dimanche 28 décembre 2025
jeudi 11 décembre 2025
DRACULA: A LOVE TALE (2025) - LUC BESSON - VERSION 4K UHD Blu-ray
Luc Besson orchestre en 2025 un retour singulier au cinéma fantastique en s’appropriant le mythe de Dracula, librement inspiré du roman de Bram Stoker. Intitulé à l’international Dracula: A Love Tale, le film s’écarte des sentiers balisés du récit gothique traditionnel pour plonger au cœur d’une fresque romantique, où l’éternité devient le théâtre d’un amour impossible. Portée par une mélancolie diffuse, cette relecture s’attarde sur la solitude abyssale d’un être maudit, consumé par sa passion et condamné à errer dans l’ombre de ses désirs inassouvis.
Le film était à découvrir en août dernier dans les salles obscures. Il s’offrira en fin d’année une sortie en vidéo disque. Outre une édition simple Blu-ray déjà disponible en précommande depuis quelques temps, une édition 4K UHD Blu-ray verra finalement le jour chez M6 Vidéo. Avec au choix : une édition combo standard et édition spéciale Fnac.
Les bonus attendus sont les suivants :
- Making of (14 min)
- Documentaire « Dracula- L’Immortel » (30 min) (édition Fnac)
La sortie est annoncée pour le 2 décembre prochain sur le marché français. Les précommandes restent ouvertes.
Rappelons qu'une édition 4K Ultra HD Blu-ray verra finalement le jour chez M6 Vidéo ! Précommandes ouvertes en France pour une sortie fixée au 2 décembre.
🧛♂️ Dracula – Édition Spéciale Fnac (4K UHD Blu-ray + Blu-ray)
👉 Disponible ici chez Fnac
🎬 Dracula – Édition Standard (4K UHD Blu-ray)
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© Source
mardi 9 décembre 2025
mercredi 12 novembre 2025
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : STOKER & DRACULA, LA FABRIQUE D'UNE LÉGENDE, Adrien Party
Après son monumental traité de Vampirologie (Actu SF 2023), Adrien Party persiste et signe avec Bram Stoker & Dracula, la fabrique d’une légende (Actu SF 2025). Un travail d’une érudition époustouflante sur les influences de l’auteur, sur la réception du livre du vivant de Stoker et sur son incroyable descendance. Dracula, comme Sherlock Holmes, Tintin, Bob Morane ou Cthulhu, a complétement échappé à son géniteur et vit désormais de façon autonome dans la littérature, le cinéma, la BD, le jeu de rôle etc…. L’étude est agrémentée de quelques pages d’un « carnet de voyage » où l’auteur nous fait visiter les sites « du pays où Stoker ne s’est jamais rendu ». Mais l’enquête en Roumanie semble avoir été menée au pas de course et l’on reste un peu sur sa faim alors qu’il y a tant de choses à dire sur Brasov, Bran, Sighişoara ou Poenari[1]. Sur le fond, Adrien Party n’insiste guère sur l’ombre d’homosexualité qui flotte autour du père de Dracula, évoquée dans la biographie de Alain Pozzuoli Bram Stoker, dans l’Ombre de Dracula (Pascal Galodé, 2012) et dans l’excellent roman de Joseph O’Connor Le Bal des Ombres (Rivages/Payot 2020). On regrettera également que ne soient pas évoquées des deux préquels/séquels signées par l’arrière petit neveu de l’écrivain, Dacre Stoker, Dracula l’Immortel (avec Ian Holt, Michel Lafon, 2009) et Dracula, les Origines (en compagnie de J.D. Barker, Michel Lafon, 2018). Qu’en est-il des documents soi-disant retrouvés par les chercheurs et donnant une autre couleur à l’œuvre originale, à savoir vouloir à tout prix faire rentrer l’auteur dans sa propre histoire ? Mais la ficelle est tellement grosse qu’il n’était certainement pas nécessaire d’en parler !
