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lundi 14 novembre 2011

LE BUGARACH OU L'ARCHE PERDUE

AGORA VOX

Bugarach, le Bourg de "l’Arche" ?

 
Alors que Dali voyait le centre du monde en gare de Perpignan, pas très loin de là, à Bugarach, dans l’Aude, les visiteurs de « la fin d’un monde » ont pris leur quartier d’hiver, au grand dam du maire de la commune.
Celui-ci s’inquiète que 10 000 personnes ou plus, n’y débarquent bientôt, posant ainsi des problèmes sanitaires évidents et craignant étrangement des dérives sectaires dans son petit village de 194 âmes. lien
Au-delà de l’image qui peut paraitre folklorique de personnages tout de blanc vêtus, qualifiés sarcastiquement d’illuminés, arpentant les pentes de la montagne de Bugarach, ou plongés dans une saine méditation, et au moment ou le dernier crane de cristal viendrait d’être découvert, (lien) essayons de démêler le vrai du faux afin de comprendre peut-être ce qui se trame à Bugarach. lien
La légende du lieu s’est construit petit à petit, Victor Hugo s’y étant rendu (lien) ainsi que François Mitterrand, puis a pris les couleurs de « rencontre du 3ème type », lorsqu’un habitant du village, décédé depuis, a raconté y avoir vu des extraterrestres et entendu le bruit de leurs vaisseaux sous la montagne. vidéo
Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, d’aucuns font de juteuses affaires : des stages de « formation initiatique » (230 € pour 3 jours) y sont proposés (lien) alors que Sigrid Benard, gérante de la « maison de la nature » voit sa clientèle habituelle de randonneurs, détrônée par celle des « ésotériques ». vidéo
Quand au prix des habitations, il est en nette augmentation, et les agents immobiliers se frottent les mains. lien
Un exilé finlandais y a fait l’acquisition d’une propriété, à un prix défiant toute concurrence, et y élève paisiblement un petit troupeau de vache.
Genny Rivière, spécialiste Qi Gong, est convaincue que « Bugarach est un site d’échange énergétique, un haut lieu vibratoire connu des Templiers, et même des Cathares ».
En 2008, elle en a écrit un livre : « l’appel du Bugarach, le vortex de la Terre  » qu’elle dédicace volontiers dans l’un de ses 5 gites, à l’enseigne du « Rayon Vert ».
Sans vraiment être convaincue de l’apocalypse annoncée pour le 21 décembre 2012, elle rappelle tout de même qu’à Villerouge-Thermenes, tout près de Bugarach, le cathare prêcheur Guillaume Bélibaste, y fut brulé vif en 1321 pour avoir prédit « dans 700 ans, le rameau reverdira  ». (soit 2021) lien
Les Cathares, ces purs que l’église catholique a pourchassé jusqu’aux fin fond des Pyrénées, (lien) se trouvent en effet mêlés à la légende de Bugarach, d’autant que c’est dans le même secteur que le célèbre curé de Rennes-le-Château, Béranger Saunière est peut-être devenu très riche suite à la découverte d’un trésor, (lien) celui des Templiers ? lien
Le pic de Bugarach, culminant à 1231 mètres, appelé aussi « la montagne aux fées » ou « montagne sacrée  » serait donc réputé pour être l’un des vortex majeurs de la planète, et traduit de l’arabe son nom pourrait se traduire par « Père des pierres ».
Ce lieu aurait la particularité d’être préservé au cas où notre Monde, selon les Mayas, finirait bientôt son cycle de 24600 ans. lien
Est-ce une coïncidence si le grand Jules Verne évoque dans un de ses romans, (Clovis Dardentor) l’existence d’un « capitaine Bugarach  » ce qui a fait s’interroger en 1981, Michel Lamy, dans une communication à l’Assemblée de la « Société Jules Verne » : « pourquoi diable Jules Verne était-il allé chercher un nom pareil (…) qui ne pouvait manquer de me faire penser au Pic de Bugarach, près de Rennes-le Château  ? ».
Dans son roman, il y a en effet beaucoup de points qui nous ramènent à la région de Bugarach : Il utilise le nom de Bugarach, décrivant « une porte interdimensionnelle au pied du fameux « rocher de l’aigle  », (lien) ce même Verne qui écrira aussi « Voyage au centre de la Terre  ».
Lionel Dupuy, spécialiste « Es-Verne  » propose une analyse originale du « Voyage au centre de la Terre  », qui serait aussi d’après lui un voyage dans le temps. lien
Mais revenons à Bugarach
Un certain Mr Buthion témoigne, répondant au célèbre écrivain de fiction, et ufologue, Jimmy Guieu, y avoir observé en plein jour, dans un ciel parfaitement bleu, un nuage lenticulaire, se formant petit à petit, duquel se serait dégagé un nuage beaucoup plus petit.
Puis pendant 45 minutes, une navette s’était organisée d’un nuage à l’autre, ces nuages finissant par disparaitre aussi vite qu’ils s’étaient formés.
D’autres y ont pris cette photo qui n’est peut-être pas un trucage, et cette vidéo.
D’après d’autres témoins, on verrait tant d’ovnis dans le secteur qu’ils sont proposés en carte postale au bureau de tabac local, au point que les habitants du village appelleraient leur montagne « le garage à OVNI  » lien
