vendredi 1 avril 2016
mercredi 30 mars 2016
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LA MALÉDICTION DE YIG, Zelia Bishop
La malédiction de Yig (une révision pour Zelia Bishop, in Weird Tales 1929). Une écriture quasi totale de Lovecraft, sur
la base d’une légende indienne de l’Oklahoma faisant allusion à des fantômes se
manifestant sur un tertre. Pas de références ici au Mythe de Cthulhu, mais un
mini-roman bien ficelé dans lequel la montée en puissance de l’horreur est
magistralement traitée.
Il
s’agit du récit d’un ethnologue, spécialisé dans les questions concernant les
Indiens d’Amérique, qui se rend pour enquêter dans l’Oklahoma sur les légendes
concernant le Dieu-Serpent. Il a en effet entendu d’étranges rumeurs sur une
étrange créature enfermée à l’asile de fous de Guthrie. Il est reçu par le Dr
McNeil qui lui explique que la région est terrorisée par Yig, un demi-humain
père des serpents qui transforme ses victimes en monstres. Et de l’emmener voir
une cellule dans laquelle rampe une créature serpentine aux yeux humanoïdes. Il
lui raconte ensuite l’histoire d’un jeune couple de pionniers, Audrey et
Walker, partis avec leur chariot à la recherche de terres à exploiter. Walker a
la phobie des serpents. Une nuit, durant leur voyage, Audrey tombe sur un nid
de serpents qu’elle détruit pour protéger son mari. Ce dernier l’apprend et
entre en transes, car la légende
veut que Yig punisse sévèrement ceux qui attentent à ses enfants. Le temps
passe, le couple trouve sa terre, construit son ranch, commence ses plantations
et sympathise avec le voisinage. La nuit de Walpurgis est organisée chez eux
une petite fête pour éloigner Yig à l’aide de rituels ; c’est aussi
l’occasion de faire bombance avec les amis. Lorsque les derniers fêtards
quittent le ranch, Audrey et Walker s’écroulent de sommeil. Ils seront
réveillés par d’étranges bruits. Les voisins découvriront le lendemain le chien
explosé sous l’effet de piqûres venimeuses, Alker horriblement charcuté et une
créature serpentine qui semble féminine en train d’agoniser.
L’ethnologue
demandera au médecin qui était alors cette créature enfermée dans le cachot de
l’asile ? C’est ce qui est né d’elle
9 mois plus tard.
LE SOVIET AU CONGO
Les ATELIERS du TAYRAC
vous invitent à la signature du
COLONEL DURRUTI
pour Le Soviet au Congo
(IV° tome du SOVIET)
et des précédents tomes réédités aux
éditions Goater à un prix dérisoire
et sous couvertures de Morvandiau
le vendredi 8 avril 2015 de 18 h à 22 h
au 66 rue Julien Lacroix Paris 20°
(M° Belleville)
sous haute surveillance policière
espions et agents internationaux bienvenus
Boissons viriles et cacahuètes salées
Contact : Frémion 06 7149 2587
vendredi 25 mars 2016
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : L'EXECUTEUR DES HAUTES OEUVRES, Alphonso de Castro
L’exécuteur des hautes œuvres (1929, une révision pour Adolpho de Castro, The electric exutioner in Weird Tales 1930). Une réécriture
complète d’un « embryon » de nouvelle. Il s’agit du récit d’un
expert-comptable, employé dans une compagnie minière dont le siège est à San
Francisco, et chargé d’enquêter sur la disparition mystérieuse de l’un des
responsables d’une exploitation dans les montagnes de San Mateo au Mexique. Ce
collaborateur, du nom d’Arthur Feldon, s’est volatilisé avec documents et
argent. A la fin d’un voyage ferroviaire mouvementé, l’enquêteur partage son
compartiment avec un être étrange qui ne cesse de l’observer. Ce dernier ouvre
une valise pleine de matériel électrique et explique au voyageur qu’il vient de
mettre au point un nouveau système d’électrocution, dans le cadre des nouvelles
dispositions prises pour exécuter les condamnés à mort aux Etats-Unis. Et il l’a choisi comme cobaye ! Le
voyageur essaie de retarder l’issue fatale en lui demandant l’autorisation de
rédiger son testament qu’il devra remettre à sa famille. Suit un dialogue
surréaliste au cours duquel le voyageur persuade le savant fou d’enfiler le
casque pour lui montrer comment il devra faire. Et évidemment, suite à une
fausse manœuvre, la machine est actionnée et l’inventeur se volatilise dans un
nuage d’éclairs.
Arrivée
à destination, l’enquêteur apprend que le corps de Feldon à été retrouvé dans
une grotte. Il se rend sur les lieux et reconnaît le cadavre comme étant celui
de son voisin de compartiment. Dépasse de sa poche… son propre testament.
Lovecraft
parsèmera le récit de ses petits cailloux habituels, Yog Sothot, Shub Niggurah
et surtout Cthulhu dont la seule prononciation du nom déclenche de curieuses
transes chez le savant fou !
jeudi 24 mars 2016
LES ETATS GENERAUX DE LA BD ; une manifestation du MOTIF
Bonjour,
La 3ème édition du festival PULP, premier festival européen de création pluridisciplinaire autour de la bande dessinée, se déroulera du 8 au 10 avril prochain.
Le MOTif vous propose de participer à la conférence professionnelle du festival qui s’articulera autour des travaux des ETATS GENERAUX DE LA BANDE DESSINEE avec un focus particulier sur les relations auteur/éditeur. Cette conférence, qui prendra la forme d’un débat-brunch, aura lieu :
dimanche 10 avril de 11h à 12h30
à la Ferme du Buisson
(plan d’accès http://www.lafermedubuisson.com/Acces.html)
avec les participations de :
- Benoît Peeters, scénariste, universitaire, conseiller éditorial et président des ETATS GENERAUX DE LA BANDE DESSINEE
- Ronan Le Breton, scénariste, enseignant et membre du SNAC BD
- Thomas Ragon, directeur de collection chez Dargaud
- Serge Ewenczyk, directeur des éditions Cà et Là
Les professionnels présents au débat bénéficieront d’un Pass pro donnant libre accès aux expositions et conférences et à un tarif privilégié pour les spectacles*.
Le nombre de places étant limité, merci de confirmer votre présence à l’adresse suivante : catherine.sas@lemotif.fr
Si vous souhaitez plus d’information sur le festival, vous trouverez le programme détaillé sur le site de la ferme du Buisson http://www.lafermedubuisson.com/PULP-FESTIVAL-2016
En espérant vous compter parmi nous. Cordialement,
Catherine Sas
01 53 38 60 62
La 3ème édition du festival PULP, premier festival européen de création pluridisciplinaire autour de la bande dessinée, se déroulera du 8 au 10 avril prochain.
