samedi 29 janvier 2022

LOVECRAFT CHEZ TARGET DESTROYED COMICS

 


Les « levées de fonds par internet » ont du bon et permettent de réaliser des projets coûteux difficilement finançables par les circuits classiques. Cela nous a permis d’obtenir la magnifique « Intégrale Lovecraft » ou l’incroyable coffret des archives de « Bram Stoker ». Mais à l’opposé, ce système permet aussi à de jeunes talents sans moyens de nous faire partager leurs travaux pour un prix modeste. Tel est le cas des « néo-pulps » qui fleurissent dans l’univers du Kickstarter et qui nous offrent de belles découvertes. Ainsi Nick O’Gorman qui, sous le timbre de Target Destroyed Comics, vient de nous adresser 3 magnifiques fascicules. C’est très coloré, mais le trait est réaliste et la primo-nouvelle est bien respectée. On se régalera avec The Music of Erich Zann, Beyond the Wall of Sleep, The Doom that came to Sarnath, The Statement of Randolph Carter et les sympathiques Cats of Ulthar. Et comme les “grands”, Nick nous livre son travail avec les « goodies » d’usage : cartes, marque-page, plan dépliable des « Cités sans nom ». Bravo, il faut continuer et encourager ces « jeunes pousses ».

On trouve ce réalisateur sur facebook ; il prépare actuellement un « Herbert West ».

 



 

mardi 18 janvier 2022

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LA BIBLIOTHECAIRE D'AUSCHWITZ, Antonio G. Iturbe


 

 

Antonio G. Iturbe nous offre avec La Bibliothécaire d’Auschwitz (J’ai Lu 2021) une belle surprise. Il s’agit du récit romancé de la vie de Dita, une petite fille tchèque juive de bonne famille, qui gravira rapidement, avec ses parents, les marches conduisant de Prague la Magnifique à l’Auschwitz l’Horreur Absolue. Elle se retrouvera au bloc 31, un endroit improbable où les nazis avaient toléré que se développe un semblant d’école pour les enfants juifs, sans leur fournir pour autant les moyens nécessaires. Dita en était la bibliothécaire, planquant comme elle le pouvait huit malheureux bouquins qui avaient échappé à la destruction. L’auteur consacre ici de très belles pages au livre, vecteur de culture mais aussi de liberté par l’ouverture sur l’Imaginaire qu’il suggère. On se prend à rêver avec Dita en feuilletant un vieil atlas déchiré qui permet aux enfants de visiter le Congo, le Vénézuela ou Singapour ! Le meneur de jeu, le dynamique Fredy Hirsh, avait aussi mis au point un système original : les livres étant notoirement insuffisants, il avait créé le « livre vivant ». Un « professeur », maîtrisant un récit d’aventures, venait le raconter oralement au plus grand plaisir des élèves. On a ainsi de belles pages sur Le Comte de Monte-Cristo ou Niels Holgersson et les oies sauvages.

Mais cette « belle histoire » ne peut masquer la réalité terrifiante, qui est celle de la vie au jour le jour dans le camp : puanteur, faim, maladies, mort, violences, trahisons. Rien ne nous est épargné et on est souvent surpris par l’imagination des détenus pour améliorer à la marge l’enfer du quotidien. On est ainsi admiratif devant l’ingéniosité des petites équipes du bloc 31 pour organiser dignement la fête juive de Pessaeh (qui marque le début de l’exode de Moïse dans le désert), avec trois fois rien.

Un sinistre personnage est terriblement présent, tout au long de ces pages, le Dr Mengele. Il semble en permanence sélectionner ses prochains sujets d’expérience. Dita aura du mal à lui échapper, d’autant plus qu’elle est persuadée qu’il la « cherche ».

Mais quelle est la part de réalité de cette petite bulle éducative ? Elle n’est finalement qu’un leurre, mis en place pour rassurer les inspecteurs internationaux au cas d’une visite surprise de la Croix Rouge. Le bloc sera finalement démantelé et la moitié de sa population gazée. Dita échappera à ce convoi et sera transférée dans un autre enfer, celui de Bergen-Belsen. Elle perdra sa mère le jour de la libération du camp par les anglais.

