jeudi 7 mars 2013

L'IMMORTALITE PAR LE PAL

Vlad Tepes, l'immortalité par le pal

Pour forger le personnage de Dracula (et jusqu'à son nom), Bram Stoker s'est inspiré du seigneur médiéval Vlad III : l'écrivain avait frappé dans l'impitoyable cruauté du prince de Valachie.
Indiana Jones est mort le 11 novembre 2012. Il s'appelait en réalité Farish Jenkins et était paléontologue, anatomiste et zoologiste, professeur à l'Université de Harvard. Son arme sur le terrain n'était pas le fouet, mais un fusil dont il savait très bien se servir. (Voir sa nécrologie dans The Economist du 11 novembre 2012.) Il en allait de même du comte de Monte-Cristo (de son vrai nom François Picaud, cordonnier), de Madame Bovary (Delphine Delamare, née Couturier) et du professeur Tryphon Tournesol, personnage inspiré, tout comme le Professeur Nimbus, par la vie et  les explorations stratophériques et des fonds marins d'Auguste Piccard . Le fameux Docteur Jekyll et son double meurtrier, Mr. Hyde, rappellent les méfaits du diacre Brodie d'Edinbourg, alors que Gilles de Rais a été amalgamé dans la figure de Barbe Bleue, l'assassin de femmes, avec comme compétiteur le roi Henry VIII d'Angleterre.
   
En règle générale, le mythe est le dernier stade de l'existence d'un personnage historique et tel est le cas également du comte Dracula, «l'empereur des vampires», le héros homonyme du roman de Bram Stoker (1897). L'histoire est connue : un aristocrate vivant dans un mystérieux château des Carpates achète une propriété à Londres, tout comme des milliers d'oligarques russes et millionnaires orientaux de nos jours. Jusqu'ici, rien d'extraordinaire, sauf si l'on considère que ladite propriété est une ancienne abbaye abandonnée, et vraisemblablement hantée. Les choses se gâtent lorsque l'agent immobilier chargé de la transaction se rend sur place en Transylvanie pour faire signer les actes de vente et découvre que le comte est un vampire et que ses trois assistantes sont en réalité des goules qui abusent de lui et le retiennent prisonnier au château comme esclave sexuel. Tandis que le comte vogue vers l'Angleterre dans un bateau plein de cercueils remplis de terre, de sa terre natale, et où il passe ses journées. Car, étant un vampire, il ne «vit» qu'après le coucher et avant le lever du soleil, comme un riche insomniaque moderne. Arrivé à Londres, le comte se met à l'oeuvre : il vampirise un individu qui sera son fidèle serviteur (vraisemblablement pour ne pas avoir à payer les gages pratiqués en Angleterre), et une jeune fille, amie de la fiancée de l'agent immobilier. Son but final est de conquérir l'Empire Britannique à la tête d'une armée d'ombres, des hommes et des femmes qui ont subi le baiser acéré des crocs du vampire et qui, à leur tour, feront d'autres victimes (ou adeptes).
   
Sur ces entrefaites,  Jonathan Harker, l'agent immobilier, réussit à s'évader du château maudit et se met à la recherche du comte vampire qui terrorise la pays. Un petit groupe de chasseurs de vampires, avec à sa tête le savant hollandais Van Helsing, traque le comte, l'oblige à fuir Londres et finit par le tuer juste avant qu'il ne rejoigne son château gardé par de sauvages Tsiganes vêtus de peaux de bêtes. Les fiancés sont délivrés de la menace qui pesait sur eux et le monde peut souffler enfin : le vampire est mort et enterré, un pieu fichu dans son coeur.
   
C'est au moins ce que croyait Bram Stoker, car depuis plus d'un siècle Dracula a continué de hanter les imaginations au théâtre, au cinéma et sur le net. Cette pérennité s'explique par le fait qu'il s'agit d'un mythe fondateur de la conscience collective de l'humanité, le mort vivant, la vie après la mort, un syntagme vieux comme l’Homo Sapiens, le premier qui a commencé à enterrer ses morts, à les teindre de poudre de couleur ocre pour leur donner les couleurs de la vie, à déposer dans leurs tombes de la nourriture, des objets familiers et des jouets dans le cas des enfants. Des pyramides d'Egypte aux kourganes des steppes asiatiques, les maisons édifiées pour les morts traduisent un unique souci : le non retour de ceux-ci parmi les vivants.
   
«L'archéologie du vampire» n'est pourtant qu'une des sources d'inspiration de Bram Stoker. Le modèle incontesté est un personnage historique, un prince ayant régné au XVe siècle sur la Valachie, la partie méridionale de la Roumanie actuelle. Il s'appelait Vlad, Vlad III, tout comme son père, Vlad II Dracula (le Diable, ou le Dragon, donc le serpent biblique qui a tenté Ève au Paradis). Vlad II avait été reçu en 1431 membre de l'Ordre du Dragon (Ordo Draconistarum), un ordre de chevalerie fondé par l'empereur Sigismond de Luxembourg (1410-1437), alors qu'il n'était que roi de Hongrie et s'engageait à combattre les Turcs ottomans. Les chevaliers du Dragon étaient tous des aristocrates hongrois et autrichiens, auxquels s'ajoutaient trois souverains étrangers, le roi de Pologne, le despote de Serbie et Vlad II couronné à cette occasion prince de Valachie. Le dragon, incarnation du Diable, se faisait écraser par une croix à deux barres horizontales, du type croix de Lorraine, que les chevaliers portaient en sautoir. Les fils de Vlad II et leurs descendants ont reçu ainsi de surnom Dracula (ou Draculya) qui a désigné une branche de la dynastie princière valaque éteinte au XVIIe siècle.
   
Mais que vient faire un obscur prince d'un petit pays que personne ou presque ne connaît, dans le roman de Bram Stoker? En fait, Vlad Dracula bénéficia sa vie durant, mais aussi après sa mort (1476) d'une renommée européenne. Son nom circulait de Strasbourg à Moscou et de Lübeck à Constantinople grâce aux écrits latins, allemands, russes et grecs qui racontaient, par le biais de manuscrits et de brochures imprimées (la première à Vienne en 1463), les méfaits d'un tyran «pire que Néron et Dioclétien», comme la terre n'en avait jamais connu. En revanche, en Europe de l'Est et du Sud-Est, Dracula a servi de modèle pour les grands souverains russes et turcs ottomans, un souverain sévère mais juste, en somme un véritable réformateur ! On lui attribuait en fait des dizaines de milliers de victimes dans les rangs de ses propres sujets, mais aussi des Turcs, qu'il mettait à mort par le supplice du pal  d'où son sobriquet, «l'Empaleur» (en roumain Tepes). Même si ce mode d'exécution était fréquent en Hongrie, en Pologne dans les cas de banditisme et vol à main armée, et dans l'Empire ottoman, Vlad Dracula est le seul souverain à porter ce surnom, un signe qui ne trompe pas sur sa propension à en faire usage en cas de manquements à la législation.
   
Pourtant, dans son propre pays, la Valachie, sa mémoire subsista seulement autour de son château, Poienari, un nid d'aigle qu'il fit construire dans les Carpates méridionales par des jeunes hommes et femmes coupables d'être les descendants des bourgeois de sa capitale qui avaient enterré son frère vivant (2). Leur punition était d'autant plus pénible qu'elle s'accompagnait de la condamnation de porter toujours les mêmes vêtements, au point qu'ils étaient tous en haillons ou pratiquement nus lorsque les travaux furent terminés.
   