Le MOTif vous propose de participer à la conférence professionnelle du festival qui s’articulera autour des travaux des ETATS GENERAUX DE LA BANDE DESSINEE avec un focus particulier sur les relations auteur/éditeur. Cette conférence, qui prendra la forme d’un débat-brunch, aura lieu :
dimanche 10 avril de 11h à 12h30
à la Ferme du Buisson
(plan d’accès http://www.lafermedubuisson.com/Acces.html)
avec les participations de :
- Benoît Peeters, scénariste, universitaire, conseiller éditorial et président des ETATS GENERAUX DE LA BANDE DESSINEE
- Ronan Le Breton, scénariste, enseignant et membre du SNAC BD
- Thomas Ragon, directeur de collection chez Dargaud
- Serge Ewenczyk, directeur des éditions Cà et Là
Les professionnels présents au débat bénéficieront d’un Pass pro donnant libre accès aux expositions et conférences et à un tarif privilégié pour les spectacles*.
Le nombre de places étant limité, merci de confirmer votre présence à l’adresse suivante : catherine.sas@lemotif.fr
Si vous souhaitez plus d’information sur le festival, vous trouverez le programme détaillé sur le site de la ferme du Buisson http://www.lafermedubuisson.com/PULP-FESTIVAL-2016
En espérant vous compter parmi nous. Cordialement,
Catherine Sas
01 53 38 60 62
mercredi 23 mars 2016
ON ARROSE LE GUIDE DU POLAR ESOTERIQUE (Lauric Guillaud & Philippe Marlin)
Lauric Guillaud, Jean-Michel Nicollet et Philippe Marlin ont le plaisir de vous inviter au "pot dédicace" qui sera organisé le vendredi 1er avril (ce n'est pas un gag !) à l'occasion de la sortie de leur ouvrage sur "le thriller ésotérique". Rendez-vous à partir de 18 heures chez l'Ombre Jaune (Guo Min, 39 rue de Belleville, 75019 Paris). Il sera possible de prolonger la soirée par un dîner sur place.
On se manifeste.
Save the date !
mardi 22 mars 2016
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE DERNIER EXAMEN, Adophe de Castro
Le dernier examen (1927, révision intégrale d’un texte d’Adolphe de
Castro, A sacrifice to science ; The
last test in Weird Tales 1928). Le
« révisé » a toujours proclamé être l’auteur de ce texte pour l’essentiel.
Lovecraft, dans sa correspondance, explique le mal qu’il a eu à remettre ce
récit d’aplomb. Il y a laissé sa signature, comme souvent, en y injectant
quelques-unes de ses créations favorites.
Il
s’agit du récit des recherches du Dr Alfred Clarendon, brillant biologiste,
nommé directeur médical du pénitencier de San-Quentin grâce à l’appui de son
fidèle ami d’enfance, James Dalton, gouverneur de l’état de Californie. Ses
travaux portent sur la pathologie de certaines fièvres, et notamment de la
fièvre noire. Il est assisté par sa sœur, Georgina dont le gouverneur est
amoureux. Il est secondé par une créature bizarre, Surama, ramenée d’un de ses
voyages et dont on dit qu’il descendrait d’une race primitive d’Atlantide. Il
est également aidé par des tibétains particulièrement maigres et vêtus de
larges robes noires.
Le
virus va faire son apparition au pénitencier mais, après un faux espoir,
Clarendon n’arrivera pas à le vaincre. L’épidémie va se répandre, déclenchant
une panique générale dans la population de San Francisco. Les journalistes le
traquent et commencent à répandre d’odieuses rumeurs sur son compte. Il est
renvoyé de son poste, mais continue ses recherches dans son laboratoire privé,
multipliant les sacrifices d’animaux avec l’aide de Surama. Georgina le
surprend en train d’évoquer la possibilité d’utiliser des cobayes humains dont
elle pourrait être la première victime. Paniquée, elle fait appel à James qui
trouve Clarendon dans un état de trouble mental inquiétant. Il a une seringue d’or
à la main avec lequel il se fait une injection, en expliquant que sous l’influence
de Surama, son but était de diffuser largement le virus sur terre. La fièvre noire n’est pas de cette terre,
Surama l’a apportée et je l’ai répandue ! Il succombera dans d’atroces
souffrances et son laboratoire sera ravagé par un incendie.
°
Livres : le Necronomicon est ici
appelé l’Aziff. Clarendon tente de l’utiliser
pour contrer Surama.
°
Créatures : Yog Sothoth, Nyarlathothep, Nug et Yeb, Shub Niggurath
dimanche 20 mars 2016
LE VIEUX LYON, Lyon
69005 - Le Vieux Lyon ( 44 r St Jean - 69005 Lyon, tél 04 78 42 48 89).
Un bouchon dans la rue des bouchons. La salle en sous-sol est très traboule et
il faut presque ramper pour aller aux toilettes. L’endroit est généralement
bondé, mais il le mérite. Toutes les vedettes de la cuisine canaille vous tendent
les bras : assiette de gnafron (assortiment de salades lyonnaises : salade
de lentilles, salade de pommes de terre, cervelas et pieds de veau en
vinaigrette), quenelles de brochet sauce Nantua, tablier de sapeur, tête de
veau. On n’oubliera pas pour terminer l’incontournable cervelle de canut.
SAVEURS D'ORIENT, Lyon
69002 – Saveurs d’Orient
(46 Cours Charlemagne, 69002 Lyon, tél 04 72 56 07 66). Un restaurant turc
de belle gamme où l’on pourra se perdre dans des dédales de mézzés, de grillades
et de plats mijotés parfumés. Comme je ne sais jamais quoi prendre dans ce type
d’endroit, j’opte souvent pour l’assortiment de hors d’œuvre et les grillades
variées. Et je n’ai pas été déçu. C’est colossal, savoureux et d’un prix très
raisonnable.
vendredi 18 mars 2016
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : L'HORREUR DANS LE CIMETIERE, Hazel Heald
-->
L’Horreur dans le cimetière (1933, une révision pour Hazel Heald, Weird Tales,1937). Il ne s’agit pas d’un
monument de la littérature d’épouvante, et cette nouvelle sera du reste la
dernière collaboration de Lovecraft avec H.H. On sent qu’il s’y est épuisé !
