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lundi 5 novembre 2012

SOS GISCARD

Il faut sauver les ateliers Giscard

Elle fait partie des chefs-d'œuvre toulousains en péril. La maison «Giscard», située avenue de la Colonne, pas loin de Jolimont, en bordure d'une côte pentue, au cœur d'un quartier au parfum d'autrefois, tranche par son architecture de briques rouges ornementée d'éléments variés en terre cuite. Comme ce singe coiffé d'un haut de forme, perché entre volutes et arabesques au sommet de la façade. C'est ici que l'atelier de la famille Giscard, apparentée à la lignée Virebent, a, pendant quatre générations, modelé moules et statues, et essaimé ce style néoclassique qui s'affiche encore sur les allées Jean-Jaurès et ailleurs.
Un savoir-faire d'excellence, pour la fabrication et la commercialisation d'éléments décoratifs de terre cuite, qui servaient à l'embellissement des constructions, maisons privées, châteaux et églises. La qualité de ses productions, statuaires ou autres, fut telle que sa réputation lui a procuré des clients dans toute la France. Aujourd'hui, cette bâtisse, léguée à la ville de Toulouse en 2005, est en danger. Malgré l'intérêt que lui avait porté Jean-Luc Moudenc, l'ancien maire, la maison menace ruines. Au point d'émouvoir de nombreux Toulousains soucieux de voir disparaître ce patrimoine industriel et artistique. «L'idée est évidemment de la conserver et de développer en son sein un atelier de création», indique-t-on à la mairie de Toulouse, où le projet ne semble pas, toutefois, être prioritaire. Une chose est sûre, l'immeuble, en mauvais état, ne répond pas aux normes de sécurité et nécessite des travaux.
«Nous avons lancé une étude de faisabilité qui est en cours», précise le service culture du Capitole, la maison n'est pas abandonnée, mais ce sera long». Les amateurs sont prévenus. La maison Giscard devrait survivre aux outrages du temps. Reste que l'avenir de ce lieu chargé d'histoire(s) est à inventer. G-R. Souillés
Sylvie Roux

La Dépêche


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