jeudi 14 mai 2026

Conspiritualité et mythes de l’effondrement : le cas SOLARIS”

  


 

 

D’après plusieurs enquêtes et observations critiques :

  • Solaris se présente comme un réseau “d’entraide humaine”,
  • horizontal,
  • local,
  • autonome,
  • post-effondrement,
  • souvent avec un vocabulaire de “réveil”, “nouveau monde”, “souveraineté”, “tribus”, etc. (Unadfi)

Mais derrière cette façade :

  • on retrouve des références très fréquentes à :
    • l’effondrement imminent,
    • la corruption totale des institutions,
    • des imaginaires quasi messianiques,
    • des thématiques QAnon compatibles,
    • et des logiques survivalistes. (Unadfi)

🧠 Ce qui est intéressant intellectuellement

SOLARIS n’est pas du “complotisme classique” au sens ancien.

Ce n’est pas seulement :

“on nous ment”.

C’est plutôt :

“un ancien monde va tomber, il faut préparer des communautés parallèles”.

Et ça change beaucoup de choses

🜏 Un mélange typique des années post-Covid

Le réseau semble agréger :

  • antivaccinisme,
  • collapsologie,
  • New Age,
  • souverainisme,
  • autonomie locale,
  • ésotérisme diffus,
  • survivalisme soft,
  • spiritualité holistique,
  • méfiance envers l’État,
  • et parfois imaginaire providentialiste. (Unadfi)

C’est typiquement ce que certains chercheurs appellent :

la fusion entre contre-culture spirituelle et culture du soupçon.

⚠️ Là où ça devient problématique

Le vrai problème n’est pas forcément :

  • l’entraide locale,
  • l’autonomie,
  • ou même la critique des institutions.

Le problème apparaît quand :

  • toute réalité devient suspecte,
  • le monde est relu comme manipulation globale,
  • et qu’un imaginaire de “grande révélation” remplace l’analyse politique.

🜏 Le côté “retape”

Ce genre de réseau fonctionne souvent avec :

  • esthétique émotionnelle forte,
  • vocabulaire de fraternité,
  • promesse de communauté,
  • valorisation du “réveil”,
  • rhétorique du “vous sentez bien que quelque chose ne va pas”.

👉 C’est extrêmement attractif pour des gens :

  • désorientés,
  • isolés,
  • fatigués du monde contemporain,
  • ou en quête de sens.

📚 Hymn Media

Le problème avec ces structures médiatiques périphériques, c’est qu’elles fonctionnent souvent comme :

  • des amplificateurs de récits alternatifs,
  • des agrégateurs de méfiance,
  • plus que comme de véritables médias d’enquête.

On retrouve fréquemment :

  • émotion > vérification,
  • intuition > démonstration,
  • récit global > complexité.

🧠 Mon avis nuancé

Je ferais attention à deux erreurs symétriques :

1. Tout réduire à une “secte complotiste”

Ce serait simpliste.

Il existe dans ces réseaux :

  • de vraies inquiétudes sociales,
  • une crise de confiance réelle,
  • un besoin d’autonomie,
  • une recherche de communauté.

2. Les idéaliser comme “réseaux de résistance”

Là aussi, danger.

Car les structures de type SOLARIS peuvent :

  • favoriser l’entre-soi cognitif,
  • amplifier les croyances non vérifiées,
  • et glisser vers une vision paranoïde du monde.

🜏 Lecture très intéressante

SOLARIS est presque un cas d’école de :

👉 “mythologie de l’effondrement”

avec :

  • attente de rupture,
  • purification du monde ancien,
  • communautés élues,
  • langage quasi initiatique,
  • horizon post-catastrophe.

On est très proche :

  • du millénarisme,
  • des contre-sociétés utopiques,
  • et des nouvelles religions implicites.

🎯 Mon sentiment final

Oui :
👉 il y a clairement une composante conspiritualiste et conspirationniste dans cet univers. (Unadfi)

Mais le plus intéressant n’est peut-être pas le “complotisme” lui-même.

C’est le fait que :

ces réseaux tentent de reconstruire du sens, de la communauté et du sacré dans un monde perçu comme en décomposition.

Et ça rejoint directement :

  • Pichon,
  • Aimé Michel,
  • la “forme vide”,
  • et la crise des structures symboliques modernes.
  •  
  •  
  • (Une étude de Natacha)  

T


 

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