Nous
sommes dans le village semi-abandonné de Stillwater où réside, dans une ferme
décrépie, Tom Sprague et sa sœur Sophie. Tom est une méchante brute qui
s’absente souvent pour faire la fiesta à Boston alors qu’Henry Thorndike en
profite pour faire la cour à Sophie. Thorndike est l’entrepreneur local de
Pompes Funèbres qui a mis au point une potion spéciale pour embaumer les corps,
les rendant plus vivants que nature. Tom rentre d’une de ses bordées dans un
triste état et décède brutalement. Il a droit à une injection, mais, suite à
une fausse manœuvre, l’entrepreneur de Pompes Funèbres s’inocule également une
partie du liquide. On devine aisément la suite : les nuits de Sophie vont
devenir des nuits de terreur !
mardi 15 mars 2016
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE JOUNAL D'ALONZO TYPER, William Lumley
-->
Le journal d’Alonzo Typer (1935, une révision pour William Lumley, in Weird Tales 1935). Il s’agit du récit
d’un érudit, dernier descendant d’une vieille famille du comté d’Ulster,
diplômé des Universités de Columbia et de Heidelberg et passionné de mystères
et de sciences occultes. Ex membre de la Society for Psychical Researches, il a
publié de nombreux articles sur les « pulp sciences ». Il s’est décidé
à percer le mystère d’une vieille demeure près d’Attica NY sur laquelle courent
de sinistres légendes. Cette maison est surplombée par une colline où se
dressent des pierres levées. Elle était la propriété de la famille van der Heyl
dont le dernier descendant a disparu mystérieusement en 1872. Les propriétaires
ultérieurs ont connu des sorts tragiques.
La
maison est vaste, noyée de poussière, mais semble familière au narrateur. Il
éprouve un sentiment de profond malaise en contemplant divers portraits
« de famille » qui ont un petit parfum non-humain. Dans la cave, il
repère une lourde porte fermée à clef derrière laquelle il entend des
chuchotements. Il trouve, dans la bibliothèque des ouvrages sulfureux comme Les Manuscrits Pnakotiques, Les Elytres
d’Eltdown, Le Necronomicon, Le livre d’Eibon, De Vermis Mysteriis et
surtout le journal de Claes van der Heyl. Ce dernier contient une gravure
représentant une créature blasphématoire, document annoté de hiéroglyphes
semblables à ceux figurant près de la serrure de la porte de la cave. Le journal, complété par un second fascicule
d’annexes, fait allusion aux premières peuplades de la terre et à la maléfique
cité de Yian-Ho (création de Lumley).
Alonso
se rend ensuite sur la colline où il perçoit des son flûtés et des chuintements
odieux, et il devine que le cercle de pierres est relié à la maison par un
souterrain. Il poursuit ses recherches dans les manuscrits qui font également
référence au Livre des choses cachées et
au Sept signes perdus de la terreur (créations
de Lumley). Il finit par décrypter les hiéroglyphes, trouve la clef de la porte
du caveau qu’il ouvre lors de la nuit de Walpurgis. Et c’est en découvrant la
monstruosité qui s’y terre qu’il a la révélation : il est de la lignée
maudite des van der Heyl et la créature l’attend pour lui faire expier les
fautes de la lignée.
Une
nouvelle bien construite qui montre le fonctionnement de « la mayonnaise
mythologique de Lovecraft ». Lumley utilise « l’existant » et y
rajoute ses livres et sa cité perdue. Et ça fonctionne bien ! Lovecraft
reprendra du reste Yian-Ho dans la nouvelle « A travers les portes de la
clef d’Argent », co-écrite avec Hoffman Price en 1934.
°
Livres
Les Elytres d’Eltdown
(d’après
la TocCyclopédie)...Et il fut écrit, en ces Temps reculés, qu'Om Oris, le
plus puissant des sorciers, prit au piège le démon Avaloth grâce à ses
connaissances en magie noire ; car Avaloth avait emprisonné la terre sous une
étrange couche de glace et de neige qui rampait comme une créature vivante,
toujours plus en direction du sud, avalant les montagnes et les forêts. Et le
résultat de cette lutte avec le démon n'est pas connu. Mais les magiciens de
cette époque affirment qu'Avaloth, qui n'était pas facilement discernable, ne
pouvait être détruit que par une grande chaleur, dont on ne connaissait pas la
puissance ; cependant, ces mêmes sorciers indiquaient qu'un jour lointain il
serait possible de créer une telle source de chaleur. Et pourtant, en ce
temps-là, les champs de glace commencèrent à reculer, avant de disparaître
entièrement. La terre fleurit et naquit à nouveau.
Fragment des Tessons
d'Eltdown
Dans [durant] la nuit [le temps] de l'obscurité, est tombé du ciel un objet [cube] qui apportait avec lui le temps [jour] de la lumière
Dans [durant] la nuit [le temps] de l'obscurité, est tombé du ciel un objet [cube] qui apportait avec lui le temps [jour] de la lumière
Fragment
Cet inquiétant et discutable
ensemble de tessons de poterie a été découvert en 1882 pendant une fouille
géologique près d'Eltdown, dans le sud de l'Angleterre (certains prétendent
qu'ils ont été découvert au Groenland en 1903). Il a été déterminé qu'ils
seraient antérieurs à l'Humanité elle-même. La strate géologique dans laquelle
ils ont été trouvés correspond au Trias, une période géologique s'étendant
entre -250 et -200 millions d'années environ.
Bien que ce soit difficilement crédible pour le commun des mortels, certaines sources prétendent que les Tessons ont été apportés sur Terre par les antiques créatures qui habitaient l'étoile Celaeno, dans les Pléiades. Et il se pourrait que ce soit réellement le cas... L'argile qui les compose est radicalement différente de celle qu'on trouve dans les strates voisines de celle où ils ont été découverts. Ce point milite en faveur de l'hypothèse d'une fabrication en un autre lieu et d'un transport ultérieur sur cet emplacement, où ils ont été secrètement enfouis pendant des éons.
Les scientifiques ont consacré beaucoup d'efforts et de temps à ces Tessons. Ce sont néanmoins les érudits férus d'occultisme qui se sont montrés les plus acharnés à en faire la traduction, malgré le fait que les premiers à les avoir étudiés, les Dr Woodford et Dalton, aient décrété qu'ils étaient intraduisibles. C'est d'un ecclésiastique anglais qu'est venue la solution : d'après lui les Tessons mentionnent, entre autres choses, la planète Yith et la Grande Race. Si ces éléments sont exacts, les Tessons pourraient bien avoir 150 millions d'années ! Le même ecclésiastique soutient que les Tessons ont un lien avec les Fragments Pnakotiques.
Le récit est confus, mais en résumé, les Tessons semblent raconter l'arrivée d'une race en forme de vers, appelée les " Yékubiens" qui grâce à leur technologie pouvaient créer des "ponts éthérés" leurs permettant d'échanger leurs esprits avec ceux d'habitants d'autres mondes. Il est également mentionner que suite à l'atterrissage d'un cube des Yékubiens, ces derniers trouvèrent la Terre déjà occupée par une race en forme de cône. Ce cube fut récupéré par cette race qui en découvrit les fonctions. La traduction, comme les tessons, est incomplète.
Bien que ce soit difficilement crédible pour le commun des mortels, certaines sources prétendent que les Tessons ont été apportés sur Terre par les antiques créatures qui habitaient l'étoile Celaeno, dans les Pléiades. Et il se pourrait que ce soit réellement le cas... L'argile qui les compose est radicalement différente de celle qu'on trouve dans les strates voisines de celle où ils ont été découverts. Ce point milite en faveur de l'hypothèse d'une fabrication en un autre lieu et d'un transport ultérieur sur cet emplacement, où ils ont été secrètement enfouis pendant des éons.
