vendredi 8 novembre 2013

LES TEMPLIERS DANS LE LOT

Les Templiers dans le Lot, un voyage au coeur du Quercy

Jean-Luc Alias
Les Templiers dans le Lot, un voyage au coeur du Quercy
Superbe livre texte et photos retracant l'histoire des Templiers dans le Lot : un voyage au coeur du Quercy
Les Templiers s’installèrent dans le Lot vers 1153 en créant d’abord leur maison cheftaine du Quercy au Bastit-du-Causse, en plein Causse de Gramat. Elle s’appuyait, au Sud, sur deux commanderies Soulomès, foncée vers 1160, et Cras, créée en 1200 à l’Est dur celle de Durbans (fondée en 1160) et au Nord, sur celle de Martel. À Figeac, une commanderie existait hors les murs, en 1187, et dépendait de la commanderie de Cahors, fondée en 1190 dans le quartier des Badernes. Quant à la commanderie de La Tronquière, créée vers 1250, certains des historiens lui attribuent une origine templière et d’autres une formation hospitalière. À la frontière du Lot et du Tarn-et-Garonne l’importante commanderie templière de Lacapelle-Livron fut fondée à la fin du XIIe siècle : elle possédait de nombreuses dépendances dans l’actuel département du Lot, en particulier à Carnac et à Trébaix, au sud-ouest de Cahors. Rigoureusement organisées et hiérarchisées, ces commanderies étaient au centre d’un réseau plus ou moins étendu de maisons fortes, de métairies, de chapelles, de prieurés, d’hôpitaux, de léproseries, de droits et de rentes divers, le tout constituant un important patrimoine, développant une politique de production diversifiée et efficace. Une courte prosopographie des Templiers complète cette étude.

De formation supérieure en gestion comptable des entreprises, historien et ex-directeur de publication des revues Templarium, Le Médiéviste Magazine, Terres Celtiques et Terres Cathares, Jean-Luc Alias a rédigé plusieurs articles sur le sujet et le Moyen-âge en général. Auteur aussi des livres Acta Templarorium et L’ordre de Saint-Lazare de Jérusalem, il a participé à l’élaboration du livre de Monique Sieuzac Templiers et Hospitaliers dans le Lot-et-Garonne. Actuellement, l’auteur poursuit son travail prosopographique des Templiers : une étude d'environ 1000 pages, et quinze ans de recherches.

40.00 €
Ajouter au panier

Relié cartonné - 159 pages
210 x 270 mm (lxh) - 210 x 270 mm (hxl) - g.
Frais de port indicatifs : 1 €
ISBN : 9782355932762
Distribué par CED/BLDD
Date de parution : 21/11/2013

mercredi 6 novembre 2013

BALZAC ET L'OCCULTISME CHEZ POLITICA HERMETICA

-->
POLITICA HERMETICA
                                                                                         Paris, le mercredi 30 octobre2013


Chers amis,

           
Nous avons le plaisir de vous convier à la présentation par l'auteur du livre d'

Anne-Marie Baron

Balzac occulte, alchimie, magnétisme, sociétés secrètes
préface d’Antoine Faivre

Le samedi 30 novembre  2013 à 19 heures 30.
à la librairie l’Age d’Homme, 5  rue Férou, 75006, Paris

Un buffet sera servi après la conférence,
participation aux frais de l’Association : 15 € ; 5 € dans le cas où vous ne pouvez pas être des nôtres au buffet.

Librairie l’Age d’Homme, 5, rue Férou, 75006, Paris
métro Saint-Sulpice


            Pour tout renseignement: Marthe Laurant, 1, Chemin du Bois Macaire, 02290, Vézaponin, tel: 0323557018,  Courriel : laurant.veza.laurant@orange.fr 
Soyez assez aimable pour nous faciliter l’organisation de bien vouloir nous renvoyer le coupon ci-dessous


Nom:

Prénom:

adresse:

tel:
accompagné de   personne (s)

assistera/n’assistera pas à la réunion


PHILIPPE DE CHERISEY ET MARIE-MADELEINE






Extrait d'une lettre de Philippe de Chérisey à une amie

 P.S. Sainte Madeleine fut ramenée en France à une époque très ancienne. D'anciennes traditions plus ou moins légendaires font état d'un pèlerinage à son sépulcre. A l'arrivée des "infidèles" on la sortit de son sépulcre d'albâtre pour la mettre à l'abri dans un sépulcre de marbre. On ne l'a jamais retrouvée. Certains prétendent qu'elle est dans une grotte à flanc de montagne, à proximité d'une route et l'on donne même les dimensions de cette grotte (29 x 24 x 4). Le bon roi René d'Anjou fit faire des fouilles en Provence en 1448; il n'a pas preuve qu'elles aient abouti.
Il ne peut y avoir de confusion sur la personne car deux saintes seulement ont porté le nom de Madeleine (la seconde est hors de question, elle vécut au XVIIe siècle et porte le nom de sœur Catherine en religion) il faut bien que ce soit celle qui répandit un parfum d'ambre sur le Christ, pleure au calvaire. Elle avait, dit-on, de fort beaux cheveux qui lui servirent d'appât lors de sa vie pécheresse et de manteau pour couvrir sa nudité quand elle se fut retirée dans une caverne.

Que crois tu que j'aille chercher à Rennes le Château ? Prie pour moi.
Si je réussis je n'aurai pas le droit d'en parler." 

(6 novembre 1964)

mardi 5 novembre 2013

AUTOUR D'UNE COUPE "NICOLAS PAVILLON"


Alet-les-Bains. Chansons françaises en concert


Le 09/11/2013
Christophe Roncalli.
Christophe Roncalli.
Anim’Alet, association organisatrice de la soirée, est une association qui souhaite diversifier ses activités dans le village : marché de Noël, vide-greniers mais aussi créer deux concerts annuels de chansons françaises en promouvant les artistes, auteurs, compositeurs, interprètes, de la région. Pour ce premier rendez-vous en partenariat, Anim’Alet propose un concert avec Christophe Roncalli, auteur-compositeur, qui sera accompagné par le musicien guitariste Bernard Margarit. Il aura lieu le samedi 9 novembre à 20 h 45 à la salle des fêtes. Entrée : 6 €. Venez nombreux soutenir cette initiative et partager une belle rencontre musicale.
La Dépêche du Mid

QUAND PIERRE PLANTARD ET PHILIPPE DE CHERISEY PREPARAIENT "L'OR DE RENNES"

-->




Quand Pierre Plantard et Philippe de Chérisey
préparaient L'or de Rennes…..

Courts extraits de lettres adressées par Philippe de Chérisey à une amie :

" J'étais chez Plantard toute la journée. Le bouquin sera extraordinaire, on n'en aura jamais lu de semblable. Il me tarde de le mettre à tes pieds." (23 janvier 1965)

" Pas de nouvelles du livre ni de Plantard. Cela m'ennuie un peu, avec l'impression d'avoir laissé à Paris un chantier qui avait besoin encore de surveillance…" (27 mars 1965)

" Dix jours, enfin onze, et je reviens. Sans doute, mais n'en parle à personne, je repartirai pour quatre jours dans les Pyrénées avec Plantard voir si Madeleine se laisse approcher et puis, maintenant que le livre est fini, il y a eu de nouvelles découvertes qu'il faut vérifier." (2 avril 1965)

" Lettre de Plantard, le bouquin est toujours en lecture. L'art est long, la vie brève et les deux ont du mal à se rencontrer. Si tu pars vendredi – veuillez s.v.p. donner à la jalousie des bases plus circonstanciées – je tacherai de partir aussi avec Plantard." (5 avril 1965)

Notes : Effectivement, Plantard et de Chérisey partirent pour Rennes-le-château le 9 avril, y restèrent quatre jours, et rentrèrent à Paris le mardi 13 avril, en fin de matinée.
Trois mois plus tard, le 17 Juillet 1965, Pierre Plantard écrivit à Pierre Javel, aux Editions Julliard (10 rue de l'Université, Paris 2e) pour l'informer que son livre était achevé. Le Lundi 26 Juillet 1965, sa publication fut décidée. Mais l'année 1966 se passa sans que l'ouvrage ne paraisse. Gérard de Sède, qui avait été convié à s'y associer, notamment en acceptant d'en être l'auteur "officiel", différant à plusieurs reprises la signature du contrat définitif. Finalement, début novembre 1967, L'Or de Rennes sortit en librairie.

