mercredi 17 avril 2013

UN DA VINCI CODE CATALAN

Prades Le Da Vinci Code catalan des élèves de Gustave-Violet cherche un éditeur

Le 16 avril à 6h00 par Jean-Luc Bobin | Mis à jour le 16 avril

L'INDEPENDANT
Entourés par leurs professeurs Mmes Mouret et Reyes, les élèves de la classe de 3e 5 ont réalisé, avec dix-huit autres élèves non bilingues, la traduction en catalan du roman-photo "A la recherche de l'arche de Noé" qui avait été créé l'an dernier.
Entourés par leurs professeurs Mmes Mouret et Reyes, les élèves de la classe de 3e 5 ont réalisé, avec dix-huit autres élèves non bilingues, la traduction en catalan du roman-photo "A la recherche de l'arche de Noé" qui avait été créé l'an dernier. PHOTO/J.-L.B
Ce thriller ésotérique, conçu, imaginé et réalisé par les élèves du collège de Prades, n'attend plus que l'imprimatur de l'inspection d'académie pour être rendu public.

C'est le fruit d'une aventure passionnante. La somme d'un travail de recherche et d'écriture des plus enrichissants. La concrétisation d'un projet collectif dans lequel se sont investis avec le même enthousiasme élèves et professeurs.
C'est une histoire exemplaire. Celle d'une enquête qui commence dans une salle de classe du collège Gustave-Violet de Prades. Et s'achève, cinquante-deux pages plus loin, dans un duel à coups de revolver sur les pentes enneigées du Canigou.
Du cimetière de Prades
en passant par Marcevol et Rennes-le-Château
L'idée de concevoir un thriller ésotérique, sous forme de roman-photo, est née l'année dernière au sein du club journal de l'établissement. Quatre élèves émettent alors le souhait de bosser autour de l'élaboration d'un Da Vinci Code catalan.
Christian Doumergue, documentaliste et auteur d'un ouvrage sur le mystère de Rennes-le-Château, accepte d'emblée d'en être la caution historique.
Professeur de lettres, Mme Mouret en supervise l'écriture. Au fil des semaines, l'intrigue se noue. Le prieuré de Sion en est le point de départ. Mais très vite la bande des quatre se propulse dans l'Aude, sur les pas de l'abbé Saunière, pour tenter de percer le mystère.
A Prades, les indices ne manquent pas. Du vieux cimetière, en passant par l'église Saint-Pierre, les vestiges miniers, le prieuré de Marcevol, la rue Jacint Verdaguer ou le monument dédié à Pau Casals, nos détectives en herbe iront de surprises en surprises.
La principale du collège, Véronique Brincourt-Bailleul, est littéralement emballée par cette quête de l'Arche de Noé. Jusqu'à présent uniquement publié sous forme de photocopies reliées, ce polar iconographique mériterait, selon elle, de faire l'objet d'une véritable édition. Et pourquoi pas en catalan ? Voire en version bilingue ?
Lisa Reyes, professeur de catalan reprend le relais et se charge d'impliquer sa classe bilingue de 3e 5 dans la traduction.
En collaboration avec Rosalba Pagès i Montaner, professeur au lycée Arago et Maria-Llisa Rota i Gironell, professeur au collège de Port-Vendres, l'équipe se structure. "On s'est mis au boulot en novembre, explique Lisa. Ce travail approfondi de transposition dans une autre langue est aujourd'hui achevé".
Question : en quoi fut il profitable aux élèves ? "Il a fallu bien sûr être vigilants sur les voyelles accentuées. Mais aussi, sur la façon dont on découpe les mots. Car la règle n'est pas la même en français et en catalan. Ce fut un exercice de style réellement intéressant d'un point de vue pédagogique. Car il mettait en œuvre plusieurs compétences langagières".
Maintenant disponible en deux langues ce Da Vinci Code catalan n'attend plus que l'imprimatur de la Direction d'académie pour être diffusé dans les CDI des lycées et collèges des P.-O.
Elèves et enseignants de Gustave Violet ont "fait le job".
Au Centre Départemental de Documentation Pédagogique (CDDP) désormais de faire le sien.

DES NEWS DE LA MAISON GISCARD


mardi 16 avril 2013

TINTIN CONTRE SPIROU, LE MATCH



Veuillez trouver en pièce jointe le carton d’invitation de l’exposition Tintin/Spirou dans la superbe bibliothèque municipale de la ville de Versailles face au château, du 20 avril au 13 juillet 2013.
Vous trouverez également le carton pour le vernissage qui aura lieu vendredi 19 avril 2013 à partir de 18h30.
Vous aurez l’occasion de découvrir diverses planches de cette fabuleuse époque dont certaines que j’ai eu l’honneur de prêter.
Merci et au plaisir de vous y voir.