Les scientifiques ont consacré beaucoup d'efforts et de temps à ces Tessons. Ce sont néanmoins les érudits férus d'occultisme qui se sont montrés les plus acharnés à en faire la traduction, malgré le fait que les premiers à les avoir étudiés, les Dr Woodford et Dalton, aient décrété qu'ils étaient intraduisibles. C'est d'un ecclésiastique anglais qu'est venue la solution : d'après lui les Tessons mentionnent, entre autres choses, la planète Yith et la Grande Race. Si ces éléments sont exacts, les Tessons pourraient bien avoir 150 millions d'années ! Le même ecclésiastique soutient que les Tessons ont un lien avec les Fragments Pnakotiques.
Le récit est confus, mais en résumé, les Tessons semblent raconter l'arrivée d'une race en forme de vers, appelée les " Yékubiens" qui grâce à leur technologie pouvaient créer des "ponts éthérés" leurs permettant d'échanger leurs esprits avec ceux d'habitants d'autres mondes. Il est également mentionner que suite à l'atterrissage d'un cube des Yékubiens, ces derniers trouvèrent la Terre déjà occupée par une race en forme de cône. Ce cube fut récupéré par cette race qui en découvrit les fonctions. La traduction, comme les tessons, est incomplète.
Auteur
Le ou les auteurs des Tessons sont inconnus.
Le révérend Arthur Brooke Winters-Hall était un pasteur du Sussex ayant de solides connaissances en occultismes. Il laisse entendre qu'il en sait bien plus que ce qu'il a publié dans sa brochure. Brochure dans laquelle certaines découvertes ont été ignorées. Et de fait, Winters-Hall à longtemps étudié les Fragments Pnakotiques et il aurait rédigé un imposant manuscrit (non publié dans les années 20) sur le sujet dans lequel il fait un lien entre les Fragments Pnakotiques et les Tessons. Dans les années 20, il coule une paisible retraite dans un petit village du Sussex.
Où le trouver ?
• Dans les années 1910, le Dr Laban Shrewsbury, aurait détenu une traduction à son domicile du 498 Curwen Street à Arkham, Massachusetts.
• Une traduction est précieusement gardée dans la bibliothèque de l'université de Miskatonic, à Arkham dans le Massachusetts. Suite à l'affaire de Dunwich, en 1928, Henry Armitage porte l'ouvrage sur sa fameuse "liste rouge".
• Le British Museum de Londres possédait les Tessons originaux ainsi que leur traduction en anglais. A un moment imprécis entre la Deuxième Guerre mondiale et aujourd'hui, l'homologue britannique de Delta Green, PISCES, s'en serait emparé. On ignore si le musée est parvenu à en conserver au moins une copie...
• Les Réserves D de l'American Museum of Natural History de New York abritent une photocopie de la traduction anglaise. Cet exemplaire appartient au Dr Jensen Wu.
• La Destinée de Stephen Alzis en possède un exemplaire.
Format
• Vingt-trois galettes d'argile de formes et de tailles diverses, de couleur grise, plus dures et plus résistantes que tous les matériaux connus, forment les fragments "originaux".
• La traduction anglaise est une grande brochure de 64 pages publiée en 1912.
Le ou les auteurs des Tessons sont inconnus.
Le révérend Arthur Brooke Winters-Hall était un pasteur du Sussex ayant de solides connaissances en occultismes. Il laisse entendre qu'il en sait bien plus que ce qu'il a publié dans sa brochure. Brochure dans laquelle certaines découvertes ont été ignorées. Et de fait, Winters-Hall à longtemps étudié les Fragments Pnakotiques et il aurait rédigé un imposant manuscrit (non publié dans les années 20) sur le sujet dans lequel il fait un lien entre les Fragments Pnakotiques et les Tessons. Dans les années 20, il coule une paisible retraite dans un petit village du Sussex.
Où le trouver ?
• Dans les années 1910, le Dr Laban Shrewsbury, aurait détenu une traduction à son domicile du 498 Curwen Street à Arkham, Massachusetts.
• Une traduction est précieusement gardée dans la bibliothèque de l'université de Miskatonic, à Arkham dans le Massachusetts. Suite à l'affaire de Dunwich, en 1928, Henry Armitage porte l'ouvrage sur sa fameuse "liste rouge".
• Le British Museum de Londres possédait les Tessons originaux ainsi que leur traduction en anglais. A un moment imprécis entre la Deuxième Guerre mondiale et aujourd'hui, l'homologue britannique de Delta Green, PISCES, s'en serait emparé. On ignore si le musée est parvenu à en conserver au moins une copie...
• Les Réserves D de l'American Museum of Natural History de New York abritent une photocopie de la traduction anglaise. Cet exemplaire appartient au Dr Jensen Wu.
• La Destinée de Stephen Alzis en possède un exemplaire.
Format
• Vingt-trois galettes d'argile de formes et de tailles diverses, de couleur grise, plus dures et plus résistantes que tous les matériaux connus, forment les fragments "originaux".
• La traduction anglaise est une grande brochure de 64 pages publiée en 1912.
dimanche 13 mars 2016
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : SURGI DU FOND DES SIECLES, Hazel Head
Surgi du fond des siècles (1933, une révision pour Hazel Heald, Out of the Eons, Weird Tales 1935). Un texte
qui est du Lovecraft pur jus, écrit sur la base d’une vague trame de momie
proposée par sa cliente.
Le
récit est celui du Dr Richard H. Johnson, Docteur en Philosophie et
conservateur du Cabot Museum of Archeology à Boston. Il s’agit d’un ensemble de
notes qui devront être remises « à des étudiants sérieux » après sa
mort. Le musée est une petite institution, réputée par la qualité de ses
collections, regroupant des vestiges de civilisations antiques et inconnues. A
ce titre, il a recueilli, en 1878, une momie ramenée par l’équipage du cargo Eridanus, trouvée sur une nouvelle île
du Pacifique, surgie au milieu de ruines cyclopéennes dans une grotte dotée
d’une large trappe ; les marins n’osèrent pas en entreprendre
l’exploration. Cette momie possédait un tube fait d’un métal inconnu au sein
duquel était enfermé un parchemin recouvert d’hiéroglyphes indéchiffrables. Son
visage reflétait une terreur indicible. Son corps, très dur, avait une texture
rappelant celle de la pierre mélangée à du cuir.
