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mercredi 26 août 2026

UNE CANDIDATURE INDISPENSABLE

 

Programme anti-frontières... Sylvain Durif, "le grand monarque" de Bugarach, se déclare candidat à l'élection

  • Sylvain Durif, dans une vidéo annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2027.
    Sylvain Durif, dans une vidéo annonce sa candidature à l'élection présidentielle de 2027. Capture d'écran Instagram - sylvainpierredurif369
Publié le , mis à jour

Article rédigé par Loïs Dzouz


Journaliste

L'Indépendant

Cette nouvelle fonctionnalité utilise une voix synthétique générée par ordinateur. Il peut y avoir des erreurs, par exemple dans la prononciation, le sentiment et le ton.

Chaque élection présidentielle est accompagnée de son aréopage de candidats iconoclastes, et 2027 s'annonce à ce titre comme un très bon cru. Tard dans la soirée du dimanche 23 août, le vidéaste Sylvain Durif a officiellement annoncé sa candidature à l’élection présidentielle sur Instagram, devant ses plus de 40 000 abonnés

Dans une vidéo courte, il se présente : "Bonjour. Je suis le grand monarque, le Christ cosmique, le Messie, le roi et le pape Pierre, le président de la gouvernance pacifique planétaire et cosmique Elvita. Je vous annonce à toutes et à tous ma candidature officielle et publique pour l'élection présidentielle de 2027 en France. Bonne journée."

Pas d'alliance avec Lalanne

Le ton est volontairement sobre, mais les titres qu'il s'octroie, eux, ne manquent pas de panache. "Enfin une candidature enthousiasmante !", "vous avez mon vote grand monarque", ironisent des internautes en dessous de la vidéo.

Sylvain Durif précise par ailleurs ne pas envisager d’alliance avec Francis Lalanne, autre candidat atypique soutenu par Dieudonné, qui a lui aussi lancé sa campagne cet été. Concernant ses propositions, le vidéaste complotiste indique être "contre les frontières" et affirme que l’immigration "ce n’est pas une farce", sans détailler davantage son programme.

De Bugarach à l’Élysée ?

Si le ton de son annonce se veut volontairement sobre, les titres qu'il s'octroie, eux, ne manquent pas de panache. Connu comme le "grand monarque", le "Christ cosmique" ou encore "l’homme vert", Sylvain Durif a acquis une notoriété inattendue en décembre 2012, à l’approche d’une supposée fin du monde annoncée par certaines interprétations du calendrier maya.

À l’époque, le pic de Bugarach, dans l’Aude, était présenté par certains croyants comme l’un des rares lieux épargnés par le cataclysme. Sylvain Durif avait alors expliqué à la télévision que ce sanctuaire était protégé grâce à une "activité extraterrestre secrète", une déclaration qui lui avait valu une exposition des médias nationaux et internationaux, amusés.

Reste maintenant pour cet ambitieux outsider à franchir l’obstacle constitutionnel des 500 signatures d’élus, requis pour figurer officiellement sur les bulletins de vote. En 2017, il n’avait pas réussi à réunir ce quota, malgré une première tentative de candidature. À titre de comparaison, Jacques Cheminade, autre figure récurrente des candidatures marginales, avait, lui, obtenu les parrainages nécessaires à deux reprises, en 1995 et 2012.


mercredi 1 juillet 2026

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE MEURTRE DE L'ABBÉ SAUNIÈRE, Morris Leblanc

  

 


Celui qui se cache derrière le pseudo de Morris Leblanc a dû bien s’amuser en écrivant Le Meurtre de l’Abbé S’Nière (Arqa 2023) et m’a permis de passer un excellent moment. Les préfaciers (Christian Doumergue et Tony Baillargeat) laissent entendre que c’est un ouvrage à clefs, dissimulant de lourds secrets ésotériques sur lesquels plane l’ombre de Parvulesco. Peut-être. Mais pour moi, c’est un excellent thriller que j’ai dévoré, le sourire aux lèvres en raison de la foultitude de clins d’œil saunièrisants que nous offre ce gros bouquin. Qu’importe la vraisemblance chronologique, au feu les pseudonymes terriblement transparents, et en avant dans cette aventure décoiffante. 