Frédéric CANTINEAU
Art9Club
06 21 95 07 29

dimanche 14 avril 2013

HUGO SODER OBTIENT LA MEDAILLE D'ARGENT AU SALON DES TECHNOLOGIES EXTRATERRESTRES DE GENEVE


FOUILLES & PILLAGE

LA DEPECHE

Archéologie. Halte au pillage du patrimoine

Publié le 14/04/2013 à 07:12
Archéologie. Halte au pillage du patrimoine
Archéologie. Halte au pillage du patrimoine
Rapide balade sur un site de vente en ligne, de particulier à particulier. Une photo postée il y a trois semaines depuis le Tarn : «objets romains flèche et fibule». Mise à prix 150€. Un autre site, à présent… Des monnaies frappées à l'effigie de Louis XIV qui valent désormais plus que le liard qu'elles représentaient à l'époque : de 5 à 165 € réclamés par des vendeurs en nombre. Mieux ? Un doublon en or à 1 500 €, une bague sceau médiévale, une hache votive préhistorique, un poids juif antique… Officiellement ? C'est la collection privée de feu grand-père, un souvenir de famille qu'on revend. Officieusement ?
Ce sont parfois des contrefaçons... mais «c'est surtout de plus en plus souvent le butin de fouilles et de trafics sauvages qu'on écoule», constate Jean-Jacques Grizeaud, archéologue à l'Institut national de recherches archéologiques préventives de Midi-Pyrénées qui, à l'instar de ses confrères, s'alarme aujourd'hui des dimensions prises par le phénomène partout dans le monde, fléau auquel notre région n'échappe pas. Grottes «visitées», sites gaulois ratissés comme tout ce qui peut avoir eu affaire à l'époque protohistorique, gallo-romaine ou au Moyen Âge... Enquêtant depuis des années sur le sujet, Jean-Jacques Grizeaud, victime d'un pillage en 2003, a donc organisé les 12 et 13 mars derniers à l'université de Toulouse le Mirail une table ronde pour dire «Halte au pillage !». Une première en France.
Car s'il existe des prospecteurs du dimanche qui partent à la «chasse au trésor» en toute innocence avec leur «poêle à frire» premier prix… grâce aux détecteurs de métaux de plus en plus perfectionnés disponibles aujourd'hui, une véritable «archéologie noire» s'est aussi professionnalisée en réseaux organisés. Laquelle prospecte et fouille clandestinement à la commande pour des collectionneurs, voire pour certains chercheurs…
Les chiffres du fléau ont ceux fournis par l'association Halte au pillage du patrimoine archéologique et historique (Happah), et sont accablants. Depuis la promulgation du décret du 19 août 1991, qui, pour protéger les collections publiques, interdit la prospection avec détecteur de métaux sans autorisation, 11, 250 millions d'objets ont été illégalement prélevés en France, plus de 144 000 depuis le début de l'année indique le compteur quotidien de l'association. Mais «ce chiffre est basé sur les estimations les plus basses», prévient l'Happah, s'alarmant de cette «irrémédiable perte du passé».

«Les détecteurs ne sont pas des pilleurs»

Marc de Kepper en a un plein seau. Des boulons, des bouts de fil de fer, des cuillères tordues, des lames improbables, des bouts de gamelles et des bouts de bidons…
«En fait, nous, nous sommes des dépollueurs ! Les agriculteurs font appel à nous pour ôter les métaux qui traînent dans leurs champs. On peut aussi chercher des bijoux que des personnes ont égarés.»
Marc de Kepper est le représentant local de la Fédération européenne de prospection. Après une vie très active, cet homme qui adore la marche, la nature, la découverte, s'est trouvé une passion pour la détection.
«Oh bien sûr, il m'est arrivé de retrouver des pièces, des Napoléons, par exemple… Mais avec les produits que les agriculteurs mettent dans les champs, elles sont très abîmées.» Marc explique qui lui et les membres de sa fédération demandent toujours l'autorisation au propriétaire des lieux de passer leur «poêle à frire». Et quand on trouve quelque chose, on le donne au propriétaire. On garde juste une pièce en souvenir.»
Alors, évidemment, il comprend la grande colère des archéologues contre les pilleurs armés de poêles à frire. «Et je veux que ceux qui partagent le même loisir se défendent. Les pilleurs nous causent un tort considérable. On nous prend pour des voleurs, des bandits ! Alors que nous sommes juste des passionnés. Nous serions ravis de pouvoir, comme en Angleterre, coopérer avec les archéologues officiels. Si on repère quelque chose sur un terrain, on le signale et on continue de détecter tandis que les scientifiques fouillent… Mais j'ai plutôt l'impression que ceux-ci veulent que l'on interdise totalement toute activité de détection. C'est dommage : je vois très souvent que l'on construit des routes, des lotissements, des bâtiments, sans qu'on prenne la peine de sonder le sous-sol à la recherche de vestiges archéologiques. Nous, nous serions bénévoles et volontaires pour ce boulot-là.» Et puis Marc pointe l'autre face du problème.
«Il y a les acheteurs ! Si l'on interdisait la vente de ces objets sur e-Bay ou sur LeBonCoin, ce serait déjà une bonne chose. Car maintenant, il y a des pilleurs qui en font leur activité principale, ils en vivent et c'est inadmissible !»
Et Marc de rajouter avec un petit sourire : «D'ailleurs, sur ces sites, on vend parfois un peu n'importe quoi. On a vu proposer des fibules romaines qui étaient fabriquées dans les pays de l'Est ! Des copies produites en série, que des spécialistes de notre association ont repérées. Sans parler des pièces romaines ou gauloises qui ont été fabriquées en Chine !»

