Le livre Ἱερὸν Αἰγύπτιον (Ieron Egypton, littéralement « L’Égypte sacrée »), apparaît dans la nouvelle « La Cité sans nom » (The Nameless City, 1921).
Le “Ieron Egypton”
Contexte dans l’œuvre
- Lovecraft, dans cette nouvelle, mentionne que le narrateur se souvient d’un passage lu jadis dans la bibliothèque du Légat romain Balbutius, dont les rayons contenaient des manuscrits « sur de terribles sujets ».
- Parmi eux, figurait le mystérieux Ieron Egypton, un manuscrit grec rédigé sur parchemin de Pergame, consacré à des connaissances occultes liées à l’Égypte.
- Le narrateur ajoute qu’il donnerait cher pour pouvoir à nouveau en parcourir les pages.
Contenu supposé
Lovecraft ne développe pas le contenu, mais le titre et le contexte laissent penser à :
- Des savoirs ésotériques de l’Égypte antique.
- Des rituels funéraires ou invocations liés aux dieux souterrains.
- Des parallèles entre les cultes égyptiens et les horreurs plus anciennes que l’homme a oubliées (notamment dans La Cité sans nom).
Importance dans le Mythe
- Le Ieron Egypton n’est pas repris ailleurs par Lovecraft, mais il est considéré comme un livre rare et maudit, comparable à d’autres grimoires comme le Necronomicon, le Livre d’Eibon ou le De Vermis Mysteriis.
- Sa présence suggère une chaîne de transmission ésotérique, reliant l’Antiquité romaine, la Grèce et l’Égypte aux traditions occultes postérieures.
- Certains auteurs post-lovecraftiens ont d’ailleurs tenté d’enrichir son contenu, en le reliant à Thot, à Hermès Trismégiste, voire au Corpus Hermeticum.
👉 On peut imaginer ce Ieron Egypton comme une sorte de « chaînon perdu » entre les textes hermétiques gréco-égyptiens et les grimoires maudits du Mythe.


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