Le
musée réalisera en 1931 une acquisition spectaculaire, d’étranges corps bien
conservés provenant du château des Fausses Flammes en France (création de Clark
Ashton Smith dans son cycle Averoigne). Cela
attirera un lot de curieux et de journalistes, dont Stuart Reynolds, qui
repérera la momie et sortira une série d’articles à sensation, se référant à la
théosophie et au Necronomicon. Ces
textes, parus dans the Pillar, seront
remarqués par l’érudit de la Nouvelle Orléans, Etienne-Laurent de Marigny (ami
de Randolph Carter dans Le Cycle du Rêve)
qui produira une étude très documentée dans The
Occult Review. Les hiéroglyphes renvoient au Livre Noir ou Cultes sans nom
de von Junzt.
Le
conservateur va se procurer l’édition (tronquée) de la Golden Goblin et découvrir
l’histoire de l’Hyperborée qui adorait Tsathogga et de Mû, dont la province
sacrée de K’naa abritait le mont Yaddith-Go, surmontée d’une forteresse
cyclopéenne. Celle-ci aurait été construite par des rejetons stellaires venus
de Yuggoth et abriterait le dieu infernal Ghatanothoa. Il est dit que l’on ne
peut accéder à cette forteresse, sauf à se faire transformer en pierre et en
cuir. Une pétrification maudite qui ne touche pas au cerveau qui continue de
fonctionner au cours des éons dans sa prison crânienne. Un jeune homme de
K’naa, T’Yog, grand prêtre de Shub Niggurat, relève cependant le défi, muni
d’un sortilège qu’il emmène dans un tube pour le protéger. Las, les prêtres de
Ghatanothoa, considérant cette entreprise comme un sacrilège, vont lui substituer
le sortilège contre un document dépourvu de toute magie. On ne reverra jamais
le jeune aventurier.
Cette
légende, largement diffusée dans la presse, attirera un nombre considérable de
visiteurs au muée, et notamment des personnages bizarres qui chercheront à
plusieurs reprises à subtiliser la momie. Deux d’entre eux, munis d’un
parchemin mystérieux, parviendront à passer la nuit dans le local des momies et
on les retrouvera, l’un mort de terreur, l’autre pétrifié.
La
momie sera ensuite soumise à une expertise détaillée. L’autopsie montrera que
son cerveau… était toujours vivant et que les yeux gardaient trace de sa
dernière vision : une créature d’horreur surgissant d’une trappe. Nul
doute qu’il s’agissais bien de T’Yog.
°
Les Livres
Cette
nouvelle est très intéressantes par les détails qu’elle contient sur die Unaussprechlichen Kulten de von Junzt (création de Robert Howard dans The Children of the Night, 1931 et The
Black Stone, 1931.
(d’après la
TocCylopédie) Comme son nom l'indique, l'ouvrage, également appelé Livre
Noir, est une étude de cultes secrets que Herr Doktor Friedrich Wilhelm von
Junzt, l'auteur, rencontra au cours de ses voyages à travers le monde. Die
Unaussprechlichen Kulten a été publié en 1839 à Düsseldorf. Il contient
quatorze chapitres et une dizaine d'appendices.
Les chapitres traitent de :
Chapitre I : Une secte allemande vénérant Cyaegha.
Chapitre II : Un culte de la Fertilité du sud de la France adorant le Signe de la Chèvre à Trois Têtes, le symbole sacré de Shub-Niggurath.
Chapitre III : Un culte païen anglais.
Chapitre IV : Une secte secrète cannibale résidant dans les bas-fonds parisiens.
Chapitre V : Un voyage en Asie durant lequel von Junzt rencontra le peuple Tcho-Tcho dans la péninsule indochinoise..
Chapitre VI : Un russe dément, habitant en Sibérie, prétendant vénérer le "Grand Dieu dans le Ciel".
Chapitre VII : Un mystérieux monastère tibétain dans l'Himalaya, dont les moines adorent des " esprits de l'air".
Chapitre VIII : Un culte consacré à Dagon situé dans la partie orientale de la Méditerranée. Von Junzt affirme que des cultes similaires existent dans le monde entier.
Chapitre IX : Un culte des morts dans le sud de l'Espagne.
Chapitre X : Une petite secte transylvanienne qui adore un monstre vivant dans un gouffre puant.
Chapitre XI : Un culte hongrois situé près de Stregoicavar qui adore un dieu blasphématoire apparaissant au-dessus d'un monolithe de pierre ayant traversé les âges.
Chapitre XII : La description des Frères du Signe Jaune, dont le but est de découvrir et stopper les plans des " diables de l'espace".
Chapitre XIII : Un culte secret, dirigé depuis la Transylvanie, dont le nom est la "Fraternité de la Bête". Ses membres attendent l'heure où le pharaon maléfique, Nephren-Ka, dirigera l'humanité.
Chapitre XIV : Un culte mondial qui se consacre au maintien en captivité d'un monstre inconnu.
Parmi les autres sujets traités, on notera également une mention de Fomalhaut, système stellaire dans lequel Cthugha aurait engendré Aphoom Zhah.
L'ouvrage contient également un essai d'environ 90 pages intitulé Récit du Monde Ancien, dans lequel von Junzt essaie de retracer l'histoire des Grands Anciens. Il affirme qu'Ils descendent d' Azathoth et d' Ubbo-Sathla. En réalité, cet essai est en partie une traduction des Papyrus de la Sagesse Obscure, le troisième livre du Liber Ivonis, et en partie une annotation et un exégèse de ces Papyrus
Les chapitres traitent de :
Chapitre I : Une secte allemande vénérant Cyaegha.
Chapitre II : Un culte de la Fertilité du sud de la France adorant le Signe de la Chèvre à Trois Têtes, le symbole sacré de Shub-Niggurath.
Chapitre III : Un culte païen anglais.
Chapitre IV : Une secte secrète cannibale résidant dans les bas-fonds parisiens.
Chapitre V : Un voyage en Asie durant lequel von Junzt rencontra le peuple Tcho-Tcho dans la péninsule indochinoise..
Chapitre VI : Un russe dément, habitant en Sibérie, prétendant vénérer le "Grand Dieu dans le Ciel".
Chapitre VII : Un mystérieux monastère tibétain dans l'Himalaya, dont les moines adorent des " esprits de l'air".
Chapitre VIII : Un culte consacré à Dagon situé dans la partie orientale de la Méditerranée. Von Junzt affirme que des cultes similaires existent dans le monde entier.
Chapitre IX : Un culte des morts dans le sud de l'Espagne.
Chapitre X : Une petite secte transylvanienne qui adore un monstre vivant dans un gouffre puant.
Chapitre XI : Un culte hongrois situé près de Stregoicavar qui adore un dieu blasphématoire apparaissant au-dessus d'un monolithe de pierre ayant traversé les âges.
Chapitre XII : La description des Frères du Signe Jaune, dont le but est de découvrir et stopper les plans des " diables de l'espace".
Chapitre XIII : Un culte secret, dirigé depuis la Transylvanie, dont le nom est la "Fraternité de la Bête". Ses membres attendent l'heure où le pharaon maléfique, Nephren-Ka, dirigera l'humanité.