Âgée de 90 ans lors de la publication du livre, Dita vit toujours, en pleine forme en Israël. Elle est d’abord rentrée à Prague où elle s’est mariée avec un autre rescapé, puis s’est enfuie vers la Terre Promise, ne pouvant pas supporter, après l’horreur nazie, la brutalité soviétique. Elle a gardé un petit appartement dans la Cité Magique où elle retourne régulièrement se ressourcer dans la synagogue espagnole ou sur la tombe de Rabbi Loew.

Un magnifique poème à la gloire de la liberté et de la volonté.


mercredi 12 janvier 2022

LES CHRONIQUES D'EL'BIB, LE SYMBOLE PERDU, Dan Brown

Les séjours de longue durée à l'hôpital donnent au moins le loisir de faire des révisions :


 

Dan Brown avait enflammé la planète ésotérique par son Da Vinci Code. Avec Le Symbole Perdu, (JC Lattès, 2008), il s’attaque à un autre morceau de choix, le secret des francs-maçons. Robert Langdon est appelé à Washington pour donner un cours de symbolisme pour le compte d’un de ses amis, invitation qui n’est autre qu’un piège pour le plonger dans une sombre affaire de famille et pour le mettre à contribution dans la recherche du message perdu des Frères. La légende veut en effet que l’humanité ait eu accès, à l’origine des temps, à un lourd Mystère, une connaissance lumineuse faisant de l’homme l’égal de Dieu. Mais l’homme se révolta contre son créateur et ce précieux savoir se perdit. Toutes les écoles symboliques, comme la F+M, en gardent un souvenir confus. On pense ici à « la Tradition Primordiale » chère à René Guénon. Il est certain que retrouver ce vieux secret rendrait à l’homme toute sa plénitude et des pouvoirs illimités. On laisse entendre qu’il faut passer par le 33ème degré de l’Ordre pour en retrouver la trace.

La quête de notre professeur érudit se déroule essentiellement dans la capitale américaine, dans les locaux du Capitole. Il est vrai que beaucoup de chercheurs romantiques voient dans la géographie et l’architecture de Washington la profonde empreinte maçonnique des pères fondateurs de la ville.

La recherche est passionnante, parfaitement documentée et réservant au lecteur des jets d’hémoglobine parfois difficilement soutenables. Je ne spolierai pas la chute, mais le fameux secret, comme « la lettre volée », n’est-il pas sous nos yeux ?

Le Da Vinci Code avait suscité des tonnes d’ouvrage d’études, analyses et critiques. Ce dernier opus ne déclenchera pas de torrent littéraire similaire. Signalons cependant Le Symbole Retrouvé de Giacometti et Ravenne qui décortique bien le travail de l’auteur américain (2009).

 

Remarques sur la Noétique

 

Mis à part la F+M, la Noétique est le véritable héros de ce roman par le biais d’une chercheuse, sœur de l’ami de Robert Langdon à Washington. Wikipedia est très elliptique sur cette discipline : « La noétique est un adjectif utilisé en phénoménologie pour désigner ce qui concerne l'acte de la pensée, la noèse. La noétique est une branche de la philosophie métaphysique et de la philosophie de l'esprit concernant l'intellect et la pensée. C'est l'étude ou la théorie de la connaissance, de la pensée. » Nous sommes très proche du concept de « noosphère » de Teilhard de Chardin qui serait « … la représentation d'une couche de faible épaisseur entourant la Terre qui matérialiserait à la fois toutes les consciences de l'humanité et toute la capacité de cette dernière à penser ». On flirte aussi avec la théorie des archétypes de Jung.

 

Dans le roman, la noétique est l’analyse des relations qui existent entre la conscience et la matière. Il existe du reste un très sérieux « Institut des Sciences Noétiques » à Genève que j’ai eu le plaisir de visiter. Sous le pilotage de la dynamique Sylvie Dethiolaz, cet institut, qui est un peu de la même famille que notre « Institut Métapsychique », se consacre essentiellement aux phénomènes de décorporation (y compris les NDE).

