vendredi 25 septembre 2026
ROGER FACON SE SOUVIENT !
lundi 31 août 2026
LE BANQUIER DES ÉDITEURS ? À méditer
mardi 18 août 2026
NUIT DES LEGENDES 8 DANS LA LETTRE DU CROCODILE
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Nuit des Légendes n° 8. Editions de L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France.
Le huitième volume de Nuit des Légendes rassemble les textes des conteuses et conteurs qui ont participé à la Nuit des Légendes du 25 juillet 2025 à Pleuven et de celles et ceux qui animèrent la Balade contée du 12 septembre 2025. Nous retrouvons Ludovic Souliman, Stéphanie Rondot, Almine Quinet, Yannick, Anne-Claire Bourdon, Marie-Thé Sainrat, Alain Sainrat, Claude Arz.
En introduction, Claude Arz, président de l’association Nuit des Légendes, revient sur l’évolution de la littérature orale « métissée grâce au talent des conteuses et des conteurs qui colportent de nouvelles histoires, souvent traditionnelles, de plus en plus urbaines, sociales et quelquefois frondeuses ».
Il distingue deux visages dans le conte contemporain : le conte traditionnel et le conte urbain.
« D’un côté, dit-il, il y a le conte traditionnel, incarné par des conteurs qui évoquent les mythologies et les récits des temps anciens […] réveillant chez les auditeurs d’antiques merveilles et peurs enfouies dans l’inconscient collectif. »
« De l’autre côté, il y a le conte urbain, incarné par des conteurs qui sont les témoins de la vie contemporaine. Ils deviennent alors des chroniqueurs, dressant des portraits de femmes et d’hommes vivant dans les mégalopoles, sur les routes, les chantiers, les marchés, dans les bars. »
Ce recueil mêle les deux types de contes pour le plus grand plaisir de l’auditeur comme du lecteur :
Fortunes de mer, Fortunes de terre par Ludovic Souliman – Contes de la Nuit, de la Lune et des Etoiles de Stéphanie Rondot – Quand le diable s’invite à Noël par Aline Quinet – Les chevaux de la nuit par Yannick – Paquita d’Anne-Claire Bourdon – Les menhirs amoureux par Alain Sainrat – Le tisserand de Marie-Thé Sainrat – Les deux vieux chênes par Claude Arz…
Voyons ce diable qui s’invite inopinément :
« Seule dans sa maison, Léna entend soudain frapper à la porte :
- Toc toc ! Puis-je entrer Léna ? Avec la mauvais temps, j’aimerais me chauffer un peu.
Solidarité bretonne oblige, Léna ouvre la porte de la maison.
- Approchez-vous du feu et réchauffez-vous à la bûche de Noël.
Le visiteur du soir, qui se présente comme sabotier, lui offre alors une paire de sabots. Qu’ils sont beaux ces sabots, avec leur couleur brillante comme l’or, leurs fleurs bariolées… Ce sont les plus jolis botoù-koad (sabots de bois) que Léna ait jamais vus. Des sabots de reine !
Léna essaie les sabots et est aussitôt prise d’un tournis de pensées qui ne sont pas très chrétiennes… »
lundi 17 août 2026
LE DROIT DE RETOUR, HUM !!!
Le “droit de retour” est une curiosité. Un usage commercial, sans équivalent légal dans aucune autre industrie, qui autorise un libraire à renvoyer à son éditeur un livre invendu. Un dispositif initialement conçu pour rassurer les libraires et encourager la prise de risque éditoriale.
Ce droit de retour est, après l’office, l’autre mécanisme qui constitue le pacte qui unit éditeurs et libraires depuis le milieu du 19e siècle.
Je vous encourage à lire la Partie I et la Partie II de cette série, si ce n’est pas déjà fait. La Partie III, elle, raconte :
Comment le droit de retour s’inspire du système de retour des journaux – et pourquoi c’est un problème pour l’industrie du livre.
Pourquoi ce droit de retour n’est, à l’origine, qu’une stratégie commerciale inventée par un éditeur habile.
Et comment ce droit de retour s’est transformé en un piège qui érode la marge des libraires et broie la trésorerie des éditeurs.
Bonne lecture !
Les Nouveaux Journaux
Lorsqu’on achète un journal dans l’un des kiosques à journaux de Paris, on ne l’achète pas vraiment au kiosquier. Aussi étonnant que cela puisse paraître, le marchand de journaux n’est presque jamais le propriétaire du journal qu’il vend. Il n’en est que le dépositaire.
