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samedi 16 juillet 2016

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LES RATS DANS LES MURS, Lovecraft





Les rats dans les murs (1923, The Rats in the Walls in Weird Tales 1924 & 1930) est un récit très représentatif de l’horreur lovecraftienne, avec son cadencement particulièrement insidieux. Il s’agit du récit d’un américain d’origine britannique, Delaporte, qui sur la fin de sa vie décide de restaurer la demeure familiale, le Prieuré d’Exham. Celui-ci se trouve dans le sud de l’Angleterre, près d’Anchester (bourgade manifestement imaginaire), et suscite la répulsion des populations locales. La rumeur fait état de meurtres, sorcellerie, kidnappings commis par ses aïeux et évoque une dramatique invasion de rats en provenance du manoir et ayant décimé les animaux et quelques paysans.
Delaporte considère ces allégations comme des légendes fantaisistes et vient s’installer au Prieuré en reprenant le nom originel de la famille, de la Poer. Ses nuits sont perturbées par d’inquiétants bruits dans les cloisons qui déclenchent une véritable panique chez les chats. Il fait venir son ami Edward Norris et tous deux doivent admettre qu’il y a des rats dans les murs et que ceux-ci descendent dans la bâtisse. Ils découvrent une crypte avec un autel très ancien et décident de s’entourer de savants (archéologue, naturaliste etc…) afin de poursuivre l’exploration. Sous l’autel, un conduit permet d’accéder à une vaste caverne où se trouve une sorte de petit village jonché de squelettes humains, pour la plupart dévorés par les rats. Mais ils découvrent également les restes des ancêtres de Delaporte qui s’adonnaient au cannibalisme. Le propriétaire du Prieuré deviendra fou, manifestement possédé par l’esprit de ses prédécesseurs. On le retrouvera allongé sur le corps de Norris à moitié dévoré. Le Prieuré sera détruit et Delaporte finira ses jours dans un asile d’aliénés.
On rencontre Nyarlathotep dans la scène de possession finale ; …. les bouches grimaçantes des cavernes du centre de la terre où, Nyarlathotep, le dieu fou sans visage, hurle aveuglément dans les ténèbres, aux sons aigus de deux joueurs de flûte, amorphes et idiots.


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