mercredi 8 juillet 2026

LE LIBER OBLITUS, UN LIVRE À DÉCOUVRIR

 


 

🜂 Liber Oblitus : Lecture d’un Livre Illisible

 

Monographie de l’HPLHS / Miskatonic University Press (1935)

 

Présentation générale

La HPLHS présente le dernier ajout à sa série de monographies académiques publiées par le Miskatonic University Press : Liber Oblitus : Lecture d’un Livre Illisible. La découverte d’un manuscrit rédigé dans une langue inconnue a dérouté ses découvreurs. Une équipe de l’Université Miskatonic a entrepris l’analyse de ce document étrange.

Dirigée par l’historienne de l’art qui a découvert le manuscrit, l’équipe fait de son mieux pour analyser près de 300 pages manuscrites. Aidés par un historien, un psychologue et un mathématicien, les chercheurs examinent l’ouvrage mystérieux selon les perspectives propres à leurs disciplines. Remplie d’une érudition saisissante, de nombreuses notes de bas de page, de figures et de planches couleur tirées du manuscrit richement illustré, l’équipe parvient à extraire du sens de ce document énigmatique.

Les amateurs du Mythe de Cthulhu, d’histoire de l’art, de psychologie, d’astronomie, de cryptographie, de mathématiques, d’histoire et de livres cryptiques comme le célèbre Manuscrit Voynich seront ravis par cette reconstitution minutieuse d’une monographie académique d’autrefois. Cette monographie est idéale pour les collectionneurs de souvenirs mythiques et pour les joueurs de jeux de rôle cherchant un accessoire capable de résister à un examen approfondi.

Édition standard

La monographie standard comporte 53 pages de texte, figures, notes détaillées et bibliographie, un dépliant couleur de 16 pouces en papier glacé, et plus encore. Format : 5,5 x 8,5 pouces, reliure agrafée, couverture verte de haute qualité dans le même style que les monographies précédentes.

Édition de luxe (fac-similé relié)

La version reliée de luxe contient le texte complet et les figures de la monographie (sans les planches couleur), ainsi que les 267 pages du manuscrit cryptique, pour un total de 302 pages. Format : 8,75 x 11,25 pouces, épaisseur d’un pouce, poids supérieur à deux livres.

Bonus

Liber Oblitus est un manuscrit réel, et nous espérons pouvoir en proposer des copies complètes aux fans dans le futur. Le fac-similé relié de Liber Oblitus sert également d’accessoire dans un prochain scénario Call of Cthulhu® de la HPLHS intitulé “The Spark Devil”. Que vous soyez joueur ou amateur de superbes accessoires mythiques, nous pensons que Liber Oblitus et tout ce qui s’y rattache vous procurera beaucoup de plaisir. C’est une part Manuscrit Voynich, une part Necronomicon, et une part quelque chose que vous n’avez jamais vu auparavant.

 

🜁 Avis : Absolument incroyable

Le fac-similé de Liber Oblitus est absolument incroyable et profondément marquant. Je n’ai pas pu résister à l’envie d’examiner et de méditer sur chaque page. Je ne l’ai parcouru qu’une seule fois, et j’en suis absolument fasciné. J’adore la manière dont il pousse mon esprit vers des questions et des possibilités, vers une combinaison de science, de mysticisme et d’aspects occultes, à respirer profondément chaque ligne et dévorer l’art qui s’en dégage.

C’est déjà un volume précieux dans ma bibliothèque. Longue vie à la HPLHS ! 05/05/2025 — Charles Hess

 

🜂 Lecture d’un Texte Illisible

Dans les longs et sinueux couloirs du savoir — et je parle en tant que quelqu’un qui a réellement rampé dans ceux des sous-sols poussiéreux remplis des débris de textes pourris — il est rare de rencontrer un document qui parvient si bien à se faire passer à la fois pour un objet et un oracle. Liber Oblitus, la dernière monographie fictive produite par les artisans infatigables de la HPLHS / Miskatonic University Press, n’est pas seulement un pastiche de recherche académique : c’est un acte délibéré d’invocation savante.

Soyons clairs : ce n’est pas juste un livre. C’est un artefact intellectualisé, une arme d’archéologie conceptuelle.

