vendredi 1 mai 2026

CARTES IMAGINAIRES jusqu'au 19 juillet à la BNF


 
Prolongez votre découverte de l'imaginaire des cartes avec le catalogue de l'exposition « Cartes imaginaires. Inventer des mondes » 📖
À l'intérieur, pas moins de 180 oeuvres vous entraînent dans un voyage des parchemins médiévaux aux jeux vidéo. Chaque contribution permet d'approfondir un peu plus la puissance des cartes, permettant tour à tour de s’émanciper du réel, le modeler, le réinterpréter.
Disponible dès maintenant en librairies !


jeudi 30 avril 2026

LA CAVERNE PERDUE DES TEMPLIERS, Roger Facon, à l'ODS

  

 


 

VIENT DE PARAÎTRE

(Mai 2026)

 

LA CAVERNE PERDUE DES TEMPLIERS

Spécial Fulcanelli

Roger Facon

 

Qui contrôle vraiment l’Histoire ?

 

Quelque part dans les Hautes-Alpes, un initié français découvre une caverne oubliée.
Un sanctuaire templier que personne n’était censé retrouver.

Très vite, les morts s’accumulent.

L’homme n’est pas un mystique isolé.
Protégé par certains services, lié à un mystérieux « pacte d’Arginy », il met au jour un réseau ancien — une organisation qui infiltre loges initiatiques, cercles financiers, services de renseignement et sphères politiques.

Une société qui ne se contente pas d’influencer le monde.
Elle le corrige.

À coups d’ « action directe ».

Entre ésotérisme dévoyé et raison d’État, entre rituels occultes et opérations clandestines, la frontière disparaît.
Et ceux qui cherchent la vérité deviennent des cibles.

Dans l’ombre, les « maîtres secrets du monde » règlent leurs comptes.

Mais cette fois, le rififi pourrait bien échapper à tout contrôle.

 

En vente sur Amazon https://www.amazon.fr/dp/2380141207 (et prochainement sur la boutique en ligne de l’ODS (www.oeildusphinx.com) - 16 € (plus 3 € de frais de port), série « Les Cahiers d’Irem ».

 

Montage et illustration André Savéant 

CE N'EST PAS DE LA SF (Le Monde du 29/4/26)

 


mercredi 29 avril 2026

AUX FRONTIÈRES DU RÉEL à Lyon

 


FRANÇOIS LANGE ET PALEMON

 


L'ODS AIME LES NYMPHES

 


À l’occasion de la sortie de Nymphes, la galerie Barbier consacre une nouvelle exposition à Vince, dont l’univers graphique explore avec audace et élégance la figure de la pin-up.

Publié par Éditions Barbier, l’ouvrage Nymphes rassemble une série d’illustrations entièrement dédiées à ce thème. Proposé en tirage librairie ainsi qu’en édition de luxe, accompagnée d’une lithographie numérotée et signée, il met en lumière un travail centré sur la stylisation, la ligne et une sensualité affirmée.

L’exposition réunit exclusivement des illustrations originales, conçues comme des images abouties. Chaque pièce s’impose par sa force visuelle, son sens de la composition et l’attention portée aux attitudes et aux regards. L’ensemble compose un accrochage rythmé, où se déploie un imaginaire à la fois contemporain et imprégné de références classiques du genre.

À travers cette sélection, Vince affirme une vision personnelle de la figure féminine, entre icône et fantasme, portée par une écriture graphique précise et immédiatement reconnaissable.

À l’occasion du vernissage, l’artiste sera également présent pour une séance de dédicace de Nymphes des éditions Barbier, ce jeudi 30 avril 2026 de 16h à 18h.

Inscriptions : mayla@bdartiste.com

 

Vernissage (entrée libre) ce jeudi 30 avril 2026 de 19h à 21h, en présence de l’artiste.

1 pin's inédit, réalisé pour l'occasion, sera offert aux 100 premiers visiteurs !

mardi 28 avril 2026

LA MAGIE A PARIS de René Thimmy chez l'ODS

  

 


 

VIENT DE PARAÎTRE

(Mai 2026)

 

LA MAGIE À PARIS

René Thimmy

 

La Magie à Paris (1934) de René Thimmy appartient à un genre hybride propre à l’entre-deux-guerres : le reportage fantastique urbain. Sous l’apparence d’une enquête journalistique sur les milieux occultes parisiens, l’ouvrage propose une déambulation littéraire dans un Paris nocturne et symbolique, peuplé de médiums, de mages autoproclamés, de vitalistes, de thaumaturges et de sectes éphémères.

Le texte ne documente pas des pratiques occultes avérées, mais l’imaginaire magique de la capitale dans les années 1920–1930. Il témoigne de la persistance d’un climat de croyance diffuse, nourri par le spiritisme fin-de-siècle, le vitalisme, les pseudo-sciences, la psychanalyse populaire et le goût journalistique pour le sensationnel. Paris y apparaît comme une scène mentale, où se projettent peurs modernes, désirs d’immortalité et fascination pour le secret.