PHILIPPE DE CHERISEY, UN GRAND ARTISTE

-->


A M É D É E
(Philippe de Chérisey)



Filmographie

Le Trésor des Pieds-Nickelés de Marcel Aboulker (1949)
Le Tampon du capiston de Maurice Labro (1950) (rôle de Fricoteau)
Boîte de nuit d'Alfred Rode (1950) (rôle de Ludovic)
La Rue sans loi de Marcel Gibaud (1950) (rôle de l'hercule)
Pigalle-Saint-Germain-des-Prés d'André Berthomieu (1950) (rôle d'Albert)
Le Plaisir de Max Ophuls (1951) (rôle de Frédéric)
Jeux interdits de René Clément (1951) (rôle de Francis Gouard)
Palais royal de Jean Béranger (1951) (récitant)
C'est la vie parisienne d'Alfred Rode (1953) (rôle de Daniel)
L'esclave d'Yves Ciampi (1953) (rôle de Bob Foulon)
Zoé de Charles Brabant (1953)
Fantaisie d'un jour de Pierre Cardinal (1954) (rôle de Gérard)
Papa, maman, ma femme et moi de Jean-Paul Le Chanois (1955)
Marie-Antoinette de Jean Delannoy (1955) (le bourreau Samson)
Mon curé chez les pauvres d'Henri Diamant-Berger (1956)
Gervaise de René Clément (1955) (rôle de Mes Bottes)
Fernand cow-boy de Guy Lefranc(1956) (rôle de l'homme au cigare)
Ce sacré Amédée (1955) de Louis Félix (rôle d'Amédée)
Ah ! quelle équipe de Roland Quignon (1956)
Une nuit au Moulin-Rouge de Jean-Claude Roy (1957)
Porte des Lilas de René Clair (1956) (rôle de Paulo)
Amour de Poche de Pierre Kast (1957) (rôle de Maubru)
Maigret tend un piège de Jean Delannoy (1957) (rôle de l'inspecteur Alfonsi)
Miss Pigalle de Maurice Cam (1957) (rôle du secrétaire)
The vintage/les vendanges de Jeffrey Hayden (1957) (rôle du prêtre)
Sans famille d'André Michel (1957) (rôle d'un gendarme)
La jument verte de Claude Autant-Lara (1959) (rôle d'Ernest Haudouin)
Une aussi longue absence d'Henri Colpi (1961) (rôle de Marcel Langlois)
Yoyo de Pierre Etaix (1964)
La Chambre rouge de Jean-Pierre Berckmans (1972) (rôle de Max)
Le Far West de Jacques Brel (1972)
Quand les pavots refleurissent de Bert Haanstra (1975)
Des anges et des démons de Maurice Rabinowicz (1978) (rôle du facteur)
La Fuite en avant de Christian Zerbib (1980) (rôle de Paul Spire)
De Witte de Robbe De Hert (1980)

Scénariste

Miss Pigalle de Maurice Cam (1957)

Dialoguiste

Miss Pigalle de Maurice Cam (1957)
Enigme aux Folies Bergères de Jean Mitry (1958)

Télévision

Le Jardinier récalcitrant (1983) .... (rôle de Martin Blanchet)


lundi 4 novembre 2013

OCCITANIE RADIO TELEVISION, UN PRIEURE DE SION PARALLELE ?

Un Prieuré de Sion parallèle ? On pourrait le croire en voyant la liste des membres.

D'après la fiche de RG sur cette association, "semble avoir été mise en sommeil après sa constitution".



LES LOURDES CONFESSIONS DE JEAN ROBIN (long)





LA CONFÉRENCE DE JEAN ROBIN DU 2 NOVEMBRE 2013

Vous pouvez la retrouver en intégrale audio ici

Jean Robin parle 



Belle soirée dans le cadre magnifique des Ducs de Joyeuse à Couiza où Jean Robin est attendu pour prononcer une conférence. Nous avons joué à guichets fermés, en limitant le nombre de participants à 30 pour assurer convivialité et dialogue. Dîner somptueux concocté par nos hôtes, beaucoup se souviendront notamment de l’extraordinaire velouté de Cèpes servi en entrée !