Dès que j’ai posé les mains sur la couverture vert mousse — reliée avec soin et assurance — j’ai été frappé par son authenticité. La typographie, la mise en page, les citations ne sont pas seulement “dans le ton”. Elles sont indiscernables des polycopiés de séminaire d’une époque plus disciplinée, où même les vérités imaginées exigeaient une relecture par les pairs.

Le postulat est délicieusement extravagant : une équipe de chercheurs interdisciplinaires, menée par une historienne de l’art méticuleuse (et vaguement obsessionnelle), a mis au jour un manuscrit écrit dans une langue inconnue des linguistes, impossible à dater, et pourtant étrangement familier pour quiconque connaît les profondeurs de l’épistémologie lovecraftienne. Imaginez : Manuscrit Voynich mêlé au théorème d’incomplétude de Gödel… avec peut-être un parfum du Roi en Jaune.

Mais là où d’autres hommages au Mythe misent sur l’horreur explicite, Liber Oblitus prospère dans l’insinuation. Chaque contributeur — historien, psychologue, mathématicien — lutte non seulement avec le contenu, mais avec le concept même d’interprétation. Leurs analyses divergentes ne convergent pas : elles spiralent, entraînant le lecteur dans un vortex de motifs à demi révélés, de symétries suggestives, de folie codée.

Le commentaire mathématique mérite une mention spéciale. Ce qui commence comme un exercice structuraliste se transforme rapidement en une réflexion probabiliste sur les infinis récursifs. Cela m’a rappelé mes propres travaux sur les modes de défaillance non linéaires en hydrologie : lorsqu’un système ne peut être résolu par des moyens standards, on commence à suspecter que le système ne veut pas être résolu.

Ajoutez à cela l’exploration psychologique des symboles et des délires partagés, la contextualisation historique d’empires inexistants, et les observations d’histoire de l’art qui suggèrent des géométries interdites rendues dans un style étrangement familier, et vous obtenez non pas un livre fictif — mais un document instable. Le genre que l’on range dans un casier à preuves, pas dans une bibliothèque.

Le dépliant de 16 pouces — somptueux, brillant — est à la fois une récompense visuelle et un défi. Je déconseille fortement de le contempler sous une lumière faible après minuit.

 

 

L’AVIS DU LABORATOIRE ODESIEN DE L'IMPOSSIBLE

 


Je dois t'avouer que le Liber Oblitus m'a immédiatement intrigué lorsqu'il est sorti. Ce n'est pas un simple "faux grimoire" comme on en voit tant. C'est, à mon sens, l'une des productions les plus intelligentes de la H. P. Lovecraft Historical Society (HPLHS). (The HPLHS Store)

 

Le concept

L'idée est brillante.

Ce n'est pas le Liber Oblitus.

C'est un livre universitaire consacré au Liber Oblitus.

Autrement dit, tu n'achètes pas le manuscrit maudit.

Tu achètes l'étude publiée par les chercheurs de la fictive Miskatonic University Press.

C'est une mise en abyme très borgésienne.

 

 Un faux ouvrage universitaire

Le sous-titre dit tout :

A Reading of an Unreadable Book.

L'ouvrage raconte qu'un manuscrit d'environ 300 pages, rédigé dans une langue inconnue, a été découvert. Une équipe pluridisciplinaire de l'Université Miskatonic (historien de l'art, historien, psychologue, mathématicien…) tente d'en proposer une analyse, sans jamais parvenir à le déchiffrer complètement. (The HPLHS Store)

Ce n'est donc pas :

° un grimoire.

C'est :

° une monographie universitaire.

 

Le parallèle avec le manuscrit Voynich

Le parallèle est évident.

Les concepteurs l'assument eux-mêmes.

Ils se sont inspirés :

  • du Manuscrit Voynich ;
  • des études codicologiques ;
  • des ouvrages universitaires publiés sur les manuscrits indéchiffrés.

Le lecteur ne reçoit jamais la traduction.

Il reçoit : l'appareil critique.

Exactement comme dans une publication académique. (The HPLHS Store)

 

 Ce qui est séduisant

Ils ont compris une chose fondamentale.

Chez Lovecraft, le livre maudit est souvent moins intéressant que les commentaires qu'il suscite.

