La malédiction du serpent par Guy Boothby. Editions de L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France.
Le livre de Guy Newell Boothby (1867-1905), traduit par Jean-Daniel Brèque, fut un best-seller de la littérature de mystère et d’aventure au tout début du siècle dernier.
Dans sa préface, Richard D. Nolane, grand spécialiste du genre, retrace la vie et la carrière d’auteur de Guy Boothby qui publia son premier ouvrage en 1894, On the Wallaby, dès son arrivée en Angleterre, lui qui venait d’Adélaïde en Australie.
« En un peu plus de dix ans, précise-t-il, Guy Boothby publia une cinquantaine de volumes, romans et recueils de nouvelles, explorant à peu près tous les thèmes de la littérature de genre, y compris une légère incursion dans l’Anticipation avec le court roman A Crime of the Under-Seas (1905) et une autre, dans le fantastique mêlé d’aventure exotique, avec The Curse of the Snake (1902)… »
Parmi les sujets traités dans ses livres, nous rencontrons celui de l’immortalité, du gentleman cambrioleur, celui du Juif Errant…
Il tomba dans l’oubli en France pendant près de 80 ans jusqu’à ce que Richard D. Nolane nous permette de le redécouvrir avec deux bons romans de la série consacrée au maléfique Dr Nikola et l’ouvrage intitulé Pharos l’Egyptien, consacré au Juif Errant.
Longtemps méprisé par la critique, ses livres, et le genre auxquels il se rattache, sont désormais un sujet d’études respecté et donnent toujours autant de plaisir aux lecteurs qu’il y a un siècle quand Guy Boothby connut un franc succès populaire.
La malédiction du serpent nous entraîne dans une sombre aventure vécue par deux amis d’enfance qui se sont perdus de vue avant de se retrouver en Australie, George Willmore et Richard Jeffries, deux personnalités au destin fort différent qui vont être confrontés à un serpent aussi étrange que dangereux. Le cocktail, fantastique, aventure à rebondissements et relations amoureuses, tient le lecteur en haleine.
« Il se trouva que par un après-midi, comme une sinistre obligation m’avait arraché à la relative fraîcheur de l’altitude pour me plonger dans la moiteur au niveau de la mer, je me promenais dans Queen’s Road, le quartier des affaires de cette ville ou ce qui en tenait lieu, en attendant que mon ami me rejoigne. On n’était pas loin du crépuscule et la chaleur humide était presque étouffante. Jamais je n’avais rien éprouvé de semblable. Je commençais à me lasser d’attendre et à me demander si je ne ferais pas mieux de rentrer tout seul, lorsque je remarquai une certaine agitation dans la rue à quelque distance de moi sur ma droite. Désireux de tuer le temps, j’allai voir de quoi il retournait.
En arrivant sur les lieux, je découvris qu’un Malais venait de poignarder un Chinois et qu’à l’issue d’une brève lutte, deux policiers sikhs avaient maîtrisé le meurtrier. En dépit de la brutalité de ce crime, c’était une scène de plus pittoresques qui ne manqua pas d’attirer mon regard. (…) Puis un curieux bout de papier portant une inscription en chinois attira mon attention et je le retournai avec la pointe de mon parapluie. J’y jetai un coup d’œil, puis un autre. Ce faisant, j’éprouvai un choc des plus violents… »





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