Un autre témoin constate que tous ses appareils électroniques s’y dérèglent (vidéo) affirmant y avoir grillé 2 portables, confirmant le silence pesant qu’il a constaté en passant une nuit entière au pied du Pech de Bugarach. lien
Quant à Gyslain Sanchez, il a aussi constaté l’absence de tout bruit dans le site, pas de bruits d’insectes, pas de chants d’oiseaux, un silence inexplicable y règne, et il soupçonne sous le Mont Bugarach la présence d’un lac gigantesque. lien
Il raconte qu’écoutant une radio locale, alors qu’il s’approchait du site en voiture, la radio française qu’il écoutait est soudain devenue une radio japonaise. lien.
Au-delà des rumeurs, et des approximations, il reste tout de même des interrogations :
Une investigation, celle de Camp sur Agly, mené par le CNRS dans les années 80 limite l’information de leur mission au terme laconique : « gisement du néolithique final dans le fenouillèdes » : la grotte de Chincholle à Champs sur l’Agly, (lien) au pied du mont de Bugarach. lien
Le CNRS cherchait-il à cacher quelque chose, comme le fait remarquer fort justement l’auteur de ce blog ?
Et puis d’autres informations évoquent la présence d’une quinzaine de chercheurs, français, israéliens, américains, impliquant aussi la NASA, qui s’y seraient installés jusqu’en 2002, sous la protection de l’armée, creusant le sol comme un gruyère, un témoin relate avoir parcouru l’endroit plus tard, découvrant une vingtaine de puits, dont les déblais correspondraient au volume de 4 ou 5 immeubles de 6 étages, ayant  100 mètres de profondeur, et communiquant entre eux.
Après 10 ans de fouilles, les chercheurs seraient arrivés un jour affolés sur la place du village hurlant au téléphone « on a trouvé », laissant sur place tout leur matériel.
Un autre témoin croit que ces chercheurs s’intéressaient à « un sas dimensionnel  » sorte de « Porte des Etoiles  » qui aurait mis en communication plusieurs univers vibratoires, et donc plusieurs humanités différentes et qu’ils y auraient récupéré une pyramide de cristal, installée à ce croisement tellurique. lien
Au delà de ces suppositions ésotériques, Olivier Chaumelle et Rafik Zenine ont fait une émission diffusée au mois de juillet 2011 sur France Culture «  Bugarach, le village qui attend l’apocalypse  » que l’on peut écouter sur ce lien.
Un rocher de la montagne attire particulièrement l’attention des visiteurs, car en y collant soigneusement son oreille, on pourrait, d’après eux, y entendre des grondements, et en 2009, un voyage scolaire avait été envisagé pour permettre aux enfants d’entendre ces bruits. lien
Plus sérieusement, il y a quand même de nombreuses interrogations, car sous le vieux Pech de Thauze, vrai nom du Mont Bugarach, il y a un grand nombre de grottes, cavernes, et autres souterrains.
Un citoyen helvète, Daniel Bettex, après de multiples recherches s’était mis en quête d’une « relique des temps bibliques » qu’il aurait situé, grâce à des photographies et à la découverte de signes gravés dans le mur d’une vieille bâtisse du lieu, dans une cavité du Mont de Bugarach.
S’agirait-il de l’arche de l’alliance ? (lien)
En tout cas, il y a trouvé la mort, sans que l’on puisse en définir la raison exacte (crise cardiaque, subite déshydratation), (lien) provocant une nouvelle question : et si l’origine du mot Bu(r)garach était « Bourg de l’Arche  » ?
D’après Pierre Sylvain (lien) c’est là, dans une caverne, que les Wisigoths y auraient caché le trésor de Jérusalem, avec son « Arche de l’Alliance ». lien et vidéo
Ce qui expliquerait ces pièces d’or trouvées en 2011 par 2 chanceux dans les profondeurs de la montagne de Bugarach. vidéo (curseur à 2’15’’)
Pour Louis Fédié, l’historien du Languedoc, il est probable qu’elle y soit effectivement : le roi des Wisigoths, Alaric 1er l’avait pris lors du pillage de Rome et déposé à Carcassonne, puis en 490 av JC, Alaric 2, devant la menace des Francs aux portes de la ville, aurait cherché une cache pour ce fabuleux trésor, dans lequel il y avait entre autres, l’arche de l’alliance.
C’est la Cité de Redhae (aujourd’hui Rennes le Château) qui fut choisi pour le cacher.
Comme le dit l’historien, le Razès (ou se trouve le Pic de Bugarach) est un véritable gruyère, et il était judicieux de cacher la ménorah (le fameux chandelier à 7 branches) et le reste du trésor, dans les profondeurs de la montagne. lien
A chacun d’y croire, ou pas, car comme dit mon vieil ami africain : « Le grillon tient dans le creux de la main, mais on l’entend de loin ».
Le dessin illustrant l’article est d’Olivier Ferra.
Merci à Corinne Py pour sa collaboration efficace.

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