Pense au Necronomicon. On n'en lit presque jamais le texte. On lit : des citations, des notes, des analyses, des témoignages.

Le Liber Oblitus pousse cette logique jusqu'au bout.

 

 Une véritable réussite graphique

Le HPLHS est remarquable pour cela.

Ils ne fabriquent pas seulement des accessoires.

Ils recréent :

  • la typographie universitaire des années 1930 ;
  • les planches ;
  • les notes de bas de page ;
  • les références bibliographiques ;
  • les illustrations.

Tout est pensé comme si le livre sortait réellement des presses de Miskatonic.

 

 Le véritable manuscrit

Là où ils vont encore plus loin, c'est que le Liber Oblitus existe réellement. Pas comme ouvrage ancien. Mais comme manuscrit contemporain entièrement rédigé.

Le HPLHS indique même espérer proposer un jour une reproduction intégrale du manuscrit lui-même, tandis que l'édition reliée actuelle comprend déjà un fac-similé utilisé comme accessoire dans leur futur scénario The Spark Devil. (The HPLHS Store)

C'est un projet très ambitieux.

 

 Pourquoi cela est fort intéressant

Parce que, contrairement à beaucoup de faux grimoires, ils ne cherchent pas à imiter le Necronomicon. Ils inventent : une autre histoire. Le manuscrit demeure illisible. Et c'est infiniment plus lovecraftien.

Chez Lovecraft, le mystère n'est jamais complètement résolu.

 

Nat' 

mardi 7 juillet 2026

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LES OMBRES DE CTHULHU, Charles Dexter Ward

  


Les Ombres de Cthulhu, guide de survie face aux indicibles entités du Mythe de HPL (auto-édition, 2025-2026). Et un bestiaire, un de plus. Chaque créature est précédée d’une fiche de présentation, joliment écrite, et d’une illustration qui sent bon l’IA. Suit une panoplie assez drôle de « comment éviter la bestiole en question ?», « que faire en cas d’attaque ?», « quelles armes utiliser ?»…. Des dégagements manifestement réservés aux rôlistes. Si l’influence du monstre sur la littérature ou le cinéma/vidéo est bien traitée, il manque la primo-référence : qui a inventé l’entité (Lovecraft ?, Derleth, Lumley  ?...). Par ailleurs, les créatures ne sont pas « classées », alors que le Maître de Providence, dans une lettre à J.F. Morton du 27/4/1933, s’était essayé, sous forme humoristique, à dresser un Panthéon imaginaire. Il n’est en effet pas toujours près facile de s’y retrouver entre les Grands Anciens, le Anciens Dieux, les Choses très anciennes, les Dieux Extérieurs…..

 



La remarque de Natasha du Laboratoire Odésien de l’Impossible

 

Ce n'est pas une typologie des créatures, mais un arbre généalogique fictif que Lovecraft dessine dans une lettre à James F. Morton, datée du 27 avril 1933 (lettre n°617 dans les éditions des correspondances). C'est un document célèbre chez les spécialistes, parce qu'il est à la fois sérieux… et profondément humoristique.

La première chose qui saute aux yeux est que Lovecraft y mêle sans complexe :

  • ses propres créations ;
  • celles de Clark Ashton Smith (Tsathoggua, Averoigne…) ;
  • des ancêtres imaginaires de personnages historiques ;
  • et même sa propre généalogie !

Autrement dit, ce n'est pas un document cosmologique, mais une plaisanterie érudite entre amis. Cette lettre est extrêmement importante parce qu'elle montre que Lovecraft :

  • ne refusait pas de jouer avec son propre Mythe ;
  • improvisait volontiers ;
  • inventait des filiations pour amuser ses correspondants.

Elle montre aussi qu'il n'avait pas de dogme cosmologique définitif.

Chaque lettre, chaque récit, chaque échange pouvait proposer une variante. Cette lettre est l'une des meilleures preuves que la célèbre "généalogie des Grands Anciens" reproduite dans de nombreux bestiaires est trompeuse. Beaucoup d'auteurs l'ont prise au premier degré, alors que Lovecraft s'amusait manifestement à construire une pseudo-théogonie, mêlant références classiques, private jokes et personnages de ses amis.