Chapitre XIV : Un culte mondial qui se consacre au maintien en captivité d'un monstre inconnu.
Parmi les autres sujets traités, on notera également une mention de Fomalhaut, système stellaire dans lequel Cthugha aurait engendré Aphoom Zhah.
L'ouvrage contient également un essai d'environ 90 pages intitulé Récit du Monde Ancien, dans lequel von Junzt essaie de retracer l'histoire des Grands Anciens. Il affirme qu'Ils descendent d' Azathoth et d' Ubbo-Sathla. En réalité, cet essai est en partie une traduction des Papyrus de la Sagesse Obscure, le troisième livre du Liber Ivonis, et en partie une annotation et un exégèse de ces Papyrus
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Les Créatures
(d’après la
TocCyclopédie)Après lui avoir creusé des cryptes sous la ville qu'ils avaient
bâtie au pied du mont Yaddith-Gho, un volcan éteint du continent de Mu, les Fungi de Yuggoth ont laissé derrière eux leur monstrueux dieu. Les
premiers hommes arrivés sur Mu ont ensuite voué à leur tour un culte impie à Ghatanothoa. Ses prêtres, dans la
province de K'naa, sacrifiaient tous les ans douze jeunes guerriers et douze
jeunes vierges sur les autels flamboyants d'un temple de marbre dressé au pied
du Mont Yaddith-Gho. Ces cent prêtres de Ghatanothoa formaient l'élite de ce
peuple antique : ils possédaient chacun une maison de marbre, un coffre d'or,
deux cents esclaves, cent concubines, aucune loi ne s'appliquait à eux et ils
disposaient d'un pouvoir de vie ou de mort.
A la décharge de ces prêtres, il faut préciser qu'il était préférable de satisfaire ce Grand Ancien. En lui offrant des sacrifices, somme toute limités, ils l'incitaient à ne pas venir se servir lui-même... Ghatanothoa n'aurait sans doute pas été aussi "frugal". Il faut ajouter que selon eux certaines divinités auraient été prêtes à assister l'humanité s'il avait fallu combattre Ghatanothoa : Shub-Niggurath, Nug, Yeb et Yig sont les plus fréquemment citées.
Mu est aujourd'hui sous les eaux et le dieu gît par des centaines ou des milliers de brasses de fond. Comme Cthulhu (dont il serait le premier des trois fils qu'il aurait eu avec une certaine Idh-yaa), il ne peut pas mourir et attend la résurgence de sa demeure engloutie. Selon Von Junzt, le culte de Ghatanothoa s'était principalement épanoui dans le Pacifique près de l'ancien emplacement de Mu. Mais il avait également atteint Atlantis, Leng, K'n-yan, l'Egypte, la Chaldée, la Perse, la Chine, l'Afrique, le Mexique, le Pérou et l'Europe. La culture occidentale n'a jamais favorisé la croissance de ce culte et a éradiqué plusieurs de ses branches. Néanmoins, il est vraisemblable que le culte est devenu secret et a survécu, sans doute en Extrême-Orient et dans les îles du Pacifique. Son enseignement a été absorbé dans certaines légendes polynésiennes.
Ghatanothoa est décrit comme grand, amorphe et malléable, avec des milliers de tentacules, une trompe d'éléphant, des yeux de poulpe, des gueules avides et une surface écailleuse et plissée. D'après les anciens, quiconque voit Ghatanothoa est pétrifié, changé en pierre et en cuir à l'extérieur, alors que son cerveau reste vivant pour toujours à l'intérieur...
• Autres noms ou orthographes
Dieu-Démon, Dieu Sombre, Présence Maléfique, G'tanta, Gatan, Ghanta, Kahuantaloa, Ktan-Tah, Tanotah, Than-Ta...
A la décharge de ces prêtres, il faut préciser qu'il était préférable de satisfaire ce Grand Ancien. En lui offrant des sacrifices, somme toute limités, ils l'incitaient à ne pas venir se servir lui-même... Ghatanothoa n'aurait sans doute pas été aussi "frugal". Il faut ajouter que selon eux certaines divinités auraient été prêtes à assister l'humanité s'il avait fallu combattre Ghatanothoa : Shub-Niggurath, Nug, Yeb et Yig sont les plus fréquemment citées.
Mu est aujourd'hui sous les eaux et le dieu gît par des centaines ou des milliers de brasses de fond. Comme Cthulhu (dont il serait le premier des trois fils qu'il aurait eu avec une certaine Idh-yaa), il ne peut pas mourir et attend la résurgence de sa demeure engloutie. Selon Von Junzt, le culte de Ghatanothoa s'était principalement épanoui dans le Pacifique près de l'ancien emplacement de Mu. Mais il avait également atteint Atlantis, Leng, K'n-yan, l'Egypte, la Chaldée, la Perse, la Chine, l'Afrique, le Mexique, le Pérou et l'Europe. La culture occidentale n'a jamais favorisé la croissance de ce culte et a éradiqué plusieurs de ses branches. Néanmoins, il est vraisemblable que le culte est devenu secret et a survécu, sans doute en Extrême-Orient et dans les îles du Pacifique. Son enseignement a été absorbé dans certaines légendes polynésiennes.
Ghatanothoa est décrit comme grand, amorphe et malléable, avec des milliers de tentacules, une trompe d'éléphant, des yeux de poulpe, des gueules avides et une surface écailleuse et plissée. D'après les anciens, quiconque voit Ghatanothoa est pétrifié, changé en pierre et en cuir à l'extérieur, alors que son cerveau reste vivant pour toujours à l'intérieur...
• Autres noms ou orthographes
Dieu-Démon, Dieu Sombre, Présence Maléfique, G'tanta, Gatan, Ghanta, Kahuantaloa, Ktan-Tah, Tanotah, Than-Ta...
vendredi 11 mars 2016
jeudi 10 mars 2016
mercredi 9 mars 2016
RABELAIS DANS LA LETTRE DU CROCODILE
Le double langage de Rabelais par Grasset d’Orcet, Editions L’œil du
Sphinx et Edite.
Cette réédition est d’importance. La contribution apportée par Claude Sosthène Grasset d’Orcet (1828 – 1900) à l’exégèse rabelaisienne est fondamentale et trop méconnue alors qu’elle permet de saisir toute la subtilité de l’enseignement de Rabelais et notamment sa dimension hermétiste mise en évidence par les remarquables travaux de Claude Gaignebet.
Dans une belle préface, Michel Aulonne nous rappelle l’apport de cet aventurier globe-trotter d’une grande lucidité. Passionné d’archéologie, spécialiste du déchiffrement des écritures, connaissant parfaitement le vieux français, le latin, le grec, ancien et moderne, l’anglais, l’italien, l’occitan, mais ayant de bonnes notions de bien d’autres langues, il fait dialoguer mythèmes et métaphores et maîtrise de manière originale et pertinente la symbolique comme l’héraldique.