Dernière critique, qui ne remet pas en cause l’excellent travail d’Adrien Party : l’iconographie de l’ouvrage (essentiellement des couvertures de livres) est tout simplement atroce. Le papier « cheap » utilisé transforme la plupart des vignettes en de vilaines taches d’encre. Je suggère à l’éditeur de les supprimer en cas de retirage ! Elles n’apportent rien et gâchent le visuel de ce pavé.
[1] Voir par exemple Simon Sanahujas et Gwenn Dubourthoumieu avec A la poursuite de Dracula, pour le compte des Moutons Electriques (2012).
dimanche 19 octobre 2025
dimanche 31 août 2025
LES BALADES DU BIBLIOTHÉCAIRE :CADERONNE
🏰 Guide occulte du Domaine de Caderonne
(Commune de Couiza – Aude, 11260)
Présentation générale
Aux abords de la petite ville de Couiza, sur les rives tranquilles de l’Aude, s’élève le Domaine de Caderonne. Aujourd’hui transformé en résidence paisible et moderne, cet ensemble conserve dans ses murs les traces d’un passé bien plus ancien : celui d’une propriété seigneuriale mentionnée dès le XIᵉ siècle, à l’époque où les collines de la Haute-Vallée bruissaient des croisades cathares et des légendes de trésors cachés.
Les lieux
· Le
parc
Deux hectares d’arbres anciens, de clairières ombragées et de recoins propices
aux songes. La tradition locale affirme qu’à certaines nuits d’été, on entend
le murmure d’une procession invisible longeant la rivière.
· Les
caves médiévales
Sous les fondations rénovées, des couloirs voûtés s’enfoncent dans la roche. On
dit qu’ils communiquaient autrefois avec d’autres domaines du Razès, formant un
réseau souterrain utilisé par les moines et, plus tard, par des sociétés
secrètes.
· La
façade rénovée
Malgré son confort moderne, certains voyageurs prétendent que les pierres
suintent parfois une humidité étrange, et que des ombres sans source se
projettent sur les murs intérieurs.
Folklore et rumeurs
· Le spectre de l’évêque rouge : un prélat du XIVᵉ siècle, inhumé dans la chapelle disparue du domaine, hanterait encore les abords, vêtu de pourpre, demandant aux passants « où sont ses clefs ».
· Les nuits de l’Aude : pêcheurs et riverains racontent avoir vu des silhouettes vêtues de blanc traverser la rivière à gué, disparaissant dans le parc du domaine.
· Le lien au trésor : certains auteurs ésotériques du XXᵉ siècle évoquent Caderonne dans le sillage de Rennes-le-Château, suggérant que le site aurait servi de dépôt ou de relais aux gardiens du secret.
Conseils au visiteur nocturne
· Évitez de vous aventurer seul dans le parc après minuit.
· Si vous séjournez au domaine, laissez une bougie allumée dans votre chambre : coutume qui, dit-on, éloigne l’évêque rouge.
· Ne descendez pas dans les caves sans guide local : on rapporte que les passages se déplacent comme un labyrinthe mouvant.
✒️ Note marginale
« Caderonne est calme le jour, mais à la tombée de la nuit, la
rivière elle-même semble chuchoter aux murs. »
— Annotation anonyme, carnet trouvé en 1932 dans une chambre du domaine.