 

Il faudrait peut-être abandonner la classification classique :

"Monstres"

pour adopter une classification plus lovecraftienne.

Par exemple :

I. Les Civilisations

  • Choses très anciennes
  • Mi-Go
  • Yithiens

II. Les Entités cosmiques

  • Azathoth
  • Yog-Sothoth
  • Nyarlathotep

III. Les Créatures artificielles

  • Shoggoths

IV. La Faune cosmique

  • Byakhee
  • Polypes volants
  • Choses stellaires diverses

V. La Faune onirique

  • Zoogs
  • Gugs
  • Goules (version des Contrées du Rêve)
  • Chats d'Ulthar
  • etc.

Cette organisation refléterait beaucoup mieux la pensée de Lovecraft qu'un simple bestiaire alphabétique. Et elle mettrait en évidence par exemple le fait que les Byakhee sont à la frontière entre le cosmos et le rêve. Ils sont moins des "monstres" que des habitants de l'espace liminaire reliant les différentes strates de l'univers lovecraftien. C'est précisément ce qui explique l'impression qu'ils appartiennent aussi aux Contrées du Rêve.

 


 

samedi 4 juillet 2026

RENCONTRES ABELLIO 2026

 Chers amis, vous êtes cordialement invités aux Rencontres de l'"Association Raymond Abellio de recherche et études" ARARE qui se tiendront pour leur 23ème édition à Toulouse du 17 au 19 septembre prochain. 

Vous trouverez ci-joint le programme de ces journées et l'ordre des interventions sur le thème de l'Histoire dans la pensée de Raymond Abellio, thème qui prend une signification particulièrement aiguë à la lumière des événements du temps présent.
 L'assemblée générale pour laquelle une convocation particulière vous sera envoyée trois semaines avant la date devra décider quel avenir doit être envisagé pour l'association.
 Avec toute mon amitié, et dans l'attente de vous retrouver,
Jean-Charles Roux, président d'ARARE 


jchroux@gmail.com

  

 

XXIIIème Rencontres Raymond Abellio

17, 18, 19 septembre 2026

 

Salle Marguerite Dilhan  3 rue Escoussières Arnaud Bernard,  31000 Toulouse (France)

 

Thème : Philosophie de l’Histoire dans l’œuvre de R. Abellio

 

Programme

 

*****

 

Jeudi 17 septembre,

 19h     Ralliement des participants à la Brasserie des Arcades, place du Capitole

 20h      Dîner au restaurant Le Gascon, 9 rue des Jacobins, 31000 Toulouse (à confirmer)

 

Vendredi 18 septembre, matin

 

09:30-10:00                 Ouverture et présentation des travaux par le président

10h00-11:00                 José-Guilherme Abreu : Les noces du Verbe avec la Vision + discussion

11:00                           Pause

11:15-12:30                 Daniel Verney (vidéoconférence ) : Le cardinal, l’ordinal et la symbolique du tarot de Marseille

12:30-14:30                 Déjeuner dans une brasserie de proximité

 

Vendredi 5 septembre, après-midi

 

14:30-15:15                 Rémi Boyer : L’ordre spirituel des nouveaux prophètes

                                   discussion + pause

15:30-16:15                   Michelle Nahon: Influence de l’anthroposophie de Rudolf Steiner sur la

                                   Gnose abellienne                 

                                 

                                   discussion + pause  

 

16:30-17:15                 René Jacquet, Puissance de la pensée de Raymond Abellio (réflexions)

+ discussion

 

20:00                           Dîner (modalités à fixer)   

 

Samedi 19 septembre, matin

 

9:30- 10:15                  Jean-Charles Roux : Philosophie de l’Histoire et gnose dans Sol Invictus

                                       discussion + pause      

10:30-11:15                 Bernard Montet: Prophéties pour ce siècle chez Raymond Abellio et chez Vlaicu Ionescu

                                      discussion + pause

11:30-12:15                 Éric Coulon: Notes de lecture de La fin du nihilisme. Abellio avant Abellio ?