Comme le remarque Michel Aulonne, les méthodologies choisies ou créées par Grasset d’Orcet ne sont guère scientifiques. Il reconnaît lui-même des erreurs. Cependant il nous propose selon Limousin Espalier, « une heuristique véritable et féconde ». C’est cette heuristique qui nous permet de saisir, dans l’absurde de l’apparence rabelaisienne, la profondeur d’un enseignement traditionnel et hermétiste en même temps qu’une critique libertaire très objective de la société du temps de François Rabelais.
Le livre rassemble cinq longs articles de Grasset d’Orcet sur l’œuvre de Rabelais : Rabelais et les quatre premiers livres de Pantagruel – Les Gouliards – Les ménestrels de Morvan et de Murcie – Le cinquième livre de Pantagruel – Le premier livre de Rabelais. Ils sont complétés par deux textes de Joséphin Péladan (1858 – 1918) qui s’est largement inspiré des travaux de Grasset d’Orcet tout en les esthétisant : Les songes drolatiques de Rabelais – La clé de Rabelais.
Cette réédition est d’importance. La contribution apportée par Claude Sosthène Grasset d’Orcet (1828 – 1900) à l’exégèse rabelaisienne est fondamentale et trop méconnue alors qu’elle permet de saisir toute la subtilité de l’enseignement de Rabelais et notamment sa dimension hermétiste mise en évidence par les remarquables travaux de Claude Gaignebet.
Dans une belle préface, Michel Aulonne nous rappelle l’apport de cet aventurier globe-trotter d’une grande lucidité. Passionné d’archéologie, spécialiste du déchiffrement des écritures, connaissant parfaitement le vieux français, le latin, le grec, ancien et moderne, l’anglais, l’italien, l’occitan, mais ayant de bonnes notions de bien d’autres langues, il fait dialoguer mythèmes et métaphores et maîtrise de manière originale et pertinente la symbolique comme l’héraldique.
Comme le remarque Michel Aulonne, les méthodologies choisies ou créées par Grasset d’Orcet ne sont guère scientifiques. Il reconnaît lui-même des erreurs. Cependant il nous propose selon Limousin Espalier, « une heuristique véritable et féconde ». C’est cette heuristique qui nous permet de saisir, dans l’absurde de l’apparence rabelaisienne, la profondeur d’un enseignement traditionnel et hermétiste en même temps qu’une critique libertaire très objective de la société du temps de François Rabelais.
Le livre rassemble cinq longs articles de Grasset d’Orcet sur l’œuvre de Rabelais : Rabelais et les quatre premiers livres de Pantagruel – Les Gouliards – Les ménestrels de Morvan et de Murcie – Le cinquième livre de Pantagruel – Le premier livre de Rabelais. Ils sont complétés par deux textes de Joséphin Péladan (1858 – 1918) qui s’est largement inspiré des travaux de Grasset d’Orcet tout en les esthétisant : Les songes drolatiques de Rabelais – La clé de Rabelais.
Grasset d’Orcet fait souvent le lien entre Rabelais et les sociétés de métier
ou les corporations de son époque, gardiennes d’un enseignement à la fois
technique et spirituel dans lequel symboles et mythes s’organisent en un langage
subtile et particulièrement riche. Cette dimension de l’œuvre rabelaisienne vaut
à François Rabelais d’être un peu abusivement considéré comme un père de la
Franc-maçonnerie. L’important est de ne pas perdre tout un art de la langue sans
lequel les connaissances hermétistes, et particulièrement l’alchimie, deviennent
inaccessibles. Le symbolisme à l’œuvre chez Rabelais est vivant et créatif quand
celui de notre monde contemporain, réduit à une simple représentation, est
devenu stérile.
Editions de L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France. www.oeildusphinx.com
Editions de L’œil du Sphinx, 36-42 rue de la Villette, 75019 Paris – France. www.oeildusphinx.com
lundi 7 mars 2016
LES CHRONIQUES D'EL BIB : L'HORREUR DANS LE MUSÉE, Hazel Heald
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L’Horreur dans le Musée (1932, une révision pour Hazel Heald, Weird Tales
1933). Là encore, Lovecraft reconnaîtra être pour l’essentiel l’auteur de ce
texte. Et il est vrai que sa patte est reconnaissable, tant par sa méthode
inimitable d’instillation progressive de l’horreur que par une utilisation
généreuse des grands canons du Mythe (monstres, lieux et livres maudits).
Nous sommes à Londres,
en compagnie de Stephen Jones qui va se prendre de passion pour le musée des
horreurs de Georges Rogers. Un ancien de chez Madame Tussaud qui s’est mis à
son compte pour développer sa propre sensibilité morbide. La pièce principale
regroupe les grands classiques, comme Gilles de Rais ou Landru. Une seconde
pièce, « réservée aux adultes », propose aux visiteurs les pires
horreurs évoquées dans des manuscrits sulfureux, comme Cthulhu, Tsatogghua, Chaugnar
Faugn. Même si Jones reste sur sa réserve, il est fasciné par le vieux
sculpteur qui l’invite dans son bureau-atelier au sous-sol. Les visites se répètent
et, quelques verres de whisky aidant, il raconte à son visiteur une mission qu’il
a menée en Arctique et sa découverte, dans une grotte, assise sur un trône, une
monstrueuse créature qu’il a ramenée en Europe. Une bestiole comme Lovecraft
les aime, avec un corps tonnelé, des tentacules qui sortent de la tête et une
énorme pince de crabe. Cette créature était dans un état de sommeil profond et
il a pu la « réveiller » en lui offrant un chien qu’elle a déchiqueté
dans une pièce secrète attenante au bureau. Jones ne croit pas un mot aux
propos de Rogers, même si celui-ci lui montre des photos troublantes prises
lors de son expédition. Énervé par son scepticisme, Rogers le met alors au défi
de passer une nuit dans le musée, dans la pièce principale.
Et arrivera ce qui
devait arriver : il s’agit d’un piège destiné à offrir Jones comme proie
au monstre, Rhan Teggoth. Le visiteur déjouera le piège et s’enfuira du musée. Deux
semaine plus tard, il y reviendra et apprendra que Rogers est parti
précipitamment en Amérique. Le conservateur-adjoint lui montrera sa dernière
création, un monstre abominable enserrant une créature humaine écrabouillée.
Jones y reconnaîtra pourtant le visage de Rogers avec sa balafre sur le front !
° Livres évoqués :
Le Necronomicon, die Unausspreclichen
Kulten, Le Livre d’Eibon, Les Manuscrits Pnakotiques, Les Chants Dhol
° Créatures évoquées :
Cthulhu, Tsatogghua, Chaugnar Faugn, Yog Sotthoth, Gnothket, Shub_Niggurath, Rhan-Teggoth.
