samedi 29 août 2026

LES CHRONIQUES D'EL'BIB : LE CERCLE DES AUTEURS LOVECRAFTIENS II

Le Cercle des Auteurs Lovecraftiens se porte manifestement bien puisqu’il sort son second tome (autoédition, 2026), un pavé de plus de 500 pages sous cover rigide. 12 auteurs sont au programme pour une ou plusieurs nouvelles. Évidemment, comme dans toute anthologie collective, les textes sont d’intérêt inégal, mais l’initiative est à encourager. Relevons quelques bonnes pièces. Dans No Man’s Land, David Carlier nous entraîne dans les tranchées de la première guerre mondiale où l’horreur n’est pas allemande mais prend la forme d’un mal indicible venu du fond des temps. La sorcière du Lac Katrine de Laurent Boegler est un récit tout mignon où un jeune veuf épouse une vilaine sorcière qui se transforme en une belle jeune fille. Ils partiront tous les deux couler des jours heureux aux USA où ils rencontreront HPL ! La rivière de Stéphane Lemaire nous présente un jeune garçon qui est seul dans une maison isolée en Alaska et dont les parents ont été happés par une mystérieuse entité cachée dans la rivière. L’autre moi du même auteur nous montre une photo dont le personnage principal, sur la place d’un village, ne cesse de se rapprocher à chaque visualisation, jusqu’à devenir l’auteur d’un carnage épouvantable. Et ce n’est pas agréable de se reconnaître dans le personnage principal de la photo ! Citons aussi Pachi-Ban de Kisijuu où il ne fait pas bon d’être prisonnier d’un jeu vidéo rétro. Les écueils de l’Eire est un excellent texte de Stéphane Desroches qui met en scène un archéologue recherchant dans un coin perdu de la côte d’Irlande du Nord une cité sous-marine antédiluvienne. Inutile de préciser que le Mal est dans les parages. Et puis un coup de cœur à Il y a quelque chose de Denis Cazalas qui nous entraîne sur les pistes sulfureuses du mystère de Rennes-le-Château. L’examen du livre maudit conduira un chercheur à explorer un réseau souterrain où se terre une entité qu’il vaudrait mieux éviter ! C’est du reste le second récit de fiction que je lis, assurant la jonction entre Lovecraft et l’affaire castelrennaise (cf L’Intrus de Jean-Christophe Maquet, éd Henri, 2003).

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