En 1804, un savant allemand  – Johann Christian Engel – redécouvrit un des pamphlets allemands vilipendant la barbarie de Vlad III, qu’il publia dans un ouvrage érudit sur l’histoire de la Valachie. Quarante ans plus tard parut le premier récit slavon russe, alors que les textes en latin, grec et turc circulaient déjà dans des ouvrages historiques imprimés ou en manuscrit. C'est seulement en 1896 que tous ces récits furent étudiés en détail de manière comparative par un historien roumain qui concluait que Dracula avait été «un tyran cruel et un monstre de l'humanité».  Cependant, le jeune État roumain avait besoin d'un panthéon national de héros ayant combattu les Turcs ou les autres ennemis du passé. Ainsi, Vlad Dracula fut absous de ses crimes pour être catalogué comme grand souverain amoureux de liberté et d'indépendance tombé sur le champ d'honneur les armes à la main.
   
Certes,  Bram Stoker ne lisait pas le roumain ou le russe, et encore moins le turc ou le grec et ce n’est pas par ces sources qu’il vint à Vlad Dracula. Stocker affirme que l’idée d’écrire un roman avec le vampire comme personnage principal lui est venue lors d’un cauchemar dans la nuit du 7 mars 1890. Après un dîner bien arrosé au Beefsteack Room, un célèbre restaurant londonien, Stoker vit en rêve un énorme crabe se lever de l'assiette, les pinces grandes ouvertes. Dans une autre note, griffonnée sur le même papier à en-tête du Lyceum Theater, dont il était le gérant, il écrit : «Jeune homme sort, voit des filles, l'une d'entre elles essaie de l'embrasser pas sur les lèvres mais sur la gorge. Le vieux comte s'interpose – rage et fureur diabolique – “cet homme m'appartient, je le veux !“ » Ce rêve est raconté aussi dans le journal de Jonathan Harker écrit au château de Dracula et les trois filles (un possible souvenir des sorcières de Macbeth) se transforment en goules. Dracula était né, mais son écriture allait exiger pas moins de six ans. Au départ, son titre devait être «Le Comte Wampyr» : le vampire aristocrate venait de remplacer, depuis Lord Byron et John William Polidori (1819), son médecin et souffre douleur, le vampire anonyme paysan des Balkans (grec, roumain et serbe) décrit par les auteurs du XVIIe et du XVIIIe siècle. Deux mois plus tard, Stoker faisait la connaissance d'Arminius Vambéry (1832-1913), un grand orientaliste hongrois surnommé «le derviche boiteux». Ce colonel Lawrence avant la lettre avait parcouru tous les pays du Proche et du Moyen-Orient déguisé en derviche ; il écrivait des livres et des articles et donnait des conférences dénonçant l'expansionnisme russe en Asie Centrale et la menace qu'il représentait pour la Grande-Bretagne. Vambéry dut s'entretenir avec Stoker, au Lyceum Theater, et lors de ses conférences publiques, sur les croyances dans les vampires que rappelait furieusement son propre nom d'adoption (il était né Hermann Weinberger).
   
Une des marottes de Vambéry était l'origine des Szeklers, une population transylvaine archaïque vivant dans les Carpates orientaux, qu'il croyait descendants des Huns d'Attila, les cruels guerriers qui avaient terrorisé toute l'Europe sous la conduite de leur chef, «le fléau de Dieu». Ceci donna à Stoker l'idée de faire de son héros un comte szekler vivant dans un château des mêmes Carpates, à la frontière de la Transylvanie, de la Moldavie et de la Bucovine autrichienne. L'été de 1890, Stoker le passa ensemble avec sa femme et leur fils, dans le Yorkshire, mais le temps couvert et pluvieux l'obligea à passer des longues heures dans la bibliothèque municipale où il tomba sur un livre écrit par William Wilkinson, un diplomate anglais en poste à Istanbul et à Bucarest entre 1812 et 1818. Dans ce livre (An Account of the Principalities of Walachia and Moldavie, paru à Londres en 1820), Stoker trouva le nom du prince (voévode en roumain) Dracula et son explication : «Dracula, en langue valaque, signifie “Diable”. Les Valaques avaient coutume, à cette époque, comme ils l'ont encore à présent, de donner ce surnom à toutes les personne qui se font distinguer par leur courage, leurs actions cruelles ou leur habileté.»
   
Cette note de bas de page fit tout basculer : le Comte Wampyr disparaissait et Dracula prenait sa place. Poursuivant ses recherches sur la Transylvanie et les croyances dans les vampires, Stoker consulta également The Land beyond the Forest. Facts, figures and fancies from Transylvania (Londres, 1880) d'Emily Laszowska Gerard, l'épouse d'un officier austro-hongrois ayant vécu deux ans dans le pays, et qui avait     publié aussi un article spécial sur les superstitions transylvaines en 1885. C'est ici qu'il tomba sur le terme nosferatu pour le vampire dans lequel, écrivait-elle, «chaque paysan roumain croit aussi fortement qu'il croit au paradis et à l'enfer». Or, Nosferatu (inexistant en roumain sous cette forme) est aussi le titre du film de Friedrich Wilhelm Murnau (1922), repris par Werner Herzog en 1978 avec Klaus Kinsky et Isabelle Adjani (Nosferatu, fantôme de la nuit). D'autres lectures - les Guides Baedecker, des auteurs français et belges- allaient suivre et lui donner des nouvelles idées.
Résumons : Stoker avait maintenant le cadre général du livre – le comte vampire Dracula, le château dans les Carpates (c'était aussi le titre d'un roman de Jules Verne paru en 1892), les trois goules et, peut-être, même le projet de détruire l'Empire Britannique, le rêve de tout Irlandais qui se respectait (Stoker était né à Dublin). Il manquait pourtant l'intrigue, les personnages bien vivants confrontés au vampire, enfin les méthodes de ce dernier pour les subjuguer et les transformer en serviteurs obéissants. Il fallait aussi une histoire d'amour contrarié, comme il se doit, par des obstacles divers et variés et, en premier lieu, par les agissements du vampire.  Or, cette histoire d'amour, en fait double, car il s'agissait de deux jeunes couples, Stoker l'a trouvée dans un roman paru en 1879 à Paris et à Bruxelles et intitulé Le Capitaine Vampire (nouvelle roumaine) dû à Marie Nizet (1859-1922), une jeune fille belge de 20 ans! L'action du roman se passe en Roumanie et en Bulgarie en 1877-1878 lors de la guerre russo-turque qui avait vu les armées victorieuses du tsar Alexandre II arriver dans les faubourgs de Constantinople. Le vampire est un prince, capitaine puis colonel dans l'armée russe, qui s'emploie à séparer deux couples de jeunes Roumains qui ne demandent qu'à s'aimer : un couple est vaincu, un autre triomphe et vainc le vampire qui ne sera pourtant pas détruit et continuera à tuer des jeunes filles riches qu'il épousait pour leur dot.
   
Stoker tenait ici l'essentiel de son roman. Ses héros s'appellent Jonathan Harker et Mina Murray, d'une part, Arthur Holmwood et Lucy Westenra, d'autre part. Les deux jeunes femmes sont vampirisées et Lucy devient vampire à son tour, mais Mina est sauvée grâce aux efforts réunis du savant Abraham Van Helsing et de ses amis. Restait encore à trouver l'arme secrète du vampire, l'instrument qui lui permettait de dominer non seulement le corps, mais aussi l'esprit de ses victimes. Marie Nizet lui avait fourni une piste, car elle est la première à parler du pouvoir hypnotique du vampire qui plonge ses victimes dans une transe les empêchant de lui résister. Ce fut donc à Paris que Stoker découvrit l'arsenal du vampire moderne : l’hypnose, la suggestion et la transmission de pensée dans les ouvrages d'Hyppolyte Bernheim et de Joseph Delboeuf, et surtout dans les expériences que le docteur Charcot menait sur des hystériques à La Salpêtrière. Il y trouva un formidable modèle dans Suggestion (Paris, Tresse et Stock, 1891), le roman d'Henri Nizet (1864-1925), le propre frère de Marie. Henri Nizet, auteur de Bruxelles rigole... moeurs exotiques (1883) et de L'Amour et la suggestion (1893), connaissait bien la Moldavie du nord et la Bucovine, voisines de la Galicie où il place le début de Suggestion. Paul Lebarrois, jeune bohême et amoral, intelligent et cynique, prend grâce au hypnotisme le contrôle total sur une jeune fille, Séphorah, qui le suit à Paris, devient son esclave sexuelle et lui obéit en tout, jusqu'à se suicider lorsque son amant le lui ordonne. Henri Nizet participait en outre à des expériences publiques de magnétiseurs et vénérait la mémoire de Jan Baptist Van Helmont (1577-1644), médecin et chimiste flamand qui avait découvert, en étudiant les cadavres, le gaz carbonique puis l'acide chlorhydrique.
   