 

 


 

L’abbé S’Aunière est chargé par son évêque (Billiard), membre de la Compagnie de Pie, de retrouver un dossier sulfureux, le dossier Polypus, et de le faire disparaître dans les sombres Archives du Vatican. Cela coûtera la vie à un de ses collègues (Gélis) qui en possédait une partie. Cela vaudra également l’existence à un jeune américain, Lovecraft, enquêtant à Londres sur les meurtres de Jack l’Éventreur. Cette plume prometteuse avait en effet été également mandatée par les Épiscopaliens pour mettre la main sur le dossier. Ce qu’il fera grâce à son don de « transmission d’archives » par voie sèche ». Hélas, plusieurs feuillets se perdront lors de l’opération de transfert et l’abbé cherchera à les localiser avec l’aide de sa maîtresse, la Diva du Siècle, qui était aussi une excellente voyante. On participera alors à un tour de France érudit, le chercheur ayant à ses trousses le jésuite William de Baskerville, lui aussi en quête des documents pour le compte de l’Aa (on se bouffe manifestement le nez au sein de l’Église Catholique !). Le jésuite est d’autant plus redoutable qu’il bénéficie de l’amitié complice de Jean Orth. On comprendra, au fur et à mesure de la reconstitution des parchemins, qu’il s’agit du récit de la vraie vie du Christ. Ce dernier avait un frère jumeau qui sera crucifié à sa place. L’aide de l’abbé Debout, curé érudit de Rennes-les-Grenouilles, sera indispensable pour décrypter les langues anciennes utilisées pour rédiger les documents. L’abbé S’Nière fera une dernière étape dans sa ferme près de Sougraigne, tenue par Claire et Antoine et où est exploité le sous-sol, recelant d’inestimables trésors historiques, fondus sur place (ah, le Pech d’En Couty !). Le final prendra la forme d’un duel avec le jésuite, au sommet du Bugarach, où notre abbé perdra la vie. Mais est-ce le final ? Je ne spolierai pas la chute surprenante qui nous permet d’assister à une étonnante NDE !

 


 

 

Les personnages sont tous plus décoiffant les uns que les autres. On apprend que le nom de famille de la servante du curé était Denarnaud-Cthulhu. L’abbé avait aussi un homme à tout faire, un nain qui répondait au patronyme d’Asmodée et ne se nourrissait que de pommes bleues, fournies par un négociant discret du marché Saint-Germain, près du domicile de l’abbé rue Léoncourt. L’abbé, pour sa part, était un bon vivant, amateur de jolies femmes et de bonnes tables. Son tour de France ne sera pas uniquement touristo-historique, mais égalent gastronomique à la découverte des spécialités locales.

On relèvera enfin que la saga est truffée de références à de multiples sociétés secrètes avec leurs « bons » et leurs « méchants » : outre l’Aa, la Compagnie de Pie et les Épiscopaliens déjà cités, on croise La Sapinière, La fila Etheria de Moldavie, Le Grand Lunaire, le Hiéron du Val d’Or, l’œil d’Horus au sein de la Société des Gens de Lettres, L’Officium Dei, Les Frères de Lumière, Le Prieuré de Sion, Le Cercle de Narbonne…

 


 



vendredi 12 juin 2026

LUDOVIC RICHER ET ARCANA

 

