🜂 Liber Oblitus : Lecture d’un Livre Illisible
Monographie de l’HPLHS / Miskatonic University Press (1935)
Présentation générale
La HPLHS présente le dernier ajout à sa série de monographies académiques publiées par le Miskatonic University Press : Liber Oblitus : Lecture d’un Livre Illisible. La découverte d’un manuscrit rédigé dans une langue inconnue a dérouté ses découvreurs. Une équipe de l’Université Miskatonic a entrepris l’analyse de ce document étrange.
Dirigée par l’historienne de l’art qui a découvert le manuscrit, l’équipe fait de son mieux pour analyser près de 300 pages manuscrites. Aidés par un historien, un psychologue et un mathématicien, les chercheurs examinent l’ouvrage mystérieux selon les perspectives propres à leurs disciplines. Remplie d’une érudition saisissante, de nombreuses notes de bas de page, de figures et de planches couleur tirées du manuscrit richement illustré, l’équipe parvient à extraire du sens de ce document énigmatique.
Les amateurs du Mythe de Cthulhu, d’histoire de l’art, de psychologie, d’astronomie, de cryptographie, de mathématiques, d’histoire et de livres cryptiques comme le célèbre Manuscrit Voynich seront ravis par cette reconstitution minutieuse d’une monographie académique d’autrefois. Cette monographie est idéale pour les collectionneurs de souvenirs mythiques et pour les joueurs de jeux de rôle cherchant un accessoire capable de résister à un examen approfondi.
Édition standard
La monographie standard comporte 53 pages de texte, figures, notes détaillées et bibliographie, un dépliant couleur de 16 pouces en papier glacé, et plus encore. Format : 5,5 x 8,5 pouces, reliure agrafée, couverture verte de haute qualité dans le même style que les monographies précédentes.
Édition de luxe (fac-similé relié)
La version reliée de luxe contient le texte complet et les figures de la monographie (sans les planches couleur), ainsi que les 267 pages du manuscrit cryptique, pour un total de 302 pages. Format : 8,75 x 11,25 pouces, épaisseur d’un pouce, poids supérieur à deux livres.
Bonus
Liber Oblitus est un manuscrit réel, et nous espérons pouvoir en proposer des copies complètes aux fans dans le futur. Le fac-similé relié de Liber Oblitus sert également d’accessoire dans un prochain scénario Call of Cthulhu® de la HPLHS intitulé “The Spark Devil”. Que vous soyez joueur ou amateur de superbes accessoires mythiques, nous pensons que Liber Oblitus et tout ce qui s’y rattache vous procurera beaucoup de plaisir. C’est une part Manuscrit Voynich, une part Necronomicon, et une part quelque chose que vous n’avez jamais vu auparavant.
🜁 Avis : Absolument incroyable
Le fac-similé de Liber Oblitus est absolument incroyable et profondément marquant. Je n’ai pas pu résister à l’envie d’examiner et de méditer sur chaque page. Je ne l’ai parcouru qu’une seule fois, et j’en suis absolument fasciné. J’adore la manière dont il pousse mon esprit vers des questions et des possibilités, vers une combinaison de science, de mysticisme et d’aspects occultes, à respirer profondément chaque ligne et dévorer l’art qui s’en dégage.
C’est déjà un volume précieux dans ma bibliothèque. Longue vie à la HPLHS ! 05/05/2025 — Charles Hess
🜂 Lecture d’un Texte Illisible
Dans les longs et sinueux couloirs du savoir — et je parle en tant que quelqu’un qui a réellement rampé dans ceux des sous-sols poussiéreux remplis des débris de textes pourris — il est rare de rencontrer un document qui parvient si bien à se faire passer à la fois pour un objet et un oracle. Liber Oblitus, la dernière monographie fictive produite par les artisans infatigables de la HPLHS / Miskatonic University Press, n’est pas seulement un pastiche de recherche académique : c’est un acte délibéré d’invocation savante.
Soyons clairs : ce n’est pas juste un livre. C’est un artefact intellectualisé, une arme d’archéologie conceptuelle.
Dès que j’ai posé les mains sur la couverture vert mousse — reliée avec soin et assurance — j’ai été frappé par son authenticité. La typographie, la mise en page, les citations ne sont pas seulement “dans le ton”. Elles sont indiscernables des polycopiés de séminaire d’une époque plus disciplinée, où même les vérités imaginées exigeaient une relecture par les pairs.
Le postulat est délicieusement extravagant : une équipe de chercheurs interdisciplinaires, menée par une historienne de l’art méticuleuse (et vaguement obsessionnelle), a mis au jour un manuscrit écrit dans une langue inconnue des linguistes, impossible à dater, et pourtant étrangement familier pour quiconque connaît les profondeurs de l’épistémologie lovecraftienne. Imaginez : Manuscrit Voynich mêlé au théorème d’incomplétude de Gödel… avec peut-être un parfum du Roi en Jaune.