L’ambiguïté du récit est constitutive de sa forme : Thimmy adopte une posture de narrateur sceptique mais curieux, refusant de trancher entre croyance et dénonciation. Cette hésitation, stylistiquement efficace, produit un effet de réel trompeur, dans lequel la proximité du témoignage renforce la crédibilité d’hypothèses invérifiables.


Les recherches effectuées pour la documentation de ce livre nous ont permis d’établir que René Thimmy n’était pas un pseudonyme de Maurice Magre.

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En vente sur Amazon https://www.amazon.fr/dp/2380141193 (et prochainement sur la boutique en ligne de l’ODS (www.oeildusphinx.com). 20 € (plus 3 € de frais de port), série « Maurice Magre, au cœur du Mystère».

 


 

lundi 27 avril 2026

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE LOURD SECRET DE SOUGRAIGNE, Thierry Quiroga

  


Thierry Quiroga nous fait une jolie surprise avec Le Lourd Secret de Sougraigne (Éditions Maïa, 2025) qui n’est autre que la version romancée de l’ouvrage de Franck Daffos (Le Secret Dérobé, EODS 2005) enrichi des travaux parallèles de feu Didier Héricart de Thury et de Pierre Jarnac. Un ouvrage qui avait fait l’effet d’une petite bombe dans le paysage castelrennais de l’époque et -quoi qu’on en pense sur le fond- nous racontait une « belle histoire » au sein de la Belle Histoire. C’était la saga du Pech d’En Couty, une découverte de trésor stupéfiante qui nous valut les honneurs de la presse (TF1 s’était déplacé pour son journal dominical du soir) et qui se termina lamentablement par une querelle sanglante entre les trois chercheurs impliqués. Tout cela pour un trésor, faut-il le préciser, que personne n’a jamais vu. L’auteur s’en tient à l’Histoire, avec un grand H, et nous fait revivre en les romançant agréablement les grandes étapes de cette affaire qui débute en 1645 par la découverte, par le jeune berger Paris, d’une cache souterraine recelant un trésor fabuleux. Nous sommes au Pech d’En Couty, dans la commune de Sougraigne, à proximité de Rennes-les-Bains. Nous ne reprendrons pas le cheminement rapporté par Daffos, mais vont défiler sous nos yeux Nicolas Pavillon, Nicolas Fouquet, Nicolas Poussin, le masque de fer, la congrégation des lazaristes pour aboutir aux Pères Gabriel Mèche, Henri Gasc, Jean Jourde et Henri Boudet. Une partie du trésor sera du reste entreposée dans les sous-sols de l’église Notre-Dame de Marceille à Limoux. Saunière dans cette affaire joue un rôle de second plan et se contente de toucher de généreux subsides pour garder le silence et laisser décorer son église selon les instructions de ses interlocuteurs. La préoccupation de toutes ces personnes « au courant » ayant toujours été de coder le lieu de la cache pour éviter que les merveilles qu’elle recèle (on parle entre autres de l’Arche d’Alliance et autres possessions des « deux » Alaric, au parfum "romain") ne tombent entre de mauvaises mains. Le roman ne nous explique pas comment nos chercheurs contemporains sont tombés sur l’affaire. Il n’évoque pas non plus les raisons pour lesquelles l’un des trois « découvreurs » a menacé de se suicider en direct lors d'un pugilat épique. Mais ce ne serait plus un roman, n’est-ce pas !

dimanche 26 avril 2026

RIP DOMINIQUE DOUAY, UN GRAND DE L'IMAGINAIRE


 

QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LES CONTINENTS LÉGENDAIRES

 


 

 

 

Continents perdus : entre mythe, fiction et pseudo-histoire


Définition

Les “continents perdus” désignent un ensemble de récits évoquant l’existence de terres disparues — telles que l’Atlantide, la Lémurie ou MU — supposées avoir abrité des civilisations anciennes, souvent décrites comme technologiquement avancées ou spirituellement supérieures.

Ces récits se situent à l’intersection de plusieurs registres :

  • mythe des origines
  • spéculation philosophique
  • fiction littéraire
  • construction pseudo-historique
  •  

  •  

Origine des récits

L’idée de terres englouties apparaît dès l’Antiquité, notamment avec :

  • Platon et l’Atlantide (Timée, Critias)
  • certaines traditions mésopotamiennes et indiennes
  • récits cosmogoniques évoquant des âges du monde

À l’époque moderne, ces motifs sont réactivés et amplifiés au XIXe et XXe siècle, dans un contexte marqué par :

  • la découverte de civilisations anciennes
  • l’essor de l’archéologie
  • le développement de courants ésotériques
  • une fascination pour les origines de l’humanité

Fonction mythologique

Dans leur forme originelle, ces récits remplissent plusieurs fonctions :

  • Expliquer l’origine des civilisations
  • Exprimer la nostalgie d’un âge d’or
  • Mettre en scène la chute ou la dégénérescence humaine
  • Symboliser des catastrophes cosmiques ou morales

Ils relèvent alors du mythe au sens anthropologique :

un récit structurant, porteur de sens, mais non destiné à être lu comme une archive historique.

