaume ;
  • la légitimité du roi.

Dans plusieurs cités sumériennes, le souverain jouait le rôle de Dumuzi lors d'une cérémonie annuelle.

Le vol des "Me"

Les Me sont des pouvoirs divins représentant tous les fondements de la civilisation :

  • royauté,
  • écriture,
  • artisanat,
  • musique,
  • justice,
  • sexualité,
  • guerre,
  • etc.

Inanna les obtient d'Enki, parfois par ruse, parfois après l'avoir enivré.

Grâce à eux, la civilisation est transférée à Uruk.

Une déesse de paradoxes

Elle est à la fois :

Aspect

Signification

Prostituée sacrée

Sexualité divine

Vierge

Indépendance

Guerrière

Violence sacrée

Reine

Pouvoir politique

Astre

Cosmologie

Magicienne

Transformation

Cette accumulation de fonctions est exceptionnelle dans l'Antiquité.

Son symbole

On lui associe notamment :

  • l'étoile à huit branches ;
  • le lion ;
  • la planète Vénus ;
  • le roseau et le faisceau royal.

Le lion devient progressivement l'un de ses attributs favoris, annonçant déjà l'iconographie d'Ishtar.

Influence sur les religions ultérieures

Les spécialistes restent prudents, mais plusieurs motifs d'Inanna ont eu une très longue postérité :

  • la descente au royaume des morts ;
  • la mort suivie d'un retour à la vie ;
  • le dieu ou la déesse qui assure le retour de la fertilité ;
  • la planète Vénus comme symbole religieux.

On retrouve des échos de ces thèmes dans les mythologies syriennes, cananéennes, grecques (notamment avec Aphrodite pour certains aspects et Perséphone pour d'autres), puis dans de nombreuses traditions ésotériques modernes.

Pour les chercheurs de l'ésotérisme

Inanna est souvent considérée comme une figure archétypale de la Grande Déesse, mais cette lecture est largement moderne. Les textes mésopotamiens présentent avant tout une divinité complexe, ambivalente et profondément enracinée dans la religion sumérienne, plutôt qu'une déesse-mère universelle.

 


 

jeudi 11 juin 2026

LES SECRETS DU TEMPLE D'OCCITANIE, Jérôme Viguier


 

Vient de sortir :  

Au cœur des collines du Tarn, le vent d’Occitanie porte encore les échos d’un secret que ni le temps ni les hommes n’ont réussi à enterrer.

Gabriel, croit avoir laissé derrière lui les ombres du Temple et les mystères qui ont failli lui coûter la vie. Mais lorsqu’il découvre une inscription oubliée dans les ruines d’une chapelle isolée Non omnis moriar : Je ne mourrai pas tout entier son passé le rattrape.
Un symbole tracé à la main : une croix pattée et un calice.
Un message signé de celle qu’il pensait avoir perdue.

Alors commence une nouvelle chasse.
Une quête à travers l’Occitanie, ses villages suspendus comme Cordes-sur-Ciel, ses terres rougeoyantes, ses légendes enfouies. Entre parchemins cryptés, sociétés secrètes et vestiges sacrés, Gabriel se retrouve au cœur d’une conspiration ancienne qui n’a jamais cessé de respirer sous les pierres, les murets et les chapelles oubliées.

La vérité ne meurt jamais.
Elle change seulement de gardien

vendredi 5 juin 2026

FULCANELLI ET ROGER FACON

  


Un livre qu'il est certainement utile de relire aujourd'hui ! 

 

 

Sur nos rayonnages

(2017)

 


Fulcanelli, commandeur du Temple

 

Roger Facon

 

Tenu par une promesse familiale, Roger Facon a dû attendre jusqu'à ce jour pour effectuer les révélations que contient ce livre. L'Ordre du Temple est parmi nous. La France abrite douze commanderies templières "hors du temps". Fulcanelli dirige depuis 1946 la commanderie de Paris. Dans le monde en perdition qui est nôtre, de telles révélations ne sont pas de nature à changer le cours des choses, hélas, mais elles se doivent d'être versées au dossier du devenir humain.

 

En vente sur Amazon ( https://www.amazon.fr/dp/B06XWMV5X3) et sur la boutique en ligne de l’ODS (www.oeildusphinx.com) – 15 € (plus 3 € de frais de port), série « Les Cahiers d’Irem».

jeudi 30 avril 2026

LA CAVERNE PERDUE DES TEMPLIERS, Roger Facon, à l'ODS

  

 


 

VIENT DE PARAÎTRE

(Mai 2026)

 

LA CAVERNE PERDUE DES TEMPLIERS

Spécial Fulcanelli

Roger Facon

 

Qui contrôle vraiment l’Histoire ?

