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jeudi 6 décembre 2012

TERREUR A BUGARACH


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Limoux Le maire de Bugarach a peur des fanatiques isolés

L’indépendant

Le 06 décembre à 6h00 par B. C. | Mis à jour il y a 1 heure
Selon Jean-Pierre Delord, maire de Bugarach : "Des gens bizarres nous téléphonent, de plus en plus souvent".
Selon Jean-Pierre Delord, maire de Bugarach : "Des gens bizarres nous téléphonent, de plus en plus souvent". PHOTO/© D.R
"Je m'adresse aux curieux et aux touristes. Mon message est simple : 'Ne venez pas le 21 décembre car vous pourriez mettre en danger la vie de vos proches'. En disant cela, j'applique le principe de précaution". Jean-Pierre Delord, le maire de Bugarach, ne rigole pas. Ou plus. "Au début, cette histoire de fin du monde était amusante. On avait droit à quelques allumés, certes, mais gentils. Cette fois-ci, je m'inquiète". Debout au comptoir de la salle du conseil municipal, il feuillette le courrier. Dans la pile, des lettres administrative aux thèmes répétitifs et techniques se mêlent à des missives… hallucinantes (lire ci-dessous) !
On se souvient de la fameuse réplique du film "Les Tontons flingueurs" : "Y'a des impulsifs qui téléphonent, y'en a d'autres qui se déplacent". Elle pourrait s'appliquer à certains obsédés de la fin du monde. "Si le grand terminus planétaire n'a pas lieu, explique J.-P. Delord, et il n'aura pas lieu, qui sait si un taré ne va pas tirer sur la foule, ici, à Bugarach ? Les pires, ce ne sont pas les 'bizarres' qui vous appellent au téléphone, ou qui vous écrivent. Non, les pires, ce sont les silencieux, les déterminés : ils peuvent venir ici incognito, camouflés, armés… Allez savoir ?".
Ce scénario, les gendarmes l'ont inclus dans leurs hypothèses de travail. Car si la fin du monde, en tant que telle, n'est qu'une aimable plaisanterie, tout le monde ne le comprend pas ainsi. Des impulsifs peuvent en effet se déplacer. "Depuis quelques jours, tout s'accélère, ajoute le maire. Les loufoques qui nous contactent pour louer des bunkers ou des maisons sont de plus en plus nombreux. Puis, il y a ceux qui nous reprochent d'interdire l'accès du Pic car la soucoupe volante venue pour les sauver ne pourra pas atterrir (sic !). S'agit-il de blagueurs ? Pas forcément… Imaginons qu'un de ces types prenne peur à l'approche du 21 décembre et vienne à Bugarach. Je crains des comportements irrationnels. Jusqu'où ça peut aller ?". Mais les impulsifs qui écrivent sont également inquiétants. Non, Jean-Pierre Delord ne sourit plus. Il a peur.


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