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mercredi 10 août 2011

LE NEZ DANS LE TROU DE SOUGRAINE

Le mercredi 10 août 2011 à 06h00 par Estelle Devic

Exploration infructueuse




 Didier Héricart de Thury (à g.), Franck Daffos (troisième en partant de la gauche) et d\'autres chercheurs amateurs ont placé beaucoup d\'espoir dans le pech d\'en Couty.
Didier Héricart de Thury (à g.), Franck Daffos (troisième en partant de la gauche) et d'autres chercheurs amateurs ont placé beaucoup d'espoir dans le pech d'en Couty.
Le 8 mars 2008, après quarante ans de recherches intenses, ils trouvent enfin le fameux trou, "l'entrée de la cache" affirment-ils. Didier Héricart de Thury, Franck Daffos et Michel Vallet touchent au but. Cette fabuleuse découverte marque pourtant le début de la fin de leur collaboration. "Michel Vallet en a été le témoin privilégié et n'avait qu'une idée en tête, publier ces résultats en son propre nom" affirme Franck Daffos tandis qu'à ses côtés, le discret Didier Héricart de Thury approuve. Apprenant que ses deux anciens acolytes s'apprêtent à sortir un ouvrage pour donner quelques clés de leurs nouvelles découvertes, Michel Vallet a effectivement publié leurs travaux sur le net et révélé ainsi l'emplacement de la fameuse cache... "Il a mis en pâture des années de travail" déplorent les deux autres chercheurs qui envisagent de porter plainte contre lui pour "incitation au pillage d'un site archéologique".
"On avait déjà les ovni et Bugarach...»
Avec cette nouvelle affaire, la fabuleuse histoire du trésor de Rennes-le-Château a ainsi connu un rebondissement inattendu cet été. Le regard des chercheurs se tourne désormais vers le pech d'en Couty, une colline située entre Sougraigne et Fourtou.
Pour le plus grand désespoir du maire de Sougraigne, également propriétaire du terrain qui voit défiler toutes sortes de personnes sur ses terres. "Dans le coin, on avait eu droit aux extraterrestres, à Bugarach et maintenant voilà que le trésor de Rennes est ici !" se lamente-t-il tandis qu'il se rend à la rencontre de tous ceux qui voudraient tenter l'ascension du pech pour leur en interdire l'accès.
Des recherches géométriques
"Au moins, maintenant que l'affaire a éclaté, le site est protégé" se félicite Didier Héricart de Thury même s'il n'est plus autorisé à se rendre sur place. Chercheur discret, il aurait aimé continuer à travailler dans l'ombre.
"C'est un homme exceptionnel, son travail défie l'entendement !" s'emballe Franck Daffos lorsqu'il parle de son ami. Les recherches géométriques sur le tableau de Poussin, 'Les Bergers d'Arcadie' ainsi que son travail pour identifier et analyser le tableau de Teniers dont parlait, entre autres, Gérard de Sède dans ses ouvrages précédents a conduit Didier Héricart de Thury au Pech d'en Couty. Avec Michel Vallet, les deux hommes ont alors arpenté la colline sans jamais rien trouver.
"Il avait le début, moi la fin"
En juin 2007, Michel Vallet présente Franck Daffos, qui travaillait de son côté, à Didier Héricart de Thury. De juin à novembre, les deux hommes ne se quittent plus. Ils mettent leur travail en commun et finissent par avancer. "Il avait le début, moi la fin" explique Franck Daffos. Lui avait effectivement identifié une sorte de dolmen en réunissant deux tableaux de l'église de Rennes-les-Bains.
Le 'Boudet' décrypté
Lequel ressemble effectivement étrangement à une pierre du pech d'en Couty que les chercheurs ont vite identifiée. "Le 22 novembre 2007, on y était devant, mais de nouveau bloqués" reprend le chercheur toulousain. Pour autant, les trois hommes n'ont pas baissé les bras. D'autant plus que le dolmen est à quelque 620 m d'altitude, soit presque à 618 m et d'aucuns y voient un lien avec la formule 'PAX 681' qui revient souvent dans la recherche du trésor.
"On a alors étudié de près le Boudet", reprend Franck Daffos. L'abbé Boudet, curé de Rennes-les-Bains avait écrit un livre très énigmatique, "la vraie langue celtique" qui ne semble être compréhensible que par ceux qui s'intéressent de près au trésor. L'abbé y parle d'une pierre "de trou". "On a fini par comprendre ce qu'il avait voulu dire. Il y a effectivement deux trous dont un dans une arête, pile à 28 m du dolmen !". Là encore, les initiés comprendront qu'il s'agit d'une découverte capitale…

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