Les rêves de Rennes-le-Château

S'il est un village qui a subi depuis belle lurette les outrages des pilleurs et des illuminés, c'est bien Rennes-le-Château. Bien sûr, il plane sur cette petite commune de l'Aude le mystère de la fortune de l'abbé Saunière. La commune cache-t-elle un trésor ? C'est ce qu'ont cru quelques amateurs d'histoires, des occultistes passionnés et de vrais illuminés.
«Désormais, la commune est plus calme, raconte son maire Alexandre Painco. Mais dans les années soixante 70, c'était une vraie folie. Certaines personnes ont acheté des ruines, des granges dans le village pour creuser des galeries qui aboutiraient sous l'église, à la recherche de ce fameux trésor ! Certains ont même employé la dynamite ! Je dis souvent en plaisantant : à Rennes-le-Château, on a tous les tunnels, il ne nous manque plus que le métro !»
Sans compter tous ceux qui baladaient leurs détecteurs de métaux sur les champs avoisinant ou qui creusaient après avoir interrogé un pendule, une conjonction astrale ou un doigt mouillé !
«Désormais, nous avons plutôt des visiteurs qui viennent rêver, explique le maire. 150 000 personnes chaque année passent à Rennes-le-Château.»
Alors, pas de fouilles pour Rennes ? Si ! «Nous allons entreprendre quelques recherches dans le cadre du «petit patrimoine». Il s'agit surtout de mieux connaître l'histoire de notre ville, ses origines. Certains disent que les Cathares ne sont pas venus ici, mais j'en doute… Et si, nous disposons d'éléments intéressants, alors, éventuellement, sous la houlette de la Direction régionale des affaires culturelles, nous réaliserons des fouilles à Rennes-le-Château. Mais des fouilles officielles !»

Les trésors cachés du Grand sud

Les hommes préhistoriques, les Gaulois, les Grecs, les Romains, les Wisigoths… Ah, elles en ont vu passer des visiteurs, les terres du Grand sud. Elles sont en quelque sorte un millefeuille où l'on peut lire les pages du passé à quelques centimètres sous terre.
Ainsi, au bord de la Méditerranée, l'ancienne Septimanie a vu passer les Phocéens, les Grecs et les Romains y ont fait tracer la fameuse via Domitia, une sorte d'autoroute de l'époque. On y trouvait des sortes de stations services tous les dix kilomètres et là, défilaient tout à la fois les armées romaines qui manœuvraient vers l'Espagne et les marchands venus de toute l'Europe. Le long de ces chemins, dans les villas, les auberges, les haltes, ils ont perdu des bijoux, des fibules (agraphes pour les vêtements), de la petite monnaie, des poids, des outils, des armes… qui font le bonheur des pilleurs. Toute la région Midi-Pyrénées est, elle aussi, sous l'œil des pilleurs qui préparent leurs explorations dans les bibliothèques, les archives, les cadastres et désormais Google Earth. Ils savent très bien repérer les endroits où leur poêle à frire peut faire surgir des trésors engloutis par le temps.
Dans le Gers, on a vu des prospecteurs aux abords de la villa gallo romaine de Séviac, près de Condom, d'autres dans des champs près de Lectoure. Tout autour d'Agen, qui était un lieu de passage de la Garonne depuis la plus haute antiquité, on fouille, notamment à Sos, siège des Sotiates.. A Agen, la Maison du Sénéchal, qui appartenait aux Templiers fait rêver. En Tarn-et-Garonne, on croit savoir qu'une légion romaine s'était établie au bord de l'Aveyron, près d'Albias. Dans le sud de la Haute-Garonne, on connaît les villas de Montmaurin et de Lugdunum Convenarum près de Saint-Bertrand-de-Comminges. D.D.