Chaque jour, c’est une valse de camions qui se met en place dans les rues parisiennes. Certains déposent les journaux du jour, d’autres récupèrent les invendus de la veille – et ainsi de suite, pour l’ensemble des maisons de la presse de la capitale.
Dans cette industrie, le retour systématique des journaux est la norme.
Après tout, le journal du lendemain rend obsolète celui de la veille. Le journal n’est pas un livre, dont la durée de vie peut s’étendre sur plusieurs mois, plusieurs années parfois ; la sienne est éphémère, de quelques heures seulement.
Pourtant, c’est le même dispositif que Louis Hachette implémenta dans ses kiosques à lui, au milieu du 19e siècle.
Hachette rentrait alors tout juste d’un voyage à Londres. Là-bas, il avait découvert la toute première Exposition Universelle de l’histoire, ainsi que les minuscules librairies de son homologue William Henry Smith, installées au cœur du réseau ferroviaire anglais. Les chemins de fer français s’apprêtaient, eux aussi, à connaître une fulgurante expansion – il décida alors d’importer le modèle en France, afin de commercialiser des ouvrages et des périodiques dans un format adapté aux voyageurs.
Dans chacune des principales gares du réseau, Louis Hachette installa progressivement ses Bibliothèques des Chemins de Fer.
Le premier de ces kiosques de gare ouvrit à la Gare du Nord de Paris, au début de l’année 1853. À la fin de cette même année, Hachette exploitait déjà 43 kiosques ; et une vingtaine d’années plus tard, il disposait d’environ 1 000 à 1 200 petites librairies disséminées partout en France.
Pour alimenter cet immense réseau national, Louis Hachette et ses successeurs construisirent une véritable infrastructure de distribution.
Cette infrastructure utilisait un système appelé “office”, inventé quelques années plus tôt par trois éditeurs. Hachette reprit cette mécanique utilisée par le “Dépôt Central de Librairie” pour constituer des assortiments de nouveautés, et les acheminer automatiquement aux kiosques de gare, sans commande préalable.
Mais cette infrastructure semblait aussi s’appuyer sur un nouveau dispositif – un mécanisme de retour systématique.
Comme pour nos kiosques à journaux, les Bibliothèques des Chemins de Fer pouvaient renvoyer aux entrepôts d’Hachette les lots invendus de livres et de publications périodiques. Dans les années 1880, le volume d’expédition et de retours était d’ailleurs si important qu’Hachette fut contraint de louer de vastes magasins, rue d’Hauteville à Paris.
Ces livres n’étaient pourtant pas des journaux.
Ils étaient néanmoins traités comme des journaux.
Dans les Bibliothèques des Chemins de Fer, ils étaient expédiés et retournés de la même manière. Les kiosques de gare restaient des commerces étroits, et les collections de gare qui y étaient vendues étaient d’une qualité bien modeste ; les ouvrages obéissaient donc aux mêmes règles logistiques que les quotidiens.
Un Outil de Conquête Commerciale
À l’époque, ce dispositif de retour proposé par Hachette était inédit dans le monde du livre.
Ce n’était pas encore un droit fondamental accordé aux kiosquiers des chemins de fer, seulement un impératif logistique. Mais pour la toute première fois, un commerçant pouvait retourner un article qu’il ne pouvait vendre – et ainsi réduire considérablement le risque inhérent à l’achat d’un produit nouveau.
Cette idée structure toute la relation commerciale entre éditeurs et libraires jusqu’à aujourd’hui.
Pourtant, le dispositif ne s’installa durablement qu’un demi-siècle plus tard – au moment où le “droit de retour” devint un outil de conquête commerciale pour un tout nouveau produit littéraire.
Il fallut attendre l’année 1953 précisément, et le lancement par Hachette de sa collection “Livre de Poche”.
Le format s’inspirait des collections de gare du siècle d’avant.
La qualité d’impression était bien faible, les broches étaient bon marché – mais le prix était spectaculaire, 3 à 4 fois moins élevé que celui d’un roman traditionnel.
Pour ces raisons, les libraires étaient peu convaincus par le “Livre de Poche”. Selon eux, la piètre qualité de ce nouveau format dégradait l’image du commerce du livre ; son prix très bas, quant à lui, réduisait mécaniquement le chiffre d’affaires par unité vendue. Après tout, un roman au format poche vendu à 150 francs, c’était deux tiers de revenus potentiels en moins qu’une édition courante à 500 francs.