De Van Helmont à Van Helsing, de Marie et Henri Nizet à Bram Stoker, la filiation est très probable. La dernière partie de Dracula, qui décrit la chasse au comte vampire en mer Noire et en Bulgarie, n'est qu'une longue séance d'hypnotisme dont le sujet est Mina Murray, la fiancée de Jonathan Harker, préalablement vampirisée par Dracula qui lui inflige le «baptême du sang» avec ces paroles : «Vous êtres à présent chair de ma chair, sang de mon sang, race de ma race, ma source de vie, pour un temps, ma compagne dans un proche avenir...vous les avez aidés à me donner la chasse - à présent vous allez répondre à mon appel. Quand mon esprit vous ordonnera de venir, vous devrez traverser terres et mers pour m'obéir.»
    Si le comte domine l'esprit de Mina par la transmission de pensée la nuit, les seuls moments où il est actif, Van Helsing la hypnotise de jour afin qu'elle suive les mouvements et la route que prend Dracula pour rejoindre son château des Carpates. Le combat entre les forces du Bien et celles du Mal revêt ainsi l'antagonisme entre le jour et la nuit, entre la lumière et les ténèbres. Et on peut se demander si l'enfant que porte Mina et dont elle donnera le jour après la mort du comte, si cet enfant est de Jonathan Harker ou bien de Dracula. C'est comme la fin du Bal des Vampires de Polanski quand le professeur Abronsius ramène en Europe au galop des chevaux un couple d'amoureux qui sont des vampires en herbe dans la personne de son assistant Alfred (interprété par Roman Polanski) et de sa bien aimée Sarah incarnée par Sharon Tate, qui allait être victime d'un horrible crime rituel quelques années plus tard.
    Dix ans après le chef-d'oeuvre de Polanski, la romancière américaine Ann Rice allait révolutionner la figure du vampire avec son héros, Louis Lestat, qui n'est plus un démon, mais le semblable de l'homme, habité par les mêmes passions et les mêmes faiblesses. C'est le vampire du XXIe siècle, celui qui a conquis les coeurs et les imaginations et a donné naissance à d'innombrables fans clubs et associations. Après avoir été un paysan anonyme des Balkans, puis un aristocrate séducteur et pervers, le vampire s'est métamorphosé en un double avec lequel on peut cohabiter, voire s'identifier. Et pourtant, Dracula continue d'exercer une fascination sans égale dans cette galerie de morts vivants, peut-être parce qu'il est unanimement reconnu comme "l'empereur des vampires". Même si son modèle historique - le prince Vlad Dracula - n'était pas un vampire, son supplice préféré, le pal, fait partie des outils du parfait chasseur de vampires dans un pays, la Roumanie,où ces croyances sont encore vivaces en plein XXIe siècle.

mercredi 6 mars 2013

CELUI QUI MARCHAIT PARMI LES ETOILES, C.A. SMITH


  


Les Éditions de l'Oeil du Sphinx ont le plaisir de vous annoncer la sortie de :

Celui qui marchait parmi les étoiles
Clark Ashton Smith

Si l’on connaît Clark Ashton Smith (1893-1961), c’est généralement en tant qu’auteur de contes fantastiques, ami et disciple de Lovecraft ayant su trouver sa voie propre. Mais Smith est aussi un poète profondément méconnu des amateurs de poésie comme du grand public, des Français comme des Américains. Pourtant, plusieurs de ses contemporains – et non des moindres – l’ont considéré comme le plus grand poète américain vivant.
L’œuvre poétique de Smith n’ayant jamais fait l’objet d’une traduction française qui eût compté un nombre significatif de textes, il semblait donc important de combler cette lacune en présentant un choix de poèmes proposé par le traducteur, Jean Hautepierre, que son oeuvre poétique propre et son expérience de traducteur de l’intégralité des poèmes de l’un des principaux inspirateurs de Clark Ashton Smith, Edgar Allan Poe (réalisation qui fut saluée par de nombreux critiques et mentionnée dans Libération et sur les ondes d’Europe 1), qualifiaient particulièrement pour un tel projet, qu’il s’agisse du choix des textes ou de leur traduction. Jean Hautepierre estime en effet que la traduction poétique doit aboutir à un authentique poème dans la langue de traduction et non à une simple transcription, susceptible d’abolir la magie verbale du texte originel.
Le présent ouvrage constitue un ensemble cohérent et complet, en ce qu’il réunit les poèmes originaux de Clark Ashton Smith choisis par Jean Hautepierre et leurs traductions par celui-ci, six illustrations en couleurs d’El Jicé, qui s’inscrivent parfaitement dans l’univers de Smith, et des dessins réalisés par Smith lui-même.
25 € (plus 4,20 € de frais de port)
ISBN : 979-10-91506-01-4)

Disponible chez EODS, bientôt disponible à l'Atelier Empreinte et chez Amazon

lundi 4 mars 2013

LA DEMOCRATIE DES CREDULES

La démocratie des crédules

L’histoire dont il est question ici est celle de l’ultime ruse de la crédulité qui se fait désormais passer pour de l’intelligence.


Caractéristiques

  • 360 pages
  • 19.00 €
  • ISBN : 978-2-13-060729-8
  • N° d'édition : 1
  • Date de parution : 06/03/2013


L'ouvrage

Pourquoi les mythes du complot envahissent-ils l’esprit de nos contemporains ? Pourquoi le traitement de la politique tend-il à se « peopoliser » ? Pourquoi se méfie-t-on toujours des hommes de sciences ? Comment un jeune homme prétendant être le fils de Mickael Jackson et avoir été violé par Nicolas Sarkozy a-t-il pu ètre interviewé ã un grand journal de 20 heures ? Comment, d’une façon générale, des faits imaginaires ou inventés, voire franchement mensongers, arrivent-ils à se diffuser, à emporter l’adhésion des publics, à infléchir les décisions des politiques, en bref, à façonner une partie du monde dans lequel nous vivons ? N’était-il pourtant pas raisonnable d’espérer qu’avec la libre circulation de l’information et l’augmentation du niveau d’étude, les sociétés démocratiques tendraient vers une forme de sagesse collective ?
Cet essai vivifiant propose, en convoquant de nombreux exemples, de répondre ã toutes ces questions en montrant comment les conditions de notre vie contemporaine se sont alliées au fonctionnement intime de notre cerveau pour faire de nous des dupes. Il est urgent de le comprendre.