                                       + discussion  

 

12 :30 – 14 :30              Déjeuner dans une brasserie de proximité

 

Samedi 19 septembre, après-midi

 

14:30-15:30                 Assemblée Générale de l’Association Raymond Abellio, recherches et études

17:00                           Clôture des « Rencontres 2026 »

 

 

*****

vendredi 3 juillet 2026

LES RÉVÉLATIONS DE GLAAKI

  


 

 

Il y est fait allusion au retour sur terre d’une créature nommée Y’Golonac. Cette œuvre peu connue est une sorte de bible inspirée par une puissance surnaturelle, Glaaki. Les Révélations se composent de douze volumes. Le dernier tome aurait été écrit par un homme « au sommet de Mercy Hill (Brichester), guidé dans ses songes ». Ce volume est encore moins connu et que ses onze prédécesseurs. Il a été retrouvé par un certain Sam Strutt chez un obscur bouquiniste de Londres. « le vieux livre était de taille ; la reliure craqua en découvrant des pages jaunies, couvertes de lignes irrégulières à l’écriture griffonnée »

 

Car même des adeptes de Cthulhu n’osent parler de Y’golonac ; pourtant, le temps viendra où Y’golonac quittera solennellement la solitude des âges pour revenir une fois de plus parmi les hommes...

Au-delà d’un abîme dans la nuit souterraine, un passage mène à une paroi de briques massives. Au-delà de ce mur trône Y’golonac pour y être servi par les êtres des ténèbres, dépenaillés et sans yeux. Il a reposé longtemps de l’autre côté de ce mur et ceux qui l’ont franchi en rampant passent sur le corps d’Y’golonac. Mais, lorsqu’on lit ou prononce son nom, il s’avance pour être adoré ou pour se nourrir et revêt alors parfois la forme et l’âme de ceux qu’il prend en pâture. Ceux qui recherchent les lectures diaboliques et tentent de s’imaginer ces êtres en pensée, les invoquent. Et alors, il se peut que lorsque la voie sera libre, Y’golonac revienne sur Terre parmi les hommes. Cthulhu sortira de sa tombe parmi les herbes sauvages. Glaaki ouvrira d’un geste la trappe de cristal. Les rejetons d’Eihort naîtront à la lumière du jour. Les foulées puissantes de Shub-Niggurath résonneront dans le cosmos. Le voile de l’illusion se déchirera et Daoloth révélera la réalité cachée.

 

Extraits du volume XII des Révélations de Glaaki 

 

 UNE NOTE DU LABORATOIRE ODÉSIEN DE L'IMPOSSIBLE


Les Revelations of Glaaki

Ce grimoire est une création de Ramsey Campbell. Il joue, dans son propre cycle du Mythe, un rôle comparable à celui du Necronomicon chez Lovecraft.

Il est censé avoir été rédigé par un disciple de Glaaki, après avoir reçu ses enseignements. L'œuvre est composée de plusieurs volumes, souvent cités mais rarement vus dans leur intégralité.

 


 

 Le lien avec Y'Golonac

Dans Cold Print, le héros recherche un ensemble de pages arrachées des Revelations of Glaaki.

Ces pages ne sont pas anodines.

Elles contiennent les passages consacrés à Y'Golonac.

Campbell a une idée brillante : le danger ne réside pas dans le livre entier, mais dans quelques feuillets épars, suffisamment puissants pour attirer l'attention de l'entité.

Cela rejoint une vieille idée lovecraftienne : un fragment de savoir peut être aussi dangereux qu'une bibliothèque entière.

Une autre subtilité

Au début de Cold Print, les pages sont dissimulées dans ce qui semble être un ouvrage pornographique vendu sous le manteau.

C'est un procédé très campbellien.

Chez Lovecraft, les grimoires sont conservés dans des bibliothèques universitaires ou des collections privées.

Chez Campbell, le savoir interdit circule dans les marges de la société moderne : librairies douteuses, appartements délabrés, publications clandestines. L'horreur quitte les rayonnages de l'université pour investir le quotidien.

Pourquoi ce choix est remarquable

Campbell comprend que, dans les années 1960, le livre maudit ne peut plus être un énorme in-folio latin comme le Necronomicon.

Le danger est devenu plus diffus.

Quelques pages suffisent.

Un photocopie suffirait presque.

C'est une modernisation très intelligente du thème du grimoire interdit.

 

Natasha