L’approche de Dan Brown est très « réalisme fantastique ». La science et la tradition ne sont pas des ennemis, mais au contraire se complètent et beaucoup de textes anciens se font l’écho d’un savoir aujourd’hui oublié. L’auteur cite de nombreux exemples, s’appuyant par exemple sur le Zohar pour retrouver la « théorie des cordes ». On croirait lire Pauwels et Bergier ! « Il semble exister une « matière invisible » dans le corps humain qui s’en échappe au moment de la mort. » Cela éclairerait nombre de questionnements mystiques comme la transmigration, la conscience cosmique, les NDE, la projection astrale, la vision à distance etc…


 

 

lundi 10 janvier 2022

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : METRO 2033

 



 

Je ne suis pas un fan des romans post-apo, mais l’ouvrage de Dmitry Glukhovsky, Metro 2033 (Le Livre de Poche, 2021), m’a interpelé, malgré ses 800 pages (et sans parler de ses deux tomes de « suites »). On ne connaît pas très bien l’origine de la catastrophe, mais Moscou a été irradié et les populations se sont réfugiées dans le métro. Le récit de la façon dont la population s’est « adaptée » à son nouvel environnement est hallucinant. Heureusement que l’ouvrage comporte deux cartes pour se repérer dans cet invraisemblable dédale qui a développé une économie parallèle sur fond d’ultra-violence. La monnaie d’échange est désormais la cartouche de kalachnikoff ! La saga est celle du jeune Artyom qui se lance dans une traversée périlleuse des galeries pour essayer de percer le mystère du réseau décimé par d’étranges créatures noires. Mais rassurons-nous, le racisme n’est pas au rendez-vous, mais plutôt un fol espoir de renouveau qui ne tient qu’à un fil ! Ne spoilons pas plus….

Les populations réfugiées sont organisées en castes, et il est amusant de signaler que l’une d’entre elles s’intitule « Quatrième Reich ». Des nostalgiques d’un régime qu’ils n’ont pas connu mais qui leur inspire une politique éloquente : le Métro aux Russes ! C’est fou jusqu’où la « nazimania » peut aller se nicher ».

 

samedi 16 octobre 2021

SORCELLERIE À SENLIS


 

EXPO MARIE MAITRE MEURSAULT 2021, UNE VISITE VIRTUELLE

LES DÉTECTIVES DE L'ÉTRANGE BELCHE


 

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LES DERNIERS TÉMOINS DU BUNKER, Pierre Galante & Eugène Silianoff

 


 

 

Les derniers témoins du bunker, Pierre Galante & Eugène Silianoff, Filipacchi, 1989. La saga des derniers jours du Führer est désormais bien connue après sa brillante illustration dans le film La Chute de 2004. L’intérêt du présent travail est de nous faire vivre cette fin tragique par les yeux d’une des jeunes secrétaires d’Hitler, Gertraud Junge, rentrée au service de la Bête à l’âge de 23 ans. Elle lui consacrera deux ans et demi de sa jeunesse, perdant au passage son jeune époux envoyé sur le Front de l’Est par le Chef pour se faire les muscles. Le récit est fascinant car il est découpé en une série de bulles (la tanière du loup, le nid d’aigle, le bunker) complètement coupées de la réalité, bulles dans lesquelles on fume (dans les couloirs), boit du champagne et écoute pérorer jusqu’aux aurores le Maître du Monde. La galerie de portraits est aveuglante, allant du médecin à la diététicienne[1], de la belle Eva à la femme de Goebbels, qui se faisait appeler « la première Dame », du maître-chien aux sommités du régime, mielleuses et constipées ! Il nous est présenté un Hitler aimant les femmes, prenant tous ses repas avec ses assistantes, car c’était sa seule détente. Le doute sur son infaillibilité commencera cependant à s’instiller, au fil des maigres informations du Front qui arrivaient à parvenir au personnel ; l’ombre de la défaite prendra alors de plus en plus de corps, au rythme des colères noires du Führer à l’égard de son état-major. On apprendra même que Hitler, juste avant de se suicider et après s’être marié, embrassa Eva Braun sur la bouche en public. Mazette, quel scoop.