Dans une lettre du 9 mars 1928, Lovecraft déclarait : comme Dunsany, j’adore inventer des dieux, des démons et des choses
merveilleuses apparentées. On ne s’en doutait pas !
° Contrées évoquées :
Lomar, plateau de Leng, Yuggoth
mercredi 2 mars 2016
ASSOCIATION LES PORTES DE THELEME ; activités 2016 autour de Jean-Charles Pichon
Plusieurs manifestations cette année pour les 10 ans de la mort de Jean-Charles PICHON :
- du 9 au 12 juin 2016 au château de Ligoure (près de Limoges),
- du 21 mai au 18 juin, une exposition des œuvres de Jean-Charles PICHON à la Bibliothèque Multimédia de Limoges,
- le 28 mai, de 16 à 18 heures, une conférence à la Bibliothèque Multimédia de Limoges.
Nous espérons vous voir nombreux aux deux manifestations à la BM de Limoges. Le programme est joint ci-dessous.
En ce qui concerne LES RENCONTRES DE BERDER, c'est le moment de commencer les réservations.
Vous avez été nombreux l'an dernier et peut-être serez-vous davantage cette année.
Aussi nous avons besoin de connaître rapidement vos projets : viendrez-vous les 3 jours ? A combien de personnes ?
Le tarif :
* Les 3 jours, du jeudi 9 au dimanche 12 juin après le repas vous reviennent au total à 138 €
* Une journée seule (nuit + petit-déjeuner + 2 repas) à 46 €
* Un repas à 15 €.
Le programme est dense : 11 conférences : 2 par demi-journée et cette année une journée à thème.
Vendredi :
Charlotte-Rita Pichon : La double face de J-C Pichon
Jean Hautepierre : La poésie fantastique Fantasy et poésie
Lauric Guillaud : Gustave Doré, mythologue
Silvanie Maghe : Les litanies des dieux morts
Le soir : Alain Labarsouque : Ma rencontre avec JC Pichon
Samedi : Fin ou renouveau ?
Philippe Marlin : Géopolitique et ésotérisme
Julien Pichon : Les mathématiciens quantiques
Jean-Christophe PIchon : Les vies synchroniques de Jean-Charles Pichon
Geneviève Beduneau : La précession des équinoxes
Julien Debenat : Projet de frise cyclique : faisons le point
Le soir : Michel Pichon et Julien Pichon : Le rien
Dimanche
Bernard Pinet : Les vierges noires
Georges Bertin : Wilhelm Reich, un imaginaire de la pulsation
Briefing
Par ailleurs, il vous est rappelé que l'adhésion à l'Association LES PORTES DE THELEME (20 € ou plus pour les cotisations de soutien) vous donnera droit gratuitement au compte-rendu des Rencontres de Berder,
et à une remise de 30 % sur les achats des livres de Jean-Charles PICHON et sur les livres publiés par ODS/EDITE présentés lors des Rencontres de Berder.
Deux ouvrages de Jean-Charles PICHON devraient être prêts pour juin :
LE DEMENAGEMENT ZODIACAL et la réédition des TEMOINS DE L'APOCALYPSE (publié en 1964).
Répondez moi rapidement pour enregistrer votre réservation. Un acompte de 50 € par personne, au nom de MARIE CHANTAL NARCEAU sera le bienvenu.
L'adhésion à l'association est à libeller au nom de l'association LES PORTES DE THELEME. Le tout sera envoyé 16 RUE DU CLOS LES BRUNES, 87100 LIMOGES.
Ci-dessous l'adhésion à l'association pour ceux qui ne sont pas déjà adhérents pour 2016.
A bientôt et merci pour votre réponse
Marie Chantal Narceau
16, rue du Clos les Brunes
87100 Limoges
05 55 32 23 31 / 06 81 15 81 99
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : JUSQU'A CE QUE TOUTES LES MERS, Robert H. Barlow
Jusqu’à ce que toutes les mers (1935, une révision pour Robert H. Barlow, Till A’ the seas, in Californian 1935). Un beau petit texte
qui s’apparente à un récit de science-fiction post-apocalyptique. Je n’ai pas
pu m’empêcher de penser, à sa lecture, aux Témoins
de l’Apocalypse de Jean-Charles Pichon. La terre est en train de dépérir
suite à un réchauffement progressif et inéluctable lié à un rapprochement du
soleil. Les villes sont désertées, la civilisation s’effondre et seules
subsistent quelques tribus dans des régions (provisoirement) moins exposées.
Les océans s’assèchent et le manque d’eau rend fous les derniers survivants. Ull
décide de quitter sa caverne pour partir à la recherche d’un village au delà
des collines. Il n’y rencontrera que la mort et la désolation. Un puits sur la
place du dit village lui rendra une lueur d’espoir. Mais trop épuisé, il
tombera dans le conduit en essayant de remonter de l’eau. C’était le dernier
survivant de l’espèce humaine.
mardi 1 mars 2016
LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE MANGEUR DE SPECTRES, Eddy C. Martin
Le mangeur de spectres (1923, une révision pour Eddy C. Martin, The Ghost
Eater in Weird Tales 1925).
Une nouvelle que l’on oubliera vite, tant on a le sentiment d’avoir lu ce genre
d’histoire des dizaines de fois. La patte de Lovecraft a dû être très
légère ! Il s’agit d’un jeune homme qui tente de rallier Mayfair à
Glendale dans le Maine à pied, faute d’avoir trouvé un moyen de locomotion. Il traversera
pour ce faire une forêt épaisse au sein de laquelle il sera surpris par un
violent orage. Apercevant une lumière dans une proche clairière, il se
réfugiera dans un élégant manoir isolé dont le propriétaire acceptera
cordialement de lui accorder l’hospitalité. Un homme étrange, claudiquant et
qui refuse toute nourriture. Installé dans sa chambre, le voyageur, méfiant,
préfèrera se blottir dans un fauteuil plutôt que de s’endormir dans le lit. Il
entendra des pas, puis un inconnu rentrera dans la chambre et ira se coucher.
Le jeune homme essaiera de le secouer, mais ses mains ne rencontrent que du
vide. Nouveaux pas, et c’est cette fois le propriétaire qui rentre dans la
pièce, transformé en loup-garou. Il se précipite sur le dormeur et le déchiquète.
Le voyageur videra son revolver sur l’agresseur, mais sans effet. Il prendra
ses jambes à son cou.
Arrivé
à Glendale, on lui expliquera qu’il y avait dans la forêt la résidence d’un
russe exilé, Oukranikov, au sujet duquel courait d’étranges rumeurs. Il avait
du reste attaqué un Comte qu’il avait invité ; ce dernier l’avait blessé à
la jambe en se défendant. Le manoir a depuis été brûlé, mais on raconte que,
toutes les nuits de Walpurgis, le loup-garou reparaît. Et c’était bien, la nuit
dernière, cette terrible fête.
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