«Notre passé archéologique est fortement menacé par cette catastrophe silencieuse»

Archéologue à l'Institut national de recherches et d'archéologie préventive, Jean-Jacques Grizeaud a organisé la première table ronde pour dire halte au pillage, les 12 et 13 mars dernier à Toulouse. Interview
Que représente le pillage archéologique aujourd'hui ?
Le pillage archéologique a toujours existé. Au temps de l'Égypte ancienne, il y avait déjà des pilleurs de tombes comme en Asie centrale dans l'Antiquité. Aujourd'hui, il existe plusieurs formes de pillage. Il y a celui qui est associé à une destruction, pour effacer une culture, comme au Mali récemment, avec les djihadistes. Et il y a le pillage des sites et des monuments, partout dans le monde à des fins de collection et de revenus. C'est-à-dire qu'il y a une demande mondiale, toutes époques confondues, pour des collectionneurs qui passent commande par internet, ainsi qu'on l'a vu lors du pillage du musée de Bagdad, lors de la deuxième guerre du Golfe. Et ce mouvement n'épargne pas la France, causant un véritable désastre culturel.
Quels sites sont menacés dans la région ?
Tous, sans exception. Et en règle générale, les pilleurs agissent presque toujours avec des détecteurs de métaux. Le problème n'est pas nouveau, mais il explose ces dernières années sur fond de crise et sous une pression du lobby des marchands de détecteurs, en Europe, qui camoufle cette pratique derrière le «loisir».
Qui sont ces pilleurs ?
Il y a les pilleurs professionnels qui écument les bibliothèques. Ils ont toujours un chercheur ou un archéologue comme contact pour les renseigner et ils disposent de documentation professionnelle, pour préparer leurs prospections, ce qui pose le problème des dérives pouvant survenir lorsqu'il y a collaboration entre chercheurs et prospecteurs et provoque du coup une certaine gêne autour du dossier. Et puis il y a les autres, qui, effectivement, le font en dilettante mais ne font pas moins de dégâts et pas forcément sur des sites connus. Dans les deux cas, la loi de 1989 limitant l'usage des détecteurs de métaux est extrêmement claire, en France. «L'autorisation d'utiliser du matériel permettant la détection d'objets métalliques est accordée, sur demande de l'intéressé, par arrêté du préfet de la région dans laquelle est situé le terrain à prospecter. La demande d'autorisation précise l'identité, les compétences et l'expérience de son auteur ainsi que la localisation, l'objectif scientifique et la durée des prospections à entreprendre».
Or aucune déclaration n'est jamais faite et en France il y a au moins 10 000 utilisateurs actifs de détecteurs. Certes, les vendeurs disent tous qu'ils sont contre le pillage et qu'ils rappellent à tout utilisateur les règles. Mais pour les contourner, on a inventé la notion de «loisir», de «chasse au trésor», voire d'associations de «dépollution».
Que préconisez-vous ?
Contre ces réseaux, cette véritable «archéologie noire», il faut rappeler que l'archéologie est un métier, avec des méthodes strictes de recherches et qu'en détruisant des sites en cours de fouille ou potentiels, ces gens privent la Franceet les générations futures du droit et du devoir de connaître leur patrimoine et leur passé. Aujourd'hui, il faut commencer par appliquer la loi, tout en s'interrogeant sur sa pertinence et comment mieux la faire respecter, mais il faut aussi mieux protéger et surveiller les chantiers, notamment avec le DAP (Dispositif anti pillage). Et il faut interdire la vente en ligne de tels objets ce qui limiterait vraiment le marché.
Propos recueillis par Pierre Challie

MILENO, Paris





10 – Mileno (27 Boulevard de la Villette, 75010 Paris, tél 09 83 33 34 86). Une adresse fort sympathique gérée par une équipe de jeunes chinois motivés. La formule de la maison est la fondue dont vous choisissez l’ingrédient de base (bœuf, agneau, canard…) et que vous complétez par des ingrédients complémentaires figurant sur une liste colossale (champignons, salades, boulettes de bœuf ou de poisson…). Votre table se transforme en table de banquet asiatique ! A noter, et c’est bien pratique pour les groupes, la possibilité de s’installer au calme dans de petits salons privés. Extra..

jeudi 11 avril 2013

LA MAISON GISCARD DANS TOULOUSE MAG DE MARS



C.A. SMITH DANS LA LETTRE DU CROCODILE

 
 