Jean Robin a 67 ans et affiche une personnalité discrète, fuyant autant que possible les devants de la scène. C’est un beau cadeau qu’il nous a fait d’accepter de s’exprimer en public, grâce à l’intervention de son ami Christian Célérier, le vieux philosophe de Couiza (à gauche sur la photo).



L’auteur a commencé sa carrière littéraire en 1978, avec un essai intitulé René Guénon témoin de la Tradition, Paris, Guy Trédaniel, 1978 (rééd. Robert Laffont, 1978). Un écrivain qui reste son maître à penser et qui lui a donné les outils nécessaires, notamment par la notion de « contre-initiation », pour développer une œuvre complexe. Celle-ci débutera par un travail sur l’ufologie, Les Objets volants non identifiés ou la Grande parodie, Paris, Éditions de la Maisnie, 1979. Un travail qui sera repris et complété par Veilleur, où en est la nuit ? Introduction à l’Apocalypse, Paris, Guy Trédaniel, 2000. 



Je reprends la quatrième de couverture :

Le saut périlleux entre deux millénaires est naturellement salué par un feu d’artifice de fausses prophéties et de divagations mystico-commerciales. Face à cette agitation dérisoire, faut-il feindre d’ignorer les véritables « signes des temps », par lâcheté intellectuelle ou conformisme ? Ce n’est certes pas l’avis de Jean Robin, qui s’attache ici à décrypter le chaos minutieusement programmé dans lequel va sombrer notre société « postmoderne » déjà en proie à la Grande Peur de l’An 2000. Une rencontre authentiquement providentielle a donné naissance à cet ouvrage rigoureux et documenté, d’où sont bannis les « interprètes » de Nostradamus, les voyants, les astrologues et les cartomanciennes, mais qui remet en lumière une tradition immémoriale permettant de prévoir, et surtout de comprendre, la suite des événements. À commencer par la révélation d’une pseudo-religion extraterrestre, avec ses anges et ses démons dont l’antagonisme sera aussi factice que celui du Nouvel Ordre Mondial ploutocratique et de la spiritualité à rebours qui prétendra nous en libérer. Qu’on le veuille ou non, le scénario de cette eschatologie tragicomique est déjà écrit par un « agent X » — également démasqué —, qui ne doit rien à la paranoïa « conspirationniste » des internautes américains. Ce livre, qui pulvérise les modernes idoles, apporte aux vrais croyants un message d’espérance et de réconciliation. Mais il s’adresse aussi aux agnostiques ouverts et sans a priori, qui pourront y trouver une occasion inespérée de renouveler leur « vue du monde », à l’heure d’effondrements cataclysmiques et d’avènements indicibles.



Mais c’est surtout suite à sa plongée castelrennaise que Jean Robin se fera connaître. Comme beaucoup d’autres, il a découvert les charmes de Rhedae à la lecture du « petit rouge » de Gérard de Sède et débarquera sur la colline en 1970. Et de nous retracer avec émotion le portrait de tous ceux qu’il a rencontrés et appréciés au village, Gérard de Sède bien sûr, mais aussi Henri Buthion et Jean de Rignies pour n’en citer que quelques-uns. Il précise qu’il n’a rien d’un chercheur et qu’il se veut un simple témoin. 



Avec Rennes-le-Château, la Colline Envoûtée (Guy Trédaniel, 1982), Jean Robin apportera incontestablement une pierre importante à l’étude du Mythe. Il nous est proposé en effet un travail méticuleux de débunking de l’affaire Plantard et du Prieuré de Sion, un démontage quasi mécanique de la supercherie dont fut victime Gérard de Sède. Rien ne résiste aux outils de chirurgien de Jean Robin, faux manuscrits, parchemins trafiqués, stèle et dalles douteuses, citations inventées, personnages fabriqués… etc… Avec, au fond de la bouche, un goût amer, celui d’avoir rêvé avec les livres de Gérard de Sède, et celui d’avoir vu le rêve s’écrouler… Et avec une lancinante question tout au long de l’ouvrage : mais pourquoi avoir monté cette invraisemblable mystification ? Jean Robin y voit de sombres machinations politiques …



