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samedi 29 décembre 2012

LES FRITES D'EL JICE : L'EPEE DE D'ARTAGNAN, Henri Vernes

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BOB MORANE – L’Epée de d’Artagnan – Ananké - n°225

Il y avait longtemps que je n’avais lu un aussi bon BOB MORANE. Ce numéro 225 de la série “grands formats” aux éditions Ananké (parution 2010) regroupe quatre nouvelles du Maître; quatre récits où le grand Bob se trouve des talents de Sherlock Holmes. “L’épée de d’Artagnan”, du reste historiquement très bien documenté, flirte avec le monde d’Agatha Christie par son ambiance insolite et ses énigmes à première vue insolubles. On y retrouve une miss Ylang Ylang plus vamp que jamais et voleuse d’objets d’art. Bob lui jouera un bon tour à sa façon et en gentleman, comme toujours ! “Le Cri de la Louve”, qui suit, nous replonge au Moyen-Age et en Ecosse, au pays des fantômes. Notre ami Bill Ballantine est à l’hôpital, suite à un malheureux accident de “lancé de tronc d’arbre”, sport où il est pourtant champion. Cet hôpital semble hanté par le fantôme d’Isabelle de France, fille de Philippe le Bel et épouse d’Edouard II d’Angleterre. Bob, fidèle à son esprit cartésien, découvrira que les objets remuants ne sont pas le fait de poltergeists. Mais le dénouement de son enquête lui rappellera que le surnaturel n’est jamais loin et que toute légende peut avoir un fond de vérité. Changement de climat : Ile de Santa Elena, quelque part en Amérique du Sud. Une très belle asiatique semble s’être endormie complètement nue dans le lit de sa chambre d’hôtel qui porte le numéro 312. Mais elle dort d’un sommeil dont on ne se réveille pas. Menant à nouveau sa propre enquête de main de maître, Bob va déjouer un complot visant à assassiner l’Ambassadeur de France résidant dans le même hôtel. Et la dernière nouvelle, inédite, qui ferme ce très bon recueil nous emmène en Hongrie et plus précisément au théâtre. On y joue une pièce d’Agatha Christie. Un meurtre est commis sur scène. Il était prévu dans la pièce mais hélas le comédien est bel et bien mort. S’agit-il cependant réellement d’un assassinat camouflé ? Rien n’est moins sûr ! Un récit qui, comme les précédents, nous tient en haleine jusqu’aux dernières lignes. Bref, ce recueil prouve que Henri Vernes excelle également dans le domaine de la nouvelle. Je serais tenté de dire qu’il manie avec une dextérité inhabituelle le suspense et sait tenir le lecteur accroché jusqu’au mot “fin”. Une autre facette de notre écrivain qui prouve ici qu’il peut aussi dépasser et de très loin le simple roman d’aventure.   
El Jice.

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