 
Mercredi 10 avril 2013
Clark Ashton Smith, celui qui marchait parmi les étoiles, traduction et direction de Jean Hautepierre, Collection Les manuscrits d’Edward Derby, Editions L’œil du Sphinx.
Clark Ashton Smith (1893-1961) est davantage connu pour son amitié avec Lovecraft et pour ses contes fantastiques que pour sa poésie or, Clark Ashton Smith est avant tout un poète et parmi les plus grands.
Jean Hautepierre, poète lui-même, déjà traducteur d’Edgar Poe, a su conserver dans notre langue, la magie et la subtilité des poèmes du poète américain. Il a choisi une cinquantaine de « poèmes cosmiques » pour nous emmener dans l’univers étonnant de Smith et a réussi à résoudre la plupart des problèmes complexes que pose la traduction de poèmes, problèmes qui ne sont pas seulement d’ordre linguistique mais aussi d’ordre ontologique comme Georges Steiner l’a déjà démontré.
C’est à partir de 1936 que Smith abandonne l’écriture de contes fantastiques pour explorer d’autres formes d’art, peinture, sculpture notamment et renoue pleinement avec la poésie qui constitue l’axe de son identité créatrice.
« Smith, indique Jean Hautepierre, affectionne particulièrement certains thèmes comme celui des ombres qui, vues à travers le prisme de son art, prennent vie, indépendamment même des objets auxquelles le jour les assigne. Quelle est la véritable nature de ces êtres muets et sans visage, sources d’inquiétude en cela même que nul ne les comprend ?
La destinée de l’être humain – et au-delà, de tous les êtres humains ou non, terrestres ou non -, cette énigme à la fois familière, éternelle et absolue, est un vaste sujet de méditation pour Smith, poète très marqué par la réflexion philosophique, et qui adhère à une vision manifestement panthéiste. Que l’on partage ou non celle-ci, il est clair qu’un texte comme son ode à la matière, par exemple, montre que Smith, de même qu’Edgar Poe dans Eurêka – et peut-être sous l’influence de celui-ci -, a réfléchi à la signification et au destin de l’Univers… De ce panthéisme on retrouve un écho dans ses magnifiques tombeaux, avec lesquels Smith atteint les sommets de cet art, si délicat et si délaissé depuis la fin du XIXème siècle, qu’est la poésie funéraire… »
Depuis Le mangeur de hachisch, ou l’Apocalypse du mal jusqu’au Chant du nécromant, le voyage poétique où nous conduit Clark Ashton Smith fait se côtoyer l’abîme et le sublime, l’horreur et la beauté, l’imaginal et les recoins les plus sombres de la psyché.
 
Extrait de Le mangeur de hachisch, ou l’Apocalypse du mal :
 
« Inclinez-vous car je suis l’empereur des rêves ;
Je me couronne du soleil brillant des millions de couleur
De mondes secrets, incroyables,
Et je prends leurs cieux qui s’étendent
Pour me vêtir quand je m’élance,
Trônant sur le zénith qui monte, et j’illumine
L’horizon infini qui s’enfuit dans l’espace.
Ainsi que des monstres rampants qui rugissent de satiété,
L’océan aux crêtes de feu monte sans cesse, monte,
Entraîné par l’envie de lunes maléfiques
A me suivre toujours ; des sommets surmontés
Des pics du plus aigu diamant, et des gueules
De volcans aux langues de lave et où le soufre se consume,
Usurpent, mais en vain, le tonnerre des cieux… »
 
           
Extrait de Celui qui marchait parmi les étoiles :
 
« Une voix me cria, dans les rêves de l’aube :
« Ne perds pas un instant : les toiles de la vie, de la naissance et de la mort
Sont balayées, tous les fils de la terre
Vont se rompre bientôt ; dans l’espace rayonne
Ton ancien chemin, celui des soleils,
Dont l’éclat de toi fait partie ;
Et la profondeur des abîmes
Est là aussi au même instant
Est là aussi au même instant,
Eux dont l’obscurité parcourt
Le mystère de ton esprit.
Va en avant, sain et sauf marche sur la flamme
Des astres par lesquels tu vins dans les vieux jours ;
Sans crainte, à travers l’étendue
Dont ne t’écrasa pas l’immensité jadis.
Les chaînes du Temps ont été brisées,
Et tombent les terrestres liens faits de bonheur et faits de larmes,
Et s’élargit le rêve étroit aux sublimités de l’espace. »
 
A la fois poésie et méta-poésie, l’œuvre de Clark Ashton Smith est révélatrice d’une réconciliation opérative sans cesse renouvelée, élargie, inclusive de ce qui se veut exclu, à la marge, impossible à penser.
Cette belle édition, illustrée de six œuvres d’El Jicé, propose une formidable expérience poétique pour le lecteur.
 