Puis ce sera l’affaire ORTH qui fera l’effet d’une petite bombe. J’avais rédigé une notule à l’époque, pour notre revue ésotérique Murmures d’Irem, texte qui amènera Jean Robin à me contacter. J’écrivais alors :
« Difficile de qualifier l’ouvrage de Jean Robin, Opération ORTH ou l’Incroyable secret de Rennes-le-Château (Guy Trédaniel 1989). L’auteur avoue du reste dans l’introduction qu’il pensait à l’origine écrire un roman ; j’aurais certainement dévoré celui-ci avec passion. Mais là… En fait, ce livre en contient deux qui se recoupent sans totalement se recouvrir. D’un côté, une analyse assez classique de l’énigme, mais très précise et suffisamment critique pour inspirer la confiance. L’auteur privilégie la piste dite dynastique, tout en reconnaissant qu’elle repose sur peu de choses, si ce n’est un parchemin[1] dont on n’a jamais vu l’original et une copie qui était manifestement un faux[2]. Mais en bon disciple de Guénon qu’il est, Jean Robin plonge avec délices sur ladite piste pour déboucher sur la thèse du Grand Monarque puis sur celle du Roi du Monde. Pourquoi pas, dans la mesure ou tout cela n’est que de l’onirothéorie…..
L’autre livre est beaucoup plus perturbant… pour la santé mentale du lecteur… Et laisse planer un doute sur celle de l’auteur… Cela commence par un étrange talisman, déterré dans le cimetière de Millau, puis transporté à proximité de RLC avant d’être livré sur une île norvégienne.
 Roman ? Mais non, l’auteur et un de ses amis, Pierre, sont les protagonistes de l’affaire. Une affaire pilotée par un mystérieux Ordre Secret des Compagnons (du Général de Gaulle bien sûr), lui-même noyauté par un mystérieux Ordre Noir dont le but est de contrôler la matière et de régner sur le monde. Le fameux Pierre aura du reste la faveur de visiter le Head Office de cet Ordre, situé dans une montagne à Valparaiso. Et il s’y rendra bien sûr en soucoupe volante, un véhicule particulièrement performant puisqu’il est capable de traverser la matière…. Ajoutons pour terminer qu’il verra dans cet étrange sanctuaire la dépouille de Hitler, mort ici en 1953. Un Führer dont la mission divine était de “détruire pour reconstruire sur de bonnes bases”……….
Un roman ? Non, l’auteur avoue avoir été incapable de l’écrire “mes personnages, au bout de dix pages, refusèrent de collaborer, arrachant l’un après l’autre des masques qui s’étaient mis à fondre comme cire”. Bien dommage… »


Jean Robin revient sur la genèse de cet ouvrage, tout en déplorant que les soi-disant experts en ésotérisme (bing) ne puissent admettre des choses aussi banales : que certains sur la planète possèdent des technologies extrêmement avancées ou que Hitler ne soit pas mort dans son bunker, mais ait été exfiltré. 

L’auteur prolongera sa réflexion sur Rennes-le-Château dans Les Sociétés secrètes au rendez-vous de l’Apocalypse, Paris, Guy Trédaniel et Éd. de la Maisnie, 1985 et dans Le Royaume du Graal, Paris, éditions Guy Trédaniel, 1993. Tout en continuant à dénoncer l’œuvre des forces obscures de la « contre-initiation », il nous donnera sa propre clef de compréhension castelrennaise : pour lui, le mystère de Rennes est celui de la pierre fondamentale, et c’est à cet endroit que s’opérera le renversement des temps.



En aparté, Jean Robin nous confessera avoir la certitude qu’Otto Rahn est bien venu à Rennes-le-Château, certitude qu’il partage notamment avec Paul Rouelle avec qui il aura un échange durant la réunion.