Table des matières

Préambule

Introduction – L’empire du doute

I. Lorsque plus, c’est moins : massification de l’information et avarice mentaleLa révolution sur le marché cognitif
Amplification du biais de confirmation
L’affaire de Seattle
L’expérience de Wason
À propos de notre avarice intellectuelle
Le théorème de la crédulité intellectuelle
« Moi, pour être sûr de l’information, je vérifie grâce à Internet »
Les bulles de filtrage

II. Pourquoi Internet s’allie-t-il avec les idées douteuses ?L’utopie de la société de la connaissance et l’empire des croyances
Le problème de l’irrésolu
État de la concurrence entre croyance et connaissance sur Internet
Comment expliquer ces résultats ?
Le syndrome du Titanic
Lorsque le paradoxe d’Olson joue contre la connaissance
Charles Fort, sa vie, son œuvre
Les produits Fort : des millefeuilles argumentatifs
La mutualisation des arguments de la croyance
Un produit fortéen en cours de constitution : la fausse mort de Michael Jackson
Lorsque Fort consolide Olson
Comme par hasard…
Tout est dans la Bible, vraiment tout
Le paradoxe de la transparence
Un temps d’incubation réduit

III. La concurrence sert le vrai, trop de concurrence le dessertFils de Michael Jackson et violé par Nicolas Sarkozy
Une situation de dilemme du prisonnier
Infidélités présidentielles et Coran brûlé
L’affaire des plages radioactives
La « vague de suicides » chez France Télécom
Une polémique statistique vite oubliée
Les anomalies de la théorie du management meurtrier
Effet Werther et risques médiatiques
Les soubassements cognitifs d’un emballement
Les soubassements idéologiques d’un emballement
Au royaume des aveugles, les myopes sont rois
L’effet râteau et les « leucémies nucléaires »
La courbe FIC (fiabilité de l’information/concurrence)

IV. La matrice du mal : un danger démocratiqueDans l’œuf
La plus grosse erreur de Tony Blair
L’effet Othello
Le triumvirat démocratique
« Vox populi, vox Diaboli? »
Un curieux « ressenti » à Saint-Cloud
Tous contre le meilleur d’entre eux
Les foules sont parfois intelligentes…
… Mais pas toujours
Le théorème de Condorcet
Au cœur de nos cerveaux
Ce que révèlent les courses de chevaux
Une balance inéquitable
Trop de champions pour un même championnat
Retour sur le théorème de Condorcet
L’effet Ésope
Ma communauté ne sera jamais unanimement dans l’égarement
Démagogie cognitive et populisme

V. Que faire ? De la démocratie des crédules à celle de la connaissanceLes espoirs de l’astrophysicien
La mauvaise éducation
Lorsque la crédulité ressemble à de l’intelligence
La somme des imperfections
Pour faire reculer en nous le savant d’illusion
Déclaration d’indépendance mentale
Le quatrième pouvoir
Une nouvelle forme de communication scientifique

Bref épilogue

Bibliographie


A propos des auteurs

Gérald Bronner est professeur de sociologie ã l’université Paris-Diderot et membre de l’Institut universitaire de France. Il est notamment l’auteur de L’Empire des croyances (Puf, 2003), primé par l’Académie des sciences morales et politiques, et de La Pensée extrême (Denoël, 2009), couronné par le prix européen des sciences sociales d’Amalfi.


LA SALZ CAUSE


 
 Cet article est d'autant plus curieux que les deux conférenciers cités n'étaient pas au courant........ Une erreur du journaliste ?
 
 
Rennes-les-Bains Le domaine de l'Eau salée à Sougraigne : une histoire qui coule de source…
Le 02 mars à 6h00

L'INDEPENDANT
Paul Rouelle et Yves Echaroux, les conférenciers.
Paul Rouelle et Yves Echaroux, les conférenciers. PHOTO/© D.R
RENNES-LES-BAINSLe domaine de l'Eau Salée fut jadis fréquenté par de nombreux acteurs : verriers, mineurs de jais, charbonniers, bûcherons, bergers, paysans, colporteurs et bien sûr, contrebandiers du sel et gabelous de la ferme générale à leurs trousses. Au cœur de ce domaine, une source où jaillit une eau couleur saumon, au goût salé et dont le degré de salure varie selon les saisons, donne naissance à la rivière Sals. Du temps de l'impopulaire gabelle, ce sel fut à l'origine d'une contrebande très active régulée par les gabelous en poste sur les lieux. Tout près de la Source Salée, les fouilles archéologiques ont mis à jour les vestiges de l'atelier verrier forestier de Salines constitué de deux structures de chauffe particulièrement bien conservées : un four de fusion de plus de 6 mètres de longueur et un four de recuisson. Entre les mains expertes des gentilshommes verriers, ces fours ont fonctionné entre 1650 et 1750. Ils produisaient par soufflage : fioles, bouteilles, mesures languedociennes, verres à tige creux et perle. Visites guidées du site à partir de Rennes-les-Bains : vendredi 8 et 29 mars, départ 14 h devant Ecla en covoiturage. Inscription obligatoire à Ecla au 04 68 69 82 94 Dimanche 10 mars Départ 10 h chez Soc-art photographies. Inscription obligatoire à Ecla au 04 68 69 82 94 ou au 06 86 69 41 72. Dimanche 24 et 31 mars à partir de Sougraigne Départ 14 h chez Soc-art photographies. Inscription obligatoire à Ecla au 04 68 69 82 94 ou au 06 86 69 41 72.

dimanche 3 mars 2013

SHERLOCK HOLMES A L'ECRAN

    

Sherlock Holmes au cinéma et à la télévision. Les apocryphes



une production Les Evadés de Dartmoor

 de Max Philippe Morel

 illustrée par Pascal Graffica, Daniel Défossé et Sob



 est  disponible sur lulu.com

 

Vous pouvez en lire de larges extraits en cliquant sur le lien, puis sur aperçu

 http://www.lulu.com/content/livre-%c3%a0-couverture-souple/sherlock-holmes-au-cin%c3%a9ma-et-%c3%a0-la-t%c3%a9l%c3%a9vision/13402265]





Comme la réédition de Sherlock Holmes à l'écran, le précédent guide consacré aux adaptations

(cf. ci-dessous), 

il sera également en vente sur plusieurs sites internets (abebooks, amazon...) dans deux mois environ.



 bien à vous

vendredi 1 mars 2013

ACTION DISCRETE ET LE BUGARACH



CULTURE - Les quatre trublions d'Action Discrète ont répondu à nos questions dans le studio de «20 Minutes». Sans se priver d'apporter leur touche personnelle au décor...

Les équipes télé du monde entier se sont rendues à Bugarach. L’équipe d’Action Discrète n’allait quand même pas être la seule à s’en priver. Surtout quand le terrain est si propice à l’absurde, aux parodies et aux caméras cachées, marques de fabrique du quatuor qui officie sur Canal+ depuis 2006 et apparaît depuis 2012 dans un format long et diffusé chaque trimestre.
Sébastien Thoen, Pierre Samuel, Patrice Mercier et Thomas Séraphine ont donc parlé ovnis, nourriture de lumière et elfes des forêts avec les habitants du seul village qui devait être épargné par l’Apocalypse. La fin du monde n’a pas eu lieu et nous laisse une chance de voir le résultat, dans un documentaire de 60 minutes visible sur le DVD du Volume 2 de leur Best-of que les quatre membres tiennent dans les mains ci-dessous.
Qu’ont-ils retenu de leur séjour à Bugarach? Quels seront leurs prochains terrains d’enquête? Réponses en studio… ou ce qu’il en reste. 