Bonjour à tous, voici mes dates de conférence à noter dans vos calendriers pour l’été 2026. Au plaisir de vous y rencontrer.
Le 25 juillet à Rieux-Minervois (SABBAT DES SORCIERES 2026 /
Histoire de la Sorcellerie : la science perdue des anciens
De Circé à Morgane la Fée, des guérisseuses médiévales à la chasse aux sorcières, dans cette conférence, je vous proposerai un voyage à travers l’histoire complexe de la sorcellerie.
Nous interrogerons l’image de la sorcière entre mythes et réalité : figure démoniaque, magicienne, prêtresse païenne, guérisseuse, ou gardienne d’un savoir ancestral ?
Aujourd’hui, le retour de la sorcellerie dans la culture contemporaine pose une question essentielle : assiste-t-on au réveil d’une spiritualité ancienne ou à une réinterprétation moderne ?
Enfin, nous ouvrirons les vieux grimoires pour découvrir les arcanes de la sorcellerie.
Le 1er août à Rennes-le-Château /
Aor-Agni, la quête du Christ-Roi : y a-t-il un christianisme avant Jésus ?
L’abbé Boudet, Paul Le Cour, la société du Hiéron du Val d’Or, Marsile Ficin et plusieurs adeptes de l’ésotérisme des XIXe et XXe siècles partagent une idée commune : celle d’un christianisme des origines, ou d’une révélation primordiale (la prisca theologia), antérieure à la vie historique de Jésus.
D’où leur vient cette idée ?
Comment s’articule-t-elle ?
Quelle serait l’origine réelle du christianisme ?
Bien que leurs théories soient variables, cette enquête va nous conduire au cœur de l’ésotérisme chrétien, de la philosophie grecque, du mythe de l’Atlantide, et même de l’ancienne religion des Celtes.
Si, dans le monde des chercheurs de Rennes-le-Château, l’on parle régulièrement de l’abbé Boudet et de son livre « soi-disant codé », c’est oublier le message de fond de son texte : l’idée que la petite cité de Rennes-les-Bains et sa région conserveraient une mémoire spirituelle très ancienne, qu’il tente de nous démontrer par la linguistique, l’histoire, la géographie, l’archéologie et l’étude des mythes.
Entreprenons un voyage entre mythe et réalité afin d’éclaircir l’énigme des origines du christianisme et de l’hypothétique tradition primordiale.

mardi 26 mai 2026

LEON MARTIN ET LE SECRET DES DISPARUS DE BUGARACH, Bruno Bourgeois

 


Léon Martin, 29 ans, est un passionné de belles randonnées entre l'Aude, l'Ariège et les Pyrénées-Orientales. Après sa première aventure, il retrouve en sa femme et ses enfants, le soutien, le courage et la force dont il avait besoin pour continuer d'avancer. C'est d'ailleurs au cours de cette même récente quête qu'une jeune fille ressemblant à sa fille avait été retrouvée morte. Un tatouage sur la nuque de celle-ci va le mener là où d'autres enfants disparaissent depuis quelques temps et n'ont jamais été retrouvés... Bugarach et ses alentours. Fin du monde ? Extra-terrestres ? Léon Martin aventurier moderne malgré lui n'y croit pas du tout, et si le trésor des cathares n'avait pas fini de dire toute la vérité et que les disparus de Bugarach n'avaient pas vraiment disparu ? Et quel était ce lourd secret auquel ni Léon, ni l'abbé, ni l'inspecteur Fritz n'allaient être préparés ? Dans tous les cas il n'a qu'une devise, celle de ne jamais reculer devant rien, c'est sa devise et celle des Martin !!!

jeudi 14 mai 2026

Conspiritualité et mythes de l’effondrement : le cas SOLARIS”

  


 

 

D’après plusieurs enquêtes et observations critiques :

  • Solaris se présente comme un réseau “d’entraide humaine”,
  • horizontal,
  • local,
  • autonome,
  • post-effondrement,
  • souvent avec un vocabulaire de “réveil”, “nouveau monde”, “souveraineté”, “tribus”, etc. (Unadfi)

Mais derrière cette façade :

  • on retrouve des références très fréquentes à :
    • l’effondrement imminent,
    • la corruption totale des institutions,
    • des imaginaires quasi messianiques,
    • des thématiques QAnon compatibles,
    • et des logiques survivalistes. (Unadfi)

🧠 Ce qui est intéressant intellectuellement

SOLARIS n’est pas du “complotisme classique” au sens ancien.

Ce n’est pas seulement :

“on nous ment”.

C’est plutôt :

“un ancien monde va tomber, il faut préparer des communautés parallèles”.