mercredi 22 janvier 2025
mercredi 23 octobre 2024
mercredi 31 mai 2023
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE GRAAL DU DIABLE, Giacometti et Ravenne
Les compères Giacometti et Ravenne continuent de presser le citron du crypto-nazisme pour nous proposer des trouvailles surprenantes. Avec Le Graal du Diable (Lattès 2023), ce sont nos bons vieux amis vampires qui revêtent la chemise brune. Et à la clef, il s’agit de retrouver la coupe légendaire, pas si sacrée que ça du reste. Le Malin y aurait trempé les lèvres, transformant son contenu en un breuvage infernal conférant d’étonnants pouvoirs. L’action se déroule dans une province d’Europe Centrale, le Banat, ballotée au cours de l’histoire entre la Serbie, la Hongrie et la Roumanie. De nombreuses légendes vampiriques y circulaient et on y croisera Vlad Tepes, ayant réussi à se libérer des Ottomans et cherchant à reconquérir son trône, accaparé par Radu, son frère félon. Sa route croisera celle de Barbara de Cilli, impératrice de Bohème, en quête de la jeunesse éternelle. De nos jours, cette région est sous contrôle de l’occupant nazi, sans cesse harcelé par des partisans se comportant comme des vampires. Pour tenter de libérer son amie Laure d’Estillac, prisonnière d’un Lebensborn, notre fidèle Marcas devra se mettre une nouvelle fois au service d’Himmler pour récupérer la coupe maudite et de sauver le Reich dont la débâcle vient de commencer.
On apprend en refermant le livre qu’il s’agit de la fin du second cycle du « Soleil Noir ». Mais je suis persuadé que nos deux auteurs n’abandonneront pas si facilement ce bon filon et qu’on retrouvera Marcas dans le bunker du Führer envahi par des zombies ou, que sais-je, dans une Amérique Latine où se reconstitue une internationale nazie sous le Signe de Cthulhu !
mercredi 16 novembre 2022
mercredi 31 août 2022
samedi 11 septembre 2021
vendredi 9 juillet 2021
jeudi 8 juillet 2021
vendredi 15 janvier 2021
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : DICTIONNAIRE DES LITTERATURES VAMPIRIQUES, Jacques Finné & Jean Marigny
Un dictionnaire, certes. Mais qui, à l’instar de La Bible Dracula (2010) d’Alain Pozzuoli, se lit comme un roman. Tel est le travail que nous livrent Jacques Finné et Jean Maigny avec le Dictionnaire des Littératures Vampiriques (Terre de Brume, 2020), le tout préfacé par l’auteur de l’excellente Bible. Cette véritable somme permet de mesurer l’ampleur de la littérature (et uniquement en langue française) consacrée à nos amis de la nuit. J’ai été surpris, pour ma part, de constater la part prise dans cette production par la Bit Lit et autres récits de vampires à l’eau de rose. Ce phénomène, à l’origine typiquement anglo-saxon, s’est manifestement bien adapté à l’espace francophone ! Le travail de nos deux chercheurs permet aussi de prendre un peu de recul sur le sujet, le dictionnaire recensant les auteurs, mais aussi les grandes thématiques (par pays, par genres…). Il ne manque qu’un chapitre de réflexion psychanalytique, recherchant pourquoi les buveurs de sang continuent à faire autant d’adeptes !
Le chercheur exigeant trouvera du grain à moudre. C’est ainsi que les auteurs émettent un doute sur l’authenticité de Der Fremde de Karl von Wacksman (1844, cf L’Étranger des Carpathes, 2014), voyant dans cet anté-pastiche du roman de Stoker (1897) manifestement une mystification littéraire non identifiée. Ils s’interrogent également avec pertinence sur le fait de savoir si le texte connu sous le titre L’Invité de Dracula (publié en 1914) était bien le premier chapitre du roman-culte.
Le puriste relèvera bien sûr qu’un tel travail n’est jamais exhaustif. N’est pas recensé le magnifique Dracula, mon amour de James Syrie (2010, Hachette) qui réécrit le roman de Stoker sous la plume très féminine de Mina. Ne figure pas non plus le curieux Noces de Sang à Bucarest de Rémi Boyer (EODS, 2011) mêlant, dans le Bucarest d’aujourd’hui ésotérisme et culte du sang. On pourrait citer aussi la très belle saga de Cathy Coopman qui s’ouvre sur Les Poussières de l’Aube (Rivière Blanche, 2013), revisitant le thème du vampire à travers la narration d’une jeune femme, Susylee, qui reprend conscience à la fin du XVIII ème dans une Famille anglaise… de vampires. On y rajoutera encore Le Secret de Diana Danesti de Tony Baillargeat (La Pierre philosophale, 2015) qui nous plonge dans un ésotérisme roumain sulfureux et de surcroît mis en valeur par une belle écriture.