Pour donner à son “Livre de Poche” une chance d’exister, Hachette renoua avec le “droit de retour” des kiosquiers des chemins de fer.
Mais cette fois, le dispositif n’était plus un simple impératif logistique ; c’était une proposition commerciale.
Le contrat proposé cherchait à rassurer les libraires : les nouveautés du “Livre de Poche” étaient automatiquement envoyées via l’office, puis exposées et vendues pendant une période convenue. Le délai écoulé, les exemplaires invendus du “Livre de Poche” étaient retournés.
La politique de retour d’origine, elle, était simplifiée au maximum. Les libraires n’étaient même pas tenus de renvoyer le livre dans son intégralité ; ils pouvaient se contenter d’arracher la couverture du livre, et de n’expédier que ce fragment pour prouver que le livre était invendu. Ainsi, Hachette pouvait créditer le retour, tout en s’assurant que les frais de port, de manutention et de stockage étaient réduits au minimum.
À l’époque, le “droit de retour” semblait donc satisfaire toutes les parties.
D’un côté, les libraires étaient apaisés. Ils n’étaient pas les propriétaires d’un stock de livres au format inéprouvé, seulement les dépositaires ; ils étaient donc encouragés à tester ce “Livre de Poche”, en limitant drastiquement le risque financier associé.
De l’autre, Hachette pouvait inonder les librairies de livres bon marché. Le modèle économique du “Livre de Poche” reposait sur une marge faible et un volume élevé ; le “droit de retour” était donc l’argument commercial qui lui permit d’atteindre le flux critique pour rentabiliser son initiative.
En contrepartie, le livre se rapprochait encore un peu plus du journal.
Il était désormais un produit de flux à la durée de vie connue à l’avance, dont la valeur disparaissait après sa période de commercialisation.
Qu’importe, l’efficacité du dispositif fut immédiate.
Grâce au “droit de retour”, ce furent 2 à 3 millions d’exemplaires du “Livre de Poche” qui furent écoulés en 1953. Une dizaine d’années plus tard, en 1961, 55 millions de volumes furent vendus. Et encore 10 ans plus tard, plus de 65 millions.
Éditeurs et distributeurs s’emparèrent alors du mécanisme.
Le “droit de retour” fut étendu à d’autres ouvrages, à d’autres collections, à d’autres formats. Le dispositif fut progressivement associé à un autre mécanisme, l’office, jusqu’à ce que la majeure partie des envois automatiques de nouveautés soit assortie du système de retour initié par Hachette.
Le “droit de retour” devint alors une norme.
En quelques décennies à peine, ce qui n’était qu’un outil de conquête commerciale fabriqué de toute pièce devint un pilier de la relation entre éditeurs et libraires.
Un pacte, considéré par les nouvelles générations de libraires et d’éditeurs comme allant de soi.
L’Anomalie
Le “droit de retour” n’existe dans aucun texte de loi.
Ce n’est pas une disposition légale ; c’est, encore aujourd’hui, un “usage commercial”. C’est une sorte d’anomalie dans le droit français, qui accorde aux éditeurs et aux libraires une liberté que nul autre fournisseur ou commerçant ne peut se permettre.
En droit commun, un commerçant ne peut pas retourner un produit à son fournisseur simplement parce qu’il n’a pas trouvé preneur – aussi noble ce produit soit-il. Les libraires, eux, le peuvent. Et c’est uniquement grâce à cette habile stratégie commerciale mise en œuvre par Hachette.
Depuis les années 50, cet usage entre éditeurs et libraires s’est tout de même structuré.
En 1991 par exemple, le Syndicat National de l’Édition et les représentants des libraires signaient le “protocole Cahart” – du nom du haut fonctionnaire qui présidait les travaux. Le protocole était revu en 2001, puis complété à nouveau en 2008. Mais il reste le premier grand texte interprofessionnel qui pose un code de bonne conduite, encadre le traitement des nouveautés, et propose un cadre commun pour les remises, les offices et les retours.
D’une certaine manière, ce protocole Cahart formalise le pacte entre éditeurs et libraires installé officieusement depuis le milieu du 19e siècle.
Malheureusement, il ne permet pas d’en combler les failles qui sont apparues depuis.
Car ce pacte, à l’origine, devait faciliter la commercialisation d’un nombre grandissant de nouveautés publiées par les éditeurs, sans mener le libraire à la faillite.