Les Editions de L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris, France.
 

mercredi 10 avril 2013

UN NOUVEAU DRACULA

Luke Evans, nouveau visage de Dracula

FIGARO.fr
Luke Evans troquera le volant de <i>Fast & Furious 6 </i>contre le faux sang de <i>Dracula Year Zero</i>.
Luke Evans troquera le volant de Fast & Furious 6 contre le faux sang de Dracula Year Zero. Crédits photo : LEON NEAL/AFP
L'acteur gallois plante ses crocs dans Dracula Year Zero, reboot de la saga du comte transylvanien commandé par Universal.

Hollywood ne cesse de pomper le sang des vampires jusqu'au dernier dollar. Après le succès de la Twilight et ses Nosferatus bios buveurs de grenadine, Universal tourne sa resucée de Dracula , avec Luke Evans dans le rôle phare, d'après le Hollywood Reporter. L'acteur gallois, capot contre capot avec Vin Diesel dans Fast & Furious 6 (à sortir le 26 mai prochain), aura la lourde tâche de succéder à Sir Christopher Lee et Gary Oldman qui incarnait Dracula dans le chef d'œuvre de Coppola. Doté des deux incisives pointues de rigueur, il sortira définitivement de la pénombre après son rôle de Bard l'archer dans The Hobbit de Peter Jackson.
Aussi intemporelle soit-elle, la légende de la chauve-souris se plie à la grande mode du cinéma américain: le reboot de saga. Les scénaristes Matt Sazama and Burk Sharpless repartent de zéro avec un script très éloigné du récit originel de Bram Stoker, dans lequel l'aristocrate damné rajeunissait progressivement. Le pitch: Luke Evans incarne un jeune prince qui veut arracher sa femme et ses enfants des griffes d'un sultan sanguinaire. En voulant les défendre, il vend son âme et devient Dracula. Le cinéaste Terence Fisher, qui avait signé le grand classique Cauchemar de Dracula, doit se retourner dans sa tombe.
Alex Proyas, dernière victime Dracula
Même cette nouvelle incarnation du suceur de sang n'en est pas à sa première résurrection: porté à bout de bras par le réalisateur de Dark City, Alex Proyas, le projet avait été annulé par Universal pour cause de budget trop élevé. Malgré l'eau bénite, la gousse d'ail, les rayons du soleil ou un pieux planté en plein cœur, ce vampire a la peau dure. La Major a attendu quelques mois avant de relancer le projet, sans Proyas, mais avec Gary Shore, qui débute au cinéma. À son actif, des films publicitaires pour Adidas, EDF, et le court-métrage The Cup of Tears... Très éloigné de l'univers gothique et baroque du châtelain suceur de sang. On attendra d'en savoir plus avant de succomber à sa dernière morsure, d'autant que Dracula Year One sera concurrencé par The Last Voyage of The Demeter avec Ben Kingsley et Viggo Mortensen. Après Batman Year One, une nouvelle chauve-souris, plus sanguinaire celle là, remet les compteurs à zéro.
La rédaction vous conseille :

dimanche 7 avril 2013

11 ème COLLOQUE d'ETUDES ET DE RECHERCHES SUR RENNES-LE-CHÂTEAU




Notre programme se finalise ; ce sera le Samedi 1er Juin à la salle municipale "La Capitelle" à Rennes-le-Château


L'AUDE AU TEMPS DE SAUNIERE

10h15 - 10h30, ouverture du colloque par Yves Lignon, Président de l’ARTBS et Philippe Marlin, Président de l’ODS

10h30 - 11h15, La Géographie économique et sociale de l'Aude au temps de Saunière par Yves Lignon

11h15 - 12 h, Mais qui était Dujardin-Baumetz  ? par Laurent Octonovo, auteur.

12h -14h, Déjeuner.

14h30 - 15h15, L’Eglise au temps de Saunière par l’abbé Sémenou du Diocèse de Carcassonne.

15h15 - 16h15, La collection de monnaies de Rennes, sur la piste du trésor ? Edwige Praca, Conseil en histoire & Sabine Got, responsable du Musée de Monnaies et Médailles de Perpignan.

16h15 - 16h45, Pause

16h45 - 17h15, Dix ans de Colloques sur Rennes -le-Château par Philippe Marlin, éditeur.
`
17h15 - 17h45, Débat et conclusion par Yves Lignon.

18h - 18h30, Remise du Prix Bérenger Saunière 2013.

19h30, Dîner au «Dragon de Rhedae»..