 


 


Glissement vers la pseudo-histoire

Le passage critique s’opère lorsque :

le récit mythique est interprété comme un fait historique littéral.

Ce glissement repose sur plusieurs mécanismes :

  • assimilation du symbole à une réalité matérielle
  • interprétation analogique (rapprochements entre traditions)
  • sélection de données isolées
  • absence de hiérarchisation des sources

Caractéristiques des discours pseudo-historiques

Les reconstructions modernes autour des continents perdus présentent généralement :

🔻 Syncrétisme global

Fusion de traditions :

  • bibliques
  • antiques
  • orientales
  • folkloriques

🔻 Inflation explicative

Tendance à relier :

  • origines humaines
  • religions
  • dynasties historiques
  • phénomènes inexpliqués

dans un seul système cohérent.

🔻 Sources invérifiables

Références à :

  • traditions cachées
  • savoirs initiatiques
  • documents non accessibles

🔻 Posture révélatoire

Le discours se présente comme :

  • une “redécouverte”
  • une “vérité oubliée”
  • une correction de la science officielle
  •  

  •  

Statut épistémologique

Ces constructions ne relèvent ni :

  • de l’histoire (absence de méthode critique),
  • ni de l’archéologie (absence de preuves matérielles),
  • ni de la mythologie comparée (absence de contextualisation).

Elles constituent plutôt :

des systèmes narratifs fermés, produisant une cohérence interne sans validation externe.


Lecture critique

Une approche rigoureuse implique de distinguer :

Élément

Nature

Mythe

structure symbolique

Fiction

création assumée

Hypothèse scientifique

testable

Pseudo-histoire

récit non falsifiable


Intérêt du phénomène

Malgré leur absence de validité scientifique, ces récits présentent un intérêt réel :

  • anthropologique : besoin de sens global
  • psychologique : refus du hasard et du fragmentaire
  • culturel : persistance du mythe dans la modernité
  • narratif : construction de cosmologies contemporaines

Conclusion

Les continents perdus ne sont pas des réalités historiques établies, mais :

des espaces imaginaires où se projettent les interrogations humaines sur l’origine, la mémoire et la destinée.

Leur étude ne relève pas de la validation, mais de la compréhension :

comprendre pourquoi ces récits existent
plutôt que chercher à prouver qu’ils ont existé.

 


 


🕯️ Note éditoriale ODS

Ce type de corpus doit être abordé avec une double exigence :

  • ouverture à la richesse symbolique
  • rigueur critique face aux prétentions historiques

“Le mythe éclaire le monde —
à condition de ne pas le prendre pour une carte.”

 

C'EST LE PRINTEMPS À ALET-LES-BAINS


 

vendredi 24 avril 2026

LES BONS VIEUX CHERCHEURS DE RENNES-LE-CHÂTEAU, Phlippe Brunel

 


 

Il fallait le faire et Philippe Brunel l’a fait sous forme d’une modeste auto-étition, Paroles de Chercheurs, autour de l’affaire de RLC, tome 1 (2024). Jeune cinéaste, Philippe a mené une investigation en profondeur et a recueilli dans un petit livre ses entretiens avec « les Grands Anciens ». Le temps passe et il est urgent de collecter les témoignages de ceux qui ont côtoyé « l’affaire » de près. Défilent ainsi Jean-Pierre Monteils et sa sagesse fraternelle, feu André Galaup et sa gouaille sceptique, Germain Blanc-Delmas et ses souvenirs de gamin au village, Henri Mariou à la mémoire vacillante, feu Guy Gentil, un des premiers chercheurs. Une place de choix est accordée à feu Josette Barthe, dont nous avons été, avec Antoine Captier[1], les premiers interlocuteurs. Beaucoup d’autres se sont ensuite lancés sur la trace de cette vieille dame espiègle, de la famille de Bérenger Saunière et proche de Mademoiselle Marie. On ne sait pas au juste quelle était la part d’affabulations dans ce qu’elle a raconté aux uns et aux autres, allant du faux sautoir maçonnique découvert dans les affaires de l’abbé aux mystérieuses visites de joailliers belges venant prendre les bijoux découverts dans une cache mystérieuse pour les fondre. Elle a emporté son secret dans la tombe, mais je garderai longtemps le souvenir d’une vieille dame pétulante qui faisait un excellent cassoulet lors de nos visites régulières avec mon fils Nicolas.

Bravo Philippe et vite la suite !



[1] Cf Le Bibliothécaire du Razès, Philippe Marlin (EODS 2013)



[1] Cf Le Bibliothécaire du Razès, Philippe Marlin (EODS 2013)