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE JOURNAL PERDU DE BRAM STOKER

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Annoncé comme un véritable événement littéraire, la publication de Le Journal Perdu de Bram Stoker (Elisabeth Miller & Dacre Stoker, J’Ai Lu, 2012) laissera plus d’un amateur sur sa faim. Il ne s’agit pas d’un journal intime, mais d’une série de notes hétéroclites sur la période dublinoise de l’auteur. En fait, le seul intérêt de l’ouvrage réside dans les copieux commentaires d’Elisabeth Miller qui, sous prétexte de nous aider à décoder les notes, nous livre une véritable biographie du jeune Stoker, avant qu’il ne parte à Londres rejoindre l’acteur Henry Irving. Les draculogues fous seront forcément déçus. En revanche, et quel clin d’œil, les distingués saunièrologues d’obédience lincolnienne feront une belle découverte. Parmi divers poèmes de jeunesse qui n’entreront jamais au Cénacle des Muses, ils trouveront quatre petites pièces dédiées à Marie-Madeleine. Joliment écrites de surcroît.
Comme quoi !!!!

jeudi 28 février 2013

UNE SOUCOUPE DANS UNE ASSIETTE A TOULOUSE

A Toulouse, ils parlent soucoupe volante devant une assiette pleine

Des "crop circles", attribués par les ufologues à des soucoupes volantes - Photo CC

Tous les mois, des passionnés des OVNI se réunissent à Toulouse pour débattre des preuves d’existence d’une civilisation extraterrestre. Rencontre autour d’un plateau repas et de discussions à la frontière de l’étrange.


« On nous cache des choses »

La fin du monde est déjà loin derrière nous et aucune soucoupe ne s’est envolée de Bugarach. « On a bien rigolé. Pour Bugarach on s’attendait à rien », confie Isaure devant les vestiges de son dîner, dans un coin privé du premier étage du Flunch allées Jean-Jaurès à Toulouse. Le restaurant est en effet le QG des repas ufologiques toulousains, organisés tous les mois depuis douze ans. Devant les plateaux, ils sont quelques dizaines à venir ainsi débattre régulièrement de l’actualité des manifestations des objets volants non identifiés.

« On a bien rigolé. Pour Bugarach on s’attendait à rien »

Jeunes, actifs, retraités voire même homme politique local ce soir-là, les profils qui composent l’assistance sont variés mais partagent tous une chose : le doute. « On nous cache des choses, c’est évident », déclare Ange,  qui participe à son premier dîner ufologique. Ce tout frais retraité d’EDF est tombé dans les soucoupes tout petit. « Depuis tout gamin, la question me fascine. J’étais abonné à ‘Lumière dans la Nuit’ (revue ufologique créée en 1958 NDLR) ». Comme d’autres dans la salle, Ange est friand de sources d’informations alternatives face à des « médias très frileux » sur le sujet.

« Exo-civilisation »

Autour de sites internet ou de radio spécialisés, ils rassemblent ainsi des « preuves tangibles » qui interrogent sur la possible présence de visiteurs de l’espace. Dans le jargon, ces émissaires seraient en provenance d’une « exo-civilisation ». C’est en tout cas ce qu’explique au micro Denis Roger Denocla, le conférencier du soir.

Les Ummites, extra-terrestres venus sur Terre à des fins d’observation scientifique et ayant entretenu de véritables relations épistolaires avec plusieurs personnes…

Devant les diapos de son Powerpoint, ce Parisien détaille ses « quarante années de recherches » qui l’ont conduit à traduire le langage des Ummites, extra-terrestres venus sur Terre à des fins d’observation scientifique et ayant entretenu de véritables relations épistolaires avec plusieurs personnes en Europe de l’Ouest. Avec comme résultat la définition de la matière noire et des trous noirs. Rien que ça. Mais en réalité, ce qui pourrait faire office d’un mauvais pitch de série B est une théorie très débattue au sein de la communauté ufologique.

« La curiosité tout azimuts »

« Je ne connaissais pas », admet Ange qui dit avoir parfois du mal à « recouper » des informations qu’ils jugent parfois « farfelues. » Car même si certaines hypothèses peuvent sembler fantaisistes, être passionné d’OVNI n’est pas synonyme d’un aller simple en hôpital psychiatrique. « C’est de la curiosité tous azimuts », résume André, 74 ans.

« Je trouve suspect de voir les gens qui témoignent se faire systématiquement tourner en ridicule. »

En provenance directe d’une conférence à la médiathèque sur les vols spatiaux habités, ce commercial à la retraite s’est installé devant son quart de rouge et ses haricots verts en attendant le début de la conférence. Lui aussi a toujours été intrigué par le phénomène OVNI via des expériences vécues par des amis. « Quand il y a un faisceau de cohérence autour d’un sujet, ça m’intéresse. Et puis je trouve suspect de voir les gens qui témoignent se faire systématiquement tourner en ridicule. »

 « L’idée d’exo-civilisation est passée du ridicule au cadre de ce qui est possible. »

Car c’est aussi ça les repas ufologiques. Un endroit où l’on peut parler sans crainte de passer pour le dingue du bureau. « On n’est pas responsable des propos qui sont tenus ici. C’est simplement un lieu d’échanges. » Et même si certains flirtent volontiers avec la théorie du complot, la plupart espère que leur conviction se diffuse plus largement au grand public. « Depuis l’essor d’Internet, on voit de moins en moins de moqueries », constate Isaure. « L’idée d’exo-civilisation est passée du ridicule au cadre de ce qui est possible. » Un renforcement de la crédibilité due également à l’existence d’organisme tel que le GEIPAN, émanation du CNES, chargée de vérifier des témoignages d’observations d’OVNI.

mercredi 27 février 2013

LES TEMPLIERS DE FRANCESCAS


Francescas. L'ordre des Templiers, toujours un mystère

Eric Foinet a captivé son auditoire. /Photo DDM. PG ()
Eric Foinet a captivé son auditoire. /Photo DDM. PG


Entre mythe,réalité,l'histoire de l'ordre des Templiers continue d'intriguer et de frapper l'imagination. Samedi, à l'invitation de Josette de Bussy, présidente des Amis du patrimoine, Eric Foinet, président de l'Académie d'histoire de la Gascogne et de la Guyenne, est venu donner une conférence sur les Templiers en Albret.
Devant une cinquantaine de personnes, il a retracé avec passion l'histoire de leur ordre et leur passage sur le territoire lot-et-garonnais et gersois tout en faisant partager ses recherches.
Ordre religieux et militaire créé dans le courant de l'année 1119, le but de ces quelques chevaliers, animés de sentiments religieux, était de protéger et de défendre les pèlerins se rendant en Terre Sainte. De plus en plus nombreux,les Templiers fondent de nombreuses commanderies, réseau d'immenses domaines agricoles qui permet de les approvisionner en armes et chevaux. Des demeures templières, le Lot-et-Garonne en possède bon nombre,à Agen,à Saint-Vincent-de-Lamontjoie, à Nérac,mais aussi au Nomdieu où sur un vitrail du tympan de l'église est inscrite en latin la même devise que celle des Templiers.
Pendant deux siècles l'ordre des Templiers prend de l'ampleur et s'enrichit, s'attirant la jalousie du roi Philippe le Bel mais aussi du pape Clément V.
En 1307 le roi Philippe le Bel ordonne l'arrestation de tous les Templiers. Jacques de Molay, le dernier grand maître, sera mis au bûcher et, selon la légende, maudit le pape et les rois de France «jusqu'à la 13e génération de vos races». Auparavant,selon la légende,il aurait mis en lieu sûr les archives et les richesses de l'ordre des Templiers. Depuis il paraîtrait selon le conférencier que certains cherche le trésor.
Un échange constructif a permis de poursuivre l'après-midi avec un conférencier intarissable sur l'ordre des Templiers.
La Dépêche du Mid