Et ça change beaucoup de choses

🜏 Un mélange typique des années post-Covid

Le réseau semble agréger :

  • antivaccinisme,
  • collapsologie,
  • New Age,
  • souverainisme,
  • autonomie locale,
  • ésotérisme diffus,
  • survivalisme soft,
  • spiritualité holistique,
  • méfiance envers l’État,
  • et parfois imaginaire providentialiste. (Unadfi)

C’est typiquement ce que certains chercheurs appellent :

la fusion entre contre-culture spirituelle et culture du soupçon.

⚠️ Là où ça devient problématique

Le vrai problème n’est pas forcément :

  • l’entraide locale,
  • l’autonomie,
  • ou même la critique des institutions.

Le problème apparaît quand :

  • toute réalité devient suspecte,
  • le monde est relu comme manipulation globale,
  • et qu’un imaginaire de “grande révélation” remplace l’analyse politique.

🜏 Le côté “retape”

Ce genre de réseau fonctionne souvent avec :

  • esthétique émotionnelle forte,
  • vocabulaire de fraternité,
  • promesse de communauté,
  • valorisation du “réveil”,
  • rhétorique du “vous sentez bien que quelque chose ne va pas”.

👉 C’est extrêmement attractif pour des gens :

  • désorientés,
  • isolés,
  • fatigués du monde contemporain,
  • ou en quête de sens.

📚 Hymn Media

Le problème avec ces structures médiatiques périphériques, c’est qu’elles fonctionnent souvent comme :

  • des amplificateurs de récits alternatifs,
  • des agrégateurs de méfiance,
  • plus que comme de véritables médias d’enquête.

On retrouve fréquemment :

  • émotion > vérification,
  • intuition > démonstration,
  • récit global > complexité.

🧠 Mon avis nuancé

Je ferais attention à deux erreurs symétriques :

❌ 1. Tout réduire à une “secte complotiste”

Ce serait simpliste.

Il existe dans ces réseaux :

  • de vraies inquiétudes sociales,
  • une crise de confiance réelle,
  • un besoin d’autonomie,
  • une recherche de communauté.

❌ 2. Les idéaliser comme “réseaux de résistance”

Là aussi, danger.

Car les structures de type SOLARIS peuvent :

  • favoriser l’entre-soi cognitif,
  • amplifier les croyances non vérifiées,
  • et glisser vers une vision paranoïde du monde.

🜏 Lecture très intéressante

SOLARIS est presque un cas d’école de :

👉 “mythologie de l’effondrement”

avec :

  • attente de rupture,
  • purification du monde ancien,
  • communautés élues,
  • langage quasi initiatique,
  • horizon post-catastrophe.

On est très proche :

  • du millénarisme,
  • des contre-sociétés utopiques,
  • et des nouvelles religions implicites.

🎯 Mon sentiment final

Oui :
👉 il y a clairement une composante conspiritualiste et conspirationniste dans cet univers. (Unadfi)

Mais le plus intéressant n’est peut-être pas le “complotisme” lui-même.

C’est le fait que :

ces réseaux tentent de reconstruire du sens, de la communauté et du sacré dans un monde perçu comme en décomposition.

Et ça rejoint directement :

  • Pichon,
  • Aimé Michel,
  • la “forme vide”,
  • et la crise des structures symboliques modernes.
  •  
  •  
  • (Une étude de Natacha)  

T


 

lundi 20 octobre 2025

BUGARACH, UN HAUT-LIEU DE LA SCIENCE

 

L’Institut Mythô-Hermétique de Bugarach : Naissance d’un cénacle hermétique au pied du Pech


(Rapport confidentiel, daté de 1912)


Une fondation discrète au tournant du siècle

Dans la région tourmentée du Razès, entre Rennes-le-Château, Rennes-les-Bains et le mystérieux mont Bugarach, vient de voir le jour une institution singulière : l’Institut Mythô-Hermétique de Bugarach.

