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lundi 9 janvier 2012

PARLE-MOI DE RENNES-LE-CHÄTEAU 2011

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Patrick Mensior nous a habitué à du très haut niveau dans la recherche castelrennaise, et force est d’admettre qu’il sait maintenir le cap au fil des années pour notre plus grand plaisir. La livraison de décembre 2011 de Parle-moi de Rennes-le-Château s’ouvre sur l’analyse d’un fragment d’un mystérieux document ancien, rédigé à la demande de Bigou, et publié en 1989 dans la revue Mysteria. Ce manuscrit, faisant un bref inventaire du contenu de la crypte de l’église, sera rapidement classé dans la catégorie des « œuvres d’imagination ». Suit une intéressante étude avec la collaboration de Jérôme Choloux sur les annonces passées par Bérenger Saunière, pour solliciter messes et dons, mais aussi pour constituer sa collection de cartes postales. Un business pour le moins orchestré de main de maître. Mais le plat de résistance est sans conteste le recherche opérée sur la disparition mystérieuse du testament de François-Pierre d’Haupoul, baron de Rennes et père de Blaise Ier d’Haupoul. Un document apparemment sensible, puisqu’il aurait été retrouvé en 1781 par un notaire d’Espéraza qui aurait refusé de le communiquer à la famille.
Citons encore d’amusantes coupures de presse. L’une, de 1957 de La Dépêche du Midi, nous présente Noël Corbu comme un écrivain prolixe, auteur, outre du Mort Cambrioleur (cf réédition EODS), de Héros, un mauvais garçon repenti (1943), Faute de fille, prend le môme, ainsi que d’une série d’essais philosophiques dont un constituait une réponse à L’homme, cet inconnu d’Alexis Carrel. Un autre article de Pierre Pons de 1978, toujours dans La Dépêche, nous montre Gérard de Sède se faire « souffler » sous le nez, dans la librairie « La Bible d’Or », rue du Taur à Toulouse, un exemplaire original de l’ouvrage de Boudet. L’heureux acquéreur lui confesse se passionner pour la cryptographie, confortant par la même le célèbre écrivain dans ses intuitions sur ce « monument littéraire ».
On trouvera encore une étude sur l’abbé Bigou, une enquête très fouillée sur les relations entre Saunière et les autres prêtres de la région, confortant, une fois de plus, le caractère ténu de ses liens avec Boudet. La revue revient également sur le petit parchemin, à la lumière d’un papier publié sur internet par un certain François Marie D. sous le titre J’Accuse, et mettant en cause l’authenticité d’un document publié par Arqa (L’Or de Rennes……., Frank Daffos et Didier Héricart de Thury, août 2011).
Le tout se termine comme à l’accoutumée par une fanfare d’érudition de Jean-Claude Rossignol sous le titre Du peintre Emile Signol, de Jean-Jacques Olier, de Pierre Plantard et de l’église de Saint-Sulpice.
Bravo aux zartistes !

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