lundi 25 février 2013

LES CHRONIQUES D'EL BIB : IRON SKY

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Tous les amis fortéens ont évidemment apprécié Pénétration du regretté Ingo Swann. Pour ma part, j'étais un peu resté sur ma faim. Quelle est donc l'origine de cette étonnante base découverte sur la face cachée de la lune ? Extraterrestre, pensera-t-on, évidemment ! Mais il n'en est rien. L'excellent film finlandais de Timo Vuorensola, Iron Sky (2012), nous donne enfin la vraie réponse : les nazis se sont réfugiés sur la lune en 1945 pour attendre des jours meilleurs et revenir conquérir la terre. Et c'est à cette opération à laquelle nous allons assister, pour le plus grand bonheur des amateurs de science-fiction. Car si la technologie du IV ème Reich est impressionnante, elle est restée très "tôle et boulons" et possède une savoureuse couleur "steampunk". Quant à la Terre, elle est évidemment très marquée par les Etats-Unis d'Amérique, dirigés par une pulpeuse présidente, et pour qui la lutte contre l'envahisseur nazi sera un moyen inespéré de relancer une campagne qui s'essouffle pour briguer un second mandat. Le combat est digne de "Star War", avec, côté nazi, d'invraisemblables ballons dirigeables spatiaux et un monstrueux "Gotterdämerung", en forme de soucoupe à la "Wunderwaffen". Les forces alliées font appel à Georges Lucas, mais aussi à tout l'arsenal existant, comme un brave Soyouz mis à disposition par les russes ou une petite fusée Nord Coréenne, « construite par les mains du Gloieux Kim Long ».
Comme quoi la vérité historique peut rimer avec franche rigolade !!!

L'ABBE SAUNIERE, UN FARCEUR ?


Midi Libre

L'abbé Saunière a joué un bon tour... de Magdala

B.C.
25/02/2013, 06 h 00
L'abbé Saunière a joué un bon tour... de Magdala
Dans la vie, il faut faire son trou", dit un vieil adage. Ce n'est pas l'abbé Saunière qui le contredirait.

 L'ancien curé de Rennes-le-Château, on le sait, aurait soi-disant laissé traîner un trésor, quelque part, dans les entrailles de sa paroisse. Et depuis des lustres, des centaines d'inconnus creusent le sujet. Mais aucun n'a remonté à la surface quelque butin conséquent et trébuchant. Seuls trébuchent ceux qui se promènent sans voir les trous creusés un peu partout dans le village. Le trésor de Rennes-le-Château est un sujet que tout le monde pioche. Mais si beaucoup répondent à la "pelle" du mystère, il y a peu d'élus. Quoique... Hier, le chercheur Max Trouvetou a mis au jour une cache située sous le fameux bénitier diablement connu. Marie Denarnaud, sa gouvernante, était à ses côtés. "Elle est bien bonne avec lui", disent des mauvaises langues influencées par l'abbé Boudoir, un amoureux de l'ordre moral (on le surnommait "l'abbé rangé"). Ce qui ne l'empêchait pas d'admirer les atours de Madeleine (plus connus sous le code singulier de l'atour Magdala), une copine à Saunière qui faisait rempart de son corps. Pourtant elle n'était pas du genre à monter au créneau dans ce domaine (celui de l'abbé). Toujours est-il qu'elle a connu la vie de château telle une reine au point d'être surnommée "Reine du château". Et comme elle savait tenir les rênes de son pouvoir d'attraction, on évoqua aussi les rênes du château. "Mon trésor, mon trésor... J'ai le goût de la Madeleine que je tremperais bien...", lui serinait l'abbé qui ne croyait pas si bien dire. Un trésor, elle en avait un. Mais elle défuncta avant de le révéler. Heureusement, son esprit hanta les lieux. Et le fantôme de sa voix d'en faire tout un fromage du trésor ! Et à force de répéter "Trouvez les dessous de l'affaire", Max Trouvetou comprit que le magot gisait sous la tour. C'était diablement facile à deviner. Hier matin, le butin fut alors mis au jour dans une ambiance d'enfer et la foule en profita : diamants et Louis d'or volèrent vers des mains avides et sous les yeux ovales de Mgr Jacques Treize (il n'est pas originaire d'Arzens). Le trésor de l'abbé a donc été redistribué aux pauvres Limouxins. Essai transformé contre la baisse du pouvoir d'achat. Grâce aux trous de Rennes, il n'y en a plus dans le budget. Le fantôme de Magdala avait le diable au corps. Il y avait une ambiance d'enfer à repasser le film de Rennes-le-Château en continu...


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Publié le 25/02/2013 03:47 - Modifié le 25/02/2013 à 09:35
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Limoux. Et si le Diable avait raison ?

carnaval

La bande des Blanquetiers est revenue à sa manière sur  l'énigme du trésor de Rennes-le-Château./Photos DDM D.Donnat ()
La bande des Blanquetiers est revenue à sa manière sur l'énigme du trésor de Rennes-le-Château./Photos DDM D.Donnat
Les voies de la grâce sont impénétrables. À carnaval aussi. Et le Diable qui le sait en profite. On a reconnu sa main dans l'évocation du trésor de Rennes-le-Château.
Le trésor de Rennes-le-Château continue de faire rêver, scientifiques, littérateurs, poètes, journalistes, touchés mais pas coulés par le fiasco de Bugarach. Carnavaliers aussi bien sûr. Il n'est pas rare que le Diable et le Bon Dieu ne se donnent rendez-vous une de ces fins de semaine place de la République. Histoire d'examiner le cas de ce pauvre curé accusé de tous les maux dont celui d'être inexplicablement riche. D'entretenir aussi des relations bizarres avec le ciel comme avec le monde, du reste. De focaliser, tel un paratonnerre, les énergies, envies et frustrations. Et de vérifier enfin par la même occasion la permanence de l'attractivité du scénario sur les esprits et le public en général. La bande des Blanquetiers est revenue, à sa manière, sur l'énigme du trésor, dans une production digne de Cécil B. de Mille, reproduisant avec fidélité une réplique plutôt convaincante de la célèbre tour Magdala où l'abbé s'abîmait en lectures, prières et méditations. Par un raccourci propre à Carnaval qui joue avec le temps et les époques comme un enfant avec de la pâte à modeler, les personnages du cortège ont fait resurgir la trame humaine et sociale d'une saga qui a quelques épisodes encore devant elle. L'abbé bien sûr, sa servante, un évêque, des chercheurs de trésors guidés par la poêle à frire, le diable enfin et quelques autres masques pittoresques. Évidemment, la question posée par la présence de la tour, était : que peut-il bien sortir de là-dedans ? Sans avoir une idée précise sur la nature du trésor, on se doutait bien qu'il ne s'agissait pas d'un calice au sens habituel où on l'entend, ni d'un livre d'heures ou de prière où les images ne peuvent être que saintes. Une première silhouette aux allures de revenante s'échappa de l'obscurité à l'entrée de la porte, laissant présager quelque chose d'heureux compte tenu des gloussements contenus.
Sur un air de french-cancan, trois créatures de rêve commencèrent à jeter bras et jambes en cadence, l'agitation sur une jambe ou deux gagnants peu à peu la sphère ecclésiastique, le diable aussi emporté corps et bien dans un joyeux sabbat qui n'en espérait pas tant sans doute, et qui surpris, levait les yeux au ciel. Le trésor de Rennes-le-Château selon les Blanquetaires ne serait donc qu'une antichambre de lupanar comme au temps de la Goulue ? Nous n'étions pas loin de le croire.
La Dépêche du Midi

dimanche 24 février 2013

FREMION EN PUBLIC


FREMION EN PUBLIC !

Yves Frémion, écrivain, poète, chroniqueur, pataphysicien, zygomaticien et iconologue bien connu (Fluide Glacial, Zoo, Papiers Nickelés, Barricade...) se produira lui-même sur scène en lisant ses œuvres littéraires, poétiques et humoristiques, à voix haute

DIMANCHE 3 MARS 2013 de 18 H A 19 H
au CLIN'S  20
49 rue de Pixérécourt Paris 20° (Métro Télégraphe)
NB : Il est important d'arriver à l'heure.