 

Quelque part dans les Hautes-Alpes, un initié français découvre une caverne oubliée.
Un sanctuaire templier que personne n’était censé retrouver.

Très vite, les morts s’accumulent.

L’homme n’est pas un mystique isolé.
Protégé par certains services, lié à un mystérieux « pacte d’Arginy », il met au jour un réseau ancien — une organisation qui infiltre loges initiatiques, cercles financiers, services de renseignement et sphères politiques.

Une société qui ne se contente pas d’influencer le monde.
Elle le corrige.

À coups d’ « action directe ».

Entre ésotérisme dévoyé et raison d’État, entre rituels occultes et opérations clandestines, la frontière disparaît.
Et ceux qui cherchent la vérité deviennent des cibles.

Dans l’ombre, les « maîtres secrets du monde » règlent leurs comptes.

Mais cette fois, le rififi pourrait bien échapper à tout contrôle.

 

En vente sur Amazon https://www.amazon.fr/dp/2380141207 (et prochainement sur la boutique en ligne de l’ODS (www.oeildusphinx.com) - 16 € (plus 3 € de frais de port), série « Les Cahiers d’Irem ».

 

Montage et illustration André Savéant 

lundi 20 février 2023

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : ROYAUME PERDU, Giacometti et Ravenne

 


 

Le Royaume Perdu, Giacometti et Ravenne (J.C. Lattès, 2022). Sans conteste, un Marcas de belle qualité qui réussit à trouver de nouvelles pistes de recherche dans une théofiction pas mal encombrée depuis le Da Vinci Code. Il y a en fait deux « héros » dans ce roman, tous deux mis es scène avec une véritable dimension ésotérique.

Le premier est le Livre d’Hénoch. Du nom du patriarche qui, d’après la Bible, vient juste avant Salomon, fondateur du Temple ; et arrière-grand-père de Noé. Un ensemble formé de cinq manuscrits écrits entre – 300 et + 400. Non reconnu par les Églises (sauf celle d’Éthiopie). C’est un recueil de descriptions hallucinées de Dieu et des récits enflammés de lutte contre les pécheurs. Le plus curieux est le premier livre, « le Livre des Veilleurs », qui raconte la fugue de 200 anges qui se révoltèrent contre le Seigneur et descendirent sur Terre pour forniquer avec les filles des hommes. Il en résultat l’apparition d’une race de Géants que formèrent les anges. Yahvé demanda au chef des anges restés fidèles, Michaël, de punir les révoltés menés par le démon Samyzia. L’histoire finira mal et Dieu provoqua le Déluge. Il est intéressant de souligner que Hénoch est monté au Cieux, a vu Dieu et est revenu sur Terre. Il est le seul humain à avoir eu ce privilège.

Le second est le Baphomet, créature diabolique qui aurait été adorée par les Templiers et qui fait son apparition dans une correspondance religieuse de 1098. Ses représentations sont sujettes à caution, mais on croit le voir dans la statuette au-dessus du porche de l’église St Méri à Paris et surtout dans une salle de la forteresse de Tomar au Portugal.

Le commissaire Marcas est fatigué de jouer aux Indiana Jones et songe même à quitter la police, d’autant qu’il a maintenant une compagne, elle aussi dans la police, dont il est profondément amoureux. Mais notre ami sera « débauché » par une de ses relations, un riche collectionneur, qu’il fait inviter à une « party » de luxe pour y exercer une discrète surveillance. Il s’agit de la société OxO, spécialisée dans l’Intelligence Artificielle et travaillant sur la mise au point de l’ordinateur quantique le plus puissant jamais imaginé. Sa patronne, Lena, est manifestement versée dans la science des mystères et est persuadée que « le secret des secrets » se trouve dans le livre d’Hénoch. Une première tentative de décryptage informatique se soldera par un échec et infligera à tout un quartier de Paris une monumentale panne d’électricité. Quant à la soirée, elle sera perturbée par une bande de « fous de Dieu » qui n’hésitent pas à mourir en chantant des cantiques lorsqu’ils sont acculés par les forces de l’ordre.

Il faut en fait retrouver l’original d’Hénoch pour reprendre l’expérience, et c’est la mission qui sera confiée à nôtre enquêteur avec peu d’indices au départ, si ce n’est une tête sculptée de Baphomet (celle de Tomar) portant une mystérieuse inscription. Suit un périple traité selon l’orthodoxie de la théofiction, alternant les chapitres se déroulant de nos jours et ceux nous entraînant dans une Jérusalem où les templiers sont en déconfiture.

