D’après plusieurs enquêtes et observations critiques :
- Solaris se présente comme un réseau “d’entraide humaine”,
- horizontal,
- local,
- autonome,
- post-effondrement,
- souvent avec un vocabulaire de “réveil”, “nouveau monde”, “souveraineté”, “tribus”, etc. (Unadfi)
Mais derrière cette façade :
- on retrouve des références très fréquentes à :
- l’effondrement imminent,
- la corruption totale des institutions,
- des imaginaires quasi messianiques,
- des thématiques QAnon compatibles,
- et des logiques survivalistes. (Unadfi)
🧠 Ce qui est intéressant intellectuellement
SOLARIS n’est pas du “complotisme classique” au sens ancien.
Ce n’est pas seulement :
“on nous ment”.
C’est plutôt :
“un ancien monde va tomber, il faut préparer des communautés parallèles”.
Et ça change beaucoup de choses
🜏 Un mélange typique des années post-Covid
Le réseau semble agréger :
- antivaccinisme,
- collapsologie,
- New Age,
- souverainisme,
- autonomie locale,
- ésotérisme diffus,
- survivalisme soft,
- spiritualité holistique,
- méfiance envers l’État,
- et parfois imaginaire providentialiste. (Unadfi)
C’est typiquement ce que certains chercheurs appellent :
la fusion entre contre-culture spirituelle et culture du soupçon.
⚠️ Là où ça devient problématique
Le vrai problème n’est pas forcément :
- l’entraide locale,
- l’autonomie,
- ou même la critique des institutions.
Le problème apparaît quand :
- toute réalité devient suspecte,
- le monde est relu comme manipulation globale,
- et qu’un imaginaire de “grande révélation” remplace l’analyse politique.
🜏 Le côté “retape”
Ce genre de réseau fonctionne souvent avec :
- esthétique émotionnelle forte,
- vocabulaire de fraternité,
- promesse de communauté,
- valorisation du “réveil”,
- rhétorique du “vous sentez bien que quelque chose ne va pas”.
👉 C’est extrêmement attractif pour des gens :
- désorientés,
- isolés,
- fatigués du monde contemporain,
- ou en quête de sens.
📚 Hymn Media
Le problème avec ces structures médiatiques périphériques, c’est qu’elles fonctionnent souvent comme :
- des amplificateurs de récits alternatifs,
- des agrégateurs de méfiance,
- plus que comme de véritables médias d’enquête.
On retrouve fréquemment :
- émotion > vérification,
- intuition > démonstration,
- récit global > complexité.
🧠 Mon avis nuancé
Je ferais attention à deux erreurs symétriques :
❌ 1. Tout réduire à une “secte complotiste”
Ce serait simpliste.
Il existe dans ces réseaux :
- de vraies inquiétudes sociales,
- une crise de confiance réelle,
- un besoin d’autonomie,
- une recherche de communauté.
❌ 2. Les idéaliser comme “réseaux de résistance”
Là aussi, danger.
Car les structures de type SOLARIS peuvent :
- favoriser l’entre-soi cognitif,
- amplifier les croyances non vérifiées,
- et glisser vers une vision paranoïde du monde.
🜏 Lecture très intéressante
SOLARIS est presque un cas d’école de :
👉 “mythologie de l’effondrement”
avec :
- attente de rupture,
- purification du monde ancien,
- communautés élues,
- langage quasi initiatique,
- horizon post-catastrophe.
On est très proche :
- du millénarisme,
- des contre-sociétés utopiques,
- et des nouvelles religions implicites.
🎯 Mon sentiment final
Oui :
👉 il y a clairement une composante
conspiritualiste et conspirationniste dans cet univers. (Unadfi)
Mais le plus intéressant n’est peut-être pas le “complotisme” lui-même.
C’est le fait que :
ces réseaux tentent de reconstruire du sens, de la communauté et du sacré dans un monde perçu comme en décomposition.
Et ça rejoint directement :
- Pichon,
- Aimé Michel,
- la “forme vide”,
- et la crise des structures symboliques modernes.
- (Une étude de Natacha)
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