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dimanche 29 novembre 2015

NOTES SUR LE NECRONOMICON GEORGE HAY / COLIN WILSON

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L’ouvrage dont il est fait mention a été édité par Nelville Spearman en 1978, traduit par Belfond en France (1979), puis publié par J’ai Lu l’Aventure Mystérieuse (1983), Belfond en une nouvelle édition (1996) et repris par le Pré aux Clercs (2008) sous forme de manuscrit ancien. Les deux dernières éditions sont postfacées par Joseph Altairac.



Résumé Wiki : En 1978, en Grande-Bretagne, un Necronomicon: The Book of Dead Names, dit Necronomicon Hay fut publié avec une préface par Colin Wilson (Version française chez Belfond, 1996). Celui-ci, après avoir été très critique de Lovecraft (le qualifiant d'« auteur malsain » au « style inauthentique ») dans son The Strength of Dreams en 1962, écrivit trois nouvelles du mythe de Cthulhu. Dans la préface qui lui fut commandée, il invente une histoire au livre publié. Selon lui, il aurait appris la possibilité de l'existence réelle du Necronomicon grâce au Al Azif de De Camp. Il serait alors entré en contact avec Robert Turner qui dirigeait le groupe de magiciens de l'Ordre de la Pierre Cubique, qui tentait alors de retrouver les sources de Lovecraft dans les grimoires médiévaux et George Hay, qui éditait des travaux sur le Necronomicon. Il aurait alors appris que le spécialiste autrichien de l'occulte, le docteur Hinterstoisser aurait des informations. Et en effet, ce dernier lui aurait révélé que le père de H. P. Lovecraft aurait appartenu à la franc-maçonnerie égyptienne. Celle-ci aurait encore possédé des secrets anciens remontant aux Sumériens et transmis à travers l'histoire, par Cagliostro par exemple. Winfield Lovecraft aurait alors appris comment déchiffrer un manuscrit très ancien : le Necronomicon. Cependant, la piste se serait arrêtée là. Colin Wilson aurait alors suivi celle de John Dee. Et en effet, dans les archives du British Museum, dans les papiers de Dee, il aurait retrouvé un Liber Logaeth (ou Liber Logaeath), une longue suite de lettres sans aucun sens. Grâce aux progrès de l'informatique cependant, il aurait pu enfin décrypter ce texte. Ce serait alors qu'il aurait découvert le Necronomicon, dans sa version John Dee. Il aurait alors réussi à persuader George Hay de le publier. En 1980, pour la sortie de l'édition de poche, Colin Wilson écrivit dans Fantasy Macabre un article précisant que l'histoire était totalement inventée, comme le livre. Il précisait que le premier indice était le titre. Necronomicon ne signifiant pas en latin Le Livre des Noms des Morts, l'ouvrage ne pouvait être qu'un faux. En 1984, dans le fanzine Crypt of Cthulhu, il raconta la véritable histoire de la création du Necronomicon Hay. La maison d'édition britannique Neville Spearman Ltd rééditait les œuvres de Lovecraft, Howard ou Ashton Smith. Son patron, Neville Armstrong eut l'idée de les accompagner d'un Necronomicon crédible. Il demanda à George Hay de s'en charger. Le premier jet n'était pas très bon. Hay consulta Wilson qui suggéra de demander à Turner de compléter le travail. Wilson se chargea ensuite de mettre sur pied un mythe crédible. Il se fit même écrire depuis l'Autriche par un ami une lettre signée du docteur Hinterstoisser. Le Necronomicon Hay est principalement un livre de magie. Il ressemble aux grimoires du type Clavicule de Salomon, mais en lien avec les « Grands Anciens ». Il explique commence leur dédier des autels, des épées cérémonielles, etc. L'ouvrage eut peu de succès et disparut rapidement, contrairement au Necronomicon Simon.


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