Mais qu’importe, la critique est facile, et je classerai précieusement ce livre dans la série des ouvrages de référence indispensables.
dimanche 13 décembre 2020
SUPERSTITIONS EN TRANSYLVANIE, Emily Gerard
Le Castor Astral nous donne régulièrement des petites perles vampiriques, et ce bouquin en est une. Superstitions en Transylvanie (2018) est signé Emily Gerard, une autrice écossaise mariée à un cavalier hongrois stationné en Roumanie (Sibiu). Elle donne une première description détaillée du sujet dans son article « Transylvanian Superstitions » à la page 136 du magazine littéraire anglais The Nineteenth Century de . L'article fut par la suite reproduit et développé dans son ouvrage The Land Beyond the Forest, publié en 1888. Il est évident qu’il s’agit de l’une ses sources de Bram Stoker. Je cite Emily Gerard :
« Et tant que je suis sur le sujet des orages, je pourrais aussi mentionner ici la Scholomance, une école censée exister quelque part au cœur des montagnes où tous les secrets de la nature, le langage des animaux, et tous les sorts de magie et charmes imaginables sont enseignés par le diable en personne. Seuls dix étudiants sont admis à la fois ; et quand le cours de l'apprentissage a expiré et que neuf d'entre eux sont libres de rentrer chez eux, le dixième est détenu par le diable en guise de paiement, et monté sur un Ismeju (dragon), il devient désormais l'aide-de-camp du diable et l'assiste pour « faire le temps », c'est-à-dire pour préparer la foudre. Un petit lac, infiniment profond, situé très haut dans les montagnes au sud de Hermanstadt, est censé être le creuset où est brassée la foudre, et par beau temps le dragon dort sous les eaux. »
Une citation à mettre au regard de celle de Van Helsing :
« D’après ce que j’ai appris grâce aux recherches de mon ami Arminius de Budapest, il (Dracula) était de son vivant un homme remarquable, guerrier, homme d’État, alchimiste ; et l’alchimie représentait alors le plus haut degré de la science. Il avait une puissante intelligence, une culture sans égale, et un cœur qui ne connaissait ni peur ni remords. Il eut même l’audace d’assister aux leçons de Scholomance et ne laissa sans s’y essayer aucune branche du savoir de son époque. »
Précisons encore que la voyageuse décrit précisément le « canon » qui deviendra célèbre sous la plume de Bram Stoker :
« … Toute personne tuée par un nosferatu devient elle-même vampire après sa mort et suce le sang des innocents tant que son esprit n’a pas été exorcisé ; pour cela, il faut ouvrir sa tombe et lui enfoncer un pieu dans le cœur, ou tirer au pistolet à travers le cercueil. Un autre moyen de contenir un vampire dans sa tombe est de marcher autour de celle-ci en fumant à chaque anniversaire du décès. Pour les cas de vampirisme persistant, il est recommandé soit de couper la tête et de la replacer dans le cercueil après avoir rempli la bouche d’ail, soit d’extraire le cœur et de le brûler, puis d’éparpiller les cendres sur la tombe. »
On rappellera enfin, pour être complet que, Vámbéry a transmis à Bram Stoker les Histoires de la Moldavie et de la Valachie de Johann Christian von Engel (publiées au début du XIXe siècle) pour le roman Dracula : Stoker le cite à travers son personnage, Abraham Van Helsing qui dit avoir été inspiré par my friend Arminius Vambery, of Buda-Pesth University.
Un excellent petit livre à mettre au regard de Où sont passés les vampires ? de Ionna Andreesco (Payot et Rivages, 1997, réédition en 2004), une véritable enquête ethnologique au cœur de la Transylvanie Profonde
https://lebibliothecaire.blogspot.com/2010/04/de-lexistence-des-vampires.html

