La chute sera brutale et nous apprendra qu’il est dangereux aujourd’hui de vouloir retrouver le Paradis Terrestre, même si l’on dispose d’une monstrueuse « bête quantique » !

Un petit plus dans ce roman. Le commissaire Marcas met la main lors de son périple sur le journal de l’un de ses aïeuls, Tristan Marcas, qui se serait illustré lors de la seconde guerre mondiale dans une lutte occulte contre le nazisme.

 


lundi 18 novembre 2019

COLLOQUE SUR LES TEMPLIERS (Rennes-le-Château) en août 2020




Colloque sur les Templiers, Rennes-le-Château (Les Labadous), août 2020
Semaine du 5 au 11 août 2020 : le colloque se ferait sur trois jours (6-7-8) avec possibilité d’arriver le lundi et de rester éventuellement jusqu’au dimanche (visites, excursions, excursions et pique-niques, salon du livre, etc.)

L’imaginaire de la Chevalerie. Un exemple, l’Ordre du Temple entre mythe et Histoire. L’héritage des Templiers, de Jérusalem à Rennes le Château (lieux, légendes, ésotérisme, franc-maçonnerie). Origines et actualité de l’Ordre.

L'épopée templière n'a jamais cessé d'enflammer les imaginations, en dépit de la fin brutale de l’Ordre des Chevaliers du Temple au XIVe siècle. Le 13 octobre 1307 le roi de France Philippe le Bel fait en effet arrêter les Templiers dans le royaume de France. Prémices de la chute d'un Ordre religieux de moines-soldats, où mythes et légendes se confondent avec la vérité depuis des siècles.
On peut ainsi s’interroger sur les raisons qui conduisirent au retour en grâce de l’Ordre au XIXe siècle et qui font que les Templiers sont aujourd’hui l’objet d’une fascination qui perdure à travers les livres d’histoire, les romans, le cinéma, la BD, les jeux vidéo et l’art visuel. Ce colloque s’intéressera aux ressorts mythiques et anthropologiques de l’épopée templière : les origines au Proche-Orient, le contact avec les Sarrasins, le rôle de St Bernard, le développement de l’Ordre en Europe, les relations tumultueuses avec la Couronne, l’invraisemblable opération de police du 12 octobre 1307, les procès et la condamnation au bûcher du dernier Grand Maître Jacques de Molay. Malgré les documents historiques du temps et l’inlassable travail des chercheurs persistent de zones d’ombre qui ont partie liée au mythe ou à la légende : comment expliquer la facilité de l’opération de police ? Les chefs d’accusation étaient-ils réels ? En deux mots, les Templiers étaient-ils coupables (notamment d’hérésie) ? Quelle proportion de Templiers échappa à la rafle ? Que sont-ils devenus ? L’hypothèse « américaine » est-elle crédible ? La piste écossaise permet-elle d’envisager un lien avec la future franc-maçonnerie ? Y aurait-il une tradition templière « souterraine » comportant des rites initiatiques secrets ? Qui était réellement Jacques de Molay ? Le « trésor des Templiers » n’est-il qu’une fable ? Que faut-il penser de la « malédiction » censément proférée par de Molay ?
Il sera loisible de s’intéresser au contexte sociologique de l’imaginaire chevaleresque, la persistance du néo-médiévalisme et de la tradition gothique jusqu’à aujourd’hui dans l’art (opéras de Wagner), la littérature populaire (Steve Berry, Raymond Khoury, Jack White, etc.), le jeu vidéo (Assassin’s Creed) ou le cinéma (Le Sang des Templiers, Benjamin Gates, Le Dernier des Templiers, etc.). On pourra également étudier les réceptions de l’imaginaire templariste dans certaines sociétés ésotériques (Stricte Observance Templière). Il sera enfin possible d’examiner les traces templières au niveau local et international (Rennes-le-Château, les commanderies diverses en France ou à l’étranger).