On sort mal à l’aise de cette lecture car un Monstre, même s’il roule des « galoches », reste une abomination !



[1] Hitler mangeait habituellement deux œufs sur le plat avec des pommes de terre.


mercredi 13 octobre 2021

LE PRINCE DES CANAILLES, Guy Boothby


 

 

Le Prince des Canailles

Guy Boothby

(Traduction Jean-Daniel Brèque)

Créateur du Dr Nikola, un des plus grands « méchants » de la littérature victorienne, Guy Boothby (1867-1905) fut un best-seller de son temps, explorant avec frénésie tous les genres populaires : romance, aventures exotiques, fantastique, roman policier et d’autres encore. Paris en 1897, les méfaits de Simon Carne réunis dans ce volume figurent parmi les récits fondateurs du genre mettant en scène des cambrioleurs de haut vol, mais loin d’être toujours des gentlemen.

Couverture de Gino Starace

Septembre 2020

220 pages, 12 € plus 0,01 de frais de port

En vente sur la boutique ODS et sur Amazon


ESPIONNAGE A ELVEN

 


mardi 12 octobre 2021

DANTE, LE RÊVEUR ÉVEILLÉ, Emmanuel Licht

Commande


 

Dante, le rêveur éveillé

Introduction à la Divine Comédie

Emmanuel Licht

« La divine comédie » en accolant à son titre un adjectif 2021 est l’année du septième centenaire de la mort de Dante Alighieri. L’ampleur et la richesse de l’œuvre du poète florentin font depuis la parution des premiers manuscrits l’émerveillement des lecteurs. Ses interrogations sont intemporelles et sa dimension est universelle, Dante se définit lui-même comme citoyen du monde. Cette introduction à la lecture de La Divine Comédie propose un voyage ésotérique en compagnie de personnages réels ou imaginaires de la galaxie dantesque.

Ainsi vous rencontrerez tour à tour des maîtres antiques comme Virgile et Pythagore, des troubadours comme Arnaut Daniel, des saints comme saint Bernard et Hildegarde de Bingen, des prophètes comme Joachim de Flore, des kabbalistes comme Abraham Aboulafia,des soufis comme Ibn Arabi, mais aussi des personnages fictifset énigmatiques comme Clémence Isaure et Al Khidr. « … Pour reprendre les termes employés par l’auteur de cette étude, La Divine comédie peut se comparer à un traité d’alpinisme spirituel. La « Commedia » de Dante est l’un des livres les plus commentés au monde. Un livre tenu dans une telle estime qu’on l’appelle ébloui employé par Boccace… » (Jean-François Lecompte)

Scientifique de formation, Emmanuel Licht est un ésotériste, historien des religions. Il se consacre à l’étude des archétypes qui façonnent les mythes et les religions et leurs liens avec les sciences traditionnelles : géométrie sacrée, alchimie, kabbale. Dante, le rêveur éveillé, est son deuxième ouvrage.

Une coédition avec l’association Portes de Thélème

25 € plus 0,01 € de frais de port

Édition couleur, numérotée, tirage limité, disponible sur la boutique ODS (cf "commande")

2021

Couverture de Jean-Michel Nicollet

ISBN 978-2-38014-002-6

L'EXPOSITION DE MARIE MAITRE A MEURSAULT OUVRE SES PORTES CE MARDI (La Léproserie)

 






C'ETAIT A ORANGE CE WEEK END

 





samedi 2 octobre 2021

FABIENNE LELOUP & MARIE MAITRE ou l'Octobre des Femmes à l'ODS

 

Fabienne Leloup nous propose avec son dernier roman une exploration sulfureuse aux confins de l’amour. Un récit tout simplement sublime. Ce qui est en effet envoûtant, c’est le brio avec lequel elle développe le yin et le yang de la passion, lente plongée aux enfers et montée fulgurante au nirvana.  Un roman écrit avec ses « tripes » (sourire) qui respire véritablement comme un thriller. On veut savoir la suite, car on se rend compte que le cheminement amoureux de l’héroïne n’a rien de « convenu » et qu’il se renouvelle sans cesse pour flirter avec l’Extrême qui lui-même est une forme de l’Absolu.

