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jeudi 8 décembre 2011

GERARD KLEIN DANS 20 MINUTES


L'avenir est son métier

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Créé le 08/12/2011 à 03h33 -- Mis à jour le 08/12/2011 à 03h33

Littérature L'écrivain Gérard Klein a contribué au rayonnement de la science-fiction en France

Dune de Frank Herbert, Ubik de Philip K. Dick ? Des classiques de la SF publiés par Gérard Klein dans la collection « Ailleurs & Demain » qu'il dirige chez Robert Laffont. Celle-ci passe en numérique depuis la mi-novembre, mais lui ne possède pas de liseuse électronique. Etrange pour un homme dont la carte de visite indique : « L'avenir est mon métier ». Quid de son histoire ? Une naissance en 1937, un père employé de la Banque de France, une mère au foyer, une jeunesse à Blois, puis à Villemomble, « dans le neuf trois »… Après des études à Sciences-Po et en psycho, il rencontre Robert Laffont, par le biais du cinéaste Jean-Pierre Mocky, avec qui il travaillait à l'adaptation de La Cité de l'indicible peur. L'éditeur lui confie en 1969 la création d'« Ailleurs & Demain ».
Littérature et économie« Les passés de pacotille de la fantasy et le goût pour la paranormal romance manifestent un évitement de l'avenir », regrette-t-il. « La littérature SF transmet quelque chose de l'imprégnation de la société par la science et la technologie. » Il dédaigne l'autofiction, sauf celle de Michel Houellebecq, avec qui il est « en relation épistolaire ». Au cinéma, à 2001, le « grand film » de Kubrick, il oppose La Guerre des étoiles, « basculement tragique pour la SF, un conte de fées assez débile ».Il est décrié par certains pour son caractère trempé, d'autres le surnomment « Dieu ». Mais son érudition comme sa boulimie de lecture font mouche. « Un des premiers livres que je me souvienne avoir lu, vers 6 ans, c'est Le Monde Perdu de Conan Doyle. D'où mon intérêt pour la SF, peut-être, et certainement mon goût vif pour les dinosaures. » Mais il faudrait plus qu'un paléontologue pour classer les livres qui envahissent son appart du 5e à Paris. On y retrouverait peut-être ses lectures de jeunesse « tout Verne, tout Wells » ou son premier roman Le Gambit des étoiles, paru en 1958. Parallèlement, il travaille comme conseiller de la Caisse des dépôts et consignations. « C'est moi qui ai défini le plan d'épargne logement à la fin des années 1960. » Du concret. Il est réaliste. Sur un forum Web, il signe : « Mon immortalité est provisoire. »
Joël Métreau

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