Les propositions seront adressées conjointement à Lauric Guillaud, Georges Bertin et Philippe Marlin avant fin février 2020.
philippe.marlin@gmail.com
Le colloque se déroulera aux Labadous (en bas du village de Rennes le Château) où les intervenants et participants pourront séjourner et prendre leurs repas.
Les Labadous
11190 Rennes-le-Château
04 68 74 25 16

dimanche 9 juillet 2017

LES TEMPLIERS DE CHARLY SAMSON DANS LA LETTRE DU CROCODILE

Les Templiers

Publié le 9 Juillet 2017, 09:06am




Les Templiers. Protecteurs des Secrets du Graal et de l’Arche d’Alliance de Charly Samson, Editions L’œil du Sphinx.
Cet ouvrage relate de manière synthétique l’histoire de l’Ordre du Temple et de l’idée templière depuis le XIIème siècle jusqu’à nos jours. Charly Samson relève toutes les singularités qui accompagnent la fondation et l’activité de cet ordre jusqu’à sa disparition. Entre faits historiques et éléments de mythes croisés, Charly Samson adhère à la thèse des secrets du Temple (et du Graal), de la recherche de l’Arche d’Alliance et de découvertes spirituelles, scientifiques et techniques contribuant au développement et à la puissance de l’Ordre du Temple, puissance bien établie. Il tente de distinguer quelques faits avérés des nombreuses légendes qui se sont édifiées autour de cette question. Le rôle central de Bernard de Clairvaux est mis en avant ainsi que la place obscure de l’Ethiopie dans cette aventure.
La partie la plus étayée est celle traitant de la fin de l’Ordre et du rôle terrible de l’Inquisition. Au passage, nous apprenons qu’en 1996, fut déclarée au Journal Officiel de la République Française une Association pour la restauration de l’Inquisition. La double trahison de Philippe le Bel et du Pape s’inscrit dans un contexte politique et économique particulier qui permit aux nombreuses jalousies envers l’Ordre du Temple de converger pour sa perte à travers une parodie de procès. Aujourd’hui, la Charte de Chinon qui innocente les Templiers de toute hérésie a été retrouvée et publiée. Mais l’objectif de Philippe le Bel, à la tête d’un royaume endetté, était avant tout de s’approprier les biens de l’Ordre.
Dans la seconde partie de l’ouvrage, Charly Samson tente de suivre les nombreuses survivances, réelles, comme au Portugal et en Espagne, ou souvent fantasmées, de l’Ordre du Temple. L’idée du Temple persiste d’abord à travers les lieux. Vrais vestiges templiers ou faux vestiges contribuent à la fois à l’histoire et à la légende. Le templarisme survit à l’Ordre, il l’avait d’ailleurs précédé comme l’a démontré Henri Corbin, notamment avec le cycle du Graal. L’histoire de l’Ordre du Temple, et les légendes qui l’entourent, comme les mystères du Graal, pointent vers une même réalité et finalité initiatiques.
Un chapitre traite des néo-templarismes, depuis la fausse résurgence de Fabré-Palaprat jusqu’aux « petites glorioles » d’aujourd’hui. Pour Charly Samson, l’idéal templier et la spiritualité templière perdurent, indépendamment de prétendues survivances historiques. Si l’Ordre du Temple, entre histoire et mystères, nourrit aujourd’hui un tourisme templier qui se porte bien, il continue aussi d’orienter certains courants traditionnels, par exemple en Franc-maçonnerie. Dans le chaos de ce début de millénaire, l’idéal chevaleresque porté par l’Ordre du Temple, ou que nous lui faisons porter aujourd’hui, véhicule des valeurs et une dynamique qui peuvent se révéler salutaires pour peu qu’on ne les laisse pas s’enliser dans les considérations personnelles.
Editions L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France.

vendredi 3 octobre 2014

LES TEMPLIERS EN BELGIQUE


Templiers

Conférence « Les Templiers »

HIRAM.BE

Publié par Géplu dans Manifestations
  Arnaud De La Croix, auteur de nombreux livres sur les Templiers mais aussi de Les Illuminati, la réalité derrière le mythe et Hitler et la franc-maçonnerie, va donner dans le cadre évocateur de la salle des Chevaliers du Château du Karreveld une conférence-débat sur Les Templiers.
Une approche inattendue de l’ordre du Temple : le débat peu connu dont il a fait l’objet tout au long de son existence, aux douzième et treizième siècles. Un débat qui trouve des résonances actuelles, à l’heure où guerres « justes » et intolérance religieuse secouent la planète. Les questions : Pourquoi, après un développement prodigieux, les Templiers se sont-ils vus condamner comme hérétiques ? Y a-t-il un trésor de l’ordre ? Quelle filiation entre le Temple et la franc-maçonnerie ? seront également posées.
Mercredi 15 octobre à 19h30 en la salle des Chevaliers du Château du Karreveld, Avenue Jean de la Hoese 3, à Molenbeek-St-Jean (1080 Bruxelles).
La conférence est aussi programmée pour le mercredi 22 octobre à 18h30, au Centre Culturel de Jette, 145 Boulevard de Smet de Naeyer.
Participation aux frais : 5 €. Réservations souhaitée : thirion.gul@skynet.be