Une expérience à classer dans la catégorie des « initiations suprêmes ».

 


 Ceci est un roman de vie, largement inspiré de faits réels. Francesca ne s’est pas illustrée dans le mouvement « me too » ; on ne l’a pas vue sur les plateaux de télévision qui se multiplient en ce moment sur les thèmes ‘femme battue, viol, inceste…’. Et pourtant, elle y aurait toute sa place par la belle leçon qu’elle nous donne : on peut échapper à l’horreur grâce à l’Art !

Pour moi, l’Art est total, physique, entier, il s’explore en poussant à l’extrême les capacités du créateur.
Artiste autodidacte, je parle volontiers de quête. Cette quête qui m’anime sans cesse et m’accompagne à travers mes créations photo.
Désormais, cet Art-là nourrit mon âme et mon corps. Il répond à mes exigences humaines autant que je peux les provoquer, les étaler et les partager.

Marie Maitre

vendredi 1 octobre 2021

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : RESURRECTION, Giacometti & Ravenne

 


 

Résurrection, Giacometti & Ravenne (JC Lattès, 2021). Après la chasse aux svastikas sacrées qui a fait l’objet des trois premiers tomes de « la Saga du Soleil Noir », nos deux compères continuent d’explorer les méandres de « l’ésotérisme nazi » par l’intermédiaire de Tristan Marcas, un agent double, féru d’art pictural, toujours aussi perspicace. Lors de la dernière aventure, à force de naviguer entre les anglais et les allemands, il s’était du reste fait coincer par les nazis et avait été sauvé de justesse par… les soviétiques. Mais Himmler a trop besoin de lui et le fait récupérer pour lui confier une nouvelle mission : décrypter le fameux tableau de Böcklin, L’Ile des Morts, dans lequel serait caché un secret de nature templière. L’accroche est originale car cette œuvre picturale est déjà un mystère en soi, mais aussi parce que Marcas sera chaperonné dans sa recherche par un SS haut en couleur, Otto Skorzneny, un nazi sans foi ni loi qui fera une belle carrière internationale après la guerre. Mais ceci est une autre histoire (cf 2004). On ira subtiliser le tableau de Böcklin dans l’un des somptueux châteaux de Göring, découvrant par la même occasion que le gros maréchal ne collectionnait pas seulement les œuvres d’art pillées, mais aussi les soutiens- gorges ! Il ne nous est hélas pas précisé la provenance de ces amoncellements de lingeries fines. Après un petit détour avec une étude fouillée du carré Sator, L’île des Morts nous conduira au Saint-Suaire qui devrait recéler le secret ultime. Une piste surprenante qui nous offrira une belle promenade sous les dorures du Vatican et nous permettra de faire connaissance avec l’exorciste de Pie XII ; le Pape en effet est persuadé qu’Hitler est une incarnation du Diable et qu’il faut utiliser les rituels appropriés pour lutter contre cette abomination. Petit clin d’œil ; nous croiserons au fil des pages l’ésotériste Julius Evola qui vient de se fâcher avec Mussolini car il voulait repaganiser l’Italie.

Je ne donnerai pas le résultat final de la recherche de nos deux baroudeurs, si ce n’est pour dire qu’il est à la lumière des délires d’Himmler, décoiffant. Le tout avec un dernier paragraphe qui laisse ouverte la saga de Marcas pour… une suite. Mais gare à l’essoufflement, car tous les poncifs du genre ont été largement ratissés !