Mais ce pacte s’effrite. Comme tout pacte, il repose sur le respect des accords tacites passés entre les parties concernées. Lorsqu’un éditeur ou son diffuseur-distributeur prend la liberté d’envoyer une quantité de nouveautés supérieure à celle prévue dans l’office, il brise cet accord tacite. Lorsqu’un libraire s’affranchit du délai de garde et renvoie ces nouveautés au bout d’un mois, sans ouvrir le carton, il brise également cet accord. Et lorsque la production de livres est multipliée par 4 – approximativement – en un demi-siècle, c’est l’industrie elle-même qui brise cet accord.
Et cet effritement s’observe, se mesure.
Dès la fin des années 90, le taux de retour moyen atteignait déjà plus de 25 %. Plus récemment, il s’établissait entre 19 % et 22 % du volume d’ouvrages transportés vers les points de vente, avec de grandes disparités selon les circuits.
Pour les libraires, un taux de retour élevé érode la marge. Les coûts de traitement administratif, d’emballage, de transport s’accumulent, jusqu’à représenter entre 6 % et 10 % de la valeur nominale du livre.
Pour les éditeurs, un taux de retour élevé est un casse-tête financier. Il faut absorber les coûts de transport, de tri, de stockage, de redistribution et parfois de pilonnage. Il faut surtout provisionner comptablement ces retours, et émettre les avoirs aux libraires.
Si bien que le “droit de retour” semble se transformer, peu à peu, en piège.
Un piège qui porte le nom de “cavalerie” – et qui sera le sujet de la Partie IV.
D’ici-là, on se retrouve de l’autre côté,
Hans.
lundi 10 août 2026
LE JÉSUS DE CHARLY SAMSON EST DISPONIBLE
VIENT DE PARAÎTRE
(Août 2026)
JÉSUS-CHRIST ET LE RAZÈS
Charly Samson
Lorsque Charly m’a parlé, pour la première fois, de son désir d’écrire un dernier livre sur Jésus, j’ai compris immédiatement que ce projet ne serait pas un livre comme les autres. Non parce qu’il proposerait une révélation, ni parce qu’il prétendrait résoudre une énigme ancienne, mais parce qu’il s’inscrivait dans un temps particulier : celui de la transmission, lorsque l’essentiel doit être dit sans emphase, sans précipitation, sans masque.
Charly n’écrit pas pour convaincre. Il écrit pour mettre de l’ordre, pour clarifier un champ devenu confus, parfois saturé de récits contradictoires, d’enthousiasmes excessifs et de rejets trop rapides.
Philippe Marlin
Charly a fêté cette année ses 98 ans. Malgré sa DMLA, il a tenu à écrire ce livre depuis son Ehpad de Lunel.
En vente sur Amazon https://www.amazon.fr/dp/238014123 (et prochainement sur la boutique en ligne de l’ODS (www.oeildusphinx.com) – 15 € (plus 3 € de frais de port), série « Charly Samson et les Mystères de notre Temps ».
dimanche 9 août 2026
ET SI ON ALLAIT FAIRE UN TOUR À BAULOU (près de Pamiers)
Sur nos étagères
(Novembre 2024)
DE RENNES-LE-CHÂTEAU À L’ARIÈGE
L’affaire du « Monastère dynamité »
Philippe Marlin
« C’est en 1956 que l’on reparle des deux événements importants :
En janvier quelques journaux locaux commencent à s’occuper du mystère de Rennes-le-Château, provoquant ainsi une véritable “chasse au trésor” et c’est à la fin de cette année-là que l’on fait exploser, à l’aide de charges de dynamite, la monumentale abbaye édifiée par Louis de Coma. Sommes-nous face à l’habituel hasard, ou bien étant donné que l’on parlait trop de l’affaire de Rennes, l’évêque de Pamiers en profita-t-il pour éviter, dans cette région aussi, les hordes de “chasseurs de trésor” ou de “quelque chose d’autre” ? ».
En vente sur Amazon https://www.amazon.fr/dp/2380141010 (et sur la boutique en ligne de l’ODS (www.oeildusphinx.com) – 10 € (plus 3 € de frais de port), série « Griffon Vert ».
mardi 4 août 2026
lundi 27 juillet 2026
LA MAGIE A PARIS DANS LA LETTRE DU CROCODILE
La magie à Paris par René Thimmy. Éditions de L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France.