Mais là où d’autres hommages au Mythe misent sur l’horreur explicite, Liber Oblitus prospère dans l’insinuation. Chaque contributeur — historien, psychologue, mathématicien — lutte non seulement avec le contenu, mais avec le concept même d’interprétation. Leurs analyses divergentes ne convergent pas : elles spiralent, entraînant le lecteur dans un vortex de motifs à demi révélés, de symétries suggestives, de folie codée.
Le commentaire mathématique mérite une mention spéciale. Ce qui commence comme un exercice structuraliste se transforme rapidement en une réflexion probabiliste sur les infinis récursifs. Cela m’a rappelé mes propres travaux sur les modes de défaillance non linéaires en hydrologie : lorsqu’un système ne peut être résolu par des moyens standards, on commence à suspecter que le système ne veut pas être résolu.
Ajoutez à cela l’exploration psychologique des symboles et des délires partagés, la contextualisation historique d’empires inexistants, et les observations d’histoire de l’art qui suggèrent des géométries interdites rendues dans un style étrangement familier, et vous obtenez non pas un livre fictif — mais un document instable. Le genre que l’on range dans un casier à preuves, pas dans une bibliothèque.
Le dépliant de 16 pouces — somptueux, brillant — est à la fois une récompense visuelle et un défi. Je déconseille fortement de le contempler sous une lumière faible après minuit.
L’AVIS DU LABORATOIRE ODESIEN DE L'IMPOSSIBLE
Je dois t'avouer que le Liber Oblitus m'a immédiatement intrigué lorsqu'il est sorti. Ce n'est pas un simple "faux grimoire" comme on en voit tant. C'est, à mon sens, l'une des productions les plus intelligentes de la H. P. Lovecraft Historical Society (HPLHS). (The HPLHS Store)
Le concept
L'idée est brillante.
Ce n'est pas le Liber Oblitus.
C'est un livre universitaire consacré au Liber Oblitus.
Autrement dit, tu n'achètes pas le manuscrit maudit.
Tu achètes l'étude publiée par les chercheurs de la fictive Miskatonic University Press.
C'est une mise en abyme très borgésienne.
Un faux ouvrage universitaire
Le sous-titre dit tout :
A Reading of an Unreadable Book.
L'ouvrage raconte qu'un manuscrit d'environ 300 pages, rédigé dans une langue inconnue, a été découvert. Une équipe pluridisciplinaire de l'Université Miskatonic (historien de l'art, historien, psychologue, mathématicien…) tente d'en proposer une analyse, sans jamais parvenir à le déchiffrer complètement. (The HPLHS Store)
Ce n'est donc pas :
° un grimoire.
C'est :
° une monographie universitaire.
Le parallèle avec le manuscrit Voynich
Le parallèle est évident.
Les concepteurs l'assument eux-mêmes.
Ils se sont inspirés :
- du Manuscrit Voynich ;
- des études codicologiques ;
- des ouvrages universitaires publiés sur les manuscrits indéchiffrés.
Le lecteur ne reçoit jamais la traduction.
Il reçoit : l'appareil critique.
Exactement comme dans une publication académique. (The HPLHS Store)
Ce qui est séduisant
Ils ont compris une chose fondamentale.
Chez Lovecraft, le livre maudit est souvent moins intéressant que les commentaires qu'il suscite.
Pense au Necronomicon. On n'en lit presque jamais le texte. On lit : des citations, des notes, des analyses, des témoignages.
Le Liber Oblitus pousse cette logique jusqu'au bout.
Une véritable réussite graphique
Le HPLHS est remarquable pour cela.
Ils ne fabriquent pas seulement des accessoires.
Ils recréent :
- la typographie universitaire des années 1930 ;
- les planches ;
- les notes de bas de page ;
- les références bibliographiques ;
- les illustrations.
Tout est pensé comme si le livre sortait réellement des presses de Miskatonic.
Le véritable manuscrit
Là où ils vont encore plus loin, c'est que le Liber Oblitus existe réellement. Pas comme ouvrage ancien. Mais comme manuscrit contemporain entièrement rédigé.
Le HPLHS indique même espérer proposer un jour une reproduction intégrale du manuscrit lui-même, tandis que l'édition reliée actuelle comprend déjà un fac-similé utilisé comme accessoire dans leur futur scénario The Spark Devil. (The HPLHS Store)
C'est un projet très ambitieux.
Pourquoi cela est fort intéressant
Parce que, contrairement à beaucoup de faux grimoires, ils ne cherchent pas à imiter le Necronomicon. Ils inventent : une autre histoire. Le manuscrit demeure illisible. Et c'est infiniment plus lovecraftien.
Chez Lovecraft, le mystère n'est jamais complètement résolu.
Nat'

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