Entrée libre, sortie entre deux gendarmes.
Tenant compte du grand nombre de SDF, RMIstes et assistés sociaux parmi ses amis, l'artiste se produira au chapeau et au débotté.

Ph : Ingrid Gerlach 2012                                          Prod. Ateliers du Tayrac n° 317 CP 178

LA CIBOULETTE, Limoux





11300 – La Ciboulette (1 avenue Favre d’Eglantine, 11300 Limoux, tél 04 68 31 73 00). Une adresse que l’on ne peut oublier : un ancien garage aménagé en maison de poupée, qui n’est pas sans rappeler la fameuse chambre aux marsupilamis de la rue Lambic à Toulouse. Et une carte terrifiante : outre les habituelles spécialités, j’y ai trouvé une excellente matelote de saumonette au vin des Corbières, une belle joue de bœuf braisée et une entrecôte Rossini à faire hurler un foie fragile. Vous pouvez également vous égarer dans un étonnant choix de gambas, dont celles flambées au calvados. Et Hélène, la dynamique patronne, ne vous laissera pas sortir sans vous avoir fait goûter ses excellentes crêpes, pour vous éviter une hypoglycémie foudroyante dans la Cité Sainte de Limoux..

vendredi 22 février 2013

VENEZ RETROUVER L'ODS A QUILLAN !


DRACULA DANS LE MAGAZINE LITTERAIRE

Entretiens avec des vampires

Increvable vampire ! La tradition populaire et la littérature lui ont fait subir toutes les incarnations, toutes les transformations - parfois toutes les indignités.

Et pourtant, il demeure, dans sa puissance archétypale, trônant au sommet de notre taxinomie fantastique, éclaboussant de son éclat noir le reste du bestiaire traditionnel, lycanthropes et autres goules, qui lui cèdent en élégance comme en pouvoirs de fascination.
À l'heure où le vampire met les foules adolescentes en émoi, comment expliquer une telle pérennité ? En notant d'abord que le vampire nous vient de la nuit primordiale : son ombre s'esquisse avec nos premières sépultures, qui, comme le rappelle Daniel Sangsue (1), peuvent aussi bien servir à honorer les trépassés qu'à les empêcher de revenir. Il commence à prendre forme pendant l'Antiquité, par le lien entre sang et culte des morts. Avant même de se concrétiser dans la figure du vampire, les fonctions vampiriques étaient là, disséminées dans de multiples créatures : hématophagie, goût pour la nuit, affiliation au mal...
Le vampire tel que nous le connaissons est le produit d'une catalyse : celle d'éléments légendaires, historiques ou fictifs que réussit Bram Stoker dans son chef-d'oeuvre Dracula. Son comte éponyme reste notre grand référent vampirique, à l'aune duquel se définissent les armées de successeurs. Inscrit dans ses traits définitifs depuis le début du XXe siècle, le vampire semble paré pour l'éternité des lettres. Ce n'est cependant pas la littérature qui a inventé le vampire, mais le génie populaire - l'envers vertueux des superstitions -, comme le révèlent les très étranges faits divers vampiriques qui épouvantèrent les populations des Balkans au XVIIIe siècle. S'appuyant sur ces récits, le bénédictin dom Calmet tenta même de recruter le vampire comme cinquième colonne de la pensée surnaturelle - et donc comme paradoxal défenseur de la religion - contre les menaçantes Lumières, lesquelles répliquèrent dans l'article « Vampire » de leur Encyclopédie.
Le vampire, un enjeu de débat intellectuel ? Il l'est toujours aujourd'hui, quoique différemment : dans notre époque à la fois préoccupée de normes et tentée par le relativisme, où la question des minorités apparaît difficilement soluble, le vampire peut incarner une marginalité avide de rentrer dans le rang aussi bien que celle qui s'y refuse. Il peut même porter la bannière d'une forme de réaction puritaine, comme dans la série Twilight, destinée à la jeunesse. Et celle de la lutte anticapitaliste, quand d'autres auteurs populaires (Chuck Hogan) interprètent à la lettre une vieille métaphore comparant le patronat aux suceurs de sang. Cette polymorphie à la fois perverse et fertile aurait pu brouiller les contours de l'archétype. Le vampire en sort à la fois intact et enrichi. Le Dracula de Stoker prétendait conquérir l'Angleterre. Un siècle après sa mort sous les lames de Jonathan Harker et de Quincey Morris, il semble avoir acquis le pouvoir d'organiser un monde entier autour de lui.

mercredi 20 février 2013

L'INEXPLICABLE AVEC YVES LIGNON

Lannemezan. Ne pas fermer les yeux sur l'inexplicable

conférence Yves Lignon

La Depêche

Une assistance curieuse! /Photo J.-C.Du Pont ()
Une assistance curieuse! /Photo J.-C.Du Pont
Invité, samedi 16 février, par «Radio-Festival-Energie» pour une conférence sur le paranormal inexplicable en l'état actuel de nos connaissances, Yves Lignon a fait le plein dans la salle du Renouveau. 80 personnes environ ont assisté au débat. Mathématicien et statisticien de formation, il fait partie de ces scientifiques qui ont suffisamment l'esprit ouvert pour s'intéresser aux phénomènes paranormaux. Il regrette même cette prise de distance pour tout ce qui ne rentre pas dans les codes scientifiques voire un certain mépris. Ce qui laisse le champ libre au charlatanisme et autres dérives irrationnelles. «La France est le seul pays majeur qui ne possède pas un organisme universitaire de recherche sur le paranormal», déplore t-il. La réalité est là, même inexplicable, des faits d'observation, des témoignages fondés et des résultats expérimentaux ouvrent la voie à des spéculations sur la véritable nature de l'être humain qu'on ne peut éluder. Tout comme ne peut être mis en doute le don et l'efficacité de certains guérisseurs ou «rebouteux». Quant à la voyance, le don de divination de certains individus peut surprendre et ne peut être écarté non plus. Toutefois, pour Yves Lignon, il ne peut qu'être factuel et rare et surtout à différencier de l'exploitation intéressée.
Jean-Claude Du Pont

LES CATHARES AU REGIME

Les Cathares, de «parfaits» végétariens

 Mediapart


A l’époque médiévale, si les chrétiens peuvent manger de tout, le régime alimentaire des Cathares est végétarien. Il se compose le plus fréquemment de pain, d’huile, d’épaisses soupes de légumes, de poissons et de fruits. Mais on l’interrompt plus souvent encore par des jeûnes prolongés. Plongée au cœur de l’ascétisme cathare.
par Mathieu Arnal sur www.frituremag.info