En dehors de ces dossiers de fond, Jean Robin traitera d’un certain nombre de sujets éclectiques comme Réponse de Nostradamus à Monsieur de Fontbrune, Paris, Éditions de la Maisnie, 1981, Thèbes, Temples et Dieux du Nil, Robert Laffont, 1986, La véritable mission du Comte de Saint-Germain, Guy Trédaniel éditeur, 1986, Hitler, l’élu du dragon, Paris, Éditions de la Maisnie, 1987,
Seth le dieu maudit, éditions Guy Trédaniel, 1990. Puis, ce sera Imperator, Guy Trédaniel éditeur, 2013, son premier roman sur la vie de Julien l’Apostat. Il nous avouera avec modestie avoir adressé un service de presse dédicacé de cet ouvrage au Président Barak Obama qui est un de ses admirateurs. Une relation ancienne, par l’intermédiaire du fameux Monsieur Pierre (cf ORTH) qui est actuellement l’un des conseillers du chef de l’état américain. L’intérêt de ce dernier avait été éveillé par le premier livre ufologique de notre conférencier.



Je fais remarquer à notre invité qu’il y a un trou de plus de 10 ans dans sa bio-bibliographie. Il nous confessera avoir été accaparé par un énorme travail dont il n’est pas encore venu à bout. Serait-ce sa recherche sur l’écrivain américain H.P. Lovecraft qu’il évoque très discrètement ?



La réunion se terminera tard dans la soirée après de nombreuses questions auxquelles l’auteur répondra volontiers. Nul doute que Jean Robin se souviendra longtemps de son dernier passage dans le Razès où il s’est fait beaucoup de nouveaux amis.



[1]           Allusion au parchemin découvert par l’abbé Saunière lors des travaux dans son église.
[2]           Allusion à la copie étudiée par Gérard de Sède dont le Marquis de Cherisey avouera être l’auteur.

BAL DES VAMPIRES SUR LA MER NOIRE

    
 

