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vendredi 21 septembre 2012

SOS GISCARD

LA DEPECHE

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Publié le 21/09/2012 08:42
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La Colonne. Les anciens ateliers Giscard en péril ?

Pas très rassurée, une partie du groupe a posé sous le balcon principal soutenu par des étais. /Photo DDM, CM ()
Pas très rassurée, une partie du groupe a posé sous le balcon principal soutenu par des étais. /Photo DDM, CM
«Mais c'est honteux ! L'incroyable balcon des anciens ateliers Giscard, chargé de superbes terres cuites décoratives fabriquées ici même, menacerait de s'effondrer .»
C'est ce qu'ont exprimé, avec indignation, de nombreux Toulousains. Le week-end dernier lors des Journées du Patrimoine, ils avaient choisi de découvrir l'œuvre de ces quatre générations de Giscard. Et suivi une visite qui, de Saint-Aubin à Saint-Sylve, s'achevait devant leurs anciens ateliers aujourd'hui déserts. «Mais que fait la mairie propriétaire de ces lieux pourtant inscrits à l'inventaire des monuments historiques ?» glissait un visiteur. Dans ce groupe, l'universitaire Yves Lignon et son épouse Marie-Christine s'interrogeaient aussi : «Nos craintes seraient que la mairie ne fasse rien ou bien quelque chose d'autre que les dernières volontés de Joseph Giscard».
À l'issue de la visite qu'elle avait menée avec les étudiantes en histoire de l'art Laurie Jany et Magalie Anquetin, Marie-Géraldine Furic rappelait qu'en 2005 Joseph Giscard légua sa manufacture et tout ce qu'elle renfermait à la mairie pour qu'elle la transformât en un lieu dédié à la terre cuite : «Ce projet est apparu comme une excellente idée pour Toulouse à l'identité façonnée par la terre cuite depuis des siècles. Cependant il n'a toujours pas abouti. Nous espérons que les recherches effectuées sur la manufacture et une visite comme celle-ci vont réveiller la conscience collective. Afin que ce patrimoine industriel et artistique si précieux ne tombe pas dans l'oubli».
Côté mairie on veut relativiser en remarquant : «Pour l'instant, l'étude de faisabilité est en cours».

Production d'antéfixes

«Dans les ateliers Giscard ont été créés et moulés antéfixes (motifs en terres cuites en avant des toits), oculus et statuaires qui ont fait la richesse des façades de nos toulousaines» rappelle Jean-Pierre Seran, défenseur de ce patrimoine.
Et il précise qu'ici a été aussi réalisé l'incroyable mobilier de Rennes-Le Château.
Christian Maillebia

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