Frais d'inscription, 20 €
Déjeuner libre
Dîner (facultatif), 25 € tout compris

Pour ceux qui le souhaitent, la manifestation se poursuivra le Dimanche 2 Juin par un pique-nique conférence à Alet-les-Bains.

Renseignements à ods@oeildusphinx.com

06 11 72 38 06

FANNY BASTIEN SERA IMPITOYABLE


samedi 6 avril 2013

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : L'ERMITE DE GALAMUS de Yves Carchon






Le polar régional est à la mode et « Les Presses Littéraires » se sont spécialisées sur le secteur du Languedoc Roussillon. Yves Carchon nous propose, chez cette Maison, Le Testament des Muses, avec un bandeau accrocheur « La Prophétie de Galamus » (2012). Une écriture sobre pour une intrigue dans les milieux artistiques des Pyrénées Orientales avec un privé dur à cuire chargé de retrouver une toile de Maître dérobée à une riche pensionnaire d’une maison de retraite. Il ne s’agit rien de moins que « Les Bleuets » de Monnet. Ou du moins le croit-on, car cette toile est un faux qui cache un vrai de Dali. Et quel Dali, puisqu’il recèle un message crypté. L’enquête sera sportive, riche en cadavres et en rebondissements surprenants pour se terminer dans une cellule monacale de l’Ermitage où le vrai-faux a été planqué. Je ne dévoilerai pas le résultat du décodage de la toile, disons simplement qu’il est de la famille « 21 décembre 2012 » !
Un travail agréable.

LA QUINCAILLERIE, Paris




 10 – La Quincaillerie (76 rue du Fbg Saint-Denis, 75010 Paris, tél 09 82 43 29 40). Une adresse sympathique dans ce quartier qui se branchouillise à très grande vitesse. Décor : une ancienne quincaillerie ; cuisine : un parfum marqué d’Amérique Latine. Service souriant pour une carte étonnante : croustillant de pot au feu avec pain grillé à la moelle ; steak tartare au parmesan ; côte de cochon « pata negra » ; côte de bœuf « black angus ». Excellent !

LE GEIPAN A RENNES-LE-CHATEAU


DE FERME EN FERME DANS LA HAUTE VALLEE DE L'AUDE LE 1er MAI

De Ferme en Ferme
Une manifestation sympathique et gastronomique !


jeudi 4 avril 2013

RESTAURANT A VENDRE A RENNES-LE-CHATEAU

Afin de rendre service à des amis, nous diffusons cette annonce :


A Vendre Fond de Restaurant situé dans Rennes-le-Château pour cause Santé
Cuisine traditionnelle, capacité intérieure 35 Places, terrasse 24 Places, tout équipé, cuisine
aux normes et récente (2007)

Renseignements pat téléphone : 0632347049

mercredi 3 avril 2013

RLC.COM N'EST PAS MORT




RLC.COM


Les forums de RLC.COM sont à nouveau disponibles. Ils avaient été violemment spammés, et les âmes charitables en avaient déduit que notre site était en vente...... Le gros travail de nettoyage et de sécurisation est terminé, et tant pis pour les joyeux camarades, toujours à l'affût des mauvaises nouvelles. Avant de répandre ce genre d'âneries sur internet, il leur aurait été facile de nous poser la question.....

Bon, on est habitué à Clochemerle sur Razès.

L'APARC REVIT SUR INTERNET



SITE DE L'APARC

L'association castelrennaise l'APARC, fondée par Jean-Luc Robin, a retrouvé un site internet.

mardi 2 avril 2013

LA METEORITE BLEUE DE BUGARACH

La météorite bleue de Bugarach sera bientôt exposée dans un musée !


Photo : « Même nos instruments de mesures énergétiques s'affolent, tout cela ne ressemble à rien de ce que nous avons pu observer jusqu'ici », a souligné Josh Byerly, de la NASA, auprès de l'AFP. (DR)


Remarquable découverte dans l'Aude, le département de Bugarach ! Un randonneur a découvert une météorite aux reflets bleutés. D'une valeur de plusieurs millions d'euros, cet objet d'origine extraterrestre analysé par le CNRS et la NASA sera bientôt exposé dans un musée.
Il y en a qui ont la chance de gagner des sommes faramineuses au jeux de loto, comme ce fut le cas vendredi soir pour le Français qui la somme de 132 486 744 euros à l'Euro Millions. Et il y en a d'autres qui ont le plaisir de découvrir des trésors d'une valeur de plusieurs millions d'euros !
C'est le cas de Sébastien Durand (*), un habitant de l'Aude, le département de Bugarach qui n'est plus à un mystère près. Parti en randonné pédestre, il a eu la chance de découvrir le 3 mars dernier cette étonnante pierre d'origine extraterrestre (voir notre photo). Analysée par le CNRS et la NASA, en collaboration étroite depuis cette découverte, sa composition, gardée pour l'instant secrète, est particulièrement déconcertante pour les chercheurs qui n'avaient pas pu, pour l'instant, observer une pierre d'origine spatiale avec de tels reflets bleutés et dans un si bon état de conservation sphérique.