Officiellement créé à l’initiative du philosophe Déodat Roché d’Arques, ardent défenseur de la mémoire cathare, il réunit des érudits de divers horizons. L’ouverture officielle est annoncée pour le printemps 1912.

La direction est confiée à deux figures :

 


 

  • George Beartin, docteur anglais en sociologie, formé à Cambridge, curieux des répercussions sociales des légendes locales,
  •  
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  • Laurent de Pirillac, professeur émérite en littératures comparées, connu pour ses parallèles audacieux entre mythes celtiques, sagas nordiques et traditions populaires françaises.
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L’organisation pratique repose sur une jeune femme discrète mais efficace, Mlle Liu Xin Yan, d’origine franco-chinoise, dont le rôle exact reste encore flou.


Des thèmes de recherche brûlants

L’Institut se propose d’étudier, « de façon scientifique », le foisonnement de récits, croyances et traditions qui entourent le Razès et ses environs :

  • Le mont Bugarach, qualifié de montagne « renversée », réputé abriter des cavernes profondes aux propriétés étranges ;
  • Le mont Cardou, que certains persistent à associer au Tombeau du Christ ;
  • Alet-les-Bains, où Nostradamus aurait séjourné et laissé des écrits sibyllins ;
  • Rennes-le-Château, théâtre des enrichissements inexpliqués de l’abbé Saunière et de son fameux trésor ;
  • Rennes-les-Bains, où l’abbé Henri Boudet publia en 1886 La Vraie Langue Celtique ou le Cromleck de Rennes-les-Bains, un ouvrage étrange qui dissimulerait, selon certains, un code initiatique ;
  • Baulou (Ariège), avec les extravagances architecturales d’un prêtre visionnaire ;
  • La basilique Notre-Dame de Marceille à Limoux, édifiée sur un réseau de souterrains mystérieux ;
  • Vernet-les-Bains et Sare, où circulent des rumeurs de tombes de vampires ;
  • Enfin, le domaine de Caderonne, dont les rumeurs les plus récentes évoquent des phénomènes troublants à la limite du surnaturel.

Une façade académique, un revers plus trouble

Les responsables assurent que l’Institut est un centre savant, consacré à l’histoire et au folklore. Pourtant, les confidences recueillies auprès de certains habitants laissent entrevoir une tout autre réalité.

Un témoin de Rennes-les-Bains rapporte :

« On dit qu’ils tiennent des veillées nocturnes dans les grottes, à la lueur des lampes à pétrole. Ils évoquent les anciens dieux et parlent d’étoiles… pas celles du ciel, mais celles d’avant. »

Un autre, ancien élève de M. de Pirillac, affirme :

« J’ai vu dans leur bibliothèque un manuscrit d’Otto Rahn – ou qui lui était attribué – parlant de l’Entrée des Rois sous la montagne. On m’a prié de n’en jamais reparler. »

 


 


Des archives à l’accès restreint

Les rumeurs évoquent la présence, dans les coffres de l’Institut, de documents singuliers :

  • un exemplaire annoté du Traité sur la Caverne de Cardou (1896),
  • des fragments apocryphes du De Vermis Mysteriis,
  • et des correspondances privées entre Déodat Roché et des érudits parisiens proches de la Société Théosophique.

Ces archives ne seraient accessibles qu’aux membres initiés.


Conclusion : un laboratoire de mythes vivants

Ainsi, dès sa naissance, l’Institut Mythô-Hermétique de Bugarach se place sous le double signe de l’érudition et de l’ombre. Sa mission officielle – inventorier et comprendre les légendes locales – semble n’être que le masque d’une entreprise plus vaste : reconstituer un savoir oublié, à la frontière du mythe et de l’ésotérisme.

Au printemps 1912, à l’heure où les rescapés du Titanic trouvent refuge dans le Midi de la France, il n’est pas anodin que certains, comme la cantatrice Emma Calvé, aient manifesté un vif intérêt pour cet Institut naissant. Peut-être y percevaient-ils déjà l’écho d’un mystère plus ancien que l’histoire elle-même.

 

Et la vie studieuse continue à Bugarach :