L’abstinence ou la sobriété alimentaire, marque ultime de tempérance, est remarquée dans toutes les communautés religieuses médiévales. Si de nombreux aménagements permettent tout le long des réformes monastiques de gommer l’aridité des régimes, certains chrétiens ne transigent pas. Ils se disent « chrétiens » et, pour désigner les prêtres de leur religion, les fidèles ou croyants emploient l’expression significative de « Bons Hommes », « Bonnes Dames » ou « Bons Chrétiens ». Les qualificatifs d’ « hérétiques albigeois » (région d’Albi), de « Cathares » (du grec Katharos « pur ») et de « parfaits » sont utilisés ironiquement à leur encontre au XIIIe siècle par les catholiques.« Les premiers qui vivent en communauté reçoivent le consolamentum (baptême spirituel). Il s’agit d’une imposition des mains qui accorde la rémission des péchés et la rédemption au bout d’une année de dures épreuves. Ils pratiquent le jeûne, la pauvreté et l’abstinence. Les autres les croyants, mènent une existence séculière et ne reçoivent ce baptême qu’au moment de mourir. Seuls ceux qui choisissent la voie de la perfection doivent consacrer tous leurs efforts à la purification du corps », explique Yves Rouquette, poète et écrivain occitan, fin connaisseur du catharisme.
Refus de toute alimentation carnée
Conformément à leur engagement, les « chrétiens » doivent donc s’abstenir de tout ce qui est gras (au sens de « faire gras »). En cela, ils respectent littéralement les enseignements tirés des Evangiles. Sont donc interdits la viande, la volaille, les œufs, le lait, les laitages et le fromage ainsi que des graisses animales pour la cuisson. Enfreindre cette prescription absolue leur fait perdre le bénéfice du baptême. Dans la perspective cathare, tous les animaux sont susceptibles d’avoir reçu une âme céleste… Le fait qu’ils consomment du poisson s’explique parce qu’ils croient qu’ils n’ont pas d’âme et ne se reproduisent pas. Jacques Fournier, un prédicateur cathare interrogé par l’Inquisition aurait dit : « Les esprit déchus sont les esprits humains et ceux des animaux ; ces derniers sont doués d’intelligence et de connaissance ; c’est pourquoi c’est un péché de les tuer ». Dans les montagnes de Haute Ariège, la viande (la fereza) est considérée pour les parfaits comme ni plus ni moins de la sauvagerie. Ce végétarisme est un refus de commettre la violence à l’égard d’une créature « ayant du sang ». « S’ils tombent par hasard sur un animal pris au piège, ils ont le droit de le délivrer. Mais, comme ils causent un dommage au chasseur, ils laissent à sa place une pièce de monnaie », poursuit Yves Rouquette. Chez ces chrétiens qui ont fait vœu d’abstinence et de chasteté, l’autre raison de ne pas consommer d’alimentation carnée vient du fait que toute chair provient de la fornication et est par conséquent ressentie comme impure.

Précautions et jeûnes
En revanche, ils se nourrissent de légumes (lentilles, pois et pois chiches, chou, navet, oignon, racines…) de fruits, d’huile, de poissons, crustacés et coquillages agrémentés parfois d’épices (clou de girofle notamment) cuisinés avec vigilance dans des ustensiles qui ne doivent pas être souillés par des aliments impropres ou de la graisse animale. Dans les périodes de persécution, et plus singulièrement au début du XIVe siècle, le « Bon Homme » est souvent seul, vit de la charité des croyants, voyage sans cesse afin de prêcher la « bonne parole ». Il risque de manger par nécessité ou inadvertance une nourriture souillée, qui lui est interdite. Aussi les précautions sont multiples. Dans les maisons où il est attendu par les fidèles, on veille tout particulièrement à la propreté rituelle dans laquelle il mange ou boit. Et, pour préparer un poisson, on n’hésite pas à laver une poêle à cinq eaux. Très souvent, le parfait porte sur lui son gobelet, sa cassolette de terre ou en achète une pour aller à l’auberge, où chacun cuit ce qu’il a apporté sur le feu commun. Le pâté de poisson (poisson cuit dans le pain) fait généralement d’anguilles, de saumon, de truites, est un des mets les plus appréciés. A l’occasion de certaines fêtes, le vin est autorisé mais est très largement coupé d’eau.
Temps fort de l’année : les carêmes. Les Cathares en pratiquent trois annuels de quarante jours chacun. La première et la dernière semaine sont jeûnées au pain et à l’eau. Ces mêmes jours sont observés durant toute l’année les lundi, mercredi et vendredi si le parfait ne travaille pas, ne voyage pas ou n’est pas malade. Dans ces derniers cas, il peut manger des légumes ou une noix, bouillis à l’eau. Les membres de la communauté cathare sont ensemble garants des interdits et des préceptes de vie. Les parfaites et les parfaits ne peuvent manger seuls, mais sous le contrôle d’une compagne ou d’un compagnon.
Le Catharisme
La doctrine cathare remet à l’honneur les conceptions dualistes anciennes propres au manichéisme. Elle enseigne que Dieu a créé tout ce qui était esprit tandis que Satan, son ennemi, a créé la matière, d’où la négation de la corporéité de Jésus-Christ et de la résurrection de la chair. Selon les cathares, le corps de Jésus et celui de la vierge Marie n’étaient en effet qu’apparents. L’homme étant fait d’un corps et d’une âme, il participe quant à lui des deux principes et ce n’est qu’en menant une existence pure et exempte de péché qu’il peut racheter sa part de lumière. Le catharisme condamne la hiérarchie de l’Eglise romaine au prétexte qu’elle ne respecte pas les idéaux du Christ. Les cathares se considèrent comme les seuls vrais disciples des apôtres, pratiquant la pauvreté absolue et travaillant de leurs mains pour vivre. Apparu au milieu du XIIe siècle, le mouvement s’implante dans les villes et les campagnes du nord de la Chrétienté occidentale. S’il ne réussit pas à éclore durablement en Allemagne ou dans les principautés du Royaume de France (Flandre, Bourgogne, Champagne), il connaît l’accueil le plus favorable dans les villes du nord et du centre de l’Italie et surtout dans le Midi languedocien. Au XIIIe siècle, parmi les fidèles, on trouve des marchands, hommes de lois, notaires, petits nobles et peu d’artisans et paysans. Les différentes tentatives de conciliation échouent au XIIe siècle. Le pape Innocent III lance la croisade contre les Albigeois à partir de 1209. La lutte armée se poursuit dans le Midi et dans tout l’Occident chrétien tout au long du XIIIe siècle, relayée par le tribunal de l’Inquisition dès 1233. En 1271, le Languedoc est définitivement annexé au Royaume de France. Les derniers refuges cathares livrés, il faudra attendre 60 ans avant de voir périr sur un bûcher le dernier cathare occitan Guilhem Bélibaste, dans la cour du château de Villerouge-Termenès, près de Carcassonne.

LE BUGARACH A AUBERVILLIERS

|L'INDEPENDANT
 
 

Bugarach Le panneau de Bugarach retrouvé planté sur le "périph" à Aubervilliers

Le 19 février à 17h41 par B.C. | Mis à jour il y a 18 heures
Le panneau gentiment photographié par des banlieusards pour le maire de Bugarach.
Le panneau gentiment photographié par des banlieusards pour le maire de Bugarach.
A Bugarach, on se souvient que le panneau d'agglomération avait été volé le 21 décembre. C'était le jour de la fin du monde... Qui n'a pas eu lieu. On se souvient que certaines prédictions ésotériques avaient annoncé que le cataclisme final épargnerait le village. Elles se sont trompées : en fait, c'est le panneau qui n'a pas été épargné. Des petits malins l'ont en effet subtilisé à la barbe des centaines de journalistes, de curieux, de touristes et de gendarmes présents ce jour-là dans le village.
"Des gens d'Aubervilliers m'ont téléphoné pour me dire que le panneau avait été planté en plein milieu du boulevard périphérique, là-bas, chez eux, en banlieue parisienne, et que les automobilistes ralentissaient, les yeux éberlués, confie Jean-Pierre Delord, le maire de Bugarach. "Je vais écrire au maire d'Aubervilliers pour lui demander s'il ne pourrait pas me le renvoyer".
Plus précisément, les mains anonymes et espiègles ont dressé le panneau Bugarach dans un lieu-dit appelé "Carrefour des six routes". Rappelons qu'un tel panneau coûte à lui seul dans les 225,32€ hors taxe ; son support 415,05€, et sa pose 500€. "C'est la quatrième fois qu'on nous le vole", ajoute J.P.Delord, "le village, n'a que deux cents habitants et environ 300 000€ de budget annuel".
Sur le "Périph", l'image est quand même forte : deux noms de communes se côtoient. L'un est symbole de l'hyper ruralité, l'autre de la mégapole.