Un trésor d'origine extraterrestre

« Même nos instruments de mesures énergétiques s'affolent, tout cela ne ressemble à rien de ce que nous avons pu observer jusqu'ici », a souligné Josh Byerly, de la NASA, auprès de l'AFP. De quoi donner beaucoup de grain à moudre à ceux qui sont convaincu de l'existence d'une vie extraterrestre...
Ce qui est sûr, c'est que cet objet tombé du ciel sera bientôt exposé dans un musée, comme les petits fragments de la météorite de Tcheliabinsk tombée le 15 février dernier en Russie, dans la région de l'Oural, peuvent l'être déjà à Kaliningrad. La NASA qui conserve désormais ce trésor aujourd'hui appelé « la météorite bleue de Bugarach », accompagne Sébastien Durand dans toutes ces démarches administratives et... financières !
N.E
(*). Le nom du randonneur a été changé pour des raisons bien évidentes de confidentialité.

La genèse d'un poisson d'avril

Certains y ont cru, d'autres non ! Ce 2 avril, après les douze coups de minuit passés, nous pouvons bien vous le dire : cette info sur « la météorite bleue de Bugarach » était le poisson d'avril de Médiaterranée. Nous vous devons quelques explications sur la genèse de cette nouvelle en forme d'intox.
La boule noire que vous pouvez observer dans notre photo est en fait une cocagne. Cette photographie a été diffusée sur Twitter le 17 mars dernier par Sébastien Durand (désolé, on vous a même menti sur son vrai nom).
Sébastien Durand est l'auteur de Storytelling, réenchantez votre communication, un livre publié aux éditions Dunod. « J'ai enfin trouvé cet objet storytelling que je cherchais pour mes conférences », « savez-vous de quoi il s'agit ? », avait-t-il demandé en postant cette photo de cocagne sur Twitter, avant de recevoir plusieurs réponses aussi improbables les unes que les autres, la nôtre comprise.
Du coup, après un début d'année marquée par les peurs millénaristes déchaînées autour de Bugarach, ainsi que par l'incroyable pluie de météorite subie en Russie, le poisson d'avril de Médiaterranée était tout trouvé ! Un petit coup de Photoshop pour faire apparaître des effets bleutés sur la cocagne et l'histoire était toute racontée ! Enfin, la fausse histoire, puisque si les journaux papiers ou virtuels ont le rituel médiatique de glisser une fausse information dans leurs nouvelles le 1er avril, c'est justement pour rappeler dans un sourire blagueur offert à leurs lecteurs qu'ils ont le sens de la responsabilité de leur activité informative. Une exigence impérieuse bien résumée par le journaliste plurimédia Cyrille Frank, dit Cicéron sur Twitter (et ailleurs), dans cet article judicieusement intitulé « Le poisson d'avril doit rester dans son bocal du 1er ».

Les blagues les plus courtes sont...

En ces temps de recherche du buzz à tout va, comme l'a montré l'incroyable entreprise de com' de Carambar ou encore les turpitudes médiatiques incessantes de Louis Nicollin sur le choix de son futur entraîneur, il devient toujours plus de salubrité publique que les médias puissent un jour sur 365 (mais seulement le 1er avril, rappelle Cyrille Frank à juste titre) se jouer de l'information, dans une espèce de grand carnaval guignolesque, pour ensuite l'expliquer, comme nous le faisons ici, avant de se remettre dans le plus sérieux du travail.
Mais l'actualité n'attend pas ! Et, dans sa dynamique immuable, elle aura offert aujourd'hui la plus mauvaise des blagues qu'elle pouvait trouver, ce 1er avril, alors que les médias affinaient leurs poissons. Car, comment plaisanter au sein d'un canard quand on apprend ce 1er avril que Thierry Costa, le médecin-urgentiste de Koh-Lantaa préféré se suicider le jour même plutôt que de supporter la pression médiatique en laissant une lettre reprochant à cette dernière (même sans « rancœur ») d'avoir « sali » son « nom » ?
Pas de quoi rire, bien au contraire, mais c'est encore une occasion de réfléchir pour les lecteurs et les médias, bref, pour l'ensemble de la société. Vive l'actu, la vraie !
(Article actualisé le 02.04.13, à 00h50)