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mercredi 21 mars 2018

SOME NOTES ON H.P. LOVECRAFT, August Derleth






Some notes on H.P. Lovecraft, August Derleth, Arkham House 1959). Un petit recueil de souvenirs assez sympathique.

Derleth commence à tordre le cou à certains mythes touchant à la personnalité de Lovecraft. Non, il n’est pas mort de famine, même si son régime alimentaire désastreux n’a pas manqué d’occasionner de sérieux dégâts à son organisme. Non, il ne s’est pas suicidé mais est mort suite à un cancer à l’hôpital. Oui, il était raciste, mais son racisme était le fruit de son amour du passé et de sa révolte contre la décadence générée par l’immigration. Il était antisémite, ce qui ne l’a pas empêché d’épouser une juive et d’avoir beaucoup d’amis juifs. Non, il est faux de dire que de nombreux de ses manuscrits ont été perdus. Il en avait fait un inventaire précis avant sa mort et Barlow en dressera le recensement.

Dreleth consacre ensuite un long chapitre aux manuscrits inachevés. Il précise qu’il y en avait assez peu et s’attarde sur l’un des plus connus d’entre eux, Le Rôdeur sur le Seuil (cf 1959). Ce manuscrit devait porter le titre de The Round Tower. Il n’exclut pas, dans le montage qu’il a réalisé, qu’il ait pu utiliser d’autres textes que ceux prévus pour le projet éponyme. Pour ce qui est du Survivant, Derleth donne simplement une petite liste de noms (personnes et lieux) que lui avait communiquée Barlow.

Suit un texte anecdotique sur la façon de s’habiller de Lovecraft lorsqu’il écrivait ! Le coup de la robe de chambre, quoi !

Derleth nous propose ensuite le journal de Barlow, rédigé lors d’une visite de Lovecraft (du 2 mai au 21 juin 1934). Là encore, une série de courtes anecdotes dans lesquelles Lovecraft décrit certains de ses rêves et commente de façon négative plusieurs de ses fictions. Barlow fait remarquer que Lovecraft n’était pas un homme de la campagne et décrit son embarras, au retour d’une excursion dont il est rentré plein de boue !

Suivent quelques lettres dont la plus curieuse est datée du 20 février 1927. Après avoir fait une critique enthousiaste de A Rebours de J.K Huysmans (1884 ), il fait l’éloge de la religion catholique romaine, surtout sous sa version européenne qui a su préserver ses traditions. C’est pour lui le milieu idéal des symbolistes et des décadents. Ses rituels magnifiques leur procurent une paix et un sens de la réalisation qu’ils ne peuvent trouver nulle part ailleurs. L’Église a une conception à la fois poétique et dramatique de l’homme et de sa relation avec l’Infini. Et de préciser que c’est un athée d’origine protestante qui écrit ces lignes.

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