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dimanche 18 septembre 2011

LA CANSO DE CASTELNAUDARY

Castelnaudary

"La Canso" pour les journées du patrimoine
J. Y.
18/09/2011, 06 h 00
Claude Marti sera au Présidial, à 17 h, pour une évocation en musique et en mots, du temps de la croisade en Lauragais.
Claude Marti sera au Présidial, à 17 h, pour une évocation en musique et en mots, du temps de la croisade en Lauragais. (R. D.)
Cet après-midi, au Présidial l'exposition des archives départementales consacrée au "temps des Cathares" s'achève sur une note poétique et militante, qui transportera le public au XIIIe siècle, et racontera "la résistance des gens d'ici" (Claude Marti).
La Canso, que Marti prononce "cansù", est un récit des croisades contre le Sud, et de ses éphémères succès laissant entrevoir une Occitanie cathare existant à côté du royaume de France entre 1 209 et 1219. Le troubadour audois des temps modernes en a fait une œuvre alliant chansons de l'époque (la Canso célèbre l'éphémère reconquista méridionale à Toulouse, Foix et Carcassonne), textes de liaison racontant l'histoire locale au XIIIe siècle, et transcriptions en occitan et français de la source historique conservée à la Bibliothèque nationale.
"C'est un peu une carte postale du XIIIe siècle", explique le poète de Couffoulens qui a adapté cette œuvre unique, sans doute la plus grande œuvre poétique du Moyen Âge occitan, en un spectacle total, immergeant le public dans ce XIIIe siècle si mouvementé. Selon les endroits où il se produit, le chanteur adapte son récit aux péripéties locales. Cet après-midi, il reviendra donc plus en détail sur la bataille de Castelnaudary et "tout ce qui s'est passé en Lauragais" à cette époque. Pour ce faire, il "pioche dans la Canso", un texte complexe par sa structure composé de 9 578 vers, œuvre de deux auteurs sur 10 ans, l'un favorable à la croisade, et son successeur y étant hostile. Claude Marti tente de le retranscrire en alexandrins français, en se servant d'une version romane de la Canso...
Il peut aussi compter sur le talent de ses deux acolytes, Eric Fraj (chant) et Guillaume Lopez (flûte). "On sait mélodiquement à quoi ressemblaient les chansons d'alors, mais on ne connaît pas de mesure, donc ce ne peut être que des interprétations. Mais Eric Fraj se rapproche vraiment de l'original. C'est sa musique, son pré carré", s'enthousiasme Claude Marti. "Quant à Guillaume Lopez, un très jeune musicien déjà reconnu dans la planète jazz, il sait tout faire !". Même transporter le public dans le temps...
Ce spectacle gratuit est proposé dans le cadre des journées européennes du Patrimoine et du Festival Déodat de Séverac.

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