L’ouvrage de René Thimmy, La magie à Paris, publié en 1934, témoigne d’une époque particulière, l’entre-deux-guerres, qui voit l’attrait pour l’occultisme et celui pour la vie nocturne parisienne se mêler, parfois de façon surprenante. Le « journalisme jaune », qui recherche le sensationnalisme, aime plonger dans l’imaginaire de l’occultisme, du spiritisme, de la magie et des mancies populaires. L’étrange attire alors d’une manière très différente qu’en notre début de siècle.
René Thimmy conserve une certaine distance apparente avec ses sujets, ce qui favorise l’adhésion du lecteur, facilement pris dans une narration choisie.
Près d’un siècle plus tard, cette réédition bénéfice d’une préface de Fabienne Leloup et d’une postface de Jean-Luc Buard qui lève le voile sur l’identité de René Thimmy, « chroniqueur du mystère ». Maurice Magre (1877-1941) avait été soupçonné par certains de se cacher derrière la signature de René Thimmy mais nous apprenons que le pseudonyme de René Thimmy est en réalité celui de Jean Dorsenne, nom d’auteur d’Etienne Troufléau (1892-1945), depuis 1916, même si ce dernier a collaboré avec Maurice Magre dans le cadre des deux ouvrages, La magie à Paris et La magie aux colonies. Pour Jean-Luc Buard, Jean Dorsenne est bien l’auteur principal.
En avant-propos, l’auteur, quel qu’il soit, dit en quelques mots tout l’intérêt du livre :
« Il y a des religions inconnues, des sectes bizarres, les unes continuant de très anciennes traditions, les autres révélées par un nouveau prophète ; il y a des sorciers noirs et des mages blancs, il y a des cérémonies terrifiantes et d’autres puériles et même ridicules ; il y a des chercheurs sincères, scientifiques et convaincus, il y a des illuminés et des fous voire des charlatans…
Il y a de tout à Paris. »
Fabienne Leloup remarque :
« Car la magie est partout dans ce guide des nuits parisiennes brassant les cultures, les rituels, mais beaucoup moins les milieux sociaux. Couples, libertins blasés, vierges folles, la magie semble l’alibi pour combler le vide d’existences narcissiques, évitant toute remise en question. Beaucoup s’ennuient dans leurs hôtels particuliers. Ironique, René Thimmy n’est pas dupe du caractère grand-guignolesque de ces incursions dans le « mystère ». »
Est-ce si différent aujourd’hui ? Pas certain. Si le contexte est autre, il y a des glissements de cette époque à la nôtre, dans des formes différentes ou parfois très proches.
C’est avant tout un livre d’ambiances, qui ne manque pas d’une poésie sombre, dans lequel le lecteur ne saurait s’ennuyer. Après tout, il s’apprête à croiser « la secte des vieillards éternels », « le mage des fleurs » ou « les piqueurs du métro » et encore « la papesse noire », à découvrir le Vaudou ou les Polaires… René Thimmy décrit, ne cherche pas à expliquer et ne juge pas.
jeudi 18 juin 2026
LE RETOUR DU DRAGON VERT, Roger Facon
VIENT DE PARAÎTRE
(Juin 2026)
LE RETOUR DU DRAGON VERT
Spécial Fulcanelli
Roger Facon
La société secrète du Dragon vert a choisi de révéler son existence
en France peu avant la Seconde Guerre mondiale. Elle l'a fait à travers un
roman intitulé Les sept têtes du Dragon vert, commandé par le Deuxième Bureau
et publié par la maison d'édition Berger-Levrault, réputée proche de l'Armée
française.
Silence radio durant l'Occupation et à la Libération Et voilà qu'aujourd'hui le
Dragon vert réapparaît...
Pourquoi ? Le Dragon vert est-il encore manipulé par nos services spéciaux ? A-il
changé de repaire, après s'être un temps replié dans la soi-disant caverne
espagnole dont on parle volontiers du côté deRennes-le-Château et de Gisors ? Entend-il
continuer de peser sur la vie politique française par le biais de ses Loges
clandestines ? A-t-il fomenté des complots, commandité des assassinats ?...Où
se terre le Dragon vert aujourd'hui ?
Découvrons cela ensemble.
En vente sur Amazon https://www.amazon.fr/dp/2380141215 (et prochainement sur la boutique en ligne de l’ODS (www.oeildusphinx.com) – 16 € (plus 3 € de frais de port), série « Les Cahiers d’Irem».