Novinite

Bulgarie : bal des vampires sur les bords de la Mer Noire

Traduit par Jacqueline Dérens
Sur la Toile :
Publié dans la presse : 31 octobre 2013
Mise en ligne : dimanche 3 novembre 2013
La Roumanie a le Comte Dracula, la Bulgarie le pirate Krivich. Depuis que son squelette a été découvert à Sozopol avec un pieu enfoncé dans la poitrine, les touristes du monde entier se pressent dans la paisible station balnéaire de la Mer Noire. Flairant le bon coup, les autorités s’agitent pour attirer encore plus de monde, au mépris de la recherche scientifique. Reportage.
Par Charlotte McDonald-Gibson (Time magazine)
Nikolai Ovcharov a des doutes concernant le Comte Dracula. Cet infâme suceur de sang « était un tyran féroce », admet l’archéologue, mais son repaire dans la ville roumaine de Bran est « le plus petit château que j’aie jamais vu ! ». Il doute que le personnage imaginé par Bram Stoker ait jamais pu y passer une seule nuit. « Tout ça, c’est un peu de mensonge, un peu de vérité, un peu de bluff ».
Dracula a un sérieux concurrent : le dénommé Krivich, un pirate du XIVe siècle. Depuis que son squelette a été découvert avec un pieu de fer enfoncé dans la poitrine dans la ville de Sozopol, au bord de la Mer noire, la folie du vampire s’est abattue sur la Bulgarie.
Le nombre de touristes visitant le musée archéologique de Sozopol a triplé depuis la découverte de Krivich. Dernièrement, une équipe de cinéastes japonais a même fait le voyage pour tourner un documentaire sur cette trouvaille macabre.
Les archéologues bulgares sont un peu perdus dans tout ce tintamarre médiatique. Il faut dire que la mythologie des vampires n’est pas nouvelle dans le pays. Depuis l’avènement du christianisme au Xe siècle, les rites funéraires ont inclus la mutilation des cadavres pour les empêcher de quitter le royaume des morts et venir tourmenter les innocents. Les archéologues se demandent bien si ce mélange de vérité, de mensonge et de bluff est approprié pour séduire les touristes sans compromettre leur intégrité de scientifiques.
« Nous devons utiliser tout ce qui est intéressant et sensationnel : les faits historiques, les légendes, les mythes » admet le Professeur Ovcharov de l’Académie des sciences de Bulgarie, expert en vampires. Mais il ajoute : « j’ai bien peur qu’avec la vulgarisation en cours en ce moment, nous nous éloignons de la véritable explication de ces rituels ».
Krivich n’est pas le seul paria bulgare avec un pieu planté dans la poitrine. Plus d’une centaine de sites ont été découverts dans toute la Bulgarie et la pratique des ces rituels a continué au cours du siècle dernier. Ces rites funéraires ont pour objectif de maintenir solidement en terre quiconque a trépassé d’une manière suspecte ou a vécu sans foi ni loi. Cela va du pirate et autres criminels jusqu’à ceux qui se suicident, aux enfants morts avant d’être baptisés et à ceux qui vivent jusqu’à un âge vraiment trop avancé pour être honnête.
Le professeur Ovcharov a fait une étude approfondie sur une vingtaine de cas. Un cadavre avait des anneaux en métal autour des bras et des jambes pour le maintenir dans sa tombe. De lourdes pierres avaient été mises sur les tombes d’autres défunts et beaucoup avaient les mains liées. « Les familles ont la responsabilité d’arrêter que le corps de leurs morts se transforme en vampire. Ces gens croyaient qu’entre le premier et le quatrième jour suivant le décès, l ‘âme n’est ni au paradis ni en enfer, mais erre entre ciel et terre, en grand danger d’être soumise aux forces du mal ».
Le Professeur Ovcharov n’est pas hostile au sensationnel. Il se délecte de sa réputation de « forcené de l’archéologie », se vantant d’avoir « une collection de chapeaux plus importantes que celle d’Indiana Jones ». Mais il y a un point sur lequel il est intraitable : une fois les recherches faites, tous les vampires exhumés doivent retrouver une tombe après de secondes funérailles.
Ce qui l’a amené à entrer en conflit avec l’autre célèbre expert en vampire de Bulgarie, Bozhidar Dimitrov, qui dirige le Musée d’Histoire national bulgare. C’est son équipe qui a exhumé le fameux Krivich, dont les ossements sont exposés au Musée d’archéologie de Sozopol. Leur présence a fait exploser le nombre de visites du musée dont les bénéfices ont triplé.
« Quand l’intérêt sera retombé, nous lui donnerons une sépulture » affirme le directeur du musée. « Nous redonnons une sépulture à tous les squelettes que nous exhumons. Après tout, ce sont ces gens qui ont construit cette région, ce sont les pères de notre pays. Nous devons les respecter ».
Mais l’intérêt pour les vampires n’a pas l’air de faiblir et la Bulgarie, un des pays les plus pauvres de l’UE, s’accommoderait bien de l’argent des touristes attirés par les tombes et leurs secrets. Le gouvernement fait ce qu’il peut pour favoriser ce tourisme, et cela semble bien fonctionner. Le nombre d’étrangers est en augmentation constante depuis 2009. Cette année, la hausse atteint les 6%.
En dépit du scepticisme du Professeur Ovcharov sur le comte Dracula, le consultant en tourisme, Gavin Bell, qui travaille en Transylvanie, estime que la Bulgarie devrait prendre exemple sur la Roumanie. Le pays séduit et attire les touristes avec les mythes de Dracula et des vampires. « Cela fait venir les fans de littérature gothique et de vampires » affirme Gavin Bell qui est aussi tour opérateur, à la direction de Discover Caparthia.
Même si les véritables ossements sont ré-enterrés on peut toujours faire des répliques et créer des sites où l’histoire et la culture sont racontées au moyen de dispositifs interactifs et où la population locale est aussi impliquée.
« On fait tout cela avec de vrais communautés, pas avec une mise en scène factice, genre folklore. Comme ça, vous faites rentrer de l’argent dans l’économie rurale, et pas seulement dans les poches de quelques tour opérateurs et dans les caisses des musées ou des gars qui font dans le kitsch », poursuit Gavin Bell.
Il y a toujours de la place pour le kitsch, et le Professeur Ovcharov caresse l’idée d’un musée copié sur les musées américains qu’il a visités, comme le Lincoln Museum qui combine œuvres d’art et multimédia. Mais le pire est encore à venir : « on pourrait mettre des enregistrements de cris d’horreur et des gouttes de sang artificiel… où peut-on mieux